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Djémila

Djémila

Situated 900 m above sea-level, Djémila, or Cuicul, with its forum, temples, basilicas, triumphal arches and houses, is an interesting example of Roman town planning adapted to a mountain location.

Djémila

Djémila, ou Cuicul, avec son forum, ses temples et ses basiliques, ses arcs de triomphe et ses maisons, à 900 m d’altitude, est un exemple remarquable d’urbanisme romain adapté à un site montagneux.

جميلة

جميلة أو سويكول بساحتها وهياكلها وكنائسها وأقواس نصرها ومنازلها الواقعة كلها على ارتفاع 900 متر عن سطح البحر هي مثال مذهل للتنظيم المدني الروماني الذي يتكيّف مع المواقع الجبلية.

source: UNESCO/ERI

杰米拉

杰米拉又叫奎库尔城 (Cuicul),海拔900多米,城内有广场、神庙、长方形会堂、凯旋门和民居,形成了在山区进行罗马式城市建筑设计的典型范例。

source: UNESCO/ERI

Древний город Джемила

Расположенный на высоте 900 м над уровнем моря, город Джемила (или Кикул) с форумом, храмами, базиликами, триумфальными арками и жилыми домами является интересным примером древнеримского градостроительства, приспособленного к условиям горной местности.

source: UNESCO/ERI

Yemila

Situada a 900 metros sobre el nivel del mar, la ciudad de Yemila, también llamada Cuicul, cuenta con un foro, templos, basílicas, arcos de triunfo y viviendas, y es un ejemplo excepcional del urbanismo romano adaptado a una zona montañosa.

source: UNESCO/ERI

ジェミラ

source: NFUAJ

Djémila

Djémila (of Cuicul) ligt 900 meter boven zeeniveau en geldt als een van de parels van de Romeinse architectuur in Noord-Afrika. De stad is bijzonder omdat de bouwplannen aangepast moesten worden aan de beperkingen van het bergachtige terrein. Djémila had zijn eigen senaat en forum en rond het begin van de 3e eeuw werd de stad uitgebreid buiten de bestaande wallen door de bouw van een tempel, triomfboog, markt en basiliek. Ook het Christendom liet sporen na in de vorm van een kathedraal, kerk en doopkapel. Djémila heeft een collectie indrukwekkende mozaïektegels die mythologische verhalen en scènes uit het dagelijkse leven laten zien.

Source : unesco.nl

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Djémila © UNESCO
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le site de Djémila est situé à 50 km au nord-est de la ville de Sétif. Connu sous son nom antique Cuicul, le site de Djémila est un établissement d'une ancienne colonie romaine fondée sous le règne de Nerva (96-98 de notre ère). La ville romaine occupait un site défensif remarquable. Cuicul est l'un des fleurons de l'architecture romaine en Afrique du Nord. S'étant remarquablement pliée aux contraintes du site montagneux, un éperon rocheux qui s'étire, à 900 m d'altitude, entre l'oued Guergour et l'oued Betame, deux torrents montagnards, la ville possédait son propre sénat et son forum. Vers le début du IIIe siècle, elle débordait de ses remparts par la création du temple de Septimius Severus, l'arc de Caracalla, le marché et la basilique civile. Le site a été aussi marqué par une empreinte chrétienne matérialisée par plusieurs édifices de culte : une cathédrale, une église et son baptistère considéré parmi les plus grands de la période paléochrétienne. Le site de Djémila comprend une collection remarquable de pavements en mosaïques, illustrant des récits mythologiques et des scènes de la vie quotidienne.

Critère (iii) : Djémila apporte un témoignage exceptionnel sur une civilisation disparue. C'est l'un des plus beaux ensembles de ruines romaines du monde. Les vestiges archéologiques, le plan d'urbanisme romain bien intégré et le cadre environnemental constituent les ressources qui représentent les valeurs attribuées au site.

Critère (iv) : Djémila offre un exemple éminent d'un type d'ensemble architectural illustrant une période significative de l'histoire romaine de l'Afrique du Nord, du IIe au VIe siècle. Dans ce cas, le schéma classique de l'urbanisme romain s'est plié aux contraintes géomorphologiques du site. Le site comprend un répertoire typologique et architectural très diversifié, avec système défensif et arc de triomphe, édifices édilitaires et de spectacles, équipements d'artisanat et de commerce, dont le marché des frères Cosinus qui constitue un exemple remarquable de la prospérité économique de la cité.

Intégrité

Le site, clôturé suivant les limites présentées lors de l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial, renferme tous les éléments nécessaires pour exprimer sa Valeur universelle exceptionnelle. Ces attributs comprennent entre autres le schéma classique de l'urbanisme romain avec deux portes situées aux extrémités du Cardo Maximus ; au centre, le Forum entouré de bâtiments essentiels de la vie publique : le Capitole, la Curie, une basilique civile, la Basilica Julia. On retrouve également les vestiges du Temple de Venus Genitrix et des demeures aristocratiques ornées de riches mosaïques. Les vestiges des monuments qui ont marqué l'expansion de la ville en direction du sud sont également inclus. Ils comprennent des habitations privées et des édifices publics tels l'arc de Caracalla (216), le temple de la Gens Septimia (229), un théâtre de 3.000 places, des thermes, des basiliques et autres édifices cultuels. Les vestiges archéologiques sont demeurés remarquablement intacts au cours des siècles. Le tourisme ne constitue par un risque pour sa conservation. Il est par contre soumis aux menaces des séismes, de la sécheresse, des incendies, du vandalisme, du vol et pillage, du pâturage illégal, des constructions illicites et des infrastructures mal intégrées.

Authenticité

Les vestiges archéologiques mis au jour à partir de 1909 témoignent fidèlement et de façon crédible des éléments urbanistiques romains, tels le plan classique de la ville romaine et le tissu urbain, et architecturaux, tels les systèmes de construction (routes, portes, aqueduc, temple à colonnade, théâtre, etc.), l'ornementation (bas-reliefs, frise et frontons, chapiteaux de colonnes, mosaïques etc.) et les matériaux de construction (pierre, mosaïque, céramique etc.), qui expriment la Valeur universelle exceptionnelle du bien. Quelques opérations de restauration de mosaïques déposées dans le musée de site ont été réalisées au cours des dernières années.

Besoins en matière de protection et de gestion

La protection du site relève des lois nationales No. 90-30 (1990) et No. 98-04 (1998), relatives à la protection du patrimoine culturel algérien. La gestion du site est confiée à l'Office de gestion et d'exploitation des biens culturels (OGEBC) dont la mission de gestion courante est dévolue au gestionnaire du site. L'OGEBC est chargé, outre les missions de service public, de protection, d'entretien et de valorisation, de mettre en œuvre le plan de protection et de mise en valeur du site (PPMVSA), en coordination avec la Direction de la culture de la Wilaya de Sétif, dotée d'un service chargé de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine culturel.

Les mesures de protection prévues pour préserver les valeurs du bien concernent principalement la construction d'une clôture périphérique du site, la restauration des mosaïques endommagées et la rénovation du musée de site (achevée). On compte également sur l'application de la règlementation en place et sur une activité de suivi régulier sur le site.

Bien que la vétusté cause de plus en plus de dégâts au niveau des structures archéologiques fragiles (murettes), les valeurs sont dans l'ensemble bien conservées. Les besoins de financement et d'assistance internationale sont encore très importants pour la mise en œuvre du plan de gestion et de mise en valeur qui est révisé annuellement. Chaque année, 30.000 visiteurs et quelques 15.000 étudiants fréquentent le site. 

Description longue

Djemila constitue un témoignage tout à fait exceptionnel de la civilisation romaine, dont elle présente un ensemble architectural remarquablement représentatif avec son forum, ses temples, ses basiliques, ses arcs de triomphe et ses maisons. C'est également un intéressant exemple de planification urbaine adaptée à un site montagneux.

La colonie romaine de Cuicul a probablement été fondée sur le site actuel de Djemila durant le court règne de l'empereur Nerva (96-98 apr. J.-C.). La ville la plus ancienne, dont le nom est d'origine berbère, occupe une position remarquablement bien défendue sur un éperon rocheux qui culmine à 900 m d'altitude, et que délimitent deux cours d'eau, le wadi Guergour et le wadi Betame.

La formule classique d'urbanisation romaine a dû être adaptée aux contraintes imposées par ce site : les deux extrémités du cardo maximus, véritable colonne vertébrale de la ville, sont fermées par deux portes. Le centre est occupé par le forum, espace clos entouré par les édifices essentiels au fonctionnement de la vie civique : le capitolium au nord, la curia à l'est, une basilique civile (la basilica Iulia) à l'ouest. Au cours du IIe siècle apr. J.-C., les maisons aristocratiques présentant de riches mosaïques, qui leur ont valu leur nom actuel (maison d'Amphitrite, d'Europe, etc.), se sont multipliées dans ce secteur central, où se trouvaient aussi le temple de Vénus Genitrix et le macellum. Toutefois, cette situation étriquée, bloquée à l'intérieur de ses murs, gênait le développement de la ville.

C'est pourquoi, vers le milieu du IIe siècle, Djemila se développa en direction du sud où fut créé un nouveau quartier occupé par de nombreux bâtiments, publics ou privés. C'est là que fut construit l'arc de Caracalla, le temple de la famille des Sévères, un nouveau forum, un théâtre (achevé dès le règne d'Antonin le Pieux) et, au-delà, des thermes construits sous le règne de Commode. Parmi les édifices de la période classique, on notera en particulier la basilica Vestiaria (le marché aux vêtements) et une fontaine qui est un modèle réduit de la meta Sudans de Rome. Le christianisme s'implanta dans le quartier sud dès une haute époque. On y a en effet localisé les vestiges d'un groupe de bâtiments épiscopaux : deux basiliques, un baptistère, une chapelle et différentes maisons, dont la résidence de l'évêque et celle du prêtre.

Les Vandales n'occupèrent Djemila que peu de temps : la ville fut reprise par les Byzantins en 553. Les fouilles du site abandonné, qui offre l'un des exemples les plus profondément suggestifs de ruines romaines, n'ont commencé qu'en 1909.

Source : UNESCO/CLT/WHC
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