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Hattousa : la capitale hittite

Hattusha: the Hittite Capital

The archaeological site of Hattusha, former capital of the Hittite Empire, is notable for its urban organization, the types of construction that have been preserved (temples, royal residences, fortifications), the rich ornamentation of the Lions' Gate and the Royal Gate, and the ensemble of rock art at Yazilikaya. The city enjoyed considerable influence in Anatolia and northern Syria in the 2nd millennium B.C.

Hattousa : la capitale hittite

Ancienne capitale de l'Empire hittite, Hattousa est un site archéologique remarquable par son organisation urbaine, les types de constructions préservées (temples, résidences royales, fortifications), la richesse ornementale de la porte des Lions et de la porte Royale, ainsi que par l'ensemble rupestre de Yazilikaya. La ville exerça une influence considérable en Anatolie et en Syrie du Nord au IIe millénaire av. J.-C.

حاتوشا: عاصمة الحثيين

تشكل حاتوشا التي كانت العاصمة السابقة للامبراطورية الحثية موقعاً اثرياً مميزاً بتنظيمه المدني وانماط الأبنية المحفوظة (من معابد ومساكن ملكية وتحصينات) وبغنى الزينة التي تزدان بها بوابة الأسود والبوابة الملكية وبمجمّع يازيليكايا المحفور في الصخر. وقد تركت المدينة اثراً بالغاً في كل من الأناضول وسوريا الشمالية في الألفية الثانية قبل الميلاد.

source: UNESCO/ERI

哈图莎:希泰首都

哈图莎是希泰王国以前的首都。它的城市结构,被保留下来的建筑类型(寺庙、皇宫、要塞)、狮子门和皇宫门上华丽的装饰以及亚兹里卡亚的岩石艺术,使它成为杰出的考古遗址。这座城市在公元前2000年时对安纳托利亚及北叙利亚都产生过巨大影响。

source: UNESCO/ERI

Древний город Хаттусас

Археологический комплекс Хаттусаса – бывшей столицы Хеттского государства - интересен планировкой древнего города и типом строений. Здесь сохранились руины храмов, царских резиденций и укреплений, богатых орнаментацией Львиных и Царских ворот, а также ансамбль наскального искусства в Язылыкая. Город был весьма влиятельным в Анатолии и северной Сирии во 2-м тысячелетии до н.э.

source: UNESCO/ERI

Hatusa, la capital hitita

El sitio arqueológico de Hatusa, antigua capital del Imperio Hitita, es excepcional por los vestigios del trazado y la organización de la ciudad, los tipos de construcciones conservadas –templos, mansiones reales y fortificaciones– y la riqueza ornamental de la Puerta de los Leones y la Puerta Real, así como por el conjunto de arte rupestre de Yazilikaya. En el segundo milenio antes de nuestra, esta ciudad tuvo una influencia considerable en Anatolia y el norte de Siria.

source: UNESCO/ERI

ハットゥシャ :ヒッタイトの首都
小アジア一帯を支配したヒッタイト王国が、紀元前16世紀に今のポアズカレに創建した首都。アンカラの東約150km、標高約1000mのアナトリア高原にある城塞都市。今世紀初頭からの発掘で王宮、神殿、城塞、約2万枚の粘土板文書などが確認されている。ヒッタイトは史上初めて鉄器を利用した民族ですが、その実体の多くはまだ分かっていない。

source: NFUAJ

Hattusha: hoofdstad van het Hettitische rijk

De archeologische plaats Hattusha is de voormalige hoofdstad van het Hettitische rijk. De plek is opmerkelijk vanwege zijn stedelijke organisatie, de bouwwerken die bewaard zijn gebleven (tempels, koninklijke residenties, vestingwerken), de rijkelijke decoratie van de Leeuwenpoort en de Koninklijke Poort en rotskunst in Yazilikaya. Hattusha had in het 2e millennium voor Christus aanzienlijke invloed in Anatolië en Noord-Syrië. De stad werd ontdekt in 1834, maar men begon pas in 1906 met opgravingen. Toen werd er een kopie van een vredesverdrag tussen Hattushili III en farao Ramses II ontdekt, waardoor de identificatie van Hattusha mogelijk werd gemaakt.

Source : unesco.nl

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© UNESCO
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Hattousa : la capitale hittite est située dans le district Boğazkale de la province de Çorum, dans un paysage typique de la région montagneuse du nord de l’Anatolie centrale. Elle se trouve à l’extrémité sud de la plaine de Budaközü, sur une pente s’élevant à près de 300 m au-dessus de la vallée, la rivière Kızlarkayası coulant entre la ville basse au nord et la ville haute au sud.

Le bien comprend la zone urbaine de la ville hittite, le sanctuaire rupestre de Yazılıkaya au nord, les ruines de KayalıBoğaz à l’est et la forêt d’İbikçam au sud. Un mur d’enceinte monumental de plus de 8 km de long entoure la ville. Des vestiges de murs plus anciens entourent la ville basse et des tronçons de mur divisent la vaste zone urbaine en quartiers distincts. Les ruines des fortifications de la ville haute forment un double mur doté de plus d’une centaine de tours et, dans l’état actuel de nos connaissances, percé de cinq portes, dont deux à l’ouest, la Porte des Lions au sud-ouest, la Porte Royale au sud-est et une porte pour les processions, la Porte du Sphinx, au sud de la ville. Cette dernière est située en haut d’un bastion artificiel dont les pentes sont revêtues de pierres, avec deux escaliers conduisant à la porte située au sommet et à un tunnel creusée dans la roche. Les ruines des impressionnantes fortifications s’élevant sur les pitons rocheux du centre de la ville haute, témoignent de la complexité des constructions en pierre des Hittites ; elles portent la plus longue inscription hiéroglyphique hittite connue dans l’Empire hittite trouvée à Nişantepe dans la ville haute.

Les ruines les mieux préservées d’un temple hittite du XIIIe siècle av. J.C., celles du Grand Temple, sont situées dans la ville basse. D’autres temples généralement plus petit mais de forme similaire et datant de la même période sont situés dans la ville haute qui était essentiellement une ville dédiée aux dieux et aux déesses du panthéon hittite et hourrite. Les vestiges d’un district de la ville densément peuplé ont été mis au jour dans la ville basse, dont on peut encore observer les fondations et la disposition des constructions au nord du Grand Temple. Le célèbre sanctuaire rupestre de Yazılıkaya, qui est un temple à ciel ouvert doté de deux chambres naturelles taillées dans la roche, se trouve à 2 km au nord-est de la capitale, sur la pente d’une barrière rocheuse. Les murs des chambres rocheuses sont ornés de remarquables œuvres Hittite d’une grande richesse représentant des dieux et des déesses et la figure du grand roi Tuthaliya IV. KayalıBoğaz, tout d’abord mentionné dans des inscriptions cunéiformes, est un vaste établissement fortifié situé à 1,5 km à l’est de la Porte Royale. Il est possible qu’il ait été un des avant-postes et des bastions répartis dans la campagne pour observer et contrôler les principaux axes conduisant à la ville. La forêt d’İbikçam est un des derniers exemples des forêts denses qui couvraient les montagnes au sud de la capitale à l’époque des Hittites.

Hattousa est un site archéologique remarquable pour son organisation urbaine, les types de construction et la riche ornementation qui y ont été préservés, ainsi que pour l’ensemble rupestre. 

Critère (i) : les fortifications de la ville, avec la Porte des Lions et la Porte Royale, l’ensemble rupestre de Yazılıkaya, avec ses frises sculptées représentent des réalisations artistiques uniques.

Critère (ii) : Hattousa a exercé une influence prépondérante sur les civilisations du IIe siècle et du Ier millénaire av. J.C. en Anatolie et en Syrie du Nord.

Critère (iii) : Les palais, les temples, les quartiers marchands et la nécropole de cette métropole politique et religieuse offrent une image complète d’une capitale hittite et portent un témoignage unique sur la civilisation disparue des Hittites.

Critère (iv) : Plusieurs types de construction ou ensembles architecturaux sont parfaitement conservés à Hattousa : la résidence royale, les temples et les fortifications. 

Intégrité

Le bien inscrit comprend tous les éléments nécessaires pour exprimer sa valeur universelle exceptionnelle. Étant donné son emplacement, le bien n’est menacé par aucun élément dû au développement industriel. Les zones résidentielles se trouvent aussi à une distance considérable du site archéologique et s’étendent vers le nord et le nord-ouest, ce qui implique que le développement urbain n’est pas une menace actuelle pour le bien. L’environnement naturel du bien, préservé de tout impact de la vie moderne, est bien conservé. 

Authenticité

Les efforts conjugués de la recherche archéologique, de la restauration à long terme et de la préservation du bien réalisés par l’Institut archéologique allemand, en étroite collaboration avec les autorités turques, ont mis au jour une grande diversité d’édifices tels que les temples, les palais et les maisons d’habitation, mais aussi des installations techniques et communales telles que des silos à grains enterrés et des retenues d’eau artificielles. Ces découvertes ont permis de découvrir l’une des villes anciennes du Proche- et Moyen-Orient les plus fascinantes. Bien que des interventions aient été réalisées dans un but de préservation, les attributs ont largement conservé leur authenticité du point de vue de la forme, de la conception et de la disposition, permettant aux visiteurs de découvrir une métropole de l’âge du Bronze et de comprendre les relations entre les différents édifices. Un examen attentif de l’utilisation des matériaux et des techniques de restauration est nécessaire pour garantir que ces conditions continuent à être remplies. 

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Kayalıboğaz et Yazılıkaya qui se trouvent dans la zone de l’ancienne cité sont protégés par la Loi N° 2863 relative à la conservation nationale. La zone de l’ancienne cité a été déclaré site archéologique de premier ordre. En outre, la zone comprenant Kayalıboğaz, Yazılıkaya et l’ancienne cité a été classée zones archéologique de deuxième et troisième ordre, autorisant un contrôle de toutes les interventions et la conservation du bien inscrit. L’approbation du Conseil régional de la conservation doit être obtenue pour toute intervention physique dans l’emprise du bien. En outre, le bien est situé dans le parc national Bogazköy – Alacahöyük, approuvé en 1988 par le décret N° 13331 du Conseil des ministres. Cette organisation administrative garantit que les valeurs archéologiques, historiques, culturelles et naturelles sont protégées ensemble afin de soutenir la valeur universelle exceptionnelle du bien. La conservation et la protection du bien sont assurées conjointement par le ministère turc de la culture et du tourisme et par le Musée de Çorum. En outre, ces autorités contrôlent toutes les activités relatives au site archéologique et tous les développements infrastructurels dans l’environnement immédiat. Les prises de décision sont guidées par des plans de préservation des sites, approuvés par décision du Conseil de la conservation. Ces outils de planification requièrent un examen systématique afin de garantir la protection du bien à long terme.

 

Description longue
[Uniquement en anglais]

Hattusha exerted dominating influence upon the civilizations of the 2nd and 1st millennia BC in Anatolia and northern Syria. The palaces, temples, trading quarters and necropolis of this political and religious metropolis provide a comprehensive picture of a capital and bear a unique testimony to the disappeared Hittite civilization. The city's fortifications, along with the Lion Gate and the Royal Gate and the Yazılıkaya rupestral ensemble with its sculptured friezes, represent unique artistic achievements as monuments.

The ruins of ancient Hattusha, the modern village of Bogâzkale and the great capital of the Hittite empire, are framed by the grandiose backdrop of the high Anatolian plains 200 km to the east of Ankara. The site was partially occupied at the end of the 3rd millennium by a pre-Hittite population which, as was also the case in other regions, permitted Assyrian traders to settle there. From a number of epigraphic documents we learn that the city was then called Hattus (Hattush) and that it was destroyed around 1720 by Anitta, a Hittite sovereign. The vicissitudes of a complex history rich in events did not spare Hattusha from the 18th to 12th centuries and are borne witness to by monumental vestiges of the built-up and rupestral ensembles.

The site, discovered in 1834, was not comprehensively excavated until 1906, which was the memorable date of the discovery of a copy of a peace treaty between Hattushili III and the Pharaoh Ramses II, which made possible the identification of Hattusha. Since then, joint efforts on the part of German and Turkish archaeologists have made decisive progress in knowledge of the Hittite capital. The exploration of Hattusha should serve as a model of long-term archaeological research planning and has given rise to a host of publications and to a specialized periodical issued by the Deutsches Archäologisches Institut.

At its largest, the city spread over a sloping, uneven plateau, covering 2.1 km from north to south and 1.3 km from east to west. In the 13th century, the city was surrounded by a system of double walls forming a perimeter of roughly 8 km. It was protected at the east end by the Kayalı Boğäz outpost, 1.5 km from the Royal Gate. To the north, beyond the walls, were located a necropolis cut into the rock at Osmankayası and the great rupestral sanctuary of Yazılıkaya, whose walls decorated with bas-reliefs are the undisputed masterpiece of Hittite art.

Inside the walls whose most impressive remains lie to the south and the east and comprise primitive Hittite fortifications, with underground passageways, the city is built on two levels. To the northwest, not far from the present-day village of Bogâzkale, which occupies part of the site, is the lower town. The most remarkable monument is the great temple, dedicated to the god of storms and the goddess of the Sun, Arinna, and surrounded by an array of buildings including stores. Thousands of cuneiform tablets were found in this area. Slightly to the north of the temple is the Assyrian settlement's karum with its houses built around a central courtyard. Part of it dates back to the pre-Hittite period. To the south is located the upper city, a complex layout. The most important element is the royal residence of Büyükkale, a veritable palace-citadel perched upon the main peak.

It is on other fortified peaks the area between the Lions' Gate to the west and the Royal Gate to the east (the only well-preserved vestiges of the five original monumental entrances) that the best preserved stretches of the double wall are to be found. This wall protected Hattusha, its residential quarters, its palaces and four temples.

Source : UNESCO/CLT/WHC