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Sanctuaire de faune de Manas

Manas Wildlife Sanctuary

On a gentle slope in the foothills of the Himalayas, where wooded hills give way to alluvial grasslands and tropical forests, the Manas sanctuary is home to a great variety of wildlife, including many endangered species, such as the tiger, pygmy hog, Indian rhinoceros and Indian elephant.

Sanctuaire de faune de Manas

Dans une zone des contreforts de l'Himalaya où alternent collines boisées, prairies alluviales et forêts tropicales, le sanctuaire de Manas abrite une faune d'une extrême richesse qui comprend de nombreuses espèces menacées, comme le tigre, le sanglier nain, ainsi que le rhinocéros et l'éléphant indiens.

موئل ماناس للحيوانات

يضمّ ملاذ ماناس الواقع في منطقة في خاصرة جبال الهملايا حيث تتناوب تلال مشجرة ومروج طمييّة وغابات استوائية، ثروةً حيوانية غنية للغاية تشمل العديد من الأجناس المهدّدة كالنمر والخنزير القزم، بالإضافة إلى وحيد القرن والفيل الهنديّين.

source: UNESCO/ERI

马纳斯野生动植物保护区

马纳斯野生动植物保护区位于喜马拉雅山脚下一个平缓的斜坡上,这里由一片冲积草原和热带森林构成,是许多野生动物的家园。保护区内生活着许多濒危物种,如老虎、小矮猪、印度犀牛和印度象。

source: UNESCO/ERI

Убежище дикой фауны Манас

На пологих склонах в предгорьях Гималаев, где покрытые лесом холмы соседствуют с тростниковыми зарослями и тропическим лесом, отмечено исключительное разнообразие диких животных, включая множество редких и исчезающих видов, таких как тигр, карликовая дикая свинья, однорогий носорог и индийский слон.

source: UNESCO/ERI

Santuario de fauna de Manas

Situado en una zona de colinas boscosas, praderas aluviales y bosques tropicales que se extiende por una suave pendiente de la falda del Himalaya, el santuario de Manas alberga una fauna muy variada que comprende numerosas especies en peligro de extinción, como el tigre, el rinoceronte indio, el cerdo pigmeo, y el elefante indio.

source: UNESCO/ERI

マナス野生生物保護区

source: NFUAJ

Wildreservaat Manas

Op een lichte helling aan de voet van het Himalaya gebergte – waar de beboste heuvels ruimte maken voor aangeslibde graslanden en tropische wouden – ligt het toevluchtsoord voor wilde dieren ’Manas’. Het gebied herbergt een enorme variëteit aan wilde dieren, waaronder een groot aantal bedreigde diersoorten, zoals de tijger, het pygmee varken, de Indische neushoorn en de Indische olifant. Het park bevindt zich in de staat Assam in noordoost India, een echte hotspot wat biodiversiteit betreft. Het gebied beslaat 39.100 hectare – waar de rivier de Manas deel van uitmaakt – en grenst in het noorden aan Bhutaan.

Source : unesco.nl

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Sanctuaire de faune de Manas © UNESCO
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le Sanctuaire de faune de Manas situé dans l’État de l’Assam, au nord-est de l’Inde, est un point chaud de la biodiversité. D’une superficie de 39 100 hectares, il longe le fleuve Manas et est bordé au nord par les forêts du Bhoutan. Le Sanctuaire de faune de Manas s’inscrit dans la zone centrale de la Réserve de tigres de Manas de 283 700 hectares en épousant les modifications de cours ou dérivations du fleuve Manas. Ce site d’une grande beauté naturelle se distingue par un ensemble de collines boisées, de prairies alluviales et de forêts tropicales sempervirentes. Il constitue un habitat viable d’importance fondamentale pour des espèces rares et menacées, comme le tigre, le grand rhinocéros unicorne, le cerf des marais, le sanglier nain et l’outarde du Bengale. Manas revêt une importance d’autant plus exceptionnelle parmi les aires protégées du sous-continent indien que c’est l’une des dernières aires naturelles les plus remarquables de la région où survivent encore d’assez grandes populations de nombreuses espèces menacées.

Critère (vii) : Manas est non seulement reconnu pour la richesse de sa biodiversité, mais aussi pour son paysage naturel et ses vues spectaculaires. Manas est adossé aux contreforts de l’Himalaya orientale. La limite septentrionale du parc est contiguë à la frontière internationale du Bhoutan marquée par d’imposantes collines. Il s’étend de part et d’autre du majestueux fleuve Manas, flanqué de réserves forestières à l’est et à l’ouest. Les eaux fluviales tumultueuses qui descendent en tourbillonnant des montagnes déchiquetées avec pour toile de fond des collines boisées empreintes de la sérénité des prairies alluviales et des forêts tropicales sempervirentes offrent une expérience unique de nature sauvage.

Critère (ix) : Le système fluvial du Manas-Beki est le principal réseau hydrographique qui traverse le bien et rejoint le Brahmapoutre plus en aval. Tous ces cours d’eaux transportent une énorme quantité de sédiments et de débris rocheux arrachés aux contreforts en raison de fortes précipitations, de la nature fragile des roches et des versants abrupts des bassins d’alimentation. Cela amène la formation de terrasses alluviales composées d’épaisses couches de roches et de détritus déposés, recouvertes d’une terre sableuse et d’une couche d’humus représentée par des bandes de bhabar au nord.  Le passage du terai au sud contient de fins dépôts d’alluvions avec des pans sous-jacents où la nappe phréatique s’étend près de la surface. L’aire qu’occupe le système du Manas-Beki est inondée en période de mousson, mais la montée des eaux ne dure pas longtemps du fait de l’inclinaison du relief. Les moussons et le réseau hydrographique forment quatre principaux habitats géologiques : la savane à bhabar, le passage du terai, les marais et les terrains riverains. Les processus d’écosystèmes dynamiques soutiennent largement trois types de végétation : les forêts semi-sempervirentes, les forêts mixtes humides et décidues sèches et les prairies alluviales. Les forêts décidues sèches représentent un stade précoce dans la succession qui est constamment renouvelée par les crues et remplacée par des forêts décidues humides éloignées des cours d’eau, remplacées à leur tour par des forêts climaciques semi-sempervirentes. La végétation de Manas a d’énormes capacités de régénérescence et d’autonomie dues à sa grande fertilité et à la réponse au pâturage naturel par les animaux herbivores.

Critère (x) : Le Sanctuaire de faune de Manas constitue l’habitat de 22 des espèces de mammifères les plus menacées de l’Inde. Il compte en tout 60 espèces de mammifères, 42 espèces de reptiles, 7 amphibiens et 500 espèces d’oiseaux, dont 26 sont globalement menacées. Parmi les plus remarquables figurent l’éléphant, le tigre, le grand rhinocéros unicorne, la panthère longibande, l’ours lippu et autres espèces. La population de buffles sauvages est probablement la seule lignée pure de l’espèce qu’on trouve encore en Inde. Le sanctuaire abrite aussi des espèces endémiques comme le sanglier nain, le lièvre hispide et l’entelle doré, ainsi que l’outarde du Bengale menacée. Les différents types d’habitats et de végétation expliquent également l’extrême diversité floristique avec 89 espèces d’arbres, 49 espèces d’arbustes, 37 espèces sous-arbustives, 172 herbes et 36 plantes grimpantes. Quinze espèces d’orchidées, 18 espèces de fougères et 43 espèces de graminées procurant un fourrage vital à plusieurs espèces d’ongulés y ont aussi été recensées.

Intégrité

Le bien est un sanctuaire de faune qui a le souci de préserver son intégrité en tant qu’aire naturelle. Il forme la zone centrale d’un plus vaste parc national, aux limites clairement définies, que surveillent des patrouilles régulières. Le Sanctuaire de faune de Manas est bien protégé au nord par le Parc national royal de Manas du Bhoutan et un peu moins bien à l’est et à l’ouest par la Réserve de tigres de Manas. La coopération transfrontalière est donc importante pour l’efficacité de sa protection.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le bien qui compte six désignations nationales et internationales (Site du patrimoine mondial, Parc national, Réserve de tigres (centre), Réserve de biosphère (nationale), Réserve d’éléphants (centre) et Zone importante pour la conservation des oiseaux) jouit de la plus haute protection juridique et d’un solide cadre législatif selon les dispositions de la loi de 1972 sur la protection de la faune indienne, de la loi sur la forêt indienne de 1927 et de la réglementation de 1891 sur les forêts de l’Assam. Le bien bénéficie du soutien gouvernemental, tant au niveau national que régional, ainsi que de la participation d’organisations de conservation nationales et internationales.

Le bien est géré sous l’administration du Département des forêts de l’Assam / Conseil territorial du Bodoland. Un plan de gestion intégré et approuvé est une condition primordiale, au même titre qu’un système de patrouilles régulières et une capacité de mise en application pour faire face aux menaces d’empiètement, de pâturage et de braconnage. La présence d’une infrastructure adéquate, de personnel qualifié et d’un mécanisme de suivi pour le bien sont autant de conditions indispensables.  La recherche scientifique et le contrôle pour l’habitat et la gestion des espèces envahissantes et la régénération du peuplement faunique constituent un impératif particulier pour que la gestion permette d’assurer et de préserver la valeur universelle exceptionnelle du bien.  Le bien abrite 400 variétés de riz sauvage, ce qui donne à la gestion des valeurs de sa biodiversité une grande importance sur le plan de la sécurité alimentaire.

L’apport de ressources touristiques et de moyens d’interprétation et d’information à l’intention des visiteurs est aussi une priorité pour la gestion du parc. Il convient d’instaurer un mécanisme de financement durable afin de procurer les moyens financiers que nécessite la gestion du bien à long terme. Les zones tampons environnantes sont gérées sur la base d’utilisations multiples et il faut trouver un équilibre entre la conservation et l’extraction des ressources dans la gestion de ces aires. Il est indispensable que les communautés locales qui vivent dans les zones adjacentes à la réserve et en ont l’utilisation participent aux efforts de protection du bien et un objectif clé de la gestion est de favoriser leur engagement et de leur faire prendre conscience de l’intérêt qu’elles ont à préserver le bien. Une extension potentielle du bien est envisagée de manière à ce qu’il coïncide avec les limites du parc national dont il forme la zone centrale. La désignation en tant que bien du patrimoine mondial transfrontalier du Paysage de conservation du tigre de Manas entre l’Inde et le Bhoutan permettrait d’améliorer la coordination et la coopération au niveau de la gestion de l’habitat et des populations d’animaux sauvages et renforcerait par là même la protection.

Description longue
[Uniquement en anglais]

Manas takes its name from the Goddess Manasa. The site is noted for its spectacular scenery, with a variety of habitat types that support a diverse fauna, making it the richest of all Indian wildlife areas. The park represents the core of an extensive tiger reserve that protects an important migratory wildlife resource along the West Bengal to Arunachal Pradesh and Bhutan borders. Its wetlands are of international importance. It is also the single most important site for the survival of pygmy hog, hispid hare and golden langur.

The park, which includes part of Manas Reserve Forest and all of North Kamrup Reserve Forest, constitutes the core of Manas Tiger Reserve located in the forest divisions of Kachugaon, Haltugaon, Western Assam Wildlife and North Kamrup.

Lying in the foothills of the Outer Himalaya, the area is low-lying and flat. The Manas River flows through the western portion of the park, where it splits into three separate rivers, and joins the Brahmaputra some 64 km further south. These and other rivers running through the tiger reserve carry an enormous amount of silt and rock debris from the foothills, resulting from the heavy rainfall, fragile nature of the rock and steep-gradients of the catchments. This leads to the formation of alluvial terraces, comprising deep layers of deposited rock and detritus overlain with sand and soil of varying depth, shifting river channels and swamps. The area of the Boki basin, in the west of the park, is sometimes inundated during the monsoon. The three main types of vegetation are: tropical semi-evergreen forests in the northern part of the park; tropical moist and dry deciduous forests (the most common type); and extensive alluvial grasslands in the western part of the park.

There is also a considerable variety of aquatic flora along river banks and in the numerous pools. Dry deciduous forests represent early stages in succession and are replaced by moist deciduous forests away from water courses, which, in turn, are succeeded by tropical semi-evergreen climax forest. Grasslands cover about 50% of the park.

A total of 55 mammals, 36 reptiles and three amphibians have been recorded Manas harbours by far the greatest number of India's Schedule I mammals of any protected area in the country. Many are typical of South-East Asian rainforest and have their westernmost distribution here. Mammals include golden langur, a recently discovered endemic restricted to Manas, capped langur, Hoolock gibbon, clouded leopard, tiger (second-largest population in India), leopard, golden cat, fishing cat, leopard cat, marbled cat, binturong, sloth bear, wild dog, Ganges dolphin, Indian elephant, Indian rhinoceros, pygmy hog, swamp deer, sambar, hog deer, Indian muntjac, water buffalo, gaur, giant squirrel, hispid hare and Indian pangolin.

Over 450 species of bird have been recorded, including the threatened Bengal florican, great pied hornbill, wreathed hornbill and other hornbills. Uncommon waterfowl species include spot-billed pelican, lesser adjutant and greater adjutant.

Reptiles include a variety of snakes, gharial and monitor lizard. Assam roofed turtle has recently been recorded.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique
[Uniquement en anglais]

Manas (previously also known as North Kamrup) was declared a sanctuary on 1 October 1928, parts of it having been notified as reserved forests in 1907 and 1927. It was established as the core of the Manas Tiger Reserve with effect from April 1973. Designated a World Heritage site in December 1985. Upgrading of the sanctuary to national park status is being considered (Deb Roy, n.d.).

Source : évaluation des Organisations consultatives