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Parc national des oiseaux du Djoudj

Djoudj National Bird Sanctuary

Situated in the Senegal River delta, the Djoudj Sanctuary is a wetland of 16,000 ha, comprising a large lake surrounded by streams, ponds and backwaters. It forms a living but fragile sanctuary for some 1.5 million birds, such as the white pelican, the purple heron, the African spoonbill, the great egret and the cormorant.

Parc national des oiseaux du Djoudj

Dans le delta du fleuve Sénégal, le parc est une zone humide de 16 000 ha comprenant un grand lac entouré de ruisseaux, d’étangs et de bras morts, qui constituent un sanctuaire vital, mais fragile, pour un million et demi d’oiseaux tels que le pélican blanc, le héron pourpre, la spatule africaine, la grande aigrette et le cormoran.

حديقة دجودج الوطنية للطيور

تقع هذه الحديقة في دلتا نهر السنغاال، وهي عبارة عن منطقة رطبة تمتد على مساحة 16000 هكتاراً وتضم بحيرة كبيرة محاطة بالجداول والمستنقعات ومنعطفات النهر التي تشكل ملاذاً حيوياً لكن هشاً لمليون طير ونصف مثل البجع الأبيض ومالك الحزين الأرجواني وطائر أبو ملعقة الأفريقي والغوش الكبير وطيور الغاق.

source: UNESCO/ERI

朱贾国家鸟类保护区

朱贾国家鸟类保护区是一块占地面积约为16 000公顷的湿地,位处塞内加尔河三角洲地区。保护区内有一大型湖泊,湖泊四周分布着大大小小的溪流、池塘和水潭。这里生态环境不很稳定,但充满着生机。保护区里栖息着150多万种鸟类,有白鹈鹕、紫苍鹭、非洲篦鹭、大白鹭、鸬鹚等等。

source: UNESCO/ERI

Орнитологический резерват Джудж

Водно-болотные угодья в дельте реки Сенегал, занимающие площадь 16 тыс. га, состоят из большого озера, окруженного протоками и мелкими водоемами. Это очень важное, но уязвимое убежище для 1,5 млн. пернатых, таких как белый пеликан, рыжая и большая белая цапли, колпица и баклан.

source: UNESCO/ERI

Santuario Nacional de Aves de Djudj

Situado en el delta del río Senegal, este parque es un humedal de 16.000 hectáreas formado por un gran lago rodeado de arroyos, charcas y aguas estancadas, que constituye un santuario vital, aunque frágil, para un millón y medio de aves de diversas especies: pelícano blanco, garza púrpura, espátula africana, cormorán y garza real, entre otras.

source: UNESCO/ERI

ジュッジ国立鳥類保護区

source: NFUAJ

Nationaal vogelreservaat van Djoudj

Het nationaal vogelreservaat van Djoudj ligt in de delta van de rivier de Senegal. Het is een waterrijk natuurgebied van 16.000 hectare en bestaat uit een groot meer omgeven door beekjes en vijvers. Het vormt een levend, maar kwetsbaar gebied voor zo’n 1,5 miljoen vogels, zoals de witte pelikaan, de purperreiger, de Afrikaanse lepelaar, de grote zilverreiger en de aalscholver. Daarnaast zijn er in dit gebied dieren als de West-Afrikaanse zeekoe en verschillende soorten krokodillen te vinden. In 1962 werd de omgeving voor het eerst als natuurgebied erkend, later is het totale vogelreservaat van 16.000 hectare ingeschreven op de Werelderfgoedlijst.

Source : unesco.nl

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Parc national des oiseaux du Djoudj (Sénégal) © Evergreen
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Dans le Delta du fleuve du Sénégal, le  Parc national du Djoudj est une zone humide de 16.000ha  comprenant un écosystème qui accueille plus d’un million et demi d’oiseaux migrateurs. Composé de lacs entouré de cours d’eau, le bien constitue un sanctuaire vital, mais fragile,  pour des espèces telles que les pélicans blanc, la spatule d’Afrique, le cormoran, le flamant rose et la grande aigrette.

Critère (vii) : Par sa situation géographique, le Parc National du Djoudj est plus qu’un havre de paix pour les oiseaux migrateurs du Paléarctique. Il représente un Oasis dans le désert constitué d’une chaine de lacs, marigots, gués et bancs de sables. Il constitue la première étape de la migration après la traversée du Sahara pour les espèces d’oiseaux paléarctiques et afro tropicales. Il faut ajouter que suite à des aménagements techniques réalisés dans le but d’améliorer les conditions d’accueil de la migration (construction de nichoirs) des espèces ont commencé à s’y reproduire. Avec la réhabilitation annuelle de ces aménagements et les efforts déployés pour la maîtrise du régime hydraulique, le nombre de migrateurs comme celui des espèces nicheuses augmentent.

Critère (x) : Le bien constitue une zone humide d’environ 16.000ha comprenant un grand lac entouré de ruisseaux, d’étangs et de bras morts. Cet habitat accueille plus de 1.500.000 oiseaux de 365 espèces  dont plus de 120 espèces de migrateurs paléarctiques. Le bien constitue un sanctuaire vital pour la nidification des espèces telles que le pélican blanc (Pelecanus onocrotalus), le héron pourpré (Ardea purpurea), la spatule d’Afrique (Platalea alba), la grande aigrette (Casmerodius albus), le héron bihoreau (Nycticorax nycticorax) et le cormoran (Phalacrocorax carbo). Le bien contient également d’importantes populations de crocodiles et de lamantins.

Intégrité

Les limites du parc sont correctement définies. Des menaces importantes pèsent sur le bien : les produits chimiques agricoles constituent une source de pollution des eaux du fleuve Sénégal, menaçant l’équilibre délicat de la chaîne alimentaire, et le projet de construction d'un barrage en aval pourrait fortement perturber l’équilibre hydrologique du bien. Après la mise en fonction du barrage de Diama, situé en aval du Parc, l’équilibre hydrologique du bien a été fortement perturbé. Ceci s’est traduit par la prolifération de plantes aquatiques envahissantes (Pistia stratoites, Savinia molesta, Typha australis, etc.), l’amplitude réduite des niveaux d'eau, la diminution et/ou la disparition de certaines colonies d´oiseaux. Pour ces raisons, le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril pendant les périodes 1984-1988 et 2000-2006.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

La protection du bien est régie par différentes lois nationales et un plan d’aménagement et de gestion a été élaboré. Aucune forme d’exploitation n’y est permise sauf pour des buts scientifiques. Le bien est géré par une administration de gestion placée sous la tutelle directe de l’Etat à travers le ministère de l’Environnement et du Développement Durable et la Direction des Parcs Nationaux. Cette administration travaille en étroite collaboration avec un comité inter villageois aidé d’un GIE d’éco gardes impliquant les communautés locales dans la résolution des problèmes de gestion.À la suite de multiples efforts, l’Etat partie a réussi à réduire la prolifération des espèces invasives, espèces qui constituent une menace à éradiquer complètement. Cet effort constitue une des priorités de la gestion du bien, même si le souci principal demeure la restauration des caractéristiques écologiques du bien, dans le long terme, afin d’assurer que la population d’oiseaux retrouve ses niveaux antérieurs.