Brève description
Comptoir phénicien drainant les produits de l'Afrique intérieure, Sabratha fit partie de l'éphémère royaume numide de Massinissa avant d'être romanisée et reconstruite aux IIe et IIIe siècles.
Archaeological Site of Sabratha
A Phoenician trading-post that served as an outlet for the products of the African hinterland, Sabratha was part of the short-lived Numidian Kingdom of Massinissa before being Romanized and rebuilt in the 2nd and 3rd centuries A.D.
Comptoir phénicien drainant les produits de l'Afrique intérieure, Sabratha fit partie de l'éphémère royaume numide de Massinissa avant d'être romanisée et reconstruite aux IIe et IIIe siècles.
موقع سبراطة الأثري
كانت سبراطة مركزًا تجاريًا فينيقيًا لمرور منتجات أفريقيا الداخلية وشكلت جزءًا من المملكة النوميدية الزائلة في ماسّينيسّا قبل أن تتحول إلى رومانية ويعاد بناؤها في القرنين الثاني والثالث.
Source: UNESCO/BPI
萨布拉塔考古遗址
萨布拉塔是腓尼基人的贸易站,是非洲内陆商品输出的出口。萨布拉塔在罗马化之前是存在时间很短的努米底亚王国的一部分,它于公元2世纪至3世纪重建。
Source: UNESCO/ERI
Археологические памятники Сабраты
Сабрата - финикийская торговая фактория, которая служила для вывоза товаров из глубины Африки, - входила в состав недолговечного Нумидийского царства Массиниссы, а в II-III вв. была перестроена древними римлянами.
Source: UNESCO/ERI
Sitio arqueológico de Sabratha
Factoría fenicia a la que confluían los productos del interior del continente africano, Sabratha formó parte del efímero reino númida de Masinisa, antes de ser romanizada y reconstruida en los siglos II y III de nuestra era.
Source: UNESCO/ERI
© Editions Gelbart
Description longue
Comptoir commercial phénicien situé sur la côte de Tripolitaine, Sabratha drainait les produits de l'Afrique vers le golfe de la petite Syrte, par la route qui reliait la ville au continent en passant par Cydamus (l'actuelle Ghadamès). Sabratha fit partie de l'éphémère royaume de Numidie créé par Masinissa, avec Leptis et Oea, avant d'être conquise par les Romains et incorporée dans la province romaine d'Afrique ; elle fut ensuite reconstruite aux IIe et IIIe siècles apr. J.-C.
La ville connut son apogée au cours de ces deux siècles, durant lesquels y furent construits des monuments grandioses dont le plus connu est le théâtre, probablement édifié sous le règne de l'empereur Commode (161-192 apr. J.-C.). La partie la mieux conservée est sa scena, recomposée à partir des fragments d'origine, avec les trois ordres de son frons scenae formé de colonnes de marbre. Ce théâtre pouvait accueillir 5 000 spectateurs. Son pulpitum présente une série de décors en bas relief figurant des divinités, des scènes historiques et théâtrales, ainsi qu'une série de niches rectangulaires et semi-circulaires. La niche centrale est occupée par la déesse Rome portant un casque et un bouclier, vêtue en Amazone ; à son côté, une autre divinité représente Sabratha.
Près du théâtre se trouve l'amphithéâtre avec son arène où les gladiateurs affrontaient autrefois les animaux sauvages ; les couloirs souterrains par lesquels on les introduisait sur la piste sont encore visibles.
Le site comporte aussi le temple de Liber Pater, la basilique de Justinien, la maison de Jason Magnus, avec ses mosaïques, le Capitole, ainsi que les temples de Sérapis, d'Hercule et d'Isis.
Son déclin commença au IVe siècle : le commerce avec l'Afrique déclina, la ville fut déchirée par des querelles religieuses et une grande partie de l'aire urbaine fut détruite par des tremblements de terre, notamment celui qui se produisit en 365 apr. J.-C. Un programme de reconstruction fut alors mis en œuvre, mais la ville n'occupait plus dès lors qu'une aire très réduite. Les Vandales envahirent Sabratha en 455 et abattirent ses murs. La reconquête byzantine ne se traduisit pas par une véritable renaissance, et la ville fut définitivement abandonnée après les invasions arabes des VIIe et XIe siècles.
Deux musées, sur le site même, renferment des objets trouvés au cours des fouilles : offrandes funéraires, monnaies, porcelaines, mosaïques de la période byzantine, statues romaines et objets sacrés phéniciens.
Source : UNESCO/CLT/WHC