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Médina de Tunis

Medina of Tunis

Under the Almohads and the Hafsids, from the 12th to the 16th century, Tunis was considered one of the greatest and wealthiest cities in the Islamic world. Some 700 monuments, including palaces, mosques, mausoleums, madrasas and fountains, testify to this remarkable past.

Médina de Tunis

Sous le règne des Almohades et des Hafsides, du XIIe au XVIe siècle, Tunis a été considérée comme l'une des villes les plus importantes et les plus riches du monde islamique. Quelque 700 monuments dont des palais, des mosquées, des mausolées, des medersa et des fontaines témoignent de ce remarquable passé.

مدينة تونس القديمة

اعتبرت تونس في ظل حكم المهديين والحفصيين الذين سيطروا عليها من القرن الثاني عشر ولغاية السادس عشر احدى اهم مدن العالم الإسلامي وأغناها. وهي تتضمن 700 نصب من قصور ومساجد وأضرحة ومدارس وموارد ماء تشهد على تاريخها العريق.

source: UNESCO/ERI

突尼斯的阿拉伯人聚居区

12至16世纪,突尼斯处在阿尔摩哈维斯和哈斯底斯王朝的统治下,是当时伊斯兰世界中最强大、最富庶的城市之一。宫殿、清真寺、陵墓、伊斯兰学校和喷泉等700多处标志性建筑展示着它昔日的辉煌。

source: UNESCO/ERI

Медина (старая часть) города Тунис

В эпоху Альмохадов и Хафсидов (с XII по XVI вв.) Тунис считался одним из крупнейших и богатейших городов в исламском мире. Около 700 памятников, включая дворцы, мечети, мавзолеи, медресе и фонтаны, свидетельствуют об этом замечательном прошлом.

source: UNESCO/ERI

Medina de Túnez

Bajo el reinado de los almohades y los hafsidas, entre los siglos XII y XVI, Túnez llegó a ser una de las ciudades más ricas e importantes del mundo islámico. Unos 700 monumentos diversos –palacios, mezquitas, mausoleos, madrazas y fuentes– atestiguan su esplendoroso pasado.

source: UNESCO/ERI

チュニス旧市街

source: NFUAJ

Medina van Tunis

Tunis werd beschouwd als een van de grootste en rijkste steden in de islamitische wereld tijdens de heerschappij van de Almohaden en Hafsiden van de 12e tot de 16e eeuw. Zo’n 700 monumenten getuigen van dit opmerkelijke verleden, waaronder paleizen, moskeeën, mausolea, islamitische scholen en fonteinen. De Medina van Tunis is gelegen in een vruchtbare vlakte in het noordoosten van Tunesië en een van de eerste Arabisch-Islamitische steden van de Maghreb.

Source : unesco.nl

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Mosquée Sidi Mahrez (XVIIe siècle) © UNESCO
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Située dans une région de plaine fertile, au nord-est de la Tunisie et à quelques kilomètres de la mer, la Médina de Tunis fait partie des premières villes arabo-musulmanes du Maghreb (698 après J.-C.). Capitale de plusieurs dynasties à rayonnement universel, elle représente un établissement humain témoin de l'interaction entre l'architecture, l'urbanisme et les effets socioculturels et économiques des cultures antérieures. Sous les Almohades et les Hafsides, du XIIe au XVIe siècle, elle était considérée comme une des plus importantes et des plus riches villes du monde arabe. Il subsiste de nombreux témoignages de cette période et de périodes antérieures. Entre le XVIe et le XIXe siècle, les nouveaux pouvoirs lui ont donné de nombreux palais et résidences, de grandes mosquées, des zaouias et des médersas.

Le bien inscrit couvre une superficie d'environ 280 ha et présente toutes les composantes d'une ville arabo- musulmane. Il est constitué de la médina centrale (VIIIe siècle) et des faubourgs Nord et Sud (XIIIe siècle). On y dénombre 700 monuments historiques, répartis sur sept zones, parmi lesquels les plus remarquables sont la mosquée de la Zitouna, la mosquée de la Casbah, la mosquée de Youssef Dey, la  porte de Bab Jedid, la porte de Bab Bhar, le Souk el- Attarine, le Dar el-Bey, le Souk ech-Chaouachia, la Tourbet (cimetière familial) el Bey, les demeures patriciennes telles que Dar Hussein, Dar Ben Abdallah, Dar Lasram, les Medrasa Es- Slimanya et El-Mouradia, la caserne d’El Attarine et la Zaouia de Sidi Mehrez.

Par ses souks, son tissu urbain, ses quartiers résidentiels, ses monuments et ses portes, cet ensemble constitue un prototype parmi les mieux conservés du monde islamique.

 

Critère (ii) : Le rôle de relais qu’a joué la Médina de Tunis entre le Maghreb, le Sud de l'Europe et l'Orient a favorisé les échanges d'influences dans le domaine des arts et de l'architecture, et ce pendant des siècles.

Critère (iii) : En tant que ville importante et capitale de différentes dynasties (depuis les Banu Khurassan, jusqu'aux Husseinites), la Médina de Tunis offre un témoignage exceptionnel sur les civilisations de l'Ifriqiya (essentiellement à partir du Xe siècle).

Critère (v) : La Médina de Tunis est un exemple d'établissement humain qui a conservé l'intégrité de son tissu urbain avec toutes ses composantes typo-morphologiques. Les effets des mutations socio-économiques rendent vulnérable cet établissement traditionnel qui doit être intégralement protégé.

 

Intégrité (2009)

Les attributs qui expriment la Valeur universelle exceptionnelle incluent des bâtiments mais aussi le tissu urbain cohérent de la ville. Il est nécessaire de clarifier les délimitations précises du bien.

Au moment de l’inscription du bien, 50% du patrimoine immobilier de Tunis était considéré comme étant en mauvais état de conservation ou menaçant ruine. Les monuments individuels et la cohésion de l’ensemble du tissu urbain sont restés en parties vulnérables aux effets des changements socio-économiques. Une zone tampon est proposée pour améliorer la protection des environs du bien.

 

Authenticité (2009)

La Médina de Tunis (avec sa partie centrale et ses deux faubourgs Nord et Sud) a conservé, sans altérations significatives, son tissu urbain et sa morphologie, ainsi que ses composantes architecturales et architectoniques. L'impact de l'adaptation au nouveau mode de vie et ses exigences est relativement faible, et les différentes interventions de restauration et/ou réhabilitation n'ont pas affecté l'essentiel de son authenticité fonctionnelle et structurelle, même si les bâtiments restent vulnérables aux changements cumulés des matériaux et des techniques de construction.

 

Mesures requises en matière de protection et de gestion (2009)

La Médina de Tunis bénéficie du classement national de 88 monuments historiques. Elle jouit également de la protection nationale de 5 monuments, 14 rues (dont 3 souks) et une place. Sa protection est aussi assurée par la Loi 35-1994 relative à la protection du patrimoine archéologique, historique et des arts traditionnels, et par le plan d'aménagement urbain de la Médina de Tunis. La Médina de Tunis est dotée d’une structure de sauvegarde et de gestion relevant de l’Institut National du Patrimoine et d’une Association de Sauvegarde de la Médina dépendant de la Municipalité de Tunis. Une zone tampon est proposée afin d’assurer une protection efficace du bien qui tienne compte de ses valeurs et de son intégration au contexte environnemental. Les mesures règlementaires pour assurer la gestion du site et de sa zone tampon ainsi que les mécanismes de mise en œuvre devraient êtres spécifiés.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The Medina of Tunis has exerted an outstanding influence on the development of architecture, sculpture, and connected arts, and of urban planning. This group of buildings is rare, as most historic Islamic centres have suffered grave destruction and reconstruction over the centuries, whereas Tunis still preserves its homogeneity.

Under the Almohads and the Hafsids, from the 12th to 16th centuries, Tunis was considered one of the greatest and wealthiest cities in the Islamic world. Some 700 monuments, including palaces, mosques, mausoleums, madrasas and fountains, testify to this remarkable past.

It is a commercial and economical centre for northern Tunisia and the administrative centre for the whole of Tunisia. It is situated close to the sea with only Lake Tunis between it and Mediterranean Sea. Tunis is divided into three parts: the old city, called the Medina; the French quarter, which now is the centre; and the newer and larger regions built in the south and north of the city.

Tunis has a number of landmarks; most dominant are the Zitouna mosque and the few remains of ancient Carthage. Suuq is the Arabic name for market, medina for town. In Tunis today, the suuq is also known as the medina. Today, the medina is still inhabited, but by only a small percentage of the total population.

This is where the main mosque of Tunis is located, as has been the case almost all the time Tunis has been a Muslim city. The city was even laid out with it as the centre. Its name means 'olive tree', and comes from the mosque's founder who taught the Koran under an olive tree. It was first erected in the 9th century by the Aghlabid rulers, but its most famous part, the minaret, is a 19th-century addition.

The Medina of Tunis extends over 270 ha and includes most of the 700 historic monuments of the city. It is divided between the central core, which still bears traces from the period of its foundation (8th century), and two quarters dating back to the 13th century. This remarkable set of buildings developed from a small settlement named Oppidum tunicense, mentioned by Pliny the Elder. It reached its greatest splendour in the 13th century under the Hafsid dynasty, but continued to be enriched with mosques, buildings, and madrasas during the 16th and 17th centuries.

The decorated, mysterious and varied doors that line the roads, above all those of the Medina, illustrate the ways of thought and life of Tunisian families: there are simple doors with a single leaf, double rectangular doors in Hafsid style, and doors with a small under door known as a Khoukha. It was invented by the Spanish princess, wife of Abdulaziz Ibn Moussa Ibn Noussair, in order to oblige his Muslim subjects to bow to their monarch. Their colour also have a particular meaning: yellow ochre in the Koran is the colour loved by God; green is the colour of Paradise; blue, only introduced in recent times, recalls the 'blue of Sidi Bou Said', the village north of Tunis, which in the past was identified with catastrophe, but today used between the dominant colours in the windows and the walls of the houses of the Tunis medina. tricolour (white, green and red) one is the coat of arms of the Hafsid dynasty, who reigned from 1228 to 1574 in Tunis: they were brought together to recall the preceding dynasties - white for the Aghlabids, green for the Fatimids, and red for the Sanhajids.

The decorations (hilia, jewel) over the doors are made using large and small nails in order to execute symbolic and geometric designs: they have considerable historical and sociological importance. Also to be found are the symbol of Tanit, the Carthage goddess of the fertility, the six-angled star of David (which according to legend drives away djinng, the malignant spirits), the Christian cross (a memory of the Christian past of Tunisia, with St Augustine of Hippo), the Muslim mihrab (the place in the mosque where the Imam leads the faithful in prayer), the Turkish moon, symbolizing Ottoman Turkey, and the other Christian symbols, the eye and the fish.

Source : UNESCO/CLT/WHC