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Médina de Marrakech

Medina of Marrakesh

Founded in 1070–72 by the Almoravids, Marrakesh remained a political, economic and cultural centre for a long period. Its influence was felt throughout the western Muslim world, from North Africa to Andalusia. It has several impressive monuments dating from that period: the Koutoubiya Mosque, the Kasbah, the battlements, monumental doors, gardens, etc. Later architectural jewels include the Bandiâ Palace, the Ben Youssef Madrasa, the Saadian Tombs, several great residences and Place Jamaâ El Fna, a veritable open-air theatre.

Médina de Marrakech

Fondée en 1070-1072 par les Almoravides (1056-1147), Marrakech fut longtemps un centre politique, économique et culturel majeur de l'Occident musulman, régnant sur l'Afrique du Nord et l'Andalousie. Des monuments grandioses remontent à cette période : la mosquée de la Koutoubiya, la Casbah, les remparts, les portes monumentales, les jardins, etc. Plus tard, la ville accueillera d'autres merveilles, tels le palais Bandiâ, la medersa Ben Youssef, les tombeaux saâdiens, de grandes demeures, etc. La place Jamaâ El Fna, véritable théâtre en plein air, émerveille toujours les visiteurs.

مدينة مراكش

أنشأها المُرابطون(1056–1147) بين 1070 و1072 وبقيت مراكش لفترةٍ طويلةٍ المركز السياسي والاقتصادي والثقافي الأهم في بلدان الغرب الاسلاميّة المُسيْطرة على أفريقيا الشّماليّة والأندلس وتعود النصب العظيمة إلى تلك الحقبة: مسجد الكتُبية والقصبة والأسوار والبوّابات الأثريّة والحدائق. ثم استضافت هذه المدينة فيما بعد روائعَ أخرى كقصر الباهية ومدرسة بن يوسف وضريح السعديين والبيوت الكبيرة. كما أن ساحة جامع الفنا التي تشكل مسرحًا رائعًا في الهواء الطلق تدهش دائمًا زائريه، بحيث أدرجت على قائمة التراث غير المادي للإنسانية.

source: UNESCO/ERI

马拉柯什的阿拉伯人聚居区

马拉柯什城是穆拉比兑人于公元1071年至1072年建立的,在很长的一段时期内,马拉柯什一直是摩洛哥的政治中心、经济中心和文化中心。该城的影响力遍及整个西部穆斯林世界,从非洲北部一直到安大路西亚。马拉柯什城中还保留着几个从那个时代遗留下来的遗迹,包括库图比亚清真寺、居民居住区、城墙、巨大城门、花园等等。此外,城中还有一些后期建造的伟大建筑,如邦迪阿宫、本·尤素福穆斯林大学、 萨阿迪墓、数处宏伟的宫殿和民居以及真正的室外剧场——雅马埃尔法那广场。

source: UNESCO/ERI

Медина (старая часть) города Марракеш

Основанный в 1070-1072 гг. Альморавидами, Марракеш в течение длительного периода оставался политическим, экономическим и культурным центром. Его влияние распространялось на всю западную часть мусульманского мира – от Северной Африки до Андалусии. Здесь находятся несколько замечательных памятников, относящихся к тому периоду: мечеть аль-Кутубия, касба, крепостные стены, парадные ворота, сады и т.д. К более поздним архитектурным сокровищам относятся дворец Бахия, медресе Бен Юсефа, гробницы Саадидов, ряд крупных жилых особняков и площадь Джемма-эль-Фна – настоящий театр под открытым небом.

source: UNESCO/ERI

Medina de Marrakech

Fundada en 1070-1072 por los almorávides (1056-1147), Marrakech fue durante mucho tiempo un importante centro político, económico y cultural del Occidente musulmán, con una gran influencia en todo el norte de África y Andalucía. De ese periodo datan varias edificaciones impresionantes como la mezquita de Kutubiya, la casba, las murallas almenadas y las puertas monumentales, así como los jardines. Posteriormente, la ciudad se engalanaría con otras joyas arquitectónicas como el palacio Bandia, la madraza de Ben Yussef, las tumbas saadianas, numerosas mansiones señoriales y la plaza de Jamaa El Fna, verdadero teatro al aire libre.

source: UNESCO/ERI

マラケシ旧市街

source: NFUAJ

Medina van Marrakesh

Marrakesh werd gesticht in 1070-1072 door de Almoraviden. De stad bleef een tijd lang het politiek, economisch en cultureel centrum en haar invloed werd in de hele westerse islamitische wereld gevoeld, van Noord-Afrika tot Andalusië. Marrakesh heeft een aantal indrukwekkende monumenten zoals de Koutoubiya moskee, de Kasbah, de kantelen, monumentale deuren en tuinen. De Koutoubia moskee – met een minaret van 77 meter – is het symbool van de stad. Later kwamen daar architectonische schatten bij waaronder het Bandiâ paleis, de Ben Youssef madrassa, de Saadian graven, een aantal grote woningen en het openluchttheater Djemaâ El Fna.

Source : unesco.nl

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Médina de Marrakech © UNESCO
Valeur universelle exceptionnelle
Brève synthèse

Fondée en 1070-1072 par les Almoravides (1056-1147), capitale des Almohades (1147-1269), Marrakech fut longtemps un centre politique, économique et culturel majeur de l'Occident musulman, régnant sur l'Afrique du Nord et l'Andalousie. Des monuments grandioses remontent à cette période : la mosquée de la Koutoubia dont l’incomparable minaret de 77 mètres, monument essentiel de l’architecture musulmane, est l’un des grands repères du paysage urbain et le symbole même de la Cité, la Casbah, les remparts, les portes monumentales, et les jardins. Plus tard, la ville accueillera d'autres merveilles, tels le palais Badiâ, la medersa Ben Youssef, les tombeaux saâdiens, le palais Bahia, et de grandes demeures. La place Jamaâ El Fna, inscrite sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel, est un véritable théâtre de plein air qui émerveille toujours les visiteurs. Grâce à sa conception d’origine toujours conservée, ses matériaux de construction et de décoration perpétuellement utilisés et son environnement naturel (notamment les Jardins de l’Aguedal, de la Ménara et la Palmeraie dont la plantation est attribuée aux Almoravides) encore protégé, la médina de Marrakech jouit de toutes ses composantes initiales aussi bien culturelles que naturelles qui lui confèrent une Valeur universelle exceptionnelle.

 Critère (i) : Marrakech abrite un nombre impressionnant de chefs-d’œuvre de l’architecture et de l’art (remparts et portes monumentales, mosquée de la Koutoubia, tombeaux saâdiens, ruines du palais Badiâ, palais Bahia, bassin et pavillon de la Ménara) dont chacun pourrait justifier, à lui seul, une reconnaissance de la Valeur universelle exceptionnelle.

Critère (ii) : La capitale des Almoravides et des Almohades a joué un rôle décisif dans le développement de l’urbanisme médiéval. La capitale des Mérinides, Fès Jedid (la Nouvelle), partie intégrante de la médina de Fès, inscrite en 1981 sur la Liste du patrimoine mondial, est une adaptation du modèle urbain antérieur de Marrakech.

Critère (iv) : Marrakech, qui a donné son nom à l’empire marocain, est l’exemple achevé d’une grande capitale islamique de l’Occident méditerranéen.

Critère (v) : Dans les 700 hectares de la Médina, l’habitat ancien, devenu vulnérable du fait de l’évolution démographique, représente, avec son lacis de ruelles, ses maisons, ses souks, ses fondouks, ses activités artisanales et commerciales traditionnelles, un exemple éminent de ville historique vivante.

Intégrité (2009)

La délimitation du bien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial est correctement définie par ses remparts d’origine qui renferment tous les attributs architecturaux et urbanistiques nécessaires à l’expression de sa Valeur universelle exceptionnelle. Une révision de ces limites est envisagée pour mieux assurer la protection de l’environnement du bien.

L’intégrité est néanmoins rendue vulnérable en raison de pressions du développement urbain, d’altérations non maîtrisées portées aux élévations et aux matériaux de construction des maisons, de l’abandon des Khettaras (galeries souterraines de drainage) et de l’exploitation des palmeraies.

Authenticité (2009)

Les remparts, la mosquée de la Koutoubia, la Casbah, les tombeaux saâdiens, les ruines du palais Badiâ, le bassin et le pavillon de la Ménara sont des exemples des nombreux monuments qui reflètent clairement la Valeur universelle exceptionnelle du bien. L’authenticité de la structure urbaine interne et des monuments est restée intacte. Elle est assurée par une main-d’œuvre qualifiée effectuant des restaurations selon les normes en vigueur. Les reconstructions et les réaménagements qui se font au sein du centre historique respectent généralement la volumétrie et le style d’origine. L’emploi des matériaux traditionnels dans ces opérations de restauration a énormément réactivé les métiers de l’artisanat liés à la construction (Zellige, enduit en tadallakt, bois peint et sculpté, plâtrerie, ferronnerie, ébénisterie, etc.) en plus des métiers liés à l’ameublement et à la décoration.

Mesures requises en matière de protection et de gestion (2009)

Les mesures de protection relèvent essentiellement des différentes lois de classement des monuments historiques et des sites, particulièrement la loi 22-80 relative au patrimoine. Outre cette législation, chacun des monuments les plus importants de la Médina de Marrakech est protégé par des textes réglementaires spécifiques. En plus des services locaux qui agissent en faveur de la protection de cette médina, l’Inspection Régionale des Monuments Historiques et des Sites (relevant du ministère de la culture) chargée spécialement de la gestion, de la restauration, de l’entretien et de la conservation des monuments historiques d’une part, et de l’autre de l’examen des demandes d’autorisation de construction et d’aménagement et le contrôle des chantiers au sein de la médina, constitue une garantie pour une protection durable du site.

La Charte architecturale de la Médina de Marrakech, élaborée par l’Agence Urbaine de Marrakech en concertation avec l’Inspection régionale desmonuments historiques et des sites, constitue un outil de gestion qui vise la sauvegarde du patrimoine architectural, urbanistique et paysager de la médina, par la mise en place d’une structure spécifique. Une convention pour la mise en œuvre de cette charte a été signée le 11 novembre 2008 entre les partenaires concernés.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The capital of the Almoravids and the Almohads played a decisive role in the development of medieval planning. Marrakesh (which gave its name to the Moroccan Empire) is the textbook example of a large Islamic capital in the Western world. With its maze of narrow streets, houses, souks (markets), traditional crafts and trade activities, and its medina, this ancient settlement is an outstanding example of a vibrant historic city.

Marrakesh was founded in 1071-72 by Youssef ben Tachfin on the site of the camp where Abou Bekr had left him in charge. From that point forward, Marrakesh was no longer an occasional stopping place for the Almoravids. It became the true capital of these conquering nomads who succeeded in stretching their empire from the Sahara to the Ebro and from the Atlantic to Kabylia.

The original layout of the medina dates back to the Almoravid period from which there still remain various monumental vestiges (ruins of the so-called Abou Bekr Kasbah, Youssef ben Tachfin Mosque and Ali ben Youssef Palace, not far from the Koutoubia, the pool and the 'Koubba' of Ali ben Youssef Mosque which were discovered in 1955, Bab Aylan gate, etc.). In essence it is an adaptation of the older urban model of Marrakesh.

The walls of the medina were built in 1126-27 following the order given by Ali ben Youssef. The planting of the palm groves, which at the present still cover a surface area of roughly 13,000 ha to the east of the city, has also been credited to the Almoravids. When in 1147 this dynasty bowed to the attacks of the Almohads led by Abdel Mou'men, the task of purification that was carried out did not spare the monuments which, for the most part, were destroyed by the victors. Nevertheless Marrakesh remained the capital. Under the Almohad rulers (1147-1269), Marrakesh experienced new and unprecedented prosperity.

Between 1147 and 1158, Abd el Mou'men had the Koutoubia Mosque built upon the ruins of the Almoravid foundations. Its incomparable minaret, key monument of Muslim architecture, is one of the major features of the cityscape and is the actual symbol of the city. The ruler's successors, Abou Yacoub Youssef and especially Yacoub el Mansour, were the ones who truly renovated the capital. They built new quarters, extended the city wall, fortified the Kasbah (1185-90) which was a prolongation of the city to the south with its own ramparts and gates (Bab Agnaou, Bab Robb), its mosque, palace, market, hospital, parade-ground and gardens. These leaders strengthened their control over their domains by planting crops (Menara to the west) and by civil engineering achievements, the best known of which are the Tensift Bridge and the kettara network in the palm groves.

The decline of Marrakesh, which began during the conquest of the city by the Merinids in 1269, never went beyond the point of no return, as is illustrated by a number of non-negligible constructions (Ben Salih Mosque and minaret, not long after 1321). The rebirth of the capital under the Saadian rulers (1510-1669) led to a new blossoming of the arts, as borne out by the ruins of the El Badi Palace and the Saadian tombs, whose precious architecture is isolated from the rest of the Kasbah by a wall. Some of the elements making up these refined and sumptuous constructions came from afar, such as the marble columns from Carrara which Montaigne observed being cut in Tuscany 'for the king of Morocco in Berberia'. Also dating back to the Saadian period is the restoration of the Ben Youssef Madrasa and the building of several fountains decorated with gypsum work and woodwork (Mouassine, Chrob ou Chouf and Bab Doukkala Fountains).

Under the reign of the Alawite dynasty, Marrakesh, the temporary capital, was graced with a new mosque, madrasas, palaces and residences harmoniously integrated into the homogeneous unit of the old town, which was surrounded by 10 km of clay and lime and beaten-cob ramparts. Beyond the walls were the great traditional areas of greenery: the palm groves, the Menara and, to the south, the Agdal gardens that were redesigned by Moulay Abd er Rahman (1822-59).

Source : UNESCO/CLT/WHC