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Grande mosquée et hôpital de Divriği

Great Mosque and Hospital of Divriği

This region of Anatolia was conquered by the Turks at the beginning of the 11th century. In 1228–29 Emir Ahmet Shah founded a mosque, with its adjoining hospital, at Divrigi. The mosque has a single prayer room and is crowned by two cupolas. The highly sophisticated technique of vault construction, and a creative, exuberant type of decorative sculpture – particularly on the three doorways, in contrast to the unadorned walls of the interior – are the unique features of this masterpiece of Islamic architecture.

Grande mosquée et hôpital de Divriği

Dans cette région d'Anatolie conquise par les Turcs au début du XIe siècle, l'émir Ahmet Shah fonda en 1228-1229 une mosquée, dotée d'une salle de prière unique et surmontée de deux coupoles, ainsi qu'un hôpital contigu à la mosquée. Une technique très élaborée de construction des voûtes, une sculpture décorative créative et exubérante, notamment sur les trois portails, contrastant avec la sévérité de l'enceinte, donnent un aspect très particulier à ce chef-d'œuvre de l'architecture islamique.

المسجد الكبير ومشفى ديوريجي

في هذه المنطقة من الأناضول التي دخلها الأتراك في مطلع القرن الحادي عشر، أسس الأمير أحمد شاه عامي 1228 و1229 مسجداً مزوداً بقاعة للصلاة فريدة من نوعها تعلوها قبتان ومستشفى مجاوراً للمسجد. أما تقنية بناء القبب المتطورة جداً والنحت التزييني الخلاق والفني الذي يميز الأبواب الثلاثة بشكل خاص ويتناقض مع صرامة السور فيضفيان طابعاً بالغ التميّز على هذه التحفة الهندسية الإسلامية.

source: UNESCO/ERI

迪夫里伊的大清真寺和医院

迪夫里伊的大清真寺和医院位于安纳托利亚地区,11世纪由土耳其人占领。埃米尔·艾哈迈德·沙哈(Emir Ahmet Shah)于1228-1229年建立了一座里面包括一个单独祈祷室的清真寺,有两个圆盖封顶,还与一个医院相邻。它极其精致的拱顶结构、富有想象力的创造性的装饰性雕刻(尤其是三扇门上的),与朴实无华的内部墙壁形成了鲜明对比,这些都使它成为伊斯兰建筑中独一无二的杰作。

source: UNESCO/ERI

Большая мечеть и больница в городе Дивриги

Эта район Анатолии был завоеван турками-сельджуками в начале XI в. В 1228-29 гг. эмир Ахмед-шах основал в Дивриги мечеть, при которой была устроена больница. Мечеть покрыта двумя куполами и имеет один молитвенный зал. Тщательно продуманная технология возведения сводов и выразительная изобретательность скульптурных украшений, особенно трех порталов, контрастирующих с неукрашенными стенами в интерьере, являются уникальными чертами этого шедевра исламской архитектуры.

source: UNESCO/ERI

Gran mezquita y hospital de Divriği

En esta región de Anatolia conquistada por los turcos a principios del siglo XI, el emir Ahmet Shah ordenó construir en 1228-1229 una mezquita provista de una sola sala de oración y rematada por dos cúpulas, así como un hospital contiguo. Esta obra maestra de la arquitectura islámica se caracteriza tanto por la perfección técnica de sus bóvedas como por la creatividad y exuberancia de la ornamentación esculpida en los tres portales de acceso, que contrastan con la total austeridad del interior del edificio.

source: UNESCO/ERI

ディヴリーイの大モスクと病院

source: NFUAJ

Grote moskee en ziekenhuis van Divriği

De stad Divriği ligt in de regio Anatolië die begin 11e eeuw werd veroverd door de Turken. In 1228-1229 stichtte emir Ahmet Shah er een moskee, met een aangrenzend ziekenhuis. De enige gebedsruimte in de Grote moskee heeft vijf gangen die elk bestaan uit vijf ruimtes. Het gebouw heeft stenen gewelven en bovenop zitten twee koepels van ongelijke grootte, waarvan er een boven de rituele wastafel is geplaatst. De tweede (hoofd)koepel bevindt zich boven de mihrab (gebedsniche) en is aan de buitenkant herkenbaar aan zijn zeshoekige toren. De zeer geavanceerde techniek van de moskee maakt het een uniek meesterwerk van islamitische architectuur.

Source : unesco.nl

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Grande mosquée et hôpital de Divriği © Zishan Sheikh
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Situés à flanc de colline, en dessous du château de Divriği, dans la province de Sivas au Centre-Est de la Turquie, la grande mosquée et l’hôpital de Divriği constituent un bâtiment remarquable qui rassemble une imposante mosquée hypostyle et un hôpital de deux étages qui comprend un tombeau. Fondée par l’émir Ahmed Shah de la dynastie des Mengücekides, suite à la victoire des Turcs seldjoukides sur l’armée byzantine à la bataille de Malazgirt en 1071, la mosquée est surmontée d’un dôme pointu de forme hexagonale situé au dessus de son mihrab (niche de prière) et d’une  coupole au-dessus du bassin des ablutions au centre de la salle de prière. Elle dispose également, au Nord et à l’Ouest, de trois imposants portails en pierre finement sculptée. À l’intérieur, quatre rangées de cinq colonnes créent cinq nefs coiffées de plusieurs voutes en pierre finement sculptée. L’hôpital attenant, le Darush-shifa, a été fondé par l’épouse d’Ahmet Shah, Turan Melek, et dessiné par l’architecte Hurrem Shah en 1228-1229. On y accède, à l’Ouest, par un portail monumental en pierre finement sculptée qui conduit vers un atrium d’une double hauteur formé de quatre imposantes colonnes. Celles-ci soutiennent un dôme surmonté d’un oculus, qui surplombe le bassin central autour duquel sont disposées les salles de l’hôpital.

La technique très élaborée de construction de voutes et le type particulier de sculpture décorative, à la fois créatif et exubérant, en particulier sur les trois portes, qui contraste avec les murs intérieurs sans aucun ornement, sont les caractéristiques uniques de ce chef d’œuvre de l’architecture islamique. La grande diversité de décorations sculptées atteste d’un travail entrepris par différents groupes d’artistes. La principale particularité des décorations sculptées sur les portails est leur caractère unique : chacune est différente des autres. Comme pour les portails, chaque base, chaque fût et chaque chapiteau de colonnes ainsi que l’intérieur du dôme et des voutes ont été décorés dans un style unique et distinct. Il n’existe aucun autre exemple d’un tel style géométrique aussi élaboré et en trois dimensions mêlant des représentations fluides de végétaux. En terme de réalisation scientifique, la voûte de la salle de l’hôpital est comparable à celle de la salle de prière de la mosquée et  contribue à  la magnifique unité de la grande mosquée.

Critère (i) : Ce bien culturel, une réalisation artistique unique, représente en soi un des plus beaux espaces bâtis d’architecture islamique.

Critère (iv) : La mosquée de Divriği est un exemple éminent des mosquées seldjoukides d’Anatolie ne comportant ni cour, ni colonnade, ni bassin d’ablution à ciel ouvert mais regroupant  toutes les fonctions religieuses dans un espace clos, peut-être en raison de la rigueur du climat. Fondation caritative, l’hôpital attenant, dû à une commande princière, ajoute à l’intérêt d’un ensemble déjà exceptionnel en soi.

Intégrité

La grande mosquée et l’hôpital deDivriği demeurent intacts et conservent les principaux attributs porteurs de valeur universelle exceptionnelle. Les décorations en pierre sont vulnérables aux effets des conditions atmosphériques, l’humidité et le sel, et le bâtiment est sensible aux problèmes de drainage. Le cadre de l’ensemble architectural est également sensible à l’impact du développement environnant.

Dans le cadre de la procédure d’expropriation, en cours, des propriétés privées aux alentours immédiats de la grande mosquée et de l’hôpital de Divriği, lancée en 2009 par le gouverneur de Sivas, un certain nombre de bâtiments ont été démolis afin de minimiser l’impact des constructions environnantes sur le cadre historique. En outre, un projet d’aménagement paysager visant à créer des chemins piétonniers et des équipements d’accueil destinés aux visiteurs débutera une fois achevée la deuxième phase du programme d’expropriation.

Authenticité

L’ensemble de la grande mosquée et de l’hôpital de Divriği a été restauré plusieurs fois. Selon les inscriptions, de grands travaux de restauration ont été entrepris aux XVe et XIXe siècles. Au XXe siècle, des travaux ont été menés afin d’empêcher la détérioration des matériaux et d’atténuer les problèmes d’assise. Le bien conserve cependant son authenticité en termes de forme, de substance, de plan et de matériaux.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

La grande mosquée et l’hôpital de Divriği sont protégés juridiquement au titre de la loi de « Conservation des biens culturels et naturels » N° 2863. Dans le cadre de cette loi, le bien a été classé « édifice monumental » en 1989 par le Conseil de la conservation de Kayseri. Par ailleurs, une zone de conservation a été établie autour du bien afin de contrôler tout aménagement potentiel aux alentours. Les dispositions de la loi N° 2863 ont permis la création du « Comité de l’édifice monumental, grande mosquée et hôpital de Divriği » destiné à aider et orienter les travaux de conservation.

Le bien dispose d’un système de gestion qui est en charge de la protection et de la sauvegarde des attributs et qui fait face aux fragilités et menaces pesant sur bien. Le bien a fait l’objet d’un programme de vérification de son bâtiment et de sa structure, consistant en une investigation approfondie et une évaluation de la construction et de l’état actuel du bâtiment. Le rapport rédigé suite à ce programme a permis de recueillir de très nombreuses informations, y compris de possibles problèmes sur la structure du bâtiment, les capacités de charge et une analyse du sol. Le rapport a également identifié les éléments nécessitant d’être contrôlés ou réparés. Les données recueillies seront utilisées afin de préparer le projet de renforcement et de restauration du bâtiment ainsi que pour son entretien régulier. 

Description longue
[Uniquement en anglais]

The Divriği mosque is an outstanding example of Selçuk mosques in Anatolia, having neither a courtyard, colonnades, nor an uncovered ablutions basin, but which (owing perhaps to the harshness of the climate) organizes all religious functions in an enclosed area. A charitable foundation, the contiguous hospital makes an already exceptional ensemble even more interesting thanks to a princely command.

Far away from the major communication links at the south-east of Sivas province in eastern Anatolia, the mountainous region of Divriği (Tephrike in the Byzantine Empire) was a 12th-century refuge for the Paulician Christian sect which was persecuted by Basil I and then by John Tzimisces, who exiled their survivors to Thrace. From there the heresy gradually moved westward, gaining followers of varying degrees of loyalty such as the Bogarmils or Cathars.

After 1071, Divriği fell to the Turks. In 1118 the city was given to Mengücek Bey and the dynasty of the Mengücekids governed the province virtually without interruption until the Mongol occupation in 1277.

The rectangular ensemble of buildings, which occupies the south-west slope of the hill from which Divriği Castle rises, dates back to this first Turkish period. There is a mosque which was founded in 1228-29 by the Mengücekid emir, Ahmet Shah, and a marestan (hospital for the insane) endowed by his wife, Malikaturan Malik. These two complementary monuments were built simultaneously by the same architect, Khurramshad of Ahlat.

The sole prayer room in the great mosque has five aisles, each consisting of five bays. It has stone vaulting and above are two cupolas of unequal size. One is above the ablutions basin and the other is above the mihrab (prayer niche). The second cupola is the principal one, recognizable from the exterior by its hexagonal spire.

With its ribwork on pendentives, it is the most refined piece of architecture that the mosque has to offer. Yet each of the 16 remaining vaults is an amazing technical feat: the vaulting of the hospital room is comparable in scientific achievement, making use of a spacious design of perfectly pure lines. The principal nave opens towards the east on an iwan (three-sided, vaulted hall open at one end) and laterally on to two iwans flanked by small rooms. Such a layout makes possible isolation as well as contact in a communal area.

From the outside, the Divriği ensemble provides a gripping contrast between the low, blind walls of its rectangular enclosure and the three immense gates which afford access to the hospital at the west and to the mosque at the north and west. These three high, recessed gates with their exuberant decor which is both floral and geometric have been the subject of the most paradoxical of comparisons with Khmer and Gothic monuments. As was the case with the vaulting in the mosque and the hospital, the architect most likely drew his inspiration from contemporary Armenian or Georgian motifs, transposing them in an ingenious fashion.

There is a fourth and more recent opening at the east side which can probably be traced back to 1241.

Source : UNESCO/CLT/WHC