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Axoum

Aksum

The ruins of the ancient city of Aksum are found close to Ethiopia's northern border. They mark the location of the heart of ancient Ethiopia, when the Kingdom of Aksum was the most powerful state between the Eastern Roman Empire and Persia. The massive ruins, dating from between the 1st and the 13th century A.D., include monolithic obelisks, giant stelae, royal tombs and the ruins of ancient castles. Long after its political decline in the 10th century, Ethiopian emperors continued to be crowned in Aksum.

Axoum

Près de la frontière nord de l'Éthiopie, les ruines de la ville ancienne d'Axoum marquent l'emplacement du cœur de l'Éthiopie antique, lorsque le royaume d'Axoum était l'État le plus puissant entre l'Empire romain d'Orient et la Perse. Les ruines massives, qui datent du Ier au XIIIe siècle, comprennent des obélisques monolithiques, des stèles géantes, des tombes royales et les ruines de châteaux anciens. Longtemps après son déclin politique vers le Xe siècle, les empereurs d'Éthiopie vinrent se faire couronner dans cette ville.

أكسوم

تقع آثار مدينة أكسوم القديمة على مقربةٍ من حدود إثيوبيا الشماليّة وفي قلب إثيوبيا القديمة يوم كانت مملكة أكسوم الدولة الأعظم بين الإمبراطوريّة الرومانيّة في الشرق وبلاد فارس. وتشمل الآثار الكثيرة، التي تعود إلى الحقبة الممتدة من القرن الأوّل إلى القرن الثالث عشر، نصباً عموديّة منحوتة من حجرٍ واحد ومسلاّت عملاقة وقبورا ملكيّة وآثار قصور قديمة. وبعد وقت طويلٍ على تآكل سلطة إثيوبيا السياسيّة قرابة القرن العاشر، استمر الأباطرة يتوافدون إلى أكسوم لتنصيبهم فيها.

source: UNESCO/ERI

阿克苏姆考古遗址

阿克苏姆古城遗址位于埃塞俄比亚北部边境附近。这里曾是古代埃塞俄比亚的心脏地带,当时的阿克苏姆王国(the Kingdom of Aksum)是东罗马帝国和波斯帝国之间最强大的国家。大量的遗迹都可追溯到公元1世纪至13世纪之间,包括完整的方尖碑、大型石柱、皇家墓地和古代城堡遗迹。公元10世纪政治衰退很久以后,埃塞俄比亚皇帝的加冕仪式仍然在阿克苏姆举行。

source: UNESCO/ERI

Древний город Аксум

Руины древнего города Аксум найдены вблизи северной границы Эфиопии. Они отмечают местонахождение ядра древней Эфиопии, когда царство Аксум было сильнейшим государством древнего мира, наряду с Восточной Римской империей и Персией. Массивные руины, относящиеся к периоду I-XIII вв., включают монолитные обелиски, огромную стелу, царские гробницы и развалины древних замков. Долгое время после политического упадка в Х в. императоры Эфиопии продолжали короноваться в Аксуме.

source: UNESCO/ERI

Axum

Ubicadas cerca de la frontera septentrional de Etiopía, las ruinas de la ciudad de Axum señalan el emplazamiento del centro del poder etíope en la Antigüedad, cuando el reino del mismo nombre era el más poderoso de los estados situados entre el Imperio Romano de Oriente y Persia. Las ruinas colosales de Axum datan de los siglos I a XIII y comprenden obeliscos monolíticos, estelas gigantescas, sepulturas reales y vestigios de antiguos castillos. Mucho tiempo después de que se consumara la decadencia política de la ciudad (hacia el siglo X), las ceremonias de coronación de los emperadores etíopes se seguían celebrando en esta ciudad.

source: UNESCO/ERI

アクスム

source: NFUAJ

Aksum

Aksum ontstond enkele eeuwen voor de geboorte van Christus, als de hoofdstad van een staat die handel dreef met het oude Griekenland, Egypte en Azië. De ruïnes van de oude stad liggen dichtbij de noordelijke grens van Ethiopië. Ze markeren het hart van het oude Ethiopië, toen het Koninkrijk van Aksum de machtigste staat was tussen het Oost-Romeinse Rijk en Perzië. De massieve ruïnes dateren van tussen de 1e en 13e eeuw na Christus en bestaan uit monolithische obelisken, reusachtige stèles, koninklijke graven en ruïnes van oude kastelen. Lang na het politieke verval van Aksum in de 10e eeuw, werden er nog Ethiopische keizers gekroond.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Situé dans les montagnes du nord de l'Ethiopie, Axoum symbolise la richesse et l'importance de la civilisation de l'ancien royaume d’Axoum, qui a duré du Ier au VIIIesiècles après J.-C. Le royaume était au carrefour de trois continents,  l'Afrique, l'Arabie et le monde gréco-romain, et il était l'Etat le plus puissant entre l'Empire romain d'orient et la Perse. Aux commandes du commerce de l'ivoire avec le Soudan, sa flotte contrôlait le commerce de la mer rouge par le port d'Adulis et les routes à l’intérieur des terres de l'Afrique orientale du nord.

Les ruines de l'ancienne civilisation Axoumite couvraient une vaste zone sur  le Plateau de Tigray. Les monuments les plus impressionnants sont les obélisques monolithiques, les tombes royales et les ruines du palais datant des VIe et VIIe siècles après J.-C.  

Plusieurs stèles datant des IIIe et IVe siècles ont survécu dans la ville d'Axoum. Le plus grand obélisque debout est haut de plus de 23 mètres et présente un beau décor gravé figurant un édifice de neuf étages des Axoumites. Il se situe à l'entrée de la principale zone des stèles. Le plus grand obélisque, de quelque 33 mètres de long, se trouve à l’endroit où il est tombé, peut-être au cours de son érection. C'est sans doute la plus grande stèle monolithique que les anciens aient  jamais tenté d'ériger.

Une série d'inscriptions sur des tablettes de pierre se sont révélées d'une immense importance pour les historiens de l’antiquité.  Certaines d'entre elles présentent des textes en trois langues, grec, sabéen et guèze (éthiopien classique), inscrits par le roi Ezana au IVe siècle après J.-C.

L'introduction du christianisme au IVe siècle après J.-C. a donné lieu à la construction d'églises, comme Sainte-Marie-de-Sion, reconstruite à l'époque gondarienne, au XVIIe siècle, qui est censée abriter l'Arche de l'Alliance.

Critère (i): les stèles monolithiques finement sculptées datant des IIIe et IVe siècles après J.-C. sont des chefs-d'œuvre uniques du génie créateur humain.

Critère (iv) : l’ensemble urbain d'obélisques, de tombes royales et d’églises représente un événement  majeur dans le domaine culturel qui reflète la richesse et la puissance de la civilisation Axoumite au premier millénaire après J.-C.

Intégrité

Les limites du bien, qui englobent l'ensemble du territoire de l'ancienne ville d'Axoum, doivent être correctement définies et approuvées par le Comité.

Un obélisque, retiré du site et emporté à Rome comme trophée de guerre pendant l'occupation italienne, a été rendu à Axoum en 2005 puis réinstallé en 2008.

En outre, au moment de l'inscription, il a été noté que de petites maisons contemporaines avaient été construites sur la plus grande partie du site, cachant la majorité des substructures d’Axoum. Certaines restent encore couvertes par ces maisons. En 2011, la construction d'un nouveau musée a commencé dans la principale zone des stèles et, sauf modification, la hauteur du musée aura un impact visuel très négatif sur le bien. Les inondations sont également devenues un problème majeur pour la tombe aux arches de briques du IVe siècle et d'autres monuments.

Pour les raisons mentionnées ci-dessus, l'intégrité de la propriété reste vulnérable.

Authenticité

L'authenticité des obélisques, des tombeaux et des autres monuments est intacte, même si ceux-ci sont vulnérables en raison de l’insuffisance de la conservation. Cependant, l'authenticité de l'ensemble du bien en termes de capacité à transmettre la portée et l'étendue de l’antique Axoum ainsi que sa valeur est reste menacée par le manque de documentation, la délimitation et l’absence de contrôle de la planification. Les monuments doivent être spatialement reliés au plan de la ville dans son ensemble.

Eléments requis en matière de protection et de gestion  

La ville d'Axoum a été placée sous la juridiction et la protection de l'autorité des Antiquités nationales en 1958. Aucun cadre juridique spécifique n'est prévu pour protéger les obélisques d'Axoum, à l'exception du droit commun, la Proclamation n°209/2000, qui a également créé l'institution en charge, l'Autorité pour la Recherche et la Conservation du Patrimoine culturel (ARCCH).

Le bien est géré à trois niveaux, le site, la région et l'administration fédérale. L’ARCCH a préparé un document  qui cartographie et identifie avec précision la zone qui doit être protégée par les autorités locales du site. Il examine les différents éléments et devrait peut-être suggérer des modifications de leur  nombre et/ou de la taille du bien.

La limite et le plan de gestion du bien ne sont pas encore établis. Il est nécessaire de présenter une carte actualisée du bien pour indiquer clairement ses limites, de produire et de soumettre un plan de gestion, et de définir et de présenter une zone tampon. Il est également nécessaire de mettre en place une protection juridique suffisante.

Description longue

Les ruines de la ville antique d'Axoum se trouvent près de la frontière septentrionale de l'Éthiopie, dont elles étaient autrefois le centre, lorsque le royaume d'Axoum était le plus puissant État entre l'Empire romain d'Orient et la Perse. Ses ruines imposantes, datées entre le Ier et le XIIIe siècle, comportent des obélisques monolithes, des stèles gigantesques, des tombes royales et les vestiges d'anciennes forteresses. Bien après le déclin politique du royaume, au Xe siècle, les empereurs éthiopiens étaient encore couronnés à Axoum.

[U21] Dès le IIe millénaire, et jusqu'au IVe siècle de notre ère, l'Éthiopie est demeurée une zone d'immigration. Les nouveaux arrivants provenaient pour la plupart d'une région de l'ouest du Yémen, associée à la culture sabéenne : les conditions d'existence dans leurs contrées d'origine étaient probablement si dures que leur seul moyen d'y échapper était de prendre la route directe qui menait de la mer Rouge à l'Érythrée. Dans le courant du IVe siècle, Axoum était déjà à l'apogée de son développement territorial, et son royaume englobait la plus grande partie du Yémen du Sud.

La ville d'Axoum est née plusieurs siècles avant la naissance du Christ, comme capitale d'un État qui commerçait avec la Grèce, l'Égypte et l'Asie. Avec sa flotte atteignant Ceylan, Axoum devint plus tard le principal pouvoir entre l'Empire romain et la Perse et contrôla un temps différentes parties de l'Arabie du Sud. Le nom d'Axoum apparaît pour la première fois au Ier siècle apr. J.-C., dans le Périple de la Mer érythréenne. De fait, la ville, considérée comme le cœur de l'ancienne Éthiopie, donna son nom au royaume qui s'étendit alors à toute cette zone. Les ruines du site s'étendent sur une aire très vaste : de gigantesques stèles en forme d'obélisques, d'une hauteur impressionnante, une énorme table de pierre, des colonnes brisées et des tombes royales qui portent gravées les légendes et les traditions d'Axoum ; les ruines de trois châteaux du Ier siècle apr. J.-C. se trouvent dans la partie ouest de la ville.

Les plus anciens témoignages suggèrent que c'est d'Axoum que Makeda, la mythique reine de Saba, partit pour visiter le roi Salomon à Jérusalem. Un fils naquit de leur union : Ménélik Ier, élevé en Éthiopie, fit le voyage de Jérusalem dans sa jeunesse et y demeura plusieurs années avant de revenir dans son pays avec l'arche d'alliance. Cette arche, selon les croyances égyptiennes, est demeurée à Axoum depuis cette date ; elle est conservée dans une annexe de l'église Sainte-Marie-de-Sion.

Outre la vieille église Sainte-Marie-de-Sion, nombre d'édifices d'Axoum remontent aux périodes préchrétienne et chrétienne. Parmi eux, une série d'inscriptions sur tablettes de pierre présentent une importance considérable pour les historiens du monde antique : outre un texte trilingue en grec, sabéen (la langue du sud de l'Arabie) et ge'ez (l'éthiopien classique), commandité par le roi Ezana au IVe siècle apr. J.-C., ce sont des obélisques et des stèles dont certaines remontent à trois millénaires. L'obélisque conservé in situ, haut de 23 m, présente un beau décor gravé figurant un édifice de neuf étages, sur le modèle des maisons-tours du sud de l'Arabie.

La culture d'Axoum a été très influencée par celle du sud de l'Arabie : on parlait à Axoum le ge'ez, une version modifiée de la langue de cette région, mêlée d'éléments grecs, et, peut-être, des langues cushites qui étaient déjà présentes dans ce secteur ; de même, son patrimoine architectural provient de cette région, et certains monuments d'Axoum combinent différentes divinités du Moyen-Orient.

Depuis sa capitale sur le plateau de Tigray, Axoum contrôlait le commerce de l'ivoire avec le Soudan. Le royaume dominait aussi la voie commerciale menant vers le sud et le port d'Adulis sur le golfe de Zola. Son succès reposait sur le savoir technique, sur la production de monnaies, sur un fort mouvement d'immigration de marchands gréco-romains et sur le trafic maritime qui transitait par le port d'Adulis. Les commerçants y échangeaient les produits d'Axoum contre toute sorte de vêtements, de bijoux et de métaux, notamment du métal pour fabriquer des armes.

À son apogée, Axoum contrôlait des territoires aussi lointains que le sud de l'Égypte, la partie orientale du golfe d'Aden, le sud du cours de l'Omo et, à l'ouest, le royaume cushite de Méroé. Le royaume des Himyarites, dans le sud de l'Arabie, était également sous le contrôle d'Axoum. Contrairement aux nobles, le peuple utilisait des barres de sel et de fer comme monnaie, et le troc demeura leur principale source de commerce

Source : UNESCO/CLT/WHC