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Parc national de Göreme et sites rupestres de Cappadoce

Göreme National Park and the Rock Sites of Cappadocia

In a spectacular landscape, entirely sculpted by erosion, the Göreme valley and its surroundings contain rock-hewn sanctuaries that provide unique evidence of Byzantine art in the post-Iconoclastic period. Dwellings, troglodyte villages and underground towns – the remains of a traditional human habitat dating back to the 4th century – can also be seen there.

Parc national de Göreme et sites rupestres de Cappadoce

Dans un paysage saisissant modelé par l'érosion, la vallée de Göreme et ses environs abritent des sanctuaires rupestres, témoignages irremplaçables sur l'art byzantin de la période post-iconoclaste, ainsi que des habitations, des villages troglodytiques et des villes souterraines, vestiges d'un habitat humain traditionnel dont les débuts remontent au IVe siècle.

منتزه غوريم الوطني ومواقع كابادوس الصخرية

وسط مشهد أخاذ شكّله التآكل، يحتضن وادي غوريم وضواحيه أضرحة محفورة في الصخر تشكل شاهداً منقطع النظير على الفن البيزنطي في مرحلة ما بعد تحطيم الرموز الدينية، بالإضافة الى مساكن وقرى خاصة بسكان الكهوف ومدن جوفية متبقية من موطن بشري تقليدي تعود بداياته الى القرن الرابع.

source: UNESCO/ERI

希拉波利斯和帕姆卡莱

从平原上200米高的岩石中流出的泉水和水中的方解石形成了帕姆卡莱(土耳其语中意为“棉花宫殿”)这一特殊地貌。它由石林、石瀑布和一系列的梯形盆地组成。公元前2世纪末,阿塔利德斯王朝的帕加马国王们建立了希拉波利斯温泉站。这处遗址包括浴室的废墟、庙宇和其他希腊建筑。

source: UNESCO/ERI

Национальный парк Гёреме и пещерные постройки Каппадокии

Долина Гёреме и окрестности – это удивительный ландшафт, сформированный процессами эрозии. Здесь сосредоточено множество вырезанных в скалах пещерных церквей и монастырей, которые являются уникальными памятниками византийского искусства и иконоборческого периода. Отдельные жилища и целые подземные поселения – свидетельства традиционного образа жизни, относящиеся к периоду времени начиная с IV в.

source: UNESCO/ERI

Parque Nacional de Göreme y sitios rupestres de Capadocia

En el valle de Göreme y sus alrededores, en medio de un espectacular paisaje modelado por la erosión, hay toda una serie de santuarios rupestres que son testigos de excepción del arte bizantino del período posticonoclástico, así como viviendas y aldeas troglodíticas y subterráneas que son vestigios de un hábitat humano tradicional cuyos orígenes se remontan al siglo IV.

source: UNESCO/ERI

ギョレメ国立公園とカッパドキアの岩窟群
トルコの首都アンカラの南東約250kmに位置するアナトリア山脈、トッズ湖、黒海に囲まれた一帯を「カッパドキア」といい、ギョレメ国立公園には今も残る3世紀頃から修行士によって、きのこ状の無数の巨大岩に岩窟修道院群がうがたれ、ウチヒサールからは特にその驚嘆すべき景観が一望できる。かつては360を数えた洞窟教会や修道院は、現在30ほどが残るだけで、ギョレメ野外博物館として公開されている。内部には鮮やかな壁画が描かれ、キリスト教文化の一端を示している。

source: NFUAJ

Nationaal park Göreme en de rotsen van Cappadocië

De heiligdommen van Cappadocië vormen een unieke artistieke prestatie in een regio vol prachtige natuur. Ze getuigen van Byzantijnse kunst in de post-Iconoclastische periode (waarin het vervaardigen en het vereren van afbeeldingen (iconen) verboden was). De woningen, grotdorpen, ondergrondse steden, dorpskloosters en kerken bevatten de versteende overblijfselen van een traditionele menselijke leefomgeving die dateert uit de 4e eeuw. In die tijd begonnen ook de eerste kloosteractiviteiten. Later werden er grotdorpen en ondergrondse steden gebouwd, die dienden als toevluchtsoord. Het plateau van de Göreme-vallei is een spectaculair voorbeeld van de erosie van vulkanische tufsteensedimenten door wind en water. Typische kenmerken zijn pilaren, zuilen, torens, obelisken en naaldvormige uitstulpingen die hoogtes van 40 meter bereiken.

Source : unesco.nl

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Parc national de Göreme et sites rupestres de Cappadoce © Ministry of Culture and Tourism
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Situés sur le plateau central d’Anatolie, dans un paysage volcanique sculpté par l’érosion qui a formé une succession de crêtes montagneuses, de vallées et de pics connus sous le nom de « cheminées de fées » ou hoodoos, le parc national de Göreme et les sites rupestres de Cappadoce s’étendent sur une région qui couvre les villes de Nevşehir, Ürgüp et Avanos, les sites de Karain, Karlık, Yeşilöz, Soğanlı ainsi que les cités souterraines de Kaymaklı et de Derinkuyu. La zone est bordée sur ses flancs sud et est par des chaines de volcans éteints, avec l’Erciyes Dağ (3916 mètres) d’un côté et le Hasan Dağ (3253 m) de l’autre. La densité de ses cellules, églises, villages troglodytiques et cités souterraines creusés au cœur de la roche  en fait l’un des plus grands et des plus saisissants ensembles rupestres au monde. Fascinante d’un point de vue géologique et ethnologique, l’incomparable beauté du décor des sanctuaires chrétiens fait aussi de la Cappadoce un des meilleurs exemples de l’art byzantin de la période post-iconoclaste.

On pense que les premiers signes de l’activité monastique en Cappadoce remontent au IVe siècle, lorsque de petites communautés anachorètes, suivant les enseignements de Basile le Grand, évêque de Kayseri, ont commencé à occuper des cellules creusées dans la roche. Plus tard, afin de résister aux invasions arabes, les communautés ont commencé à se regrouper dans des villages troglodytiques ou des cités souterraines telles que Kaymakli ou Derinkuyu qui leur servaient de refuges.

Le monachisme était déjà bien établi en Cappadoce à la période iconoclaste (725-842) comme l’illustre la décoration de nombreux sanctuaires qui n’arboraient qu’un minimum de symboles (le plus souvent des croix sculptées ou peintes à la détrempe). Cependant, après 842, de nombreuses églises rupestres en Cappadoce ont été creusées et richement décorées de peintures figuratives aux couleurs vives. Parmi les églises situées dans la vallée de Göreme, on trouve Tokalı Kilise et El Nazar Kilise (Xe siècle), Ste Barbara Kilise et Saklı Kilise (XIe siècle) ainsi que Elmalı Kilise et Karanlık Kilise (fin du XIIe siècle-début du XIIIe siècle).

Critère (i) : Les sanctuaires rupestres de Cappadoce constituent, par leur qualité et leur densité, une réalisation artistique unique offrant un témoignage irremplaçable sur l’art byzantin de la période post-iconoclaste.

Critère (iii) : Les habitations, villages, couvents et églises rupestres conservent l’image « fossilisée » d’une province de l’Empire byzantin entre le IVe siècle et l’arrivée des Turcs seldjoukides (1071). Ils sont, en conséquence, les vestiges essentiels d’une civilisation disparue.

Critère (v) : La Cappadoce constitue un exemple éminent d’habitat humain traditionnel devenu vulnérable sous les effets conjugués de l’érosion naturelle et, plus récemment, du tourisme.

Critère (vii) : Dans un paysage impressionnant, témoignant de façon spectaculaire des forces de l’érosion, la vallée de Göreme et ses alentours présentent des exemples mondialement reconnus et faciles d’accès, de reliefs naturels de hoodoos et d’autres caractéristiques d’érosion d’une grande beauté et qui interagissent avec les éléments culturels du paysage.

Intégrité

Le parc naturel de Göreme et les sites rupestres de Cappadoce, ayant fait l’objet d’une utilisation et de modifications considérables par l’homme au cours des siècles, sont un paysage harmonieux qui conjugue l’interaction et l’habitat humain avec des reliefs naturels spectaculaires. Des tremblements de terre ont provoqué quelques dommages à certains cônes et colonnes mais cela est généralement considéré comme un phénomène naturel. Il est cependant fait état d’une surexploitation touristique et de quelques actes de vandalisme, en outre certaines structures incompatibles avec le site ont été installées.

Les processus d’érosion qui ont façonné les structures de roches de forme conique si remarquables, continueront de créer de nouvelles « cheminées de fées » et de nouvelles colonnes de roche. Cependant en raison du rythme de ces processus, les valeurs naturelles du bien sont susceptibles d’être menacées par un usage inapproprié. Les caractéristiques culturelles du bien, tels que  les églises creusées dans la roche et les éléments culturels associés, qui risquent principalement d’être minées par l’érosion et de pâtir d’autres processus naturels ainsi que du tourisme de masse et des pressions liées au développement, ne pourront jamais être remplacées. Ces processus continuent d’accroitre les risques pesant sur le bien. Certaines des églises mentionnées par les premiers spécialistes, tel C. Texier, H.G. Rott et Guillaume de Jerphanion, ont désormais disparu.

Authenticité

Le bien répond aux conditions d’authenticité car ses valeurs et leurs attributs, y compris son cadre historique, sa forme, sa conception, ses matériaux et le savoir-faire utilisé reflètent les valeurs culturelles et naturelles reconnues dans les critères d’inscription.

Étant donné les difficultés techniques propres à la construction dans cette région où il s’agit de creuser des structures dans la roche naturelle, et de créer une architecture en retirant des matériaux au lieu de les assembler pour constituer les éléments d’une construction, la structure morphologique sous-jacente et les difficultés inhérentes à la manutention des matériaux ont freiné les élans créatifs des bâtisseurs. Ce conditionnement de l’effort humain par des éléments naturels est resté inchangé au cours des époques et des civilisations qui se sont succédées, influençant ainsi les conceptions culturelles et les capacités techniques des générations successives.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Le bien du patrimoine mondial « Parc national de Göreme et sites rupestres de Cappadoce » fait l’objet d’une protection juridique au titre de la Loi de protection des ressources culturelles et naturelles No 2863 et de la Loi sur les parcs nationaux No 2873. En outre, au titre de la Loi No 2863, des zones de conservation naturelle, archéologique, urbaine et mixte (archéologique et naturelle), deux cités souterraines, cinq villages troglodytiques et plus de 200 églises creusées dans la roche, certaines d’entre elles étant décorées de nombreuses fresques, ont été inscrits au registre des monuments et sites immuables.

La protection juridique, la gestion et le suivi du parc national de Göreme et des sites rupestres de Cappadoce relèvent des administrations gouvernementales nationales et régionales. Les Conseils régionaux de conservation de Neysehir et de Kayseri sont responsables de la tenue du registre des monuments et des sites, y compris de mener toutes les tâches en lien avec la protection juridique des monuments et bâtiments inscrits et d’approuver les travaux en matière de restauration. Ils évaluent également les plans de conservation, tant au niveau régional qu’à celui des zones de conservation, établis par les autorités nationales et/ou locales (p. ex. municipales).

Les études préparatoires à la révision et à la mise à jour du plan actuel de conservation et d’affectation des terrains de 1981 (Plan de développement à long terme du parc national de Göreme) ont été achevées en 2003. Les principales décisions en matière de planification concernent les zones de conservation naturelle qui doivent être protégées telles que déclarées en 1976. Les modifications mineures dans les aires périphériques des zones d’habitation et dans l’aménagement spatial des villes situées sur le territoire des sites de conservation naturelle, dont Göreme, Ortahisar, Çavuşin, Ürgüp et Mustafapaşa, seront strictement contrôlées. En d’autres termes, le plan propose de limiter la croissance spatiale de ces villes aux zones récemment établies. L’aménagement hôtelier prendra en compte les limites fixées en matière de capacité d’accueil. Par ailleurs, le plan a également suggéré qu’il soit conseillé aux autorités locales de réexaminer les décisions concernant les terrains affectés à l’aménagement touristique dans les plans locaux d’urbanisme.

La phase de préparation des plans de zones de conservation pour les sites de conservation urbaine et/ou mixte (urbaine-archéologique) dans les secteurs historiques de Göreme est achevée et prévoit des critères de zonage et des règles et orientations à suivre en matière d’entretien et de restauration des bâtiments inscrits et des autres bâtiments non inscrits mais situés dans les secteurs historiques. Des études de planification semblables sont prêtes pour les villes de Ortahisar et de Uçhisar. Une fois finalisé, un plan de zone de conservation pour l’aire de conservation urbaine de Ürgüp sera effectif. Tous les plans concernés sont constamment mis à jour.

Des équipements appropriés destinés à améliorer la compréhension du bien du patrimoine mondial sont désormais installés dans les cités souterraines de Kaymaklı et de Derinkuyu. Ces mêmes équipements sont requis pour Göreme etPaşabağı.

Les monuments menacés par l’érosion, dont les églises de El Nazar, Elmalı, et Meryemana (Vierge Marie), ont été inscrits sur la liste des monuments nécessitant une intervention prioritaire. Des mesures spécifiques destinées à leur protection, leur restauration et leur entretien sont nécessaires pour chaque site.

Bien que des plans de conservation et des mesures de protection soient en place pour les sites à titre individuel, les principaux acteurs en charge de la gestion des sites reconnaissent qu’un Plan régional intégré pour la zone de conservation et de développement culturel et touristique de Cappadoce est nécessaire afin de protéger les valeurs du bien du patrimoine mondial. Un soutien financier, politique et technique adapté est également demandé afin de garantir la gestion du bien.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The rupestral sanctuaries of Cappadocia constitute an unique artistic achievement in a region of superlative natural features, providing irreplaceable testimony to post-iconoclast Byzantium. The dwellings, village convents and churches retain the fossilized images of a province of the Byzantine Empire between the 4th century and the Turkish invasion.

The eroded plateau of the Göreme valley is a spectacular example of the effects of differential erosion of the volcanic tuff sediments by wind and water. Typical features are pillars, columns, towers, obelisks and needles that reach heights of 40 m. The major remnant of erosion, Akdağ (1,325 m), is the dominant feature in the valley. The nearby Erciyas volcano is still active with occasional minor eruptions. Its outstanding example represents the Earth's evolutionary history. Within these rock formations people have excavated a network of caves which served as refuges, residences, storage and places of worship dating from the 4th century. The surrounding landscape is agricultural with a number of small scattered rural villages.

The historical setting, the rock-hewn churches and the unusual eroded landforms combine to produce a mixed cultural/natural landscape of unusual appearance. Architectural styles are based on the local stone and the valley has changed little over the centuries.

Although the area has been extensively used and modified by man for centuries the resulting landscape is one of harmony and consideration of the intrinsic values of the natural landforms. There has been some earthquake damage to some of the cones and pillars but this is seen as a naturally occurring phenomenon. In the ruin like landscape of the Cappadocia plateau where natural erosion has sculpted the tuff into shapes which are eerily reminiscent of towers, spires, domes and pyramids, man has added to the workmanship of the elements by digging cells, churches and veritable subterranean cities which together make up one of the world's largest cave dwelling complexes. Although interesting from a geological and ethnological point of view, this phenomenal rupestral site excels especially for the incomparable beauty of the decor of the Christian sanctuaries whose features make Cappadocia one of the leading examples of post-iconoclast Byzantine art.

It is believed that the first signs of monastic activity in Cappadocia date back to the 4th century at which time, acting on the instructions of Basil the Great, Bishop of Caesarea (Kayseri), small anchoritic communities began inhabiting cells dug into the rock. Later on, in order to resist Arab forays they began banding together into troglodyte villages or subterranean towns such as Kaymaklı or Derinkuyu which served as places of refuge.

Cappadocian monasticism was already well established in the iconoclast period (725-842), as illustrated by the many sanctuaries, the decoration of which was held to the strict minimum of symbols (most often sculpted or tempera painted crosses). After 842, however, many rupestral churches were dug in Cappadocia. These churches were richly decorated with brightly coloured figurative painting. Among them were those in the Göreme valley: Tokalı Kilise, El Nazar Kilise (10th century), Barbara Kilise, Saklı Kilise (11th century), Elmalı Kilise and Karanlık Kilise (end of the 12th to beginning of the 13th centuries), etc.

Source : UNESCO/CLT/WHC