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Baalbek

Baalbek

This Phoenician city, where a triad of deities was worshipped, was known as Heliopolis during the Hellenistic period. It retained its religious function during Roman times, when the sanctuary of the Heliopolitan Jupiter attracted thousands of pilgrims. Baalbek, with its colossal structures, is one of the finest examples of Imperial Roman architecture at its apogee.

Baalbek

Cette cité phénicienne, où l'on célébrait le culte d'une triade divine, fut nommée Héliopolis à la période hellénistique. Elle conserva sa fonction religieuse à l'époque romaine où le sanctuaire de Jupiter Héliopolitain attirait des foules de pèlerins. Avec ses constructions colossales, Baalbek demeure l'un des vestiges les plus imposants de l'architecture romaine impériale à son apogée.

بعلبك

عُرفت هذه المدينة الفينيقيّة حيث كانت العبادة للثالوث الإلهي، بمدينة الشمس في العهد الهيلنستي. وحافظت على دورها الديني حيث جذب معبد جوبيتير، إله الشمس حشود الحجّاج. فبعلبك بمبانيها الضخمة تُعتبر من أهم آثار الهندسة الرومانيّة الإمبراطورية وهي في أوج ذروتها.

source: UNESCO/ERI

巴勒贝克

这座腓尼基人的城市在希腊时期以太阳神而闻名,这里供奉了三座神灵。巴勒贝克保留了罗马时代的宗教性,那时太阳神朱庇特神殿吸引了成千上万的朝圣者。巴勒贝克以其庞大复杂的建筑结构成为罗马帝国建筑的典范。

source: UNESCO/ERI

Древний город Баальбек

Во времена античной Греции этот финикийский город, где поклонялись божественной троице, называли Гелиополисом. В эпоху Римской империи город сохранил свое культовое предназначение, и святилище Гелиополийского Юпитера привлекало толпы паломников. В наши дни город Баальбек с его массивными строениями остается самым красноречивым образцом римской архитектуры периода расцвета империи.

source: UNESCO/ERI

Baalbek

Sede del culto a una tríada divina en tiempos de los fenicios, esta ciudad recibió el nombre de Heliópolis en la época helenística. Bajo la dominación romana siguió conservando su función religiosa y, por ese entonces, el santuario de Júpiter Heliopolitano atraía a muchedumbres de peregrinos. Las colosales construcciones de Baalbek figuran entre los vestigios más impresionantes del periodo de apogeo de la arquitectura imperial romana.

source: UNESCO/ERI

バールベック

source: NFUAJ

Baalbek

Deze Fenicische stad stond bekend als Heliopolis tijdens de Hellenistische periode. Het complex van tempels van Baalbek ligt aan de voet van de zuidwestelijke helling van Anti-Libanon, grenzend aan de vruchtbare vlakte van Bekaa op een hoogte van 1.150 meter. De stad bereikte zijn hoogtepunt tijdens de Romeinse tijd. De kolossale constructies – gebouwd gedurende een periode van meer dan twee eeuwen – maken het een van de meest beroemde heiligdommen van de Romeinse wereld en een voorbeeld van Romeinse architectuur op haar hoogtepunt. Pelgrims verdrongen zich er voor het heiligdom van de drie godheden Jupiter, Venus en Mercurius, de Triade van Heliopolis.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

L'ensemble de temples de Baalbek est situé au pied du versant sud occidental de l'Anti-Liban, en bordure de la fertile plaine de la Bekaa et à une altitude de 1150 m. La cité de Baalbek atteignit son apogée à l'époque romaine. Ses constructions colossales bâties pendant plus de deux siècles en font un des sanctuaires les plus célèbres du monde romain et un modèle de l'architecture romaine de la période impériale. Les pèlerins affluaient au sanctuaire pour vénérer les trois divinités, connues sous le nom de triade héliopolitaine, un culte essentiellement phénicien, romanisé (Jupiter, Vénus et Mercure).

L'importance de cet amalgame de vestiges de l'époque gréco-romaine avec des traces plus anciennes de tradition phénicienne repose sur sa valeur artistique et architecturale exceptionnelle. L'acropole de Baalbek comprend plusieurs temples. La construction romaine fut édifiée au-dessus de ruines antérieures transformées en une place surélevée, formée de vingt-quatre monolithes, le plus lourd pesant plus de 800 tonnes.

Le temple de Jupiter, principal temple de la triade de Baalbek, était remarquable par ses colonnes de 20 m de hauteur qui entouraient la cella, et les pierres gigantesques de sa terrasse. Le temple dédié à Bacchus qui se trouve à proximité possède une décoration riche et abondante et impressionne par son ampleur et son portail monumental orné de motifs bachiques. Le Temple rond, ou temple de Vénus, se singularise par l'originalité de son plan ainsi que par le raffinement et l'harmonie de ses formes, dans une cité où les autres sanctuaires sont marqués de gigantisme. Du temple de Mercure, situé sur la colline de Cheikh Abdallah, il ne reste que l'escalier taillé dans le roc. L'Odéon, situé au sud de l'acropole à un endroit connu sous le nom de Boustan el Khan, fait également partie du site de Baalbek, considéré parmi les sites archéologiques les plus spectaculaires du Proche-Orient.

Baalbek devint un des sanctuaires les plus célébrés du monde antique, progressivement couvert de constructions monumentales édifiées durant plus de deux siècles. Son ensemble monumental est un des témoignages les plus impressionnants de l'architecture romaine à l'époque impériale.

Critère (i) : Le site archéologique de Baalbek représente un complexe religieux d'une valeur artistique exceptionnelle. Son majestueux ensemble monumental, avec son exquis travail de sculpture décorative, est une création artistique unique qui reflète l'amalgame des croyances phéniciennes et des dieux du panthéon gréco-romain dans une étonnante métamorphose stylistique.

Critère (iv) : L'ensemble monumental de Baalbek est un exemple éminent d'un sanctuaire romain et l'un des témoignages les plus imposants de l'époque romaine à son apogée, exposant dans son intégralité la puissance et la richesse de l'empire romain. Il contient parmi les plus grands temples romains jamais construits et parmi les mieux préservés. Ces temples reflètent un extraordinaire amalgame de l'architecture romaine et des traditions locales de planification et de tracé.

Intégrité (2009)

Le bien en série est constitué des temples de Jupiter, Bacchus, Vénus et Mercure, ainsi que de l'Odéon - tous des attributs clés du sanctuaire. La ville entière à l'intérieur des murs arabes et le quartier extra-muros au sud-ouest entre le Boustan el Khan, les ouvrages romains et la mosquée mamelouke de Ras al-Ain, représentent le contexte principal des attributs clés.

Depuis 15 ans, la ville a souffert en raison du conflit armé et du manque d'outils de contrôle en résultant. Elle est toujours affectée par la pression urbaine qui rend vulnérables le cadre du sanctuaire et l'intégrité globale du bien.

Authenticité (2009)

Malgré des restaurations extensives dans les années 60 et 80, et l'impact du conflit armé ayant causé un développement incontrôlé, l'authenticité du site a pu être maintenue grâce aux efforts des organismes nationaux et internationaux. Pour sauvegarder les vestiges, la Direction Générale des Antiquités (DGA) a réalisé des travaux de consolidation et de restauration de divers monuments, surtout à l'intérieur du site de Qal'a qui comprend le temple de Jupiter et de Bacchus, ainsi que sur le site de Boustan el Khan. Toutefois, l'authenticité du bien est très vulnérable aux changements qui affectent ses structures et la majesté de son cadre.

Besoins en matière de protection et de gestion (2009)

La conservation et la gestion du bien sont assurées par la DGA qui contrôle tous les permis de construction et de restauration. La loi sur les Antiquités No 166/1933 offre plusieurs mesures de protection importante pour les vestiges qui se trouvent à l'intérieur de la zone protégée. La coopération entre la Direction générale de l'urbanisme et la DGA facilite le travail d'expropriation des terrains qui entourent la zone archéologique. 

Un plan de protection et de mise en valeur est en cours de préparation ayant pour objet d'assurer une meilleure mise en valeur de ces vestiges uniques et de développer un nouveau système de protection du bien qui respecte les chartes internationales. Une coopération avec des bureaux spécialisés dans la restauration des monuments historiques est essentielle. Le plan doit également aborder la question de l'amélioration des mécanismes de coordination entre les différents organismes qui sont impliqués dans le bien.

Un autre schéma directeur pour la ville, sous étude, a pour objet de protéger l'entourage du site et de contrôler le développement urbain qui menace la zone archéologique, la zone urbanisée située à l'intérieur de l'enceinte arabe ainsi que le quartier Sud-ouest (extra-muros) situé entre Boustan el Khan et la carrière romaine (Hajjar el Hubla).

 

Description longue

Baalbek, avec ses édifices colossaux, est une réalisation artistique tout à fait unique, et un remarquable exemple de sanctuaire de l'époque romaine impériale. La ville se trouve sur deux voies commerciales antiques, entre la côte méditerranéenne et l'intérieur de la Syrie, d'une part, entre le nord de la Syrie et le nord de la Palestine, de l'autre ; située à 85 km de Beyrouth, elle est aujourd'hui un important centre administratif et économique du nord de la vallée de la Beqaa.

L'origine du nom de Baalbek n'est pas connue avec certitude. Le terme phénicien Baal, qui signifie « seigneur » ou « dieu », était le nom donné à une divinité céleste sémitique. Le nom de la ville pourrait donc signifier « dieu de la Beqaa », ou « dieu de la ville », selon les différentes interprétations que l'on donne du terme.

Situé au cœur de plaines fertiles, Baalbek n'était guère plus, au cours de la période phénicienne, qu'un village agricole honorant une triade de dieux de la fertilité. Ayant reçu le nom d'Héliopolis au cours de la période hellénistique, cette modeste cité connut son apogée après l'arrivée des Romains en Phénicie, en 64 av. J.-C., époque où elle devint le siège de l'un des sanctuaires les plus importants du monde antique, progressivement couvert de constructions colossales qui y furent construites pendant plus de deux siècles. L'ensemble monumental d'Héliopolis est l'un des plus impressionnants témoignages, et l'un des plus célèbres, de l'architecture romaine d'époque impériale.

Les historiens attribuent à Auguste le dessein de fonder un sanctuaire impérial dont le culte syncrétique aurait favorisé la politique culturelle de Rome. Quoi qu'il en soit, la triade romaine d'Héliopolis (Jupiter, Vénus et Mercure) vint alors remplacer la triade phénicienne (Baal-Shamash, Anta et Alyn). Les premiers travaux, ceux du temple de Jupiter, commencèrent vers la fin du Ier siècle av. J.-C., sous le règne d'Auguste, et furent achevés peu après 60 apr. J.-C., sous Néron. L'immense sanctuaire de Jupiter Héliopolitain était scandé de 104 massives colonnes de granit importées d'Assouan, en Égypte, qui renfermaient un temple entouré de 50 autres colonnes. Dès lors, les travaux se poursuivirent jusqu'à la construction du grand autel (vers 100 apr. J.-C.) et du « temple de Bacchus » (vers 120-125 apr. J.-C.) : ce temple tire son nom des nombreux reliefs sculptés qu'il a livrés, interprétés par les archéologues comme des scènes de l'enfance de ce dieu.

Le complexe de la Grande Cour, commencé sous le règne de Trajan (98-117 apr. J.-C.), renferme différents édifices religieux et autels, et était entouré par une magnifique colonnade formée de 128 colonnes de granit rose, provenant également d'Assouan. Seules 6 de ces colonnes sont demeurées debout aujourd'hui, les autres ayant été renversées lors de tremblements de terre ou récupérées pour d'autres constructions. Le temple de Vénus ne fut construit qu'au début du IIIe siècle ; on l'attribue à cette déesse en raison de son décor de coquillages, de colombes et d'autres motifs artistiques traditionnellement associés à son culte. Au cours de la période chrétienne byzantine, le temple fut utilisé comme église consacrée à une martyre chrétienne, sainte Barbe.

Le phénomène du syncrétisme religieux typique de Baalbek-Héliopolis, qui a réalisé la fusion d'anciennes croyances phéniciennes avec les mythes du panthéon gréco-romain, s'est traduit par une métamorphose stylistique étonnante. Les traditions artistiques de la période séleucide syro-phénicienne s'y sont fondues avec la grammaire décorative classique de l'autel de la Paix d'Auguste à Rome. Il en résulta une architecture d'une puissance expressive considérable qui s'est combinée, sans redondance, aux motifs décoratifs des colonnades, des niches et des exèdres, et s'exprimait également librement sur les plafonds avec leurs caissons sculptés et sur les encadrements des portes.

En 634, les armées musulmanes entrèrent en Syrie et assiégèrent Baalbek. La ville tombée, une grande mosquée fut construite à l'intérieur des murs du temple, alors transformé en forteresse. Pendant plusieurs siècles, la ville et la région de Baalbek ont été contrôlées par différentes dynasties islamiques. Ses monuments ont été endommagés par des pillages, par la guerre et par des tremblements de terre, ainsi que par de nombreuses interventions médiévales.

La ville phénicienne, où était honorée une triade divine, conserva ainsi sa fonction religieuse au cours de l'époque romaine, durant laquelle le sanctuaire de Jupiter Héliopolitain attira des foules de pèlerins.

Source : UNESCO/CLT/WHC