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Bâtiments traditionnels ashanti

Asante Traditional Buildings

To the north-east of Kumasi, these are the last material remains of the great Asante civilization, which reached its high point in the 18th century. Since the dwellings are made of earth, wood and straw, they are vulnerable to the onslaught of time and weather.

Bâtiments traditionnels ashanti

Au nord-est de Koumassi subsistent les derniers témoins matériels de la grande civilisation des Ashantis qui connut son apogée au XVIIIe siècle. Les maisons de bois, de terre et de chaume sont peu à peu menacées de destruction sous l'effet du temps et du climat.

المباني التقليدية الخاصة بشعب أسانتي

بقي شمال شرق منطقة كوماسي آخر الشواهد الملموسة على حضارة شعب أسانتي العظيمة التي بلغت ذروتها في القرن الثامن عشر. إنّ المنازل الخشبية والترابية والقصبية تتهدد تدريجاً بالدمار نتيجة الطقس والمناخ.

source: UNESCO/ERI

阿散蒂传统建筑

这些建筑位于库马西(Kumasi)东北部,是18世纪鼎盛时期伟大的阿散蒂(Asante)文明保留下来的最后物证。由于这些建筑由泥土、木材和稻草构成,随着时间的推移,非常容易受天气影响而损坏。

source: UNESCO/ERI

Традиционные постройки народа ашанти

К северо-востоку от Кумаси обнаружены единственные дошедшие до наших дней материальные свидетельства великой культуры ашанти, которая достигла своего расцвета к XVIII в. Поскольку жилища были сооружены из земли, дерева и соломы, они сильно подвержены разрушительному воздействию времени и климата.

source: UNESCO/ERI

Edificios ashanti tradicionales

Situados al nordeste de Kumasi, estos edificios son los últimos testimonios materiales de la gran civilización ashanti, que llegó a su apogeo en el siglo XVIII. Construidos con madera, tierra y paja, corren peligro de ser destruidos por la acción del tiempo y el clima.

source: UNESCO/ERI

アシャンティの伝統的建築物群

source: NFUAJ

Traditionele gebouwen van het Ashanti rijk

In het noordoosten van Kumasi bevinden zich de laatste materiële overblijfselen van de grote Ashanti beschaving, die haar hoogtepunt bereikte in de 18e eeuw. De woningen zijn gemaakt van aarde, hout en stro, waardoor ze gevoelig zijn voor de invloed van tijd en weer. De gebouwen, hun rijke kleur en de vakkundigheid en diversiteit van hun decoraties, zijn de laatste overgebleven voorbeelden van een belangrijke traditionele architectuurstijl die het invloedrijke, machtige en rijke Ashanti Koninkrijk van de late 18e tot eind 19e eeuw belichaamt. De traditionele Ashanti gebouwen weerspiegelen een complex, ingewikkeld technisch, religieus en spiritueel erfgoed.

Source : unesco.nl

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Asante Traditional Buildings © Sébastien Moriset
Valeur universelle exceptionnelle
Brève synthèse

Non loin de Koumassi, un ensemble de bâtiments traditionnels constitue les derniers vestiges de la grande civilisation des Ashantis, qui connut son apogée au XVIIIe siècle.

Cet ensemble de bâtiments comprend dix temples et sanctuaires fétichistes  (Abirim, Asawase, Asenemaso, Bodwease, Ejisu Besease, Adarko Jachie, Edwenase, Kentinkrono, Patakro et Saaman). La plupart d’entre eux se trouvent au nord-est de Koumassi, et à Patakro, au sud.

Disposés autour de cours intérieures, les bâtiments en bois, bambou et pisé étaient à l’origine recouverts de toits de chaume. Les larges bas-reliefs qui ornent les murs sont d’une qualité décorative unique et représentent une grande variété de motifs. Les formes les plus courantes sont des figures géométriques entrelacées, telles que spirales et arabesques, avec des représentations d’animaux, d’oiseaux et de végétaux, associées à des symboles « Adinkra » traditionnels. À l’image d’autres formes d’art traditionnel des Ashantis, ces figurations ne sont pas seulement ornementales, mais revêtent aussi des significations symboliques, associées aux idées et croyances du peuple Ashanti, et ont été transmises de génération en génération.

Les bâtiments, la richesse de leurs couleurs, la finesse et la diversité de leurs décorations sont les derniers exemples qui subsistent d’un style significatif d’architecture traditionnelle, symbole de l’influence, de la puissance et de la splendeur du royaume Ashanti de la fin du XVIIIe jusqu’à la fin du XIXe siècle. Les bâtiments traditionnels ashanti reflètent et mettent en valeur la complexité et l’imbrication du patrimoine technique, religieux et spirituel.

Dans la religion traditionnelle, pratiquée aujourd’hui encore dans les temples ashanti, l’un des rites consiste à consulter les divinités pour obtenir des conseils relatifs à certaines situations ou avant une décision importante. Les temples sont, de ce fait, demeurés intacts et contiennent tous leurs attributs symboliques.

Critère (v) : Les Bâtiments traditionnels ashanti sont les derniers vestiges du style architectural unique du grand royaume Ashanti. Les motifs traditionnels qui sont représentés sur leurs bas-reliefs richement décorés sont chargés de signification symbolique.

Intégrité

Le groupe de bâtiments est le seul exemple qui subsiste de l’architecture traditionnelle ashanti. Il ne reste que très peu de bâtiments totalement intacts. Dans la plupart des cas, il manque certaines parties des structures d’origine.

L’intégrité est menacée par la détérioration du tissu due au climat tropical, chaud et humide, qui est préjudiciable aux bâtiments traditionnels en terre et en clayonnage enduit de torchis. Les fortes précipitations et le degré élevé d’humidité favorisent la prolifération de moisissures sur les murs et l’action des termites et autres insectes ravageurs très prolifiques.

Avec l’intensification des activités agricoles, il devient plus difficile de se procurer les matériaux, tels que chaume, bambou et essences de ligneuses spécifiques, utilisés pour la construction des bâtiments traditionnels.

Authenticité

L’authenticité est largement démontrée par l’apparence actuelle des bâtiments et leur forme architecturale qui reflètent les caractéristiques traditionnelles de leur conception et de leurs matériaux, malgré d’importants travaux de reconstruction réalisés sur un grand nombre d’entre eux.  Dans 12 des 13 bâtiments, le toit d’origine, pentu et recouvert de chaume et de feuilles de palmier, a été remplacé par un toit en tôle ondulée, plus léger et à faible pente, et, dans tous les bâtiments, le sol en terre battue a cédé la place à un revêtement de sol dallé, plus durable.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Les bâtiments ont été acquis par le Bureau des monuments et musées du Ghana (GMMB, Ghana Museums and Monuments Board) entre 1960 et 1970, et classés Monuments nationaux en application de la Loi du Ghana - Décret NLC 387 - de 1969. Le chef et ses Aînés sont également parties prenantes.

C’est pourquoi deux niveaux d’instruments sont applicables pour assurer la protection des Bâtiments traditionnels ashanti. Au premier niveau, le droit coutumier impose des règlements, interdictions et sanctions qui ont été transmis de génération en génération. Au second niveau, l’instrument statutaire correspond aux règlements modernes adoptés par le gouvernement. Les deux législations sont complémentaires et garantissent une protection globalement efficace, bien que leurs modes d’application diffèrent. La première est ancrée dans le système de croyances des communautés où sont situés les sites et dans la vision qu’elles ont du monde, tandis que la deuxième définit le rôle du GMMB.

La partie III de l’instrument d’exécution (E.I.) 29 des règlements sur les musées nationaux de 1973 assure la protection juridique des biens classés Monuments nationaux.

La responsabilité de toutes les activités de conservation des biens incombe au GMMB. Des inspections périodiques sont menées par le personnel du GMMB et, sur tous les sites, des gardiens sont présents et rendent compte au Bureau régional du GMMB.

La planification des mesures d’intervention et leur application sont réalisées en concertation avec les Autorités traditionnelles, le Conseil local, les membres des communautés et l’Université Kwame Nkrumah des Sciences et Technologies (KNUST). 

Un cadre de planification pour une gestion stratégique, appelé « Cadre de planification pour une gestion stratégique de la promotion du tourisme local en faveur du développement durable des  Bâtiments traditionnels ashanti » a été mis en place pour assurer un développement durable des Bâtiments traditionnels ashanti.

Les problèmes de gestion à long terme des Bâtiments traditionnels ashanti concernent l’entretien régulier à assurer pour atténuer les effets du climat chaud et humide, ainsi que la mise en place d’une stratégie à long terme pour garantir un volume d’approvisionnement suffisant en matériaux organiques aux fins des réparations à effectuer sur les bâtiments.

Description longue

Les derniers vestiges matériels de la grande civilisation ashanti, qui atteignit son apogée au XVIIIe siècle, se trouvent au nord et au nord-est de Kumasi. Faites de terre, de bois et de paille, les constructions qui en témoignent de manière saisissante sont particulièrement vulnérables au passage du temps et aux intempéries.

La plupart des villages ashanti ont été détruits au XIXe siècle, durant les guerres entreprises par ce peuple pour lutter contre la domination britannique, entre 1806 et 1901. C'est au cours de cette période, en 1895, que le mausolée royal (le Barem) fut incendié par Baden-Powell. Il ne subsiste plus aujourd'hui qu'un petit nombre de bâtiments traditionnels, dévolus aux hommes ou aux dieux, dont la plupart n'ont pas plus de cent ans d'âge.

La physionomie de ces édifices est bien connue grâce au témoignage des premiers voyageurs européens, ainsi qu'à différentes études contemporaines. Une série de poteaux et d'impostes en bois reliés par des lattes en bambou forme l'ossature sur laquelle repose le toit de chaume. Le sol est en argile damée. La façade présente un riche décor en argile plaquée sur une armature en bois ; elle comporte une balustrade, des impostes et parfois des fenêtres que leur décor apparente à celui des transennes, ces lourdes grilles utilisées pour fermer la tombe des martyrs chrétiens. Les motifs décoratifs sont géométriques, floraux, animaux, végétaux ou anthropomorphes.

La conservation de ces structures faites de matériaux hétérogènes pose un problème difficile, sinon insoluble. Le chaume des toits est un matériau évidemment fragile. Au moment de la publication du livre fondamental de Michael Swithenbank, Ashanti Fetish Houses, la plupart des maisons étaient couvertes par un toit de fer rouillé. Depuis, des travaux d'entretien ont été entrepris par le Bureau des monuments et musées du Ghana.

Le bois de la charpente vient essentiellement de deux espèces tropicales (Hippocrates africana et Hippocrates rowlandii) connues pour leur résistance aux termites. Mais il n'est pas très résistant au processus de détérioration biologique typique de cette latitude. Le revêtement d'argile plaqué sur l'armature en bois risque de disparaître au cours des prochaines décennies.

Source : UNESCO/CLT/WHC