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Parc national du Niokolo-Koba

Année d'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril : 2007

Brève description

Situées dans une zone bien irriguée, le long des rives de la Gambie, les forêts-galeries et les savanes du Niokolo-Koba abritent une faune d'une grande richesse : l'élan de Derby (la plus grande des antilopes), des chimpanzés, des lions, des léopards, une importante population d'éléphants et de très nombreux oiseaux, reptiles et amphibiens.

Niokolo-Koba

Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Situé en zone soudano-guinéenne, le Parc National du Niokolo-Koba est caractérisé par l'ensemble des écosystèmes typiques de cette région, sur une superficie de 913 000ha. On y note des formations de forêts-galeries, des savanes herbacées inondables, des mares, des forêts sèches et denses ou claires à sous-bois, des pentes et collines rocheuses et des Bowés dénudés, arrosées par des grands cours d'eau (Gambie, Sereko, Niokolo, Koulountou). Cette diversité floristique remarquable justifie la présence d'une grande richesse faunique marquée par : l'élan de Derby (la plus grande des antilopes d'Afrique), le chimpanzé, le lion, le léopard, une importante population d'éléphants et de très nombreuses espèces d'oiseaux, reptiles et amphibiens.

Critère (x) : Le Parc national du Niokolo-Koba regroupe l'ensemble des écosystèmes particuliers de la zone bioclimatique soudanienne tels que des grands cours d'eau (Gambie, Sereko, Niokolo, Koulountou), leurs forêts-galeries, des savanes herbacées inondables, des mares, des forêts sèches et denses ou claires à sous-bois, des pentes et collines rocheuses, et des Bowés dénudés.  Le bien abrite une diversité faunique remarquable et unique dans la sous-région. On y dénombre plus de 70 espèces de mammifères, 329 espèces d'oiseaux, 36 espèces de reptiles, 20 espèces d'amphibiens et un nombre important d'invertébrés. Les lions, réputés les plus grands d'Afrique, constituent une attraction particulière, ainsi que les élans de Derby, les plus grandes antilopes qui soient. D'autres espèces importantes sont aussi présentes comme l'éléphant, le léopard, le chimpanzé et le lycaon. La richesse des habitats doit être notée, tout comme la diversité de la flore, importante avec plus de 1500 espèces de plantes.

Intégrité

D'une superficie approchant le million d'hectares, le Parc national du Niokolo-Koba a une taille suffisante pour qu'on y distingue les aspects majeurs du fonctionnement de l'écosystème de type savane guinéenne, et pour garantir la survie des espèces qui s'y trouvent. Toutefois, des rapports indiquent un braconnage considérable des éléphants. Les barrages envisagés sur la Gambie et le Niokolo-Koba sont également un sujet de préoccupation car ils auraient des conséquences désastreuses pour l'intégrité écologique du bien.

Besoins en matière de protection et de gestion

Le parc est géré par une administration de gestion placée sous la tutelle directe de l'Etat à travers le ministère de l'Environnement et de la Protection de la Nature et la Direction des Parcs Nationaux. En 2002, un plan d'aménagement et de gestion a été élaboré. Ce plan devrait être mis à jour selon des révisions régulières afin de renforcer la conservation du bien en le dotant des ressources adéquates pour sa mise en œuvre effective.

Le bien, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2007, est sujet à de multiples pressions comme le braconnage, les feux de brousse, le tarissement prématuré des mares et l'envahissement de celles-ci par les végétaux. A cela il faut ajouter la croissance démographique et la pauvreté des sols alentours qui ont entraîné l'empiètement des terres agricoles et la divagation du bétail dans le parc. Les priorités pour la protection et la gestion du bien sont donc de mettre en œuvre des mesures urgentes pour faire cesser le braconnage, d´améliorer le programme de suivi écologique du parc, de mettre en place un plan de survie des espèces menacées, de remédier à l'assèchement prématuré des mares et leur envahissement par les végétaux ou de trouver des solutions alternatives, et de minimiser les mouvements illégaux de bétail. Il est aussi nécessaire d'améliorer la coopération transfrontalière et les mesures visant à protéger les zones tampons et les corridors écologiques à l'extérieur du parc. Pour la gestion à long terme, la protection du bien devra être une priorité de la politique, des projets et des budgets nationaux avec l'aide des partenaires au développement.  

Description longue

[Uniquement en anglais]

Niokolo-Koba National Park covers 913,000 ha of the Guinea savannah of Senegal, with significant areas of bush land and gallery forest along both banks of the upper Gambia River. The area is rich in wildlife, with over 70 species of mammal, 329 bird, 36 reptile, 20 amphibian and vast numbers of invertebrates. The lions are a special attraction, reputed to be Africa's largest; Derby's eland, an endangered species, is the world's largest antelope. Other endangered species include chimpanzees, leopards and elephants. With around 1 million hectares, Niokolo-Koba certainly has sufficient size to demonstrate the key aspects of the functioning Guinea savannah ecosystem, and to ensure the survival of the endangered species contained therein. The park is a relatively flat region, with small lines of hills reaching about 200 m, separated by wide floodplains which become inundated during the rains. The park is crossed by the River Gambia and its two tributaries, the Niokolo Koba and the Koulountou.

Vegetation varies from a southern Sudanian type to Guinean with savannah predominant, more luxuriant vegetation along the course of the rivers and a varying cover of trees and bushes. This vegetation changes its character according to topography and soils. In the valleys and plains there are vast areas of Vetiveria and herbaceous savannahs. Seasonally flooded grassland is typically composed of Paspalum arbiculare and Echinochloa . Dry forest is made up of Sudanian species. There are also areas of bamboo. In ravines and gallery forests species indicative of a south Guinean climate are present, with lianes very abundant. On the edges of rivers semi-aquatic species, occur and annuals, which disappear when the water level rises, are found in the periodically flooded sands. Ponds are bordered by either dry forests or herbaceous savannahs, depending on humidity and soil compaction. Occasionally the centre of a marsh is occupied by thick thorn bushes of Mimosa pigra . Carnivores include leopard, lion and hunting dog. There are also buffalo roan, giant eland, Guinea baboon, green and patas monkey, bay colobus, all three African crocodiles and dwarf crododile, four tortoise species, and hippopotamus which is present in all three large watercourses. The park is the last refuge in Senegal for giraffe and elephant. About 150 chimpanzees live in the gallery forest of the park and on Mont Assirik (the north-western limit of their distribution). Birds include Denham's bustard, ground hornbill, violet turaco, spur-winged goose, white-faced tree duck, martial eagle and bateleur.

Source : UNESCO/CLT/WHC

Description historique

[Uniquement en anglais]

Created as a Hunting Reserve in 1926, Forest Reserve in 1951 and a Fauna Reserve on 19 April 1953 and enlarged by Decrees of 1962, 1965, 1968 and 1969. Accepted as Biosphere Reserve and inscribed on the Unesco World Heritage List in 1981.

Source : évaluation des Organisations consultatives