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Ruines de Khami

Khami Ruins National Monument

Khami, which developed after the capital of Great Zimbabwe had been abandoned in the mid-16th century, is of great archaeological interest. The discovery of objects from Europe and China shows that Khami was a major centre for trade over a long period of time.

Ruines de Khami

Khami, qui se développa après l'abandon de la capitale du Grand Zimbabwe au milieu du XVIe siècle, présente un grand intérêt archéologique. Les objets originaires d'Europe et de Chine qu'on y a découverts montrent que la ville fut de longue date un carrefour commercial important.

آثار خامي

تتسم خامي التي نمت بعد هجر عاصمة زيمبابوي الكبيرة في منتصف القرن السادس عشر بأهمية أثرية جمة حيث تشير الأغراض المستقدمة من أوروبا والصين والتي تم اكتشافها ان المدينة شكلت لفترة طويلة ملتقى طرق تجاري هام.

source: UNESCO/ERI

卡米国家遗址纪念地

卡米曾经是大津巴布韦的首都,并一度得到繁荣发展;在16世纪中叶被遗弃。而今卡米一跃成为重要的考古胜地。从来自欧洲以及中国的发掘物中可以推断,卡米拥有悠久的贸易史。

source: UNESCO/ERI

Национальный памятник Руины Кхами

Древний город Кхами представляет значительный археологический интерес. Он стал развиваться после того, как в середине XVI в. столица Великий Зимбабве была оставлена населением. Здесь обнаружены предметы из Европы и Китая, и это свидетельствует о том, что на протяжении длительного времени Кхами являлся крупным торговым центром.

source: UNESCO/ERI

Monumento nacional de las ruinas de Khami

La ciudad de Khami, que cobró un gran auge tras el abandono de la capital del Gran Zimbabwe a mediados del siglo XVI, presenta un gran interés arqueológico. El descubrimiento de objetos procedentes de Europa y China ha puesto de manifiesto que esta ciudad fue un importante centro de intercambios comerciales durante mucho tiempo.

source: UNESCO/ERI

カミ遺跡群国立記念物

source: NFUAJ

Nationaal monument Khami ruïnes

De Khami ruïnes liggen op een 1.300-meter hoge heuveltop, ten westen van de rivier de Khami, 22 kilometer vanaf de stad Bulawayo. Het gebied heeft een oppervlakte van ongeveer 108 hectare, verspreid over een afstand van ongeveer 2 kilometer. Khami is ontstaan nadat de hoofdstad van Groot-Zimbabwe was achtergelaten halverwege de 16e eeuw. De stad is van groot archeologisch belang vanwege de ontdekking van voorwerpen uit Europa en China. Hieruit blijkt dat Khami gedurende een lange periode een belangrijk handelscentrum is geweest. Verder tonen de architectuur en archeologie van de plek aan dat men uitzonderlijke kennis had van vroegere beschavingen.

Source : unesco.nl

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Ruines de Khami © Our Place
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le Monument national des ruines de Khami est situé à l’ouest de la rivière Khami, à 22 km de la ville de Bulawayo. Le bien, situé au sommet d’une colline de 1300 m en aval d’un barrage construit en 1928-1929, couvre une superficie d’environ 108 ha et s’étend de façon discontinue sur environ 2 km de la Passage Ruin à la North Ruin.

Le bien était la capitale de la dynastie Torwa, née de l’effondrement du Royaume du Grand Zimbabwe entre 1450 et 1650, et abandonnée durant les incursions des Ndebele au 19e siècle. Il est composé d’une série complexe de plates-formes de constructions aux murs de pierre sèche, ressemblant à un développement ultérieur de l’Age de pierre. La résidence du chef (Mambo) se situait vers le nord sur le site de la Hill Ruin avec ses terrasses cultivées adjacentes. La population vivait dans des huttes de pisé (daga) entourées de murs de granit. Ces constructions révèlent un haut niveau de compétence, un grand nombre de passages étroits et de galeries de circulation et d’impressionnantes décorations murales constituées de chevrons et de damiers. Khami ressemble au Grand Zimbabwe par certains aspects archéologiques et architecturaux, mais possède certaines caractéristiques qui lui sont propres ainsi qu’aux sites qui lui ont succédé comme Danangombe et Zinjanja. Les revêtements des murs de soutènement ont trouvé une expression pour la première fois dans l’histoire architecturale de la sous-région de Khami, et ils étaient accompagnés de décorations élaborées ; Khami possède encore le plus long mur décoré de toute la sous-région.

L’architecture du site et les artefacts archéologiques témoignent d’une compréhension exceptionnelle de civilisations anciennes fortes et unies. Ils offrent aussi des informations sur la signification socio-économique, religieuse et spirituelle complexe du bien pour les communautés locales et pour le développement chronologique local des traditions du Zimbabwe, amorcé à Mapungubwe (Afrique du Sud) et ensuite au Grand Zimbabwe, et à travers l’émergence des Etats ultérieurs. Les vestiges archéologiques témoignent aussi de liens commerciaux historiques de longue durée avec les Portugais et le reste du monde ; la diversité des artefacts importés est attestée par des porcelaines espagnoles des 15e et 17e siècles, des grès rhénans et des porcelaines Ming, dont beaucoup sont exposés au Musée national d’histoire naturelle de Bulawayo. Il y a aussi une croix monumentale en granit qui illustre les contacts avec les missionnaires sur un site spirituel traditionnellement révéré et sacré.

Khami est par ordre de grandeur le deuxième monument en pierre du Zimbabwe. Son importance historique tient à sa position, à la charnière entre l’histoire du Grand Zimbabwe et la période ultérieure de l’histoire du Zimbabwe. C’est l’un des rares sites du Zimbabwe qui n’ait pas été détruit par les chasseurs de trésors et sa stratigraphie intacte est importante du point de vue scientifique en ce qu’elle donne une idée beaucoup plus claire de l’histoire du pays. Le climat favorise une végétation naturelle de boisement ouvert, dominée par les arbres combretum et terminalia. Proche du désert du Kalahari, la zone est aussi vulnérable aux sécheresses et les précipitations sont souvent très variables. Le bien a subi une certaine dégradation due aux variations de température, aux eaux souterraines, au tourisme, aux végétations invasives et aux techniques de préservation employées.

 

Critère (iii) : Le bien est un témoignage unique et exceptionnel d’une civilisation disparue. L’architecture et les artefacts archéologiques du site fournissent des éléments d’information scientifiques et historiques essentiels pour comprendre tout le développement chronologique des traditions du Zimbabwe de l’Age de pierre à l’Age de fer.

 

Critère (iv) : Le bien est un exemple remarquable d’un type de construction et d’ensemble architectural qui illustre une étape historique importante. Il a livré des éléments d’information exceptionnellement longs concernant l’évolution de l’humanité et la dynamique de l’environnement humain, s’étendant collectivement depuis 100 000 ans et apporte des témoignages des échanges commerciaux de longue distance avec le monde extérieur.

 

Intégrité

Sur sa superficie de 108 ha, le bien est relativement intact et entretient de façon appropriée les divers processus, fonctions et interactions culturels et traditionnels des communautés locales. Dispersés sur plus de 2 km, de la Passage Ruin à la North Ruin, il reste suffisamment de processus culturels autochtones pour que le bien soit suffisamment protégé des pressions environnementales et des utilisations alternatives des terres. Les limites sont aussi d’une taille suffisante pour englober toutes les valeurs naturelles et esthétiques. Outre les limites établies, le bien est doté d’une zone tampon pour préserver les caractéristiques naturelles de la zone. Toutefois, certains effets négatifs sur la relation entre le site et son contexte sont causés par le développement de la périphérie de Bulawayo (à 10 km) et les déversements polluants de la ville dans la rivière Khami. Il faut un suivi attentif de la zone tampon pour que cette relation ne se dégrade pas davantage.

Les ruines ont subi les effets d’une certaine érosion naturelle, des incendies du veld, de la végétation envahissante, et du tourisme. Les infiltrations dues aux pluies sur les pentes du site ont accru l’incidence des fissures, des renflements et des écroulements de murs, aggravant la détérioration des constructions, des aspects ornementaux et de la cohérence architecturale. Des actions de conservation et de maintenance sont nécessaires pour préserver l’intégrité du tissu historique.

 

Authenticité

L’authenticité des éléments historiques est incontestable. Les ruines suivent généralement la structure et le style des ruines du Grand Zimbabwe mais sont considérées comme une évolution ultérieure de cette culture. Elles restent un site archéologique non perturbé, non fonctionnel tout en étant encore utilisées par les communautés d’aujourd’hui à des fins spirituelles. Les traditions de la construction en pierre sèche accentuent le caractère sacré du lieu, où la présence humaine est attestée sur plus de 100 000 ans. Reconnaissant les huttes de pisé (daga) décorées de frises et entourées d’une série de murs de granit, et comportant un grand nombre de passages et de galeries de circulation non couvertes, la population actuelle maintient les traditions historiques du site.

Khami a conservé son authenticité dans une large mesure grâce aux interventions minimales qui ont été effectuées. Toutes les restaurations ont utilisé des méthodes traditionnelles et aucun nouveau matériau n’a été ajouté. Les restaurations actuelles se font par anastylose, ce qui garantit qu’aucun nouveau matériau n’est introduit dans le tissu du site et promeut l’emploi des méthodes de construction traditionnelles.

 

Eléments requis en matière de protection et de gestion

La zone archéologique était protégée en tant que « Réserve royale » jusqu’à la mort du roi Lobengule en 1893. Eu égard à son importance historique, culturelle et architecturale, le site a été classé Monument national en 1937. Actuellement, le bien et ses ressources sont protégés par la Loi sur les musées et monuments nationaux (chap. 25 :11).

Le Monument national des ruines de Khami est géré par Musées et monuments nationaux, organisme globalement responsable. Au niveau local, Khami relève de l’unité administrative de la Région ouest et d’un Directeur de projet, qui agit en liaison avec le Directeur régional et le Directeur exécutif sur les questions administratives et de politique générale, et est responsable de la conservation et de la mise en valeur.

Le gouvernement du Zimbabwe finance partiellement les travaux de conservation et met aussi à disposition des fonds pour les travaux d’équipement à travers son Programme d’investissements du secteur public (PSIP). Musées et monuments nationaux fournit quelques fonds provenant des droits d’entrée, ... pour la conservation. La coopération internationale apporte une aide financière, y compris une assistance pour l’élaboration d’un plan de conservation et de gestion du site.

Un plan de gestion découlant d’un plan directeur pour la conservation et le développement des ressources est actuellement mis en œuvre conformément à la Loi sur les musées et monuments nationaux. Toutefois, cette mise en œuvre pose des problèmes car la communauté n’a pas été adéquatement associée à la candidature du bien et ne comprend donc pas parfaitement les implications de son statut. Il faut périodiquement actualiser le plan de gestion pour répondre aux nouvelles situations à mesure qu’elles se présentent.

Bien que la limite du bien et de la zone tampon ne soit pas physiquement matérialisée, un suivi régulier est en place mais il est problématique de mettre en œuvre des restrictions pour réglementer les évolutions à venir, en particulier celles qui seront dues au développement du tourisme, et préserver les conditions d’intégrité. Une coopération élargie est nécessaire pour assurer la gestion appropriée de la zone tampon et conserver ses caractéristiques.

Un programme régulier et bien financé de conservation est nécessaire pour entretenir les murs de pierre et les formes terrestres, et contrôler les facteurs qui contribuent à la détérioration tels que les infiltrations d’eau et la pollution. Une stratégie appropriée de gestion des visiteurs, y compris la mise en place d’installations, est nécessaire pour réguler les visites du site et pour présenter et interpréter adéquatement son importance.

Description longue
[Uniquement en anglais]

Khami, which still has a considerable archaeological potential, is a site of great interest and provides a testimony adding to that of Great Zimbabwe, developing immediately afterward to the abandonment of this capital.

The site is located to the west of the Khami River and downstream from the dam built in 1928-29. It is scattered over more than 2 km, from Passage Ruin to North Ruin. The archaeological zone, which was protected against plundering thanks to its 'Royal Reserve' status until the death of King Lobengula in 1893, was not seriously disturbed by the rampant prospecting of the treasure hunters of the Rhodesia Ancient Ruins Company Ltd. It was explored in the 20th century by David Randall-MacIver, Gertrude Caton-Thompson and more recently by K. R. Robinson, whose work has provided in-depth knowledge of the site's history.

Although the site is located in a zone where a fairly important human presence can be traced back roughly 100,000 years, it does not appear to have been inhabited continuously until the Iron Age. According to radiocarbon dating methods the city grew between around 1450 and 1650, which fully confirms the study carried out on built-up structures and small archaeological artefacts.

As is the case in Great Zimbabwe, here several sectors can be distinguished that are clearly differentiated in terms of use. The chief's residence (mambo) was located towards the north, on the Hill Ruins site, which is a hill created largely of alluvial land used to level the terraces, contained by bearing walls. In this sector some highly significant imported goods were found: 16th century Rhineland stoneware, Ming porcelain pieces which date back to the reign of Wan-Li (1573-1691), Portuguese imitations of 17th-century Chinese porcelain, 17th-century Spanish silverware, etc.

There is a possibility that Khami was visited by Portuguese merchants and even missionaries, because a monumental cross consisting of small blocks of granite can still be seen traced on the rocky ground of Cross Hill, a small hillock immediately north of the mambo residence.

The population of Khami was spread over several hectares and lived in huts made from cob surrounded by a series of granite walls. The typology of the fences and walls is similar to that of the latest constructions in Great Zimbabwe. Worthy of note are the many decorative friezes, having chevron and checkered patterns, and the great number of narrow passageways and deambulatory galleries, not all of which are covered.

Source : UNESCO/CLT/WHC