Réserve naturelle intégrale du mont Nimba
Menaces pesant sur le bien (1992)
La Réserve a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en péril en raison de deux facteurs : un projet de concession pour l'exploitation minière du fer à un consortium international et l'arrivée d'un grand nombre de réfugiés dans des zones situées dans la partie guinéenne du site ou aux alentours. L'octroi de la concession a été annoncé en 1992 et il comprenait des parties du site du patrimoine mondial.
Quand le Comité du patrimoine mondial a fait part de sa préoccupation concernant l'opération minière, il a été informé par l'Etat partie qu'il y avait eu une erreur dans la délimitation des limites de la Réserve naturelle du Mont Nimba lors de la proposition d'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial et que la zone proposée pour l'exploitation minière n'était pas considérée comme faisant partie du site du patrimoine mondial. Une mission d'experts a recommandé en mai 1993 une nouvelle délimitation révisée qui assurerait l'intégrité du site et inclurait une zone de 17 749 hectares. Cette recommandation a été adoptée par le gouvernement guinéen à la fin du mois de novembre 1993 et enregistrée par la suite par le Comité du patrimoine mondial à sa dix-septième session.
En réponse à la préoccupation exprimée par le Comité du patrimoine mondial concernant l'impact du projet minier, l'afflux de réfugiées et les autres menaces sur le site, le ministère guinéen de l'Energie et de l'Environnement a créé un Centre de gestion de l'environnement des Monts Nimba (CEGEN), responsable de toutes les questions juridiques et environnementales ainsi que du contrôle de la qualité de l'eau dans la région, du développement rural intégré et des études socio- économiques.
Historique - Liste du patrimoine mondial en péril
- 1992



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