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Eglises peintes de la région de Troodos

Painted Churches in the Troodos Region

This region is characterized by one of the largest groups of churches and monasteries of the former Byzantine Empire. The complex of 10 monuments included on the World Heritage List, all richly decorated with murals, provides an overview of Byzantine and post-Byzantine painting in Cyprus. They range from small churches whose rural architectural style is in stark contrast to their highly refined decoration, to monasteries such as that of St John Lampadistis.

Eglises peintes de la région de Troodos

La région de Troodos abrite l'une des plus fortes concentrations d'églises et de monastères de tout l'ancien Empire byzantin. Les dix monuments choisis pour être inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, depuis de petites églises rurales dont l'architecture rustique contraste avec le raffinement du décor jusqu'à des monastères comme Saint-Jean Lampadistis, sont tous richement décorés de peintures murales qui offrent un panorama de l'histoire de la peinture byzantine à Chypre.

الكنائس المزيّنة في منطقة ترودوس

تضم منطقة ترودوس أحد أكبر تجمّعات الكنائس والمعابد في الإمبراطوريّة البيزنطيّة القديمة. وتضمّ التحف العشرة التي وقع عليها الاختيار لتُدرج على قائمة التراث العالمي كنائس ريفية صغيرة تتعارض هندستها القديمة مع تكلّف الزينة وأديرة مثل دير القديس يوحنا لامباديستيس، وكلّها مزيّنة بجداريّات غنيّة تشكّل خير تمثيلٍ لتاريخ الرسم البيزنطي في قبرص.

source: UNESCO/ERI

特罗多斯地区的彩绘教堂

这个地区是拜占庭帝国最大的教堂和修道院群落之一。列入《世界遗产名录》10个建筑全都饰有大量的壁画,全面展示了塞浦路斯的拜占庭式和后拜占庭式绘画。建筑物的类型从小教堂到圣约翰拉姆帕迪斯提斯这样的修道院,应有尽有。小教堂的田园建筑风格与其精美装饰形成了鲜明对比。

source: UNESCO/ERI

Церкви с росписями в районе Троодос

Этот район знаменит одной из крупнейших групп византийских церквей и монастырей. Комплекс из девяти памятников, внесенных в Список всемирного наследия и щедро украшенных стенными росписями, дает общее представление о византийской и поствизантийской живописи на Кипре. Эти памятники очень разные – от маленьких церквушек, деревенский архитектурный стиль которых сильно контрастирует с их изысканной отделкой, до больших монастырей, таких как монастырь Св. Иоанна Лампадистиса.

source: UNESCO/ERI

Iglesias pintadas de la región de Troodos

En esta región se encuentra una de las mayores concentraciones de iglesias y monasterios construidos en tiempos del Imperio Bizantino. Los diez monumentos inscritos en la Lista del Patrimonio Mundial comprenden desde pequeñas iglesias rurales, cuyo estilo arquitectónico rural contrasta con el refinamiento de su decoración, hasta monasterios importantes como el de San Juan Lampadistis. Todas las iglesias están ricamente ornamentadas con murales que ofrecen una perspectiva excepcional de la pintura bizantina y posbizantina en Chipre.

source: UNESCO/ERI

トロードス地方の壁画教会群

source: NFUAJ

Beschilderde kerken in de Troodos regio

In het berggebied Troodos, in het hart van Cyprus, bevindt zich een van de grootste concentraties kerken en kloosters uit het Byzantijnse Rijk, waardoor Cyprus geannexeerd werd in 965. De kerken zijn rijkelijk versierd met muurschilderingen en tonen een overzicht van Byzantijnse en post-Byzantijnse schilderkunst op Cyprus. Ze variëren van kleine kerken – waarvan de landelijke bouwstijl in schril contrast staat met hun zeer verfijnde decoratie – tot kloosters zoals het Sint Johannes Lampadistis klooster. Hoewel een directe invloed niet kan worden bevestigd, waren er in de loop van de 12e eeuw nauwe relaties (iconografisch en stylistisch) tussen de schilderkunst in Cyprus en westerse christelijke kunst.

Source : unesco.nl

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Eglises peintes de la région de Troodos
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

La région des monts de Troodos, à Chypre, abrite l’une des plus fortes concentrations d’églises et de monastères de tout l’ancien Empire byzantin. Les dix monuments inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, tous richement décorés de peintures murales, offrent un panorama de l’histoire de la peinture byzantine et post-byzantine à Chypre et témoignent de la diversité des influences artistiques présentes à Chypre sur une période de 500 ans. Les bâtiments comportent des éléments propres à Chypre, qui ont été déterminés par sa géographie, son histoire et son climat, en particulier les toitures en pente recouvertes de tuiles plates crochetées, avec dans certains cas un second toit construit au-dessus des dômes en maçonnerie et sur des formes voutées de style byzantin, présentant l'art byzantin métropolitain de très grande qualité. L'architecture de ces églises est unique, spécifique à Troodos, et presque certainement d'origine locale. Il s’agit aussi bien de petites églises, dont le style architectural rural est en net contraste avec leur décor hautement raffiné, que de monastères, comme celui de Saint Jean Lampadistis. Ils contiennent aussi une foule d'inscriptions datées, caractéristique rare en Méditerranée orientale au Moyen Âge, particulièrement importantes pour établir la chronologie de la peinture Byzantine. Des exemples importants de l'iconographie du XIe siècle subsistent dans les églises de Saint-Nicolas-du-toit et de Panayia Phorbiotissa de Nikitari. Les églises de Panayia tou Arakou de Lagoudera et de Saint-Nicolas-du-toit conservent d'importantes peintures murales de la période des Comnène, les premières d'une qualité artistique exceptionnelle, attribuées à des maîtres de Constantinople.

Le XIIIe siècle, début de la période de l’occupation latine (occidentale) de Chypre, est bien représenté dans les peintures murales de Saint Jean Lampadistis de Kalopanayiotis et de Panagia de Moutoullas, qui reflètent la continuité de la tradition Byzantine et les nouvelles influences externes. Les peintures murales du XIVe siècle de la Panagia Phorbiotissa, de Timios Stavros de Pelendri et de Saint Jean de Lampadistis présentent également à la fois des influences locales et occidentales et, dans une certaine mesure, l’art actualisé de la période Paleologan de Constantinople. Dans l'iconographie de la fin du XVe siècle à Timios Stavros Ayiasmati et dans l’église Archangelos Michael de Pedoulas, la combinaison harmonieuse de l'art byzantin et de la tradition de la peinture locale apparaît de nouveau, ainsi que certains éléments de l'influence occidentale, qui sont, cependant, différents de la série antérieure de Saint-Jean de Lampadistis, peinte par un réfugié de Constantinople. L'occupation vénitienne, qui débuta en 1489, se traduisit par le développement de l'école Italo-byzantine, dont les exemples les plus sophistiquées se trouvent dans l’église de Panayia Podhithou et dans la chapelle nord de Saint Jean Lampadistis, deux exemples réussis de la fusion de l'art de la Renaissance italienne et de l'art byzantin. Enfin, les peintures murales de l'église de la Transfiguration du Sauveur de Palaichori appartiennent à l'école crétoise du XVIe siècle.

Les dix églises inscrites sont les suivantes: Ayios Nikolaos tis Stegis (Saint-Nicolas–du--toit), Kakopetria ; le monastère de Ayios Ioannis (Saint Jean) Lampadistis, Kalopanayiotis ; Panayia (la Vierge) Phorviotissa (Asinou), Nikitari ; Panayia (la Vierge) tou Arakou, Lagoudhera ; Panagia (la Vierge), Moutoullas ; Archangelos Michael (Archange Michel), Pedoulas ; Timios Stavros (Sainte Croix), Pelendria ; Panayia (la Vierge) Podhithou, Galata ; Stavros (Sainte Croix) Ayiasmati, Platanistasa et l'église Ayia Sotira (Transfiguration du Sauveur), Palaichori. Sur les dix églises, neuf sont situées dans le District de Nicosie et la dixième, Timios Stavros (Sainte Croix), Pelendria, est dans le District de Limassol.

Critère (ii): Sans que l’on puisse affirmer une influence directe, il existe au XIIe siècle des rapports si étroits entre les peintures de Chypre et l’art chrétien d’Occident (rapports stylistiques dans le cas des peintures de Nikitari, rapports iconographiques dans le cas des peintures de Lagoudera) que la difficile question des relations entre les deux chrétientés trouve des éléments de réponse dans les monuments chypriotes avant même la constitution du royaume franc de Lusignan, maillon essentiel dans la chaîne des échanges artistiques est-ouest.

Critère (iii): Les peintures de la région de Troodos apportent un témoignage exceptionnel de la civilisation byzantine au temps des Comnène, avec les ensembles de Nikitari et de Lagoudera. Il est à noter que le premier, où le nom d'Alexis Comnène est mentionné dans la dédicace, a été probablement exécuté par des artistes de Constantinople, et que le second a été peint au moment même de la chute d'Isaac Comnène et de la vente de Chypre à Guy de Lusignan.

Critère (iv): Les églises de la région de Troodos sont un exemple bien conservé de l'architecture religieuse rurale à l’époque Byzantine. Le raffinement de leur décor contraste avec la simplicité de leur structure. Seules les peintures post-byzantines les plus tardives, en style « rustique », sont parfois à l’unisson de cette architecture vernaculaire.

Intégrité

Le bon état et l'intégrité du site sont liés au fait que toutes les églises sont des monuments vivants qui continuent à être utilisés comme lieux de culte et autres pratiques religieuses, préservant ainsi leur fonction d'origine. Chacune a conservé son architecture et sa riche décoration, et constitue séparément une entité complète tout en représentant ensemble la peinture byzantine et post-byzantine à Chypre.

Leur environnement qui, dans la plupart des cas, consiste en une campagne rurale, met en valeur leur extérieur rural qui contraste avec leur décor intérieur. Leur bon état de conservation est directement lié aux mesures prises par l'État, des travaux de conservation des bâtiments, des peintures murales et des meubles en bois étant réalisés annuellement, ainsi que dans les abords des églises. L’augmentation du nombre de visiteurs constitue un problème qui engendre parfois des pressions exercées par les autorités religieuses locales pour obtenir de nouvelles installations incompatibles avec le caractère et la valeur des monuments. De plus, on a observé ces dernières années une augmentation des activités criminelles telles que les vols, facilités par l'emplacement rural des églises. Les catastrophes naturelles et les pressions sur l'environnement sont également liées à la géographie du site, tandis que des pressions dues au développement surviennent parfois. Des mesures ont été prises pour atténuer ces menaces.

Authenticité

Les éléments clés du site – conception, matériaux, exécution et fonction des églises – conservent un haut degré d'authenticité. Les travaux entrepris pour la conservation des structures et des peintures murales sont exécutés d'une manière qui respecte le matériel d'origine et sa valeur esthétique, sans compromettre l'authenticité des monuments. Grâce aux efforts conjoints du Département des antiquités, des communautés locales et des autorités ecclésiastiques, les fonctions religieuses et les facteurs environnementaux, culturels et historiques qui ont façonné le site sont toujours aussi visibles aujourd'hui et leur préservation assurée.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

La gestion du site est sous la supervision directe du conservateur des Monuments anciens et du directeur du Département des antiquités. A Chypre, le patrimoine culturel et archéologique est protégé et géré conformément aux dispositions de la législation nationale, c'est à dire la Loi et les Traités internationaux signés par la République de Chypre. Conformément à la Loi sur les antiquités, les monuments anciens sont classés dans deux annexes, selon qu’ils sont propriété gouvernementale ou propriété privée. Les églises du site de Troodos appartiennent à l'Eglise de Chypre et sont donc classés à l’annexe 2. La législation nationale prévoit que, pour les monuments classés à l’annexe 2, l’autorisation écrite de l'autorité compétente, c'est-à-dire le Département des antiquités, est requise avant toute intervention. Dans ce cadre, la responsabilité de la protection des églises est partagée entre l'État et les différentes autorités religieuses. Toutefois, l'inscription de ces monuments sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO a conduit l'État à prendre en mains la gestion du site afin d'éviter toute intervention arbitraire sur les monuments. La totalité du coût des travaux de conservation est désormais prise en charge par le budget annuel du Département des antiquités.

En outre, la Loi prévoit, en vertu de l'article 11, section II, la possibilité d’établir des « Zones contrôlées », à proximité des sites. Selon l'article 11, le directeur du Département des antiquités contrôle dans ces zones la hauteur et le style architectural de tout bâtiment dont la construction est proposée, afin de sauvegarder le caractère historique et archéologique du monument antique, ainsi que les aménagements et l’environnement autour du monument. De telles zones ont été définies pour les églises qui font partie du bien en série.

Les dix églises continuent d'être utilisées comme lieux de culte et de pratiques religieuses. L'utilisation continue de toutes les églises pour les cérémonies religieuses est un facteur social déterminant. En même temps, les églises constituent des attractions touristiques importantes et sont ouvertes gratuitement au public. La population locale est pleinement impliquée dans la gestion du site puisque ces églises sont la propriété des autorités religieuses locales qui ont la responsabilité de rendre ces monuments accessibles aux visiteurs.

Les pressions sur le site sont traitées grâce à une surveillance accrue par le Département des antiquités et l'installation de systèmes d’alarme contre les vols et les incendies dans les dix églises, ainsi que par la création de Zones contrôlées et l'expropriation de terrains aux abords des églises.

Une fois finalisé et adopté, le plan de gestion établi par le Département des antiquités portera sur les besoins de conservation, de promotion et de préservation du bien et aura pour but la préservation de sa valeur unique pour les générations futures en élaborant des politiques et des lignes directrices pour toutes les parties concernées. Le site des églises peintes de la région de Troodos a reçu le statut de protection renforcée par le Comité pour la Protection des biens culturels en cas de conflit armé en novembre 2010.

Description longue

Les églises de la région de Troodos sont des exemples bien conservés d'architecture rurale religieuse de la période byzantine. Le raffinement de leur décor contraste avec la simplicité de leur structure ; seuls les peintres postbyzantins les plus récents, avec leur style « rustique », sont en harmonie avec cette architecture vernaculaire.

Les peintures de la région de Troodos sont un remarquable témoignage de la civilisation byzantine à l'époque des Comnène, avec les ensembles de Nikitari et de Lagoudera. Le premier, dans lequel une dédicace mentionne le nom d'Alexis Comnène, a probablement été réalisé par des artistes de Constantinople, tandis que le second a été peint au moment même de la chute d'Isaac Comnène et de l'avènement de Gui de Lusignan.

Bien qu'il soit impossible de confirmer quelque influence directe que ce soit, il existait au XIIe  siècle une relation extrêmement étroite entre la peinture à Chypre et l'art chrétien occidental (relations stylistiques dans le cas des peintures de Nikitari ; relations iconographiques pour celles de Lagoudera). La question des liens très complexes entre ces deux chrétientés est documentée par les monuments chypriotes qui précèdent la formation du royaume franc des Lusignan, qui fut un jalon fondamental dans la transmission des relations artistiques entre l'Est et l'Ouest.

La région des monts de Troodos, au cœur de Chypre, renferme l'une des plus importantes concentrations d'églises et de monastères de l'Empire byzantin, qui conquit l'île en 965. Le complexe des dix monuments inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, tous richement décorés de peintures murales, donnent une vision d'ensemble de la peinture byzantine et postbyzantine à Chypre. Il s'agit aussi bien de petites églises, dont le style architectural rural est en net contraste avec leur décor hautement raffiné, que de monastères comme Saint-Jean-Lampadistis.

Le cycle de la Panagia Phorbiotissa de Nikitari, qu'une dédicace permet de faire remonter à 1105-1106, et celui de la Panagia tou Arakou de Lagoudera, réalisé au cours des six derniers mois de 1192, comptent parmi les ensembles les plus significatifs. Ces peintures sont l'expression parfaite de l'art rudimentaire de la période des Comnène. Les peintures des XIIIe et XIVe  siècles sont également attestées par des œuvres de très grande qualité à Nikitari, à l'église de la Vierge à Moutoullas, à Saint-Héracleidius, qui est l'une des églises jumelles du monastère de Kalopanayotis, ainsi qu'à Saint-Jean-Lampadistis. Enfin, la peinture postérieure à la chute de l'Empire byzantin répand les solutions artistiques mises au point à Constantinople ; elle est bien représentée par le narthex du monastère de Kalopanayotis, par l'église Saint-Michel-l'Archangeà Pedhoulas (1474), par celle de la Sainte-Croix à Platanistasa (1494), etc.

Hormis l'église Saint-Nicolas à Kakopetria, qui renferme des fresques du XIe (Transfiguration, résurrection de Lazare, entrée à Jérusalem), du XIIe (les quarante martyrs de Sébaste, le Jugement dernier, saint Nicolas), du XIVe (Nativité, saint Théodore et saint Georges) et du XVIe  siècle (donateurs et inscriptions dédicatoires à partir de 1520, naissance de la Vierge), très peu d'églises présentent un décor qui témoigne de la succession des différentes phases.

L'église de la Transfiguration du Sauveur (Ayia Sotira) à Palaichori est dotée d'un toit à la charpente de bois au fronton élancé, couvert en tuiles. Ce type de couverture, qui n'existe nulle part ailleurs dans le monde byzantin, fait des églises de Chypre un témoignage tout à fait unique d'architecture religieuse. Caractéristique de la région montagneuse de Troodos, l'église est particulièrement remarquable pour son important cycle de peintures murales, qui remontent au XVIe  siècle.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Bien que la dernière ligne de l'inscription où figurait la date de la construction et de la décoration de l'église de la Transfiguration du Sauveur (Ayia Sotira) ait été effacée, les recherches menées par des spécialistes les situent au début du XVIe siècle. Pour ce qui concerne les peintures murales qui ornent l'intérieur de l'église, les études iconographiques et stylistiques comparatives avec des églises de la région (églises de la Sainte-Croix à Agiasmati, 1494 et Saint-Mamas à Louveras, 1495, Saint-Sozomenus, 1513 et de l'Archange-Panagia Theotokos, 1514 à Galata), ont permis de les dater de la deuxième décennie du XVIe siècle. Au début du XVIIe siècle, un mur d'enceinte est érigé sur les flancs sud et ouest de l'édifice.

Source : évaluation des Organisations consultatives