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Île de St Kilda

St Kilda

This volcanic archipelago, with its spectacular landscapes, is situated off the coast of the Hebrides and comprises the islands of Hirta, Dun, Soay and Boreray. It has some of the highest cliffs in Europe, which have large colonies of rare and endangered species of birds, especially puffins and gannets. The archipelago, uninhabited since 1930, bears the evidence of more than 2,000 years of human occupation in the extreme conditions prevalent in the Hebrides. Human vestiges include built structures and field systems, the cleits and the traditional Highland stone houses. They feature the vulnerable remains of a subsistence economy based on the products of birds, agriculture and sheep farming.

Île de St Kilda

Cet archipel volcanique avec ses paysages spectaculaires est situé au large des côtes des Hébrides. Il comprend les îles Hirta, Dun, Soay et Boreray. C’est une des plus hautes falaises d’Europe qui possède des colonies d’espèces d’oiseaux rares en danger, dont les macareux et les fous de bassan. St. Kilda est inhabité depuis 1930, mais l’archipel conserve des traces de la présence de l’homme de plus de 2 000 ans dans les conditions extrêmes qui sont celles des Hébrides. Les vestiges humains incluent des structures bâties et de systèmes d’exploitation des terres agricoles, les cleits, ainsi que les traditionnelles maisons en pierre caractéristiques des Highlands. Ils représentent les traces fragiles d’une économie de subsistance fondée sur les produits avicoles et agricoles et l’élevage d’ovins.

جزيرة سانت كيلدا

يقع هذا الأرخبيل البركاني بمناظره الطبيعية الخلابة على طول شواطئ جزر هيبريد.  وهو يتألف من جزر هيرتا ودان وسواي و بوريراي ويشكل إحدى أكبر الشواطئ الصخرية الاوروبية التي تشكل موطناً لأصناف من الطيور النادرة المهددة بالخطر كبطات الصخور. ورغم خلوه من السكان منذ عام 1930، حافظ هذا الأرخبيل على آثار لوجود بشري يعود الى أكثر من ألفي سنة في ظروف جزر هيبريد القاسية. وتشمل هذه الآثار البشرية مباني مشيدة وأنظمة لاستغلال الأراضي الزراعية تعرف بالعنابر، ومنازل حجرية تقليدية تتميز بها الهايلاندز، كما تجسّد آثاراً هشة لاقتصاد اكتفاء ذاتي قائم على المنتوجات المرتبطة بالطيور والزراعة وتربية الغنم.

source: UNESCO/ERI

圣基尔达岛

1986年,圣基尔达岛由于其自然特色和野生动物被首次列入《世界遗产名录》。今天,这里又被列为文化遗产地,成为一项综合性遗产。这片火山群岛包括4个岛屿,分别是赫塔岛、丹村岛、索厄岛和博雷岛,自1930年以来就无人居住。这里保留着人类在赫布里底群岛的极端条件下在此生活两千多年的证据。人类生活遗迹包括建筑结构、农田系统、cleits和传统的高地石屋。这些展示了当地经济易遭破坏的遗迹,这种经济建立在鸟类、农业和牧羊产品的基础之上,仅供维持生存。

source: UNESCO/ERI

Острова Сент-Килда

Живописный вулканический архипелаг, лежащий близ Гебридских островов, включает острова Хирта, Дан, Соуэй и Боререй. Здесь находятся высочайшие во всей Европе морские утесы, которые служат убежищем для крупных птичьих колоний, в первую очередь для тупика, северной олуши и глупыша. Архипелаг, который с 1930 г. не имеет постоянного населения, хранит следы более чем 2-тысячелетнего пребывания человека в этих суровых условиях. Здесь можно увидеть следы старых полей, сложенные из камней амбары-хранилища (cleits) и традиционные каменные дома. Все это напоминает о былом образе жизни местного населения, которое использовало перо, пух и яйца морских птиц, занималось земледелием и разведением овец. Впервые архипелаг был занесен в Список ЮНЕСКО в 1986 г., а прилегающая к нему акватория вошла в объект наследия в 2004 г., благодаря чему его общая площадь практически удвоилась. В 2005 г. объект был расширен вновь с целью включения культурных ценностей, и в связи с этим он был отнесен к культурно-природному наследию по категории «культурный ландшафт».

source: UNESCO/ERI

San Kilda

Este archipiélago volcánico de paisajes espectaculares, formado por las islas de Hirta, Dun, Soay y Boreray, se halla frente a las costas de las Hébridas y posee algunos de los más altos acantilados de Europa, donde viven inmensas colonias de especies poco comunes de aves marinas en peligro de extinción, en particular frailecillos y alcatraces. Despoblado desde 1930, el archipiélago de San Kilda posee vestigios que atestiguan una presencia constante del hombre en estos parajes apartados e inhóspitos de la región de las Islas Hébridas desde hace más de 2.000 años. Entre esos vestigios destacan los sistemas de explotación agrarios denominados cleits y las casas de piedra tradicionales de los Highlands, huellas frágiles de un asentamiento humano con una economía de subsistencia basada en los productos de las aves, la agricultura y la ganadería ovina.

source: UNESCO/ERI

セント・キルダ

source: NFUAJ

Saint Kilda

Deze vulkanische archipel met zijn spectaculaire landschappen ligt voor de kust van de Hebriden en bestaat uit de eilanden Hirta, Dun, Soay en Boreray. De archipel bevat een aantal van de hoogste kliffen van Europa, die grote kolonies zeldzame en bedreigde soorten vogels herbergen, vooral papegaaiduikers en jan-van-genten. De archipel is sinds 1930 niet meer bewoond, maar bevat sporen van menselijke bewoning gedurende meer dan 2000 jaar. Zo heeft men er veldsystemen gebouwd en zijn er de traditionele stenen huizen van Highland te vinden. De menselijke sporen laten de kwetsbare overblijfselen zien van een minimaal bestaan gebaseerd op vogelproducten, landbouw en schapenhouderij.

Source : unesco.nl

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Île de St Kilda © Nomination File
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse 

Le minuscule archipel de St Kilda, au large de la côte ouest de l’Écosse, est d’une stupéfiante beauté. Formé par les restes d’un volcan annulaire associé à l’ouverture de l’Atlantique Nord il y a 65 à 52 millions d’années, ce paysage sauvage intensément dramatique de falaises vertigineuses,parmi les plus hautes falaises marines d’Europe, avec ses éperons d’érosion marine, présente d’austères versants noirs et abrupts qui plongent dans la mer à partir de pentes escarpées et verdoyantes de plus de 375m. Dans ce paysage, tous les éléments semblent verticaux, sauf l’amphithéâtre en pente douce de Village Bay sur Hirta, avec son paysage historique relique. L’exposition aux plus hautes vagues et aux vents les plus forts d’Europe joue un rôle primordial dans la forme de l’écologie côtière.

Avec près d’un million d’oiseaux de mer présents au plus fort de la période de reproduction, St Kilda abrite la plus importante colonie d’oiseaux de mer de l’Atlantique nord-est, sa taille et sa diversité d’importance mondiale en faisant un sanctuaire d’oiseaux de mer sans égal en Europe. Les très fortes densités d’oiseaux que l’on rencontre sur cet espace relativement réduit – favorisées par les niches écologiques complexes et variées qui existent sur le site et par la productivité de la mer environnante toute proche – rendent St Kilda unique. Les populations de fous de Bassan, de macareux moines et de fulmars boréaux sont particulièrement importantes. La vue et les sons de ces myriades d’oiseaux marins ajoutent beaucoup à la valeur du paysage et à l’expérience de l’archipel pendant la période de reproduction.

L’isolement insulaire a été à l’origine de deux exemples remarquables de colonisation écologique d’îles isolées et de divergence génétique postérieure des deux espèces endémiques, le troglodyte de St Kilda et le mulot de St Kilda. Le mouton sauvage de Soay, vraiment caractéristique du paysage, représente une ancienne race qui descend de la forme la plus primitive de mouton domestique d’Europe. Il offre un témoignage vivant de la durée de l’occupation humaine à St Kilda et constitue en outre une ressource génétique potentiellement importante.

L’association d’influences océaniques (proximité de forts courants océaniques le long du talus continental, exposition extrême aux vagues et à la houle de l’océan, grande clarté de l’eau) et de la géologie locale autour de l’archipel a créé un environnement marin dont la richesse et les couleurs sont incomparables. Les communautés benthiques sont exceptionnelles en termes de biodiversité et de composition, y compris des espèces « du nord » et « du sud » aux extrêmes de leur diversité. Les parois des falaises rocheuses qui plongent dans la mer sont festonnées de vie marine qui en font un véritable kaléidoscope de couleurs et de formes sans cesse agitées par la houle atlantique, créant un paysage sous-marin d’une surprenante beauté. La dynamique écologique complexe de l’environnement marin est essentielle au maintien de cette biodiversité terrestre et marine.

Complétant le paysage naturel spectaculaire et lui donnant toutes ses dimensions, un riche paysage culturel témoigne de manière exceptionnelle des millénaires d’occupation humaine. Des recherches récentes montrent que l’archipel a été occupé de manière intermittente depuis plus de 4000 ans. Le paysage, qui comprend des maisons, de grands enclos et des cleits – structures uniques en pierre sèche que l’on rencontre par centaines dans les îles et îlots de l’archipel – culmine dans les vestiges encore présents du paysage culturel des XIXe et XXe siècles de Village Bay. La grande ancienneté, l’état de préservation et le caractère complet des vestiges matériels constituent un lien tangible et puissant vers le passé historique des îles, les peuples qui y ont vécu et leur mode de vie – une existence atypique, déterminée par la réponse des habitants à l’étrangeté du cadre physique et géographique de ces îles.

Les îles offrent un exemple exceptionnellement bien préservé et documenté de la manière dont, même dans les conditions les plus extrêmes de vie insulaire isolée dans un environnement battu par les tempêtes, des gens ont pu vivre pendant des milliers d’années de l’exploitation des ressources naturelles et de l’agriculture. Elles témoignent matériellement d’une tradition culturelle maintenant disparue, à savoir la dépendance par rapport aux produits des oiseaux de mer comme principal gagne-pain et source de nourriture avec l’agriculture de subsistance. Ces très anciennes traditions et utilisations des terres qui ont tellement façonné le paysage ont aussi, à l’évidence, contribué à son attrait esthétique.

St Kilda est représentatif de toutes les économies de subsistance, de la vie à partir des ressources de la terre et de la mer et de leurs modifications au fil du temps, jusqu’à ce que des pressions externes aient causé son déclin et, en 1930, l’abandon final des îles. Le caractère poignant de l’histoire de l’archipel, ainsi que le splendide paysage fossilisé, sa beauté naturelle et son patrimoine tous deux exceptionnels et spectaculaires, son isolement et son éloignement suscitent un respect mêlé de crainte et d’admiration pour la nature et pour ceux qui ont autrefois vécu en ce lieu extraordinaire et remarquable.

Critère (iii) : St Kilda porte un témoignage exceptionnel sur plus de deux mille ans d’occupation humaine dans des conditions extrêmes.

Critère (v) : Le paysage culturel de St Kilda est un exemple exceptionnel d’occupation du territoire résultant d’un type d’économie de subsistance basé sur les produits des oiseaux, l’exploitation agricole de la terre et l’élevage des ovins. Le paysage culturel reflète des traditions et une occupation du territoire très anciennes, devenues vulnérables au changement, surtout depuis le départ des îliens.

Critère (vii) : Le paysage de l’archipel de St Kilda est particulièrement exceptionnel. D’origine volcanique, il a été modelé par les intempéries  et par les glaces qui ont façonné un paysage insulaire spectaculaire. Les falaises vertigineuses et les éperons d’érosion marine, ainsi que le paysage sous-marin, sont concentrés en un groupe compact, singulièrement unique.

Critère (ix) : St Kilda est unique par la très haute densité d’oiseaux que l’on trouve sur un espace relativement réduit, cette densité étant favorisée par les niches écologiques complexes et variées du site. Il existe aussi une dynamique écologique complexe dans les trois zones marines présentes dans le site, dynamique essentielle au maintien de la biodiversité aussi bien terrestre que marine.

Critère (x): St Kilda est l’un des lieux de reproduction les plus importants de l’Atlantique Nord et d’Europe pour les oiseaux de mer (plus d’un million fréquentent l’île), et surtout pour les fous de Bassan, les macareux et les fulmars. Les prairies maritimes de tourbe et les biotopes sous-marins sont également importants et font intégralement partie du paysage de l’île. Le mouton sauvage de Soay est également une race rare et intéressante, très importante en tant que ressource génétique potentielle.

Intégrité

Les îles possèdent des vestiges exemplaires et bien préservés du mode de vie particulier qui a persisté en ce lieu reculé, vestiges conservés en l’état après l’abandon de ces îles par leurs habitants. Elles comportent tout un paysage culturel fossilisé. Le patrimoine naturel de l’archipel résulte de processus naturels associés à sa longue histoire d’occupation humaine et, plus récemment, d’influences humaines extérieures. L’environnement marin est en grande partie intact.

La propriété et l’administration de l’archipel par le National Trust for Scotland, les classements statutaires effectués, l’éloignement de l’archipel, la difficulté d’y accéder et les activités humaines presque entièrement centrées sur Hirta ont beaucoup contribué à maintenir l’intégrité du patrimoine de l’archipel.

Cependant, les attributs naturels et culturels sont menacés dans une certaine mesure par un ensemble de facteurs environnementaux et anthropogéniques indirects et locaux comme le changement climatique et le tourisme non durable. Les conditions climatiques et l’érosion côtière restent les principales menaces pour les maisons abandonnées, les cleits et autres vestiges archéologiques de l’archipel. D’importants aménagements au large des côtes pourraient constituer une menace potentielle pour le cadre intact des îles. L’introduction accidentelle d’espèces envahissantes représente une importante menace pour le patrimoine naturel. La plus sérieuse menace potentielle pour l’intégrité de l’environnement marin vient sans doute des variations de l’écosystème marin – notamment du plancton – dues au changement climatique. L’absence de protection rigoureuse de l’environnement marin, les méthodes de pêche non durable et les marées noires constituent aussi une menace pour l’environnement marin et les colonies d’oiseaux de mer.

Les installations modernes, la base de surveillance radar et les bâtiments connexes, associés aux activités du Ministère britannique de la défense (MOD) sur Hirta, ont eu relativement peu d’incidence, bien qu’il en subsiste un impact sur le paysage, comme c’est aussi le cas pour les défenses côtières.

Authenticité

La difficulté de la conservation du paysage culturel est de garder un équilibre entre le principe d’intervention minimale et le travail de conservation active nécessaire pour limiter au minimum le délabrement, tout en conservant une trace de tous les travaux effectués. À peu d’exceptions près, cela a signifié de réutiliser des matériaux qui s’étaient détachés et de ne réintroduire que peu de nouveaux matériaux. Lorsque l’utilisation de nouveaux matériaux a été nécessaire, on a choisi le plus souvent et dans la mesure du possible des matériaux identiques. Un ensemble représentatif des 1400 cleits fait l’objet d’un suivi et d’un entretien actif.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

La principale législation de protection de l’archipel, des eaux environnantes et leurs attributs essentiels est : The Conservation (Natural Habitats. & C.) Regulations 1994, telles qu’amendées ; The Wildlife and Countryside Act 1981 ; The Land Reform Act 2003 ; Nature Conservation (Scotland) Act 2004 ; The Ancient Monuments and Archaeological Areas Act 1979 ; The Planning etc. (Scotland) Act 2006 ; et The Environnemental Liability (Scotland) Regulations 2009. The Scottish Historic Environnement Policy (SHEP) est la principale orientation de politique générale en matière de protection et de gestion de l’environnement historique d’Écosse.

L’archipel et les eaux environnantes sont protégés par plusieurs classements nationaux et internationaux, statutaires et non statutaires. Concernant les valeurs naturelles, le bien est classé en tant que Zone spéciale de conservation, Zone de protection spéciale, Réserve naturelle nationale, Site d’intérêt scientifique spécial, Zone panoramique nationale, Zone de consultation marine et Site pour l’étude de la conservation géologique. Concernant les valeurs culturelles, certaines zones d’Hirta sont classées monuments historiques. Ces classements sont renforcés par des politiques, plans et réglementations britanniques, écossais et locaux.

Le National Trust for Scotland (NTS), organisme sans but lucratif, possède et gère l’archipel de St Kilda. La gestion est guidée par un Plan de gestion approuvé par les principaux partenaires concernés, qui en supervisent la mise en œuvre.

Actuellement, le Ministère britannique de la défense assure la seule présence à plein-temps sur les îles, bien que le NTS et d’autres organismes de conservation et/ou chercheurs y séjournent une partie importante de l’année. L’actuel régime de gestion est à la merci du retrait du Ministère de la défense et de contraintes financières au sein du NTS.

La gestion du patrimoine culturel va se poursuivre sur la base de l’intervention minimale requise pour maintenir les attributs de la valeur universelle exceptionnelle du bien, à partir de la récente étude intensive et systématique de l’ensemble de l’archipel qui a été menée par la Royal Commission on the Ancient and Historical Monuments of Scotland. La conservation de l’environnement marin ne bénéficie pas de l’importante protection du patrimoine terrestre et il va être difficile d’assurer un renforcement de cette protection. La gestion du patrimoine naturel est, et continuera d’être, une gestion de non-intervention qui laisse se dérouler les processus naturels, sauf en cas de menace pour un élément de grande importance patrimoniale.

Nombre de problèmes qui se posent pour St Kilda et/ou pour le NTS dans sa gestion de l’archipel – par exemple menace d’espèces envahissantes, tourisme non durable ou pratiques de pêche, érosion côtière, etc. – sont traités grâce à un travail en étroite collaboration avec les partenaires concernés, en effectuant une recherche et un suivi systématiques, en fournissant des ressources appropriées et en mettant en œuvre le plan de gestion du bien qui a été approuvé et adopté.

 

Description longue
[Uniquement en anglais]

St Kilda is of exceptional natural beauty and supports significant natural habitats. It is unique in the very high bird densities that occur in a relatively small area which is conditioned by the complex and different ecological niches existing in the site. There is also a complex ecological dynamic in the three marine zones present in the site that is essential to the maintenance of both marine and terrestrial biodiversity.

The cultural landscape of St Kilda is an outstanding example of land use resulting from a type of subsistence economy based on the products of birds, agriculture and sheep farming; reflecting age-old traditions. The built structures and field systems, the cleits and the traditional stone houses of the Highlands bear testimony to over two millennia of human occupation of distant land in extreme conditions.

The archipelago of St Kilda, the remotest part of the British Isles, in Scotland's Outer Hebrides, is the remains of a Tertiary ring volcano, weathered and glaciated to produce dramatic precipitous cliffs. Two stacks adjoining Boreray are the highest in the country: Stac an Armin (191 m) and Stac Lee (165 m). the rocks are predominantly gabbro, granophyre, dolerite and basalt.

There is archaeological evidence of habitation from over 2,000 years ago, concentrated at Village Bay and Gleann Mor, including evidence of Bronze Age occupation and Viking visits. Important changes came in the 19th century, when most of the earlier structures and residential buildings were replaced with new. The church is a relatively plain two-bay oblong structure built in 1826, a schoolroom being added on the north-west side in 1898-1900. As a result of several outside influences, including religious missionaries, a devastating outbreak of smallpox, and tourism, the islands were finally evacuated in 1930.

The most common traditional structure on St Kilda is the cleit, of which is about 1,260 have been recorded on Hirta, distributed all over the island, and more than 170 others on the outlying islands and stacks. Cleits are small drystone structures of round-ended rectilinear form, with drystone walls and a roof of slabs covered with earth and turf. Within this basic plan are numerous variations of door position and examples even includes integral adjoining cells. Cleits were usually used to store materials, and their generally open wall construction was designed to allow a through-flow of air. They were used to store birds, eggs and feathers, and harvested crops as well as peat and turf which were both used as fuel.

The protected settlement areas on St Kilda are:

  • the Village, the largest settlement, on the south side of the island, overlooking the Village Bay or Loch Hirta;
  • Gleann Mor settlement, on the north side of the island, on the Glen Bay or Loch a' Ghlinne,
  • Geo Chrubaidh settlement, north-west of Gleann Mor;
  • Claigeann an Tigh Faire, a small site on the west coast.
Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Les origines du nom St Kilda sont incertaines, car il n'y a jamais eu de saint Kilda. Skildar signifie bouclier en islandais ancien (shield en anglais), ce qui pourrait décrire la forme des îles telles qu'elles semblent reposer à la surface de l'océan. Des vestiges archéologiques suggèrent que Hirta a été occupée quasiment sans interruption pendant plus de 2 000 ans. Il est certain que les Vikings ont visité ces îles et s'y sont même installés. La toponymie des îles rappelle des influences tant nordiques que gaéliques.

Le premier récit complet de la vie sur St Kilda est dû à Martin Martin qui visita l'archipel en 1697. À l'époque, St Kilda appartenait aux MacLeod de Harris et de Dunvegan, et demeura la propriété de cette branche de la famille jusqu'à l'évacuation en 1930. À l'époque de la visite de Martin, il y avait environ 180 habitants à Hirta, vivant dans l'établissement principal de Village Bay. Ils étaient agriculteurs, éleveurs de moutons et de bétail mais ils exploitaient principalement les oeufs et les produits des oiseaux de mer. Ils attrapaient les oiseaux soit en montant à des échelles fixées au pied des falaises, soit en se laissant descendre sur les ressauts des falaises où nichaient les oiseaux. Ces derniers leurs procuraient de l'huile et des plumes qui leur servait de monnaie d'échange pour payer leurs loyers.

En 1822, le révérend John MacDonald, célèbre prédicateur évangéliste que l'on appelait l'« Apôtre du Nord », visita St Kilda. Il établit les bases d'une religion puritaine, que conforta le révérend Neil MacKenzie à son arrivée en résidence en 1830. Il décida de tenter d'améliorer la qualité de vie des St. Kildiens. Le système traditionnel du « run-rig » (répartition annuelle des parcelles entre les fermiers) fut remplacé par une attribution permanente de terres à chaque famille. Les vieilles maisons du village furent démolies et remplacées par une rangée de maisons noires sur Village Bay. En 1861, MacLeod paya la construction d'une nouvelle série de petites maisons qui furent construites par ses maçons venus de Dunvegan. Elles furent bâties à côté des maisons noires dont beaucoup furent transformées en étables.

En 1865, le révérend John Mackay fut envoyé à St Kilda et commença à imposer aux îliens des règles de vie strictes. À cette époque, une grande partie de la tradition musicale et poétique de l'île était tombée dans l'oubli et remplacée par les exigences de cette foi rigide. L'histoire des St. Kildiens est aussi marquée par les maladies. Une épidémie de variole qui éclata en 1724 tua la plupart des habitants. Le nombre d'habitants ne dépassa plus jamais les 110 et l'économie traditionnelle commença à fléchir. À partir des années 1870, des visiteurs commencèrent à arriver à Village Bay. L'argent fit son apparition sur l'île et les St Kildiens commencèrent à compter sur les revenus du tourisme. Au début du XXe siècle, cette source incertaine de revenu commença aussi à décliner. Les communications avec la terre ferme étaient difficiles, bien qu'un bureau de poste ait été ouvert en 1899.

Pendant la Première Guerre mondiale, en 1918-1919, une unité navale stationna sur l'île, apportant la communication par radio, un courrier régulier, des emplois et des approvisionnements. Le magasin naval de munitions et d'armes fut construit en 1918 en réponse à une attaque d'un sous-marin allemand qui avait détruit l'antenne de télécommunication, l'entrepôt et quelques autres bâtiments. En 1928, la population était tombée à 37 habitants. En 1930, les derniers îliens signèrent une pétition pour réclamer leur évacuation, qui leur fut accordée. Le 29 août 1930, ils quittèrent les îles. La majorité d'entre eux travaillèrent par la suite pour les Eaux et Forêts en Écosse. En 1931, les îles furent vendues par les MacLeod au comte de Dumfries, qui devint plus tard le cinquième marquis de Bute. Il conserva ce bien, inoccupé et géré en tant que sanctuaire pour les oiseaux, jusqu'à sa mort en 1956. En janvier 1957, l'archipel fut racheté par le National Trust for Scotland.

Source : évaluation des Organisations consultatives