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Byblos

Byblos

The ruins of many successive civilizations are found at Byblos, one of the oldest Phoenician cities. Inhabited since Neolithic times, it has been closely linked to the legends and history of the Mediterranean region for thousands of years. Byblos is also directly associated with the history and diffusion of the Phoenician alphabet.

Byblos

On trouve à Byblos les ruines successives d'une des plus anciennes cités du Liban, habitée dès le néolithique et étroitement liée à la légende et à l'histoire du bassin méditerranéen pendant plusieurs millénaires. Byblos est directement associée à l'histoire de la diffusion de l'alphabet phénicien.

جبيل

نجد في جبيل الآثار المُتتاليّة لإحدى أقدم المدن في لبنان التي سكنتها الشعوب منذ العصر النيوليتي والتي تُعتبر جزءًا لا يتجزّأ من أسطورة حوض البحر الأبيض المتوسّط ومن تاريخه على مرّ ألوف السّنين. كما ترتبط جبيل ارتباطًا وثيقًا بتاريخ انتشار الأبجديّة الفينيقيّة.

source: UNESCO/ERI

比布鲁斯

比布鲁斯是黎巴嫩最古老的城市之一,在那里发现了许多连续的文明废墟。它从新石器时代就开始有人居住,与数千年来地中海地区的传奇和历史紧密联系在一起。同时比布鲁斯也与腓尼基字母表的发展传播息息相关。

source: UNESCO/ERI

Древний город Библ (Джубейль)

В Библе, одном из древнейших финикийских городов, обнаружены следы многих сменявших друг друга цивилизаций. Населенный уже в период неолита, он был тесно связан с легендами и историей Средиземноморья в течение тысячелетий. Библ также непосредственно связан с историей и распространением финикийского алфавита.

source: UNESCO/ERI

Biblos

En Biblos se encuentran las ruinas de las sucesivas épocas de una de las más antiguas ciudades del Líbano, que fue habitada desde el Neolítico y estuvo estrechamente vinculada durante milenios a la leyenda y la historia de la cuenca del Mediterráneo. Biblos también está directamente asociada a la historia de la difusión del alfabeto fenicio.

source: UNESCO/ERI

ビブロス

source: NFUAJ

Byblos

De kustplaats Byblos ligt op een klif van zandsteen zo'n 40 kilometer ten noorden van Beiroet. In de stad zijn de ruïnes van vele opeenvolgende beschavingen te vinden. Het is een van de oudste Fenicische steden. De stad wordt al bewoond sinds de neolithische tijd en is al duizenden jaren nauw verbonden met de legendes en geschiedenis van het Middellandse Zeegebied. De evolutie van de stad is duidelijk zichtbaar in de overblijfselen verspreid over het terrein, waaronder de middeleeuwse stad ‘intra muros’ en de antieke woningen. Byblos wordt ook direct in verband gebracht met de geschiedenis en de verspreiding van het Fenicische alfabet.

Source : unesco.nl

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© UNESCO / Véronique Dauge
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

La ville côtière de Byblos se situe sur une falaise de grès, à 40 km au nord de Beyrouth. Continuellement habitée depuis l'époque néolithique, Byblos offre un témoignage exceptionnel sur les débuts de la civilisation phénicienne. L'évolution de la ville est évidente de par les structures datant de différentes périodes qui parsèment le site qui englobe, outre l'habitat antique, la ville médiévale intra-muros.  Byblos atteste d'une histoire ininterrompue de construction depuis les premières installations d'une communauté de pêcheurs datant de 8000 ans, en passant par les premiers édifices urbains, les temples monumentaux de l'Age de Bronze, les fortifications perses, la voie romaine, les églises byzantines, la citadelle croisée, la ville médiévale et ottomane. Byblos est aussi directement associée avec l'histoire et la diffusion de l'alphabet phénicien. C'est à Byblos qu'a été faite la découverte de la plus ancienne inscription phénicienne gravée sur le sarcophage d'Ahiram, origine de notre alphabet contemporain.

Critère (iii) : Byblos offre un témoignage exceptionnel sur lesdébuts de la civilisation phénicienne.

Critère (iv) : Dès l'âge de bronze, Byblos donne l'un des premiers exemples d'organisation urbaine dans le monde méditerranéen.

Critère (vi) : Byblos est directement et matériellement associée à l'histoire de la diffusion de l'alphabet phénicien (dont l'humanité est toujours largement tributaire), avec les inscriptions  d'Ahiram, de Yehimilk, d'Elibaal et de Shaphatbaal.

Intégrité (2009)

Le bien inscrit comprend les éléments phéniciens et romains alors que la large zone protégée, telle que demandée par le Comité du patrimoine mondial, couvre la ville médiévale à l'intérieur des murs et le secteur de la nécropole, et par conséquent de nombreux attributs se trouvent à l'extérieur des limites. L'ancienne ville de Byblos intra-muros possède tous les éléments caractérisant une ville médiévale (muraille, cathédrale, château fort et donjon) plus tard modifiée en une ville ottomane type (souks, khans, mosquée, demeures). Les fortes pressions d'urbanisation qui menacent cette ville ottomane ont été majoritairement contenues grâce au classement national et international de cette partie de la ville, mais de nouveaux développements restent une menace autour du port. Les sites archéologiques sont rendus très vulnérables en raison de l'absence de travaux de consolidation après les fouilles et de nombreux monuments sont en attente de réparations pour éviter des risques d'effondrement ce qui a été le cas pour un mur situé à proximité du rempart primitif.

Authenticité (2009) 

L'authenticité des éléments archéologiques est très vulnérable car les conditions climatiques entraînent une érosion de certaines parties, ce qui réduit la compréhension de ce qu'elles représentent. Ce phénomène est une source de préoccupation plus particulièrement pour les mosaïques.

Besoins en matière de protection et de gestion (2009)

Le site est protégé par la loi libanaise sur les antiquités 133/1937 et la loi n°166 de 1933. Le plan d'urbanisme de la ville et de la zone classée est appliqué. La ville intra-muros est inscrite sur la liste nationale des monuments historiques. La conservation et la gestion du site de Byblos sont assurées par la Direction Générale des Antiquités (DGA). Des projets ponctuels de conservation sont en cours à l'intérieur du bien du Patrimoine mondial. Tout permis de restauration ou autre, dans la zone intra-muros, doit être soumis à l'approbation de la DGA. Quant aux permis de construction, les mêmes lois mentionnées ci-dessus sont appliquées non seulement à l'intérieur du site mais dans toute la région de Byblos. La DGA se réserve le droit de modifier tout projet de construction, en fonction des vestiges archéologiques enfouis mis au jour durant les sondages, avant d'émettre un permis. Une entente est requise avec la municipalité et les forces de l'ordre locales afin de mettre un terme à tout dérapage de la part du propriétaire, si cela est nécessaire. Un plan de protection et de mise en valeur du site est en cours de préparation. Le but de ce dernier consiste à assurer une meilleure mise en valeur de ces vestiges uniques et de développer un nouveau système de protection du site et ce, dans le respect des chartes internationales. Une coopération avec des bureaux spécialisés dans la restauration des monuments historiques est essentielle. Le plan devra coordonner tous les organismes impliqués dans le bien et devrait également aborder la question des vestiges subaquatiques.

Description longue

Byblos témoigne de manière exceptionnelle du début de la civilisation phénicienne. Depuis l'âge du bronze, le site illustre l'un des premiers exemples d'urbanisme du monde méditerranéen.

Les Phéniciens considéraient à juste titre Gublu (la Gebal de la Bible) comme l'une de leurs villes les plus anciennes : le site de Byblos a en effet été habité dès le néolithique. La plus ancienne occupation humaine, remontant à quelque 7 000 ans, semble avoir été un village de pêcheurs dans lequel ont été découvertes de nombreuses cabanes monocellulaires.

Vers 3200 av. J.-C., on constate l'introduction d'une nouvelle conception de l'espace : la colline se couvrit de maisons aux murs de pierre, tandis que les jarres à inhumation, qui se trouvaient jusqu'alors à l'intérieur de l'habitat, furent déplacées à la périphérie de l'agglomération, dans la grande nécropole où sont attestés différents rituels funéraires. Vers 2800 av. J.-C., Gebal est déjà une ville remarquablement structurée : entourée par un mur d'enceinte massif (dont une légende attribue la construction au dieu El), elle comporte une rue principale et un réseau de rues secondaires.

La prospérité du port - d'où étaient exportés vers l'Égypte le bois de cèdre, matériau indispensable pour la construction d'édifices et pour les chantiers navals, ainsi que l'huile de cèdre utilisée dans la momification des corps - suscita la construction de grands édifices, comme le temple de Baalat-Gebal, la déesse de la ville, que différents pharaons enrichirent de leurs dons. Cette ville, dont il existe encore de nombreux vestiges, fut détruite par le feu vers 2150 av. J.-C, lors d'une invasion des Amorites : une épaisse couche de cendres (50 cm en certains points) scelle partout les niveaux d'origine.

Deux siècles plus tard environ, la ville fut reconstruite avec de nouveaux temples (le temple des Obélisques, dédié au dieu Reshef vers 1900-1600 av. J.-C, est le mieux connu de ceux de cette époque) et les relations commerciales avec l'Égypte reprirent avec toute leur intensité précédente. Vers le milieu de l'âge du bronze, le trésor des neuf tombes royales de Byblos atteste le degré de perfection d'une civilisation qui rivalisait avec la civilisation égyptienne. Sur le sarcophage du roi Ahiram (Musée national, Beyrouth), une inscription en caractères phéniciens s'adresse à d'éventuels pilleurs de sépultures ; on interprète cette malédiction comme la preuve que l'écriture, largement répandue, n'était plus depuis longtemps le monopole des scribes.

Ville commerciale, Byblos sut s'adapter à ses conquérants successifs, Assyriens, Babyloniens, Achéménides ou Grecs. Au cours de l'époque romaine, son rôle commercial déclina, mais la ville prit un rôle religieux important : des hordes de pèlerins, comme nous l'apprend, au IIe siècle apr. J.-C., Lucien de Samosate, fréquentaient ses temples, qui furent constamment reconstruits et embellis.

Son déclin commença à l'époque byzantine, et se poursuivit au cours de la domination arabe, après 636. La seule époque durant laquelle la ville reprit une certaine importance fut celle des croisades. Sous l'impulsion des Génois, le commerce fit de Giblet un port de transit prospère. Le renouveau attesté par ses murs, la masse imposante du château des croisés et l'église Saint-Jean-Baptiste avec son baptistère fut toutefois sans lendemain : Byblos déclina lentement jusqu'au XIXe siècle.

Source : UNESCO/CLT/WHC