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Tyr

Tyre

According to legend, purple dye was invented in Tyre. This great Phoenician city ruled the seas and founded prosperous colonies such as Cadiz and Carthage, but its historical role declined at the end of the Crusades. There are important archaeological remains, mainly from Roman times.

Tyr

Tyr, où, selon la légende, fut découverte la pourpre, fut la grande cité phénicienne maîtresse des mers, fondatrice de comptoirs prospères comme Cadix et Carthage. Son rôle historique déclina à la fin des croisades. Elle conserve d'importants vestiges archéologiques, principalement de l'époque romaine.

صور

كانت المدينة الفينيقيّة الكبرى، صور، حيث تمّ اكتشاف الأرجوان بحسب الأسطورة، سيدة البحار، ومؤسسة المدن المزدهرة كقادش وقرطاج. فقدت صور دورها التاريخي في نهاية الحروب الصليبية. وهي الآن تحافظ على آثارٍ تاريخيّة مهمّة تعود بشكل أساسي إلى العهد الروماني.

source: UNESCO/ERI

提尔城

传说认为提尔城是紫色颜料的诞生地。它曾是最雄伟的腓尼基城市,当时腓尼基人统治着一些海域,建立了像卡地兹和迦太基这样繁荣的殖民地。它的历史地位在十字军东征之后逐步衰落,但仍保留了许多主要是罗马时期的重要的考古遗物。

source: UNESCO/ERI

Древний город Тир (Сур)

Согласно легендам пурпурная краска была изобретена в Тире. Этот великий финикийский город был мощной морской державой и основал процветающие колонии, такие как Кадикс и Карфаген, но его историческая роль уменьшилась в конце периода крестовых походов. Обнаруженные здесь важные археологические находки относятся преимущественно к древнеримской эпохе.

source: UNESCO/ERI

Tiro

Dueña de los mares y fundadora de colonias prósperas como Cartago y Cádiz, la gran ciudad fenicia de Tiro fue, según la leyenda, el lugar donde se descubrió la púrpura. Su papel histórico declinó al final de las cruzadas. El sitio conserva importantes restos arqueológicos que datan principalmente de la época romana.

source: UNESCO/ERI

ティール

source: NFUAJ

Tyrus

Volgens een legende werd de paarse kleurstof uitgevonden in Tyrus. Deze Fenicische stad heerste over de zeeën en richtte welvarende kolonies op, zoals Cadiz en Carthago. Haar historische rol nam af aan het einde van de Kruistochten. In de stad zijn belangrijke – voornamelijk Romeinse – archeologische overblijfselen te vinden. Sinds de 5e eeuw voor Christus werd Tyrus beschouwd als een van de oudste metropolen ter wereld. In de stad hebben belangrijke geschiedkundige gebeurtenissen plaatsgevonden: de ontdekking van het alfabet, het leveren van materialen en de architect voor de tempel van Salomo in Jeruzalem, de verkenning van de zeeën en het oprichten van handelscentra overzee.

Source : unesco.nl

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© UNESCO / Véronique Dauge
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Située sur la côte méridionale du Liban et à 83 km au sud de Beyrouth, la ville antique de Tyr fut la grande cité phénicienne qui régna sur les mers et fonda des colonies prospères comme Cadix et Carthage, et fut le lieu, selon la légende, de la découverte de la pourpre.

Dès le Ve siècle av. J.-C., époque où la visita Hérodote d’Halicarnasse, Tyr, construite en grande partie sur une île réputée imprenable, passait déjà pour l’une des plus anciennes métropoles du monde, fondée selon la tradition en 2750 avant J.C. Tyr succomba à l’attaque d’Alexandre de Macédoine qui avait bloqué le détroit d’une digue. Une ville grecque d’abord, puis une ville romaine s’élevèrent successivement sur ce qui est maintenant devenu un promontoire. 

Tyr fut associée directement à quelques événements qui la lient aux grandes étapes de l’histoire de l’humanité, dont la production de la pourpre, pigment réservé aux souverains et à la noblesse, la construction du temple de Salomon à Jérusalem, grâce aux matériaux et à l’architecte envoyés par le roi de Tyr Hiram, et l’exploration des mers par de hardis navigateurs qui fondèrent, jusque sur les rivages de la Méditerranée occidentale, des comptoirs prospères, assurant un quasi-monopole du grand commerce maritime pour la cité phénicienne. Le rôle historique de Tyr déclina à la fin de la période des croisades.

Dans la ville moderne de Soûr, le bien est constitué de deux sites distincts : celui de la ville, sur le promontoire, et celui de la nécropole d’El Bass sur la terre ferme. Le site de la ville comprend d’importants vestiges archéologiques, dont une grande partie est submergée. Les structures les plus notoires sont les vestiges des bains romains, les deux palestres, l’arène, la voie romaine à colonnade, le quartier résidentiel. Demeurent également les vestiges de la cathédrale construite en 1127 par les Vénitiens et quelques murailles de l’ancien château des Croisés. Le secteur de Tyr El Bass, qui constituait l'entrée principale de la ville dans l'antiquité, comprend les vestiges de la nécropole, de part et d’autre d’une large voie monumentale commandée par un arc de triomphe romain du IIe siècle après J.C. Parmi, les autres vestiges, on compte l’aqueduc et l’hippodrome du IIe siècle, l’un des plus grands du monde romain.

 

Critère (iii) : Métropole de la Phénicie des temps passés, chantée pour sa grande beauté, Tyr devint rapidement le centre de commerce maritime et terrestre le plus important de la Méditerranée orientale. Les vestiges phéniciens reflètent le pouvoir, l’influence et la richesse des marchands de Tyr qui naviguaient sur la Méditerranée et remplissaient leurs entrepôts de biens venus de leurs nombreuses colonies sur les côtes méditerranéennes.

Critère (vi) : Tyr est associée aux grandes étapes de l’humanité. Navigateurs et marchands habiles, les Phéniciens étaient réputés pour avoir donné naissance à de grandes figures de la mythologie dont Cadmos, crédité pour l'introduction de l'alphabet en Grèce, et Europe, sa sœur, qui a donné son nom au continent européen.

 

Intégrité(2009)

Les limites précises du bien n’ayant pas été formellement approuvées, on doit présumer que les secteurs protégés par la législation nationale, tels que documentés par le plan d’urbanisme, sont assimilés au bien inscrit et comprennent les attributs essentiels de la Valeur universelle exceptionnelle du bien. Toutefois, les vestiges physiques de l’aqueduc et certaines parties de l’ancienne nécropole, non dégagées et toujours enfouies, situées à l’extérieur du secteur protégé sont également des attributs de la Valeur universelle exceptionnelle. Comme la prospection archéologique globale n’est toujours pas achevée, toute l’ampleur des attributs potentiels n’est pas définie.

Dans la période de guerre civile (1975-1991), le développement urbain de Tyr a échappé au contrôle des autorités et, en conséquence, de nombreuses tours furent construites à proximité immédiate du bien. L’intégrité du bien est toujours menacée par l’urbanisation et la spéculation foncière.

 

Authenticité (2009)

Les attributs clés du bien – les ruines imposantes de la cite romaine et les constructions médiévales des croisades sur l’ancienne île, la nécropole sur le continent, la voie monumentale, l’aqueduc et l’hippodrome – reflètent l’ancienne gloire de Tyr. Ils sont néanmoins très vulnérables au manque de conservation et à la pression du développement qui pourraient affaiblir leur capacité à transmettre la signification de Tyr comme ville portuaire puissante.

 

Mesures requises en matière de protection et de gestion (2009)

Le bien est protégé par la Loi sur les antiquités No 166/1933, et celle sur la protection des biens culturels No 37/2008. La conservation et la gestion du bien inscrit est assurée par la Direction générale des Antiquités (DGA). Un plan de protection et de mise en valeur est en cours de préparation. Le but de ce projet est d’assurer une meilleure mise en valeur de ces vestiges uniques et de développer un nouveau système de protection pour le bien qui respecte les chartes internationales. Un schéma directeur pour la ville est déjà validé, dont le but est de protéger au maximum l’entourage du bien et de contrer le phénomène d’urbanisation qui a affecté sérieusement la zone archéologique classée. La DGA contrôle tous les permis de construction et de restaurations. Le projet de Patrimoine culturel et de développement urbain (CHUD) financé par la Banque mondiale couvre une grande partie des mesures nécessaires pour la protection et la gestion du bien.

La définition de zones non aedificandi sur des terrains appartenant à l’Etat et l’interdiction de construire des bâtiments de plus de trois étages à proximité immédiate des vestiges monumentaux protégés sont des conditions à la sauvegarde du bien.

Description longue

Tyr a dominé les mers et fondé des colonies prospères comme Cadix et Carthage, mais son rôle historique déclina avec la fin des croisades. D'importants vestiges archéologiques, pour la plupart de l'époque moderne, y sont conservés.

Dès le Ve siècle av. J.-C., lorsque Hérodote d'Halicarnasse la visita, Tyr était considérée comme l'une des plus anciennes métropoles du monde. L'importance de la ville est attestée par différents événements qui sont associés à d'importantes étapes de l'histoire de l'humanité : la découverte de l'alphabet (dont les Grecs, qui le copièrent et l'adaptèrent, honoraient Cadmos) ; celle du pigment de la pourpre (que la légende attribue à Melkart, l'Héraklès phénicien) ; la construction à Jérusalem du temple de Salomon, grâce au concours du roi de Tyr, Hiram ; l'exploration des mers par d'audacieux navigateurs qui poussèrent jusqu'à l'extrémité occidentale de la Méditerranée et fondèrent des comptoirs commerciaux comme Utique, Cadix et surtout Carthage, qui exerça par la suite un monopole presque exclusif d'un grand commerce maritime.

« Assise aux portes de la mer », selon le prophète Ézéchiel, Tyr, construite sur une île imprenable, succomba pourtant en 332 au siège d'Alexandre de Macédoine qui avait comblé le détroit par une digue avant de porter son assaut final. À la ville grecque succéda en 64 apr. J.-C. une ville romaine, construite sur ce site chargé d'histoire. Tyr retrouva à différentes reprises sa splendeur passée. Au cours de l'époque paléochrétienne, elle fut le siège d'une province qui regroupait quatorze évêchés. Passée sous domination arabe en 636, la ville fut reprise par les croisés en 1124, avec l'aide de la flotte vénitienne. De 1124 à 1294, date de son évacuation, Tyr devint une place forte des chrétiens qui y édifièrent 18 églises, outre la chapelle du château, et reconstruisirent sa cathédrale en réutilisant les éléments de la basilique d'origine. Après la période des croisades, le rôle historique de la ville commença à décliner. Presque totalement détruite par les Mamelouks à la fin du XIIIe siècle, la ville fut reconstruite sous une forme modeste au XVIIIe siècle. En dépit d'un récent accroissement de sa population, Tyr ne compte plus aujourd'hui que 60 000 habitants.

Dans le souk actuel, les vestiges archéologiques principaux sont ceux de la ville romaine et des constructions médiévales de l'époque des croisades. Ils se divisent en deux zones distinctes :

  • sur le promontoire, la ville occupe le site d'un archipel créé, selon la légende, par Hiram, qui aurait regroupé différentes petites îles en une seule ; elle devint colonie romaine sous Septime Sévère. Les ruines imposantes de la palaestra, des thermae et de l'arena sont encore visibles, ainsi que les vestiges de la cathédrale, construite en 1127 par les Vénitiens, et différents murs du château édifié pendant les croisades.
  • sur la terre ferme, la nécropole d'El-Bass se trouve de part et d'autre d'une large voie monumentale dominée par un arc de triomphe du IIe siècle. Cette zone compte d'autres vestiges monumentaux importants, comme l'aqueduc et, tout particulièrement, l'hippodrome du IIe siècle, qui est l'un des plus grands du monde romain.
Source : UNESCO/CLT/WHC