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Monument national du Grand Zimbabwe

Great Zimbabwe National Monument

The ruins of Great Zimbabwe – the capital of the Queen of Sheba, according to an age-old legend – are a unique testimony to the Bantu civilization of the Shona between the 11th and 15th centuries. The city, which covers an area of nearly 80 ha, was an important trading centre and was renowned from the Middle Ages onwards.

Monument national du Grand Zimbabwe

Les ruines du Grand Zimbabwe, qui, selon une légende séculaire, aurait été la capitale de la reine de Saba, sont un témoignage unique de la civilisation bantoue des Shona entre le XIe et le XVe siècle. La ville, d'une superficie de près de 80 ha fut un centre d'échanges important, renommé dès le Moyen Âge.

نصب زيمبابوي الكبرى الوطني

تشكل انقاض زيمبابوي الكبرى التي كانت بحسب إحدى الأساطير العلمانية عاصمة ملكة سبأ شاهداً فريداً على حضارة البانتو الخاصة بقبائل شونا بين القرنين الحادي عشر والخامس عشر. وأصبحت المدينة الممتدة على مساحة تقارب 80 هكتاراً مركزاً هاماً للتبادل ذاعت شهرته منذ القرون الوسطى.

source: UNESCO/ERI

大津巴布韦国家纪念地

据一个古老的传说,大津巴布韦遗址是希巴皇后的首府,同时还是11世纪到15世纪期间绍纳城班图文明唯一的见证。这座城市面积将近80公顷,曾经是一个重要的贸易中心,自中世纪以来闻名于世。

source: UNESCO/ERI

Национальный памятник Великий Зимбабве

Руины Великого Зимбабве, который, согласно древней легенде, был столицей царицы Савской, являются уникальными свидетельствами существования бантуязычной народности шона в период ХI-ХV вв. Этот город площадью около 80 га являлся важнейшим центром торговли и пользовался известностью с начала Средних веков.

source: UNESCO/ERI

Monumento nacional del Gran Zimbabwe

Las ruinas del Gran Zimbabwe –capital de la reina de Saba, según una vieja leyenda– son un testimonio excepcional de lo que fue la civilización bantú de los shona entre los siglos XI y XV. La ciudad, que abarcaba una superficie de unas 80 hectáreas, fue un importante centro de intercambios comerciales, muy conocido desde la Edad Media.

source: UNESCO/ERI

大ジンバブエ国立記念物

source: NFUAJ

Nationaal monument Groot Zimbabwe

Het Nationaal monument Groot Zimbabwe ligt op 30 km van Masvingo (voorheen Fort Victoria). Het gebied strekt zich uit over bijna 800 hectare en is verdeeld in de Hill ruins (heuvelruïnes), Great Enclosure (grote omheining) en de Valley ruins (valleiruïnes). De indrukwekkende ruïnes getuigen op een unieke manier van de Bantoebeschaving van de Shona zoals die was tussen de 11e en 15e eeuw. Volgens een eeuwenoude legende is Groot-Zimbabwe de hoofdstad van de koningin van Sheba. De stad - met een oppervlakte van bijna 80 hectare - was een belangrijk handelscentrum en gerenommeerd sinds de Middeleeuwen en daarna.

Source : unesco.nl

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Monument national du Grand Zimbabwe © Graciela Gonzalez Brigas
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le Monument national du Grand Zimbabwe se trouve à une trentaine de kilomètres de Masvingo, dans le lowveld, à une altitude de quelque 1100m dans une région peu peuplée des Bantous/Shona. Le bien, construit entre 1100 et 1450, s’étend sur près de 800 ha et est divisé en trois parties : la ville haute, le Grand Enclos et les Valley Ruins.

La ville haute (Hill Ruins), dont la construction s’appuie sur un énorme chaos granitique couronnant un éperon de direction nord-est/sud-ouest. Cette zone a été habitée continuellement du 11e au 15e siècle et l’épaisseur des sols d’occupation y est considérable. A partir du 13e siècle, des murs constitués de moellons de granit bruts ont été construits, raccordant les blocs granitiques et formant deux enclos distincts, desservis par des passages étroits, parfois couverts. On considère généralement que cette acropole est une « ville royale », l’enclos ouest représentant la résidence des chefs successifs et l’enclos est, où ont été trouvés les six grands poteaux en stéatite surmontés d’oiseaux, ayant une fonction rituelle.

Le Grand Enclos (Great Enclosure), en contrebas de la colline, au sud, date du 14e siècle. De plan elliptique, il est délimité par un mur en blocs de granit taillés et appareillés en assises régulières. Il contient une série de structures d’habitation en pisé (daga), un espace communautaire et un passage étroit conduisant à une tour conique. Le pisé était constitué par un mélange d’arène granitique et d’argile. Les huttes étaient regroupées à l’intérieur de murs d’enceinte en pierre. A l’intérieur de chaque espace communautaire, de nouveaux murs délimitaient des enceintes familiales, chaque famille disposant généralement d’une cuisine, de deux huttes d’habitation et d’une cour.

Une série d’ensembles d’habitat disséminés dans la vallée sous le nom de Valley Ruins, datant du 19e siècle. Chacun présente des caractéristiques analogues : de nombreuses constructions en pisé, (huttes, sols et bancs intérieurs, supports de récipients, bassins, ...) et des murs en pierre sèche isolant chaque ensemble. Ressemblant à des travaux ultérieurs de l’Age de pierre, les travaux de construction présentent un niveau élevé de qualité artisanale, avec une impressionnante décoration murale constituée de chevrons et damiers.

Les recherches scientifiques ont prouvé que le Grand Zimbabwe a été fondé au 11e siècle, sur un site faiblement peuplé à l’époque préhistorique, par une population Bantoue de l’Age du fer, celle des Shona. Au 14e siècle, il était le siège de la principale ville d’un état important, s’étendant sur l’ensemble des plateaux aurifères et sa population dépassait les 10 000 habitants. Vers 1450, cette capitale fut abandonnée parce que l’arrière-pays ne suffisait plus à nourrir les habitants trop nombreux et en raison de la déforestation. Cette migration résultante bénéficia à Khami, qui devint dès lors la plus importante ville de la région, mais elle fut le signe d’un émiettement du pouvoir politique. Lorsque, en 1505, les Portugais s’installèrent à Sofala, le pays était divisé entre les pouvoirs rivaux des royaumes de Torwa et du Mwene-Mutapa.

Les fouilles archéologiques ont mis au jour des perles de verre et des fragments de porcelaine d’origine chinoise et persane, ainsi que de l’or et des monnaies arabes de Kilwa, qui témoignent de l’importance des échanges commerciaux avec le monde extérieur. D’autres éléments dont des tessons, et de la ferronnerie, donnent une idée plus précise encore de la complexité socio-économique du bien et des activités agricoles et pastorales. Une croix en granit monumentale, trouvée sur un site spirituel traditionnellement révéré et sacré, illustre aussi les contacts de la communauté avec les missionnaires.

 

Critère (i) : Réalisation artistique unique, cette ville grandiose a frappé depuis le Moyen Age l’imagination des voyageurs africains ou européens, comme en témoignent les tenaces légendes qui lui prêtent une origine biblique.

 

Critère (iii) : Les ruines du Grand Zimbabwe apportent un témoignage unique sur la civilisation disparue des Shona entre le 11e et le 15e siècles.

 

Critère (vi) : La nation du Zimbabwe tout entière s’est identifiée à cet ensemble historiquement symbolique et a pris pour emblème l’oiseau en stéatite qui constituait peut-être un totem royal.

 

Intégrité

Le bien, qui s’étend sur près de 800 ha, est considéré comme relativement intact et d’une taille appropriée pour répondre aux divers besoins culturels, fonctions et interactions des communautés traditionnelles et urbaines dans un processus continu. Les limites et la zone tampon ont été tracées et sont d’une taille suffisante pour contenir les attributs naturels et esthétiques du bien. Celui-ci est bien protégé des pressions environnementales modernes et des utilisations alternatives des terres par les obstacles culturels et traditionnels environnants, ainsi que par les communautés traditionnelles elles-mêmes.

L’environnement naturel dans le Grand Zimbabwe et autour est important pour la survie des vestiges archéologiques, et pour comprendre la relation entre l’environnement bâti et son contexte. Les mesures prises doivent être poursuivies de façon que cet important attribut continue d’être protégé. La faune naturelle a dans une large mesure été éliminée par le braconnage et d’autres moyens. Bien que la flore ne soit pas très différente de celle des zones voisines, elle a besoin d’être surveillée, en particulier contre l’invasive lantana camara.

 

Authenticité

L’authenticité du bien est indiscutable, en particulier les localités fossilifères qu’il faut éviter de perturber. Il s’agit d’un site archéologique sacré non fonctionnel qui est toujours utilisé par les communautés d’aujourd’hui pour des raisons spirituelles.

La méthode de construction est unique dans l’architecture africaine et bien qu’il y ait des exemples de travaux similaires ailleurs, aucun n’est aussi éminent et imposant que le Grand Zimbabwe. C’est un édifice qui ressemble à ceux des peuples préhistoriques et qui est sans nul doute d’origine Bantoue. Le terme employé par les Shona, Zimbabwe, signifie la maison de pierre. Les figurines de divinités en stéatite, les oiseaux du Zimbabwe, trouvées dans les ruines témoignent de l’utilisation du site comme lieu de culte des temps anciens à nos jours.

Des phénomènes de dégradation sont survenus du fait des variations de température, d’humidité des sols et de la pression touristique, de plantes invasives et de méthodes de préservation inappropriées. Il est nécessaire de contrôler tous ces facteurs au moyen d’un plan soutenu de conservation et de maintenance pour préserver les conditions d’authenticité. Il faut accorder une attention particulière aux techniques de conservation et aux matériaux employés, ainsi qu’à l’application de normes de conservation qui satisfassent aux critères internationaux, mais soient équilibrés par les utilisations traditionnelles du bien. Il faut aussi prendre des dispositions pour accueillir les rituels et les pratiques qui sont à la base des valeurs associatives du bien.

 

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le site est juridiquement protégé depuis 1893 ; il est actuellement protégé par la Loi sur les musées et monuments nationaux (chap. 25 : 11) (1976), qui prévoit la protection juridique des ressources se trouvant dans le bien.

Musées et Monuments nationaux du Zimbabwe (NMMZ), relevant du Ministère de l’intérieur, est l’entité directement responsable de la gestion du bien. Le financement de la gestion et de la conservation du bien provient principalement du gouvernement central, avec des recettes limitées générées par les droits d’entrée, l’hébergement et la vente de publications, qui servent à financer des projets au niveau national à la discrétion du Conseil d’administration du NMMZ.

Bien qu’il y ait des arrangements de gestion pour le bien, un Plan de gestion actualisé et intégré est essentiel pour garantir la conservation à long terme du bien et contrôler les facteurs existants, principalement les empiètements potentiels et les impacts du développement touristique et des utilisations publiques non planifiés et inappropriés. Il est besoin de ressources financières adéquates pour assurer la mise en œuvre continue d’activités de conservation, de maintenance et de suivi, et il faut un personnel compétent pour atténuer la détérioration progressive du tissu historique. Le Plan de gestion doit mettre l’accent sur la mise en œuvre de programmes destinés à renforcer la participation communautaire et à promouvoir le maintien des fonctions religieuses du site.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The ruins of Great Zimbabwe bear a unique testimony to the lost civilization of the Shona between the 11th and 15th centuries. A unique artistic achievement, this great city has struck the imagination of African and European travellers since the Middle Ages, as evidenced by the persistent legends which attribute to it a biblical origin. The entire Zimbabwe nation has identified with this historically symbolic ensemble and has adopted as its emblem the steatite bird, which may have been a royal totem.

The impressive ruins of Great Zimbabwe ('stone houses', which cover an area of some 80 ha, lie 30 km from Masvingo (formerly Fort Victoria)

The pioneering works of David Randall-MacIver in 1905-6, corroborated since by numerous finds of dated archaeological artefacts and by radiocarbon analysis, have proved that Great Zimbabwe was founded in the 11th century on a site which had been sparsely inhabited in the prehistoric period, by a Bantu population of the Iron Age, the Shona. In the 14th century, it was the principal city of a major state extending over the gold-rich plateaux; its population exceeded 10,000 inhabitants. In about 1450, this capital was abandoned, not as a result of war, but because the hinterland could no longer furnish food for the overpopulated city, and deforestation made it necessary to go farther and farther to find firewood. The resulting migration benefited Khami, which became the most influential city in the region, but signalled waning political power.

When in 1505 the Portuguese settled in Sofala, the region was divided between the rival powers of the kingdoms of Torwa and Mwene-Mutapa. From the 11th to 15th centuries, the wealth of Great Zimbabwe was associated with gold trading, controlled by the Arabs, and extensive trade activities on the east coast of Africa where Kilwa was the main trading centre. In addition to jewellery that had escaped greedy European gold hunters at the end of the 19th century, archaeological excavations in Great Zimbabwe unearthed glass beads and fragments of porcelain and pottery of Chinese and Persian origin which testify to the extent of trade within the continent. A 14th-century Arab coin from Kilwa was also found; it was reissued in 1972.

The territory managed by the National Museums and Monuments Administration includes the three main areas of Great Zimbabwe :

  • The Hill Ruins, forming a huge granite mass atop a spur facing north-east/south-west, were continuously inhabited from the 11th to 15th centuries, and there are numerous layers of traces of human settlements. This acropolis is generally considered a 'royal city'; the west enclosure is thought to have been the residence of successive chiefs and the east enclosure, where six steatite upright posts topped with birds were found, considered to serve a ritual purpose.
  • The Great Enclosure below the hill to the south dates from the 14th century. In the form of an ellipsis, it is marked off by a wall of cut granite blocks laid in regular courses. Inside the Great Enclosure, a series of living quarters in brick have been noted. The brick (daga) was made from a mixture of granitic sand and clay. Huts were built within the stone enclosure walls. Inside each community area other walls mark off each family's area, generally comprising a kitchen, two living huts and a court.
  • The Valley Ruins are a series of living ensembles scattered throughout the valley. Each ensemble has similar characteristics: many constructions are in brick (huts, indoor flooring and benches, holders for recipients, basins, etc.) and drystone masonry walls provide insulation for each ensemble. Finds made in the inhabited areas and the dumping ground have furnished precise information about the farming and pastoral activities of the inhabitants at the time of Great Zimbabwe's heyday and about earthenware and smiting craft activities.
Source : UNESCO/CLT/WHC