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Arles, monuments romains et romans

Arles, Roman and Romanesque Monuments

Arles is a good example of the adaptation of an ancient city to medieval European civilization. It has some impressive Roman monuments, of which the earliest – the arena, the Roman theatre and the cryptoporticus (subterranean galleries) – date back to the 1st century B.C. During the 4th century Arles experienced a second golden age, as attested by the baths of Constantine and the necropolis of Alyscamps. In the 11th and 12th centuries, Arles once again became one of the most attractive cities in the Mediterranean. Within the city walls, Saint-Trophime, with its cloister, is one of Provence's major Romanesque monuments.

Arles, monuments romains et romans

Arles offre un exemple intéressant d'adaptation d'une cité antique à la civilisation de l'Europe médiévale. Elle conserve d'impressionnants monuments romains dont les plus anciens – arènes, théâtre antique, cryptoportiques – remontent au Ier siècle av. J.-C. Elle connut au IVe siècle un second âge d'or dont témoignent les thermes de Constantin et la nécropole des Alyscamps. Aux XIe et XIIe siècles, Arles redevint une des plus belles villes du monde méditerranéen. À l'intérieur des murs, Saint-Trophime avec son cloître est un des monuments majeurs de l'art roman provençal.

مدينة آرل، نصب تذكارية رومانية أو تابعة لروما القديمة

توفّر مدينة آرل نموذجاً مثيراً للأهمية عن تكيّف مدينة قديمة مع حضارة أوروبا في القرون الوسطى. وهي تحافظ على نُصب تذكارية رومانية مدهشة يعود أقدمها- أي الحلبات، والمسرح القديم، والسراديب- إلى القرن الأول قبل الميلاد. وشهدت المدينة في القرن الرابع عصراً ذهبياً ثانياً تدلّ عليها حمامات قسطنطين ومقبرة الكبيرة. وعادت مدينة آرل في القرنين الحادي والثاني عشر لتصبح إحدى أجمل المدن في عالم المتوسط. وفي داخل أسوارها، تُعتبر كنيسة سان تروفيم بأروقتها إحدى أبرز النُصب التذكارية الخاصة بفن روما القديمة في منطقة البروفانس، جنوب فرنسا.

source: UNESCO/ERI

阿尔勒城的古罗马建筑

阿尔勒是古代城市适应欧洲中世纪文明的一个范例。城中有许多令人难忘的罗马古迹,其中最早的竞技场、古罗马剧场和古罗马地道(地下通道)可追溯到公元前1世纪。阿尔勒经历了公元4世纪第二个黄金时代,君士坦丁浴场(the baths of Constantine)和阿利斯堪普斯墓地(the necropolis of Alyscamps)就是这一时期的见证。11至12世纪期间,阿尔勒再一次成为地中海地区最具魅力的城市,城内的圣特罗菲姆教堂(Saint-Trophime)是普罗旺斯地区众多的罗马式古迹之一。

source: UNESCO/ERI

Древнеримские и романские памятники в городе Арль

Арль – прекрасный пример адаптации античного города к средневековой европейской цивилизации. Он имеет впечатляющие древнеримские памятники, из которых самые ранние – Арена, Римский театр и Криптопортик (подземные галереи) – датируются I в. до н.э. В IV в. Арль пережил свой второй «золотой век», о чем свидетельствуют бани Константина и некрополь Аликан. В XI-XII вв. Арль вновь становится одним из самых процветающих городов Средиземноморья. Внутри городских стен церковь Сен-Трофим с интересным клостером является одним из главных памятников романского искусства в Провансе.

source: UNESCO/ERI

Monumentos romanos y románicos de Arles

Excelente ejemplo de adaptación de una ciudad de la Antigüedad clásica a la civilización medieval europea, Arles conserva vestigios y monumentos impresionantes de la época romana. Los más antiguos –criptopórticos, circo y teatro romano–datan del siglo I a.C. La ciudad tuvo una segunda edad de oro en el siglo IV, de la que son muestras las termas de Constantino y la necrópolis de Alyscamps. En los siglos XI y XII Arles volvió a ser una de las ciudades más hermosas de la región del Mediterráneo. En la ciudad intramuros se yergue la iglesia de San Trófimo, uno de los monumentos más importantes del arte románico provenzal.

source: UNESCO/ERI

アルル、ローマ遺跡とロマネスク様式建造物群

source: NFUAJ

Romeinse en romaanse monumenten van Arles

Arles is een goed voorbeeld van de aanpassing van een oude stad aan de middeleeuwse Europese beschaving. De stad heeft een aantal indrukwekkende Romeinse monumenten, waarvan de vroegste – de arena, het Romeinse theater en de cryptoporticus (onderaardse gangen) – uit de eerste eeuw voor Christus dateren. In de vierde eeuw beleefde Arles een tweede gouden eeuw, zoals blijkt uit de baden van Constantijn en de necropolis van Alyscamps. In de 11e en 12e eeuw werd Arles opnieuw een van de meest aantrekkelijke steden van het Middellandse Zeegebied. Binnen de stadsmuren vormt Saint-Trophime met zijn klooster, een van de belangrijkste romaanse monumenten van de Provence.

Source : unesco.nl

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Arènes d'Arles © Editions Gelbart
Description longue

Comme Vérone en Italie, Arles offre un exemple particulièrement significatif d'appropriation d'une ville antique par une civilisation du Moyen Âge de l'Europe. Fondée par les Phocéens au VIIe siècle av. J.-C. sous le nom d'Arelate, la ville dut sa prospérité au déclin de sa rivale, Marseille, sous le règne de l'empereur Auguste. Elle a conservé des monuments impressionnants dont les plus anciens, l'amphithéâtre, le théâtre romain et le cryptoportique (galerie souterraine) sont datés entre la fin du Ier siècle av. J.-C. et celle du siècle suivant. Au cours du IVe siècle apr. J.-C., Arles s'éleva au rang de capitale politique et de métropole religieuse. Les thermes de Constantin, ainsi que les superbes sarcophages en marbre du cimetière des Alyscamps témoignent de ce deuxième âge d'or. Toutefois, la ville tomba aux mains des Barbares en 480.

Le déclin qui suivit fut terrible pour la ville qui ne retrouva son rôle de capitale qu'au IXe siècle, avec la création d'un royaume indépendant. Successivement territoire de l'Empire et fief des comtes de Provence, Arles était l'une des plus belles villes médiévales du monde méditerranéen. Des voyageurs venus de tous les horizons ont décrit ses monuments avec enthousiasme.

Le théâtre romain a été construit à la fin du Ier siècle av. J.-C. Sa cavea pouvait contenir 10 000 spectateurs répartis sur 33 files de sièges. Son mur de scène majestueux était décoré de colonnes et de statues ; le Musée archéologique de la ville conserve deux colonnes et différentes sculptures. À partir du Ve siècle, le théâtre fut occupé par des édifices privés ou ecclésiastiques, démolis à partir de 1834. À cette époque, une partie de l'orchestra avec son précieux sol de marbre, l'espace occupé par la machinerie utilisée pour lever ou abaisser le rideau, une partie des gradins et du mur externe, conservés à l'intérieur de la tour de Roland, furent restaurés et mis en valeur.

L'amphithéâtre construit vers 90 apr. J.-C., avec sa capacité d'accueil de 20 000 spectateurs, compte au nombre des plus grands du monde romain. Combats de gladiateurs et chasses d'animaux sauvages y ont été donnés jusqu'à la fin du Ve siècle. Au cours du Moyen Âge, l'édifice devint une forteresse à l'intérieur de laquelle se trouvaient 2 chapelles et 212 maisons. Ces constructions abusives ont été détruites en 1825. Les galeries souterraines du cryptoportique faisaient office de fondation du forum, le centre politique, religieux et commercial de la ville romaine ; elles ont été construites en 30 av. J.-C. sur le flanc de la colline, grâce à d'énormes opérations de remblaiement et de nivellement. Le cryptoportique en U est formé de trois galeries doubles couvertes en berceau, orthogonales entre elles, et qui sont divisées par des files de piliers massifs sur lesquels reposent des arcs en anse de panier. Des boutiques ouvrant vers l'extérieur y furent installées vers la fin de l'Empire romain.

À l'époque romaine, Arles était entourée de nécropoles dont l'une, située sur la via Aurelia, fut plus tard nommée Les Alyscamps. Ce cimetière prit toute son importance par la suite, lorsque le martyr chrétien saint Genest et les premiers évêques d'Arles y furent enterrés. En 1040, le site devint le siège du prieuré de Saint-Honoré, l'une des étapes obligatoires sur la route de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne. Aujourd'hui, un sentier bordé de multiples sarcophages, immortalisé par Van Gogh et Gauguin, mène à l'église Saint-Honorat. Cette dernière, reconstruite au XIIe siècle en style roman, est couronnée par une splendide lanterne octogonale inspirée de l'architecture de l'amphithéâtre romain. L'église Saint-Trophime et son cloître forment un ensemble roman exceptionnel, profondément influencé par l'art antique.

Du côté opposé du Rhône, les thermes de Constantin ont été construits au cours du IVe siècle à l'intérieur d'un complexe comportant différents édifices. Ils conservent encore aujourd'hui leurs pièces chaudes, leurs piscines et leur système de circulation de l'air chaud qui passait de l'hypocauste, reposant sur des pilettes de brique, aux briques creuses (tubuli) plaquées contre les murs. Formés d'assises alternées de briques et de petits blocs équarris de calcaire, les murs dessinent une abside semi-circulaire qui était éclairée par trois hautes baies surmontées par un arc en plein cintre et couverte par une magnifique voûte en cul-de-four ; les bains chauds, les bains froids et le gymnase (palaestra) se trouvent au sud.

Source : UNESCO/CLT/WHC