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Parc national de la Salonga

Salonga National Park

Salonga National Park is Africa's largest tropical rainforest reserve. Situated at the heart of the central basin of the Congo river, the park is very isolated and accessible only by water. It is the habitat of many endemic endangered species, such as the dwarf chimpanzee, the Congo peacock, the forest elephant and the African slender-snouted or 'false' crocodile.

Parc national de la Salonga

Au cœur du bassin central du fleuve Congo, ce parc est la plus grande réserve de forêt tropicale pluviale, très isolée et accessible seulement par voie d'eau. C'est l'habitat de plusieurs espèces endémiques menacées, comme le chimpanzé nain, le paon du Congo, l'éléphant de forêt et le gavial africain, ou « faux crocodile ».

منتزه سالونغا الوطني

يشكل هذا المنتزه الواقع في قلب الحوض الأوسط لنهر الكونغو أكبر محمية من غابات الأمطار المدارية. وهو شديد العزلة لا يمكن النفاذ إليه إلا عن طريق المياه، ويأوي عدداً من الأصناف المستوطنة المهددة كالشيمبازي القزم وطاووس الكونغو وفيل الغابة والتمساح الافريقي أو "التمساح المزيّف".

source: UNESCO/ERI

萨隆加国家公园

萨隆加国家公园是非洲最大的热带雨林保护区,处在刚果河流域的中心位置。公园与世隔绝,只可从水路进入。公园有许多当地的濒危物种,如矮黑猩猩、刚果孔雀、雨林象,以及一种口鼻部细长的被称为“假”( false)鳄鱼的非洲动物。

source: UNESCO/ERI

Национальный парк Салонга

Салонга является самым крупным из числа тех африканских резерватов, которые располагаются в зоне экваториальных лесов. Он находится в центральной части бассейна реки Конго, и доступен только водным путем. Здесь отмечено множество редких эндемичных животных, включая карликового шимпанзе (бонобо), конголезского павлина, особого лесного подвида слона и африканского узкорылого крокодила.

source: UNESCO/ERI

Parque nacional Salonga

Situado en el corazón de la cuenca central del río Congo, este parque constituye la mayor reserva de bosque lluvioso tropical del continente africano. Sumamente aislada y exclusivamente accesible por vía fluvial, esta reserva natural es el hábitat de diversas especies endémicas en peligro de extinción, como el chimpancé enano, el pavo real del Congo, el elefante de bosque y el gavial africano o “falso cocodrilo”.

source: UNESCO/ERI

サロンガ国立公園 

source: NFUAJ

Nationaal park Salonga

Het nationaal park Salonga is het grootste tropisch regenwoudreservaat van Afrika. Het nationaal park werd in 1970 opgericht en beslaat een oppervlakte van 3.334.600 hectare, waarmee het een van de meest uitgebreide parken ter wereld is. Het ligt erg afgelegen, in het hart van het centrale bekken van de Congo rivier en is alleen toegankelijk via de rivier. Het park vormt het leefgebied van vele inheemse bedreigde diersoorten, zoals de dwergchimpansee, de Congopauw, de bosolifant en de Afrikaanse slanke snuit of ‘valse’ krokodil. Het parkgebied wordt door een veertig kilometer brede gang verdeeld in de sectoren noord en zuid.

Source : unesco.nl

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Parc national de la Salonga (République démocratique du Congo) © Kim S. Gjerstad
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Au cœur du bassin central du fleuve Congo, le Parc national de la Salonga est la plus grande aire protégée de forêt dense humide du continent africain (lorsqu’on prend en considération les deux sections disjointes du parc). Très isolé et accessible seulement par voie d'eau, ce vaste parc (3 600 000 ha) abrite l’évolution d’importantes espèces et communautés d’espèces dans une surface forestière encore relativement intacte. Jouant également un rôle fondamental pour la régulation climatique et la séquestration du carbone, il constitue l’habitat de nombreuses espèces menacées telles que le chimpanzé nain (ou bonobo), l’éléphant de forêt et le paon du Congo.

Critère (vii) : Le Parc national de la Salonga représente l'un des très rares biotopes absolument intacts existant encore en Afrique centrale. Il comporte en outre de vastes zones marécageuses et des galeries forestières pratiquement inaccessibles, qui n'ont jamais été explorées et qui peuvent donc être considérées comme pratiquement vierges.

Critère (ix) : La flore et la faune du Parc national de la Salonga constituent un exemple d'évolution biologique et d’adaptation des formes de vie dans un environnement de forêt ombrophile équatoriale complexe. La grande superficie du parc assure la poursuite de l’évolution des espèces et communautés d’espèces dans une forêt encore relativement intacte.

Intégrité

Le Parc national de la Salonga, créé en 1970 et d’une superficie de 3 334 600 ha, est divisé en deux secteurs (Nord et Sud) par un corridor hors parc d’une quarantaine de kilomètres de large. Le parc est l'un des plus étendus du monde et sa superficie est suffisamment importante pour offrir des habitats viables à sa faune et à sa flore. Le fait que le parc soit actuellement divisé en deux zones distinctes suggère que l'on devrait prévoir des corridors biologiques dans l’intervalle non classé entre ces deux secteurs, ceci afin de créer une liaison écologique continue entre ces deux zones.

Le tiers environ du secteur sud du parc abrite des groupes de Pygmées et une partie des terres qui s’y trouvent sont revendiquées par la population locale. Les limites du bien sont intactes grâce à l’existence d’importantes rivières qui constituent des limites naturelles précises et reconnues, ceci malgré la présence de quelques villages à l’intérieur des limites du parc.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le Parc national de la Salonga est géré suivant l’ordonnance loi 70-318 du 30/11/1970 et la loi 69-041 du 28/08/1969, relative à la conservation de la nature. Il possède six secteurs administratifs : Monkoto, Mondjoku, Washikengo, Yoketelu, Anga et Mundja qui ne possèdent pas encore une infrastructure immobilière conséquente.

L’autorité de gestion en est l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Il est nécessaire que le parc se dote d’un plan de gestion, même s’il existe un Comité de coordination de site (COCOSI) qui, au moins une fois chaque année, réunit les partenaires appuyant le site, le chef de site et ses collaborateurs.

Au moment de l’inscription, il a été noté que leParc national de la Salonga a été soumis à des pressions telles que le braconnage et la coupe de végétation par les populations locales. Il y manque une structure de gestion, un personnel qualifié en nombre suffisant et un plan de gestion. L'avenir du parc ne peut être assuré sans un renforcement urgent tant des structures de gestion que du financement disponible.

Parmi les problèmes de gestion qui demandent une attention à long terme, il faut signaler le braconnage par les méthodes traditionnelles et plus récemment par les militaires avec des armes de guerre modernes ; la pression et l’occupation humaines par les Yaelima dans la partie Sud et par les Kitawalistes dans le Nord (avec impacts qui en découlent tels que feux, déforestation pour implantation de cultures vivrières, coupes de bois pour le chauffage, la récolte du miel et la fabrication des pirogues) ; la contestation des limites du parc par la population à certains endroits ; le trafic commercial de la viande de chasse ; l’exploitation forestière par les particuliers dans la partie sud ; et la pollution des eaux du parc avec des produits toxiques utilisés pour la pêche illicite.

L’intégration des communautés locales établies dans le corridor non classé entre les deux secteurs du parc est une condition importante et doit être mise en œuvre à travers une gestion participative des ressources naturelles.

La surveillance est assurée par les gardes au travers de patrouilles régulières et il est nécessaire de garantir que les effectifs seront augmentés sur le long terme pour surveiller efficacement et gérer des zones aussi immenses et difficiles d’accès.

Le partenariat avec les organismes internationaux et la recherche de fonds suffisants pour une conservation efficace du bien doivent aussi être renforcés, y compris idéalement par la création d’un « Trust Fund ».

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