Parc archéologique et ruines de Quirigua
Brève description
Habitée dès le IIe siècle, Quiringa était devenue, au cours du régne de Cauac Sky (723-84), la capitale d'un État autonome. Elle conserve d'admirables monuments du VIIIe siècle et une impressionnante série de stèles et de calendriers sculptés constituant une source essentielle pour l'histoire de la civilisation maya.
Description longue
Les ruines de Quiriguá comportent une impressionnante série de stèles et de calendriers sculptés, partiellement déchiffrés, qui constituent une source aussi remarquable qu'unique sur l'histoire des événements sociaux, politiques et économiques relatifs à la civilisation maya. Les sculptures zoomorphes et anthropomorphes sont parmi les œuvres précolombiennes les plus impressionnantes connues à ce jour.
Quiriguá est, avec Copán (Honduras), l'un des témoignages principaux de la civilisation maya. Les traces d'occupation humaine y sont attestées à partir de 200 apr. J.-C. environ, mais l'apogée de la ville se situe au cours de la période classique tardive, vers 600-900 apr. J.-C.
Habitée jusqu'au IIe siècle apr. J.-C., Quiriguá était devenue pendant le règne du Ciel de Cauac (723-784), le premier souverain de la période historique identifié avec certitude, la capitale d'un État prospère et autonome. L'extraction du jade et de l'obsidienne dans la vallée supérieure du rio Motagua, qui était étroitement contrôlée, engendra un commerce rémunérateur de denrées avec les ports côtiers des Caraïbes. Ce monopole se maintint jusqu'au IXe siècle.
Les ruines de Quiriguá renferment différents monuments remarquables du VIIIe siècle, et une série impressionnante de stèles gravées et de calendriers sculptés qui sont une source essentielle pour l'étude de la civilisation maya. Cependant, Quiriguá est une zone à haut risque sismique ; de plus, certains monuments ont subi une érosion extrêmement rapide du fait du climat tropical.
Pour des raisons obscures, Quiriguá entra alors dans une période de déclin. Nous savons que le contrôle de la route du jade avait été pris par Nito, une ville proche de la côte caribéenne, à l'époque de l'arrivée des conquistadores européens. Bien que Quiriguá eût conservé des ruines et des vestiges de monuments datés entre 200 et 900 apr. J.-C., la plupart des ceux qui lui ont attiré une célébrité universelle sont du VIIIe siècle. Au cours de cette période, la ville fut entièrement remodelée pour répondre à sa fonction de résidence royale et de centre administratif.
Les complexes monumentaux regroupés autour de la place centrale, de la place des Cérémonies et de la place du Temple présentent des structures remarquablement complexes : leur ensemble hautement élaboré de pyramides, de terrasses et d'escaliers a porté à un remaniement complet du relief naturel qui engendre ici, comme à Copán, une singulière dimension.
La production de monuments en pierres monolithes, les stelae, avec leurs textes datés en pétroglyphes, définit le commencement et la fin de la période classique de la civilisation maya. Ces stèles demeurent les principales chroniques écrites de cette civilisation perdue, ainsi que la clef de leur système de calendrier hautement sophistiqué. Comme la plupart des monuments mayas, elles ont été érigées pour commémorer le passage du temps, et un certain nombre d'événements historiques marquants. Au cours de la courte période d'érection de ces stelae, Quiriguá était l'une des deux villes à élever régulièrement des monuments marquant la fin des cycles de cinq ans.
Ces énormes sculptures monolithes ont été remarquablement sculptées, sans utiliser d'instruments métalliques ; des ciseaux en pierre, percutés par d'autres pierres ou par des maillets en bois, étaient alors les seuls instruments disponibles. La plupart des monuments sont orientés vers le nord, de manière à permettre au soleil d'éclairer le relief des gravures en début de matinée. La stèle E a été dédiée à Quiriguá en 771 apr. J.-C., et c'est la plus grande pierre taillée connue du monde maya. Haute de 10,50 m, large de 1,50 m et épaisse de 1,20 m, elle pèse 28 tonnes. Cette borne gigantesque est un monument à l'ancienne civilisation maya et au seigneur de la ville oubliée de Quiriguá qui y est représenté de face, trois fois plus grand que nature. Non loin de là se trouvent vingt et un autres monuments, qui comptent parmi les plus beaux exemples de sculpture sur pierre maya d'époque classique.
Source : UNESCO/CLT/WHC
Statistiques
Découvrez les photos de OUR PLACE the World Heritage Collection
