jump to the content

Ruines bouddhiques de Takht-i-Bahi et vestiges de Sahr-i-Bahlol

Buddhist Ruins of Takht-i-Bahi and Neighbouring City Remains at Sahr-i-Bahlol

The Buddhist monastic complex of Takht-i-Bahi (Throne of Origins) was founded in the early 1st century. Owing to its location on the crest of a high hill, it escaped successive invasions and is still exceptionally well preserved. Nearby are the ruins of Sahr-i-Bahlol, a small fortified city dating from the same period.

Ruines bouddhiques de Takht-i-Bahi et vestiges de Sahr-i-Bahlol

L'ensemble du monastère bouddhique de Takht-i-Bahi (ou « trône de la source ») a été fondé au début du Ier siècle. Grâce à son emplacement sur la crête d'une haute colline, il a échappé aux invasions successives, ce qui explique son état de préservation exceptionnel. Les ruines voisines de Sahr-i-Bahlol témoignent de la présence d'une petite ville fortifiée datant de la même période.

الآثار البوذية في تختي باهي وبقايا سحري بهلول

تأسست مجمّع الدير البوذي في تختي باهي (او سلطة المصدر) في بداية القرن الاول. وبسبب موقعه على قمة تلة عالية، لم تستطع الاجتياحات المتتالية النيل منه، ما يفسّر حالته الاستثنائية. أما الانقاض المجاورة في سحري بهلول، فهي تشهد على وجود مدينة صغيرة محصّنة تعود الى الفترة نفسها.

source: UNESCO/ERI

塔克特依巴依佛教遗址和萨尔依巴赫洛古遗址

 塔克特依巴依(王位的起源)的佛教寺庙建筑群是于1世纪早期修建的,由于它坐落在高山的顶端,所以躲避了一次又一次的侵略,至今仍然保存完好。附近有萨尔依巴赫洛古遗迹,萨尔依巴赫洛是同一时期的一座防备森严的小城。

source: UNESCO/ERI

Руины буддийского монастыря Тахти-Бахи и города Шахри-Бахлол

Буддийский монастырский комплекс Тахти-Бахи («Трон Сотворения») был основан в начале I в. Благодаря расположению на вершине высокого холма, он уцелел при повторяющихся вторжениях захватчиков, и сохранился до наших дней в исключительно хорошем состоянии. Поблизости находятся руины Шахри-Бахлол, небольшого укрепленного города, относящегося к тому же периоду.

source: UNESCO/ERI

Ruinas búdicas de Takh-i-Bahi y vestigios de Sahr-i-Bahlol

El conjunto monástico budista de Takht-i-Bahi (Trono de los orígenes) se fundó a principios del siglo I. Su emplazamiento en la cima de un alto cerro le salvó de las invasiones sucesivas de la región, lo cual explica su buen estado de conservación. En sus cercanías se hallan las ruinas de Sahr-i-Bahlol, una pequeña ciudad fortificada de esa misma época.

source: UNESCO/ERI

タフティ-バヒーの仏教遺跡群とサライ-バロールの近隣都市遺跡群

source: NFUAJ

Boeddhistische ruïnes van Takht-i-Bahi en overblijfselen van de naburige stad Sahr-i-Bahlol

Het boeddhistische kloostercomplex van Takht-i-Bahi (Troon van de oorsprong) werd in het begin van de 1e eeuw gesticht en daarna steeds uitgebreid. Het ligt op een 152 meter hoge heuvel, ongeveer 80 kilometer van Peshawar en 16 kilometer ten noordwesten van de stad Mardan. Door de ligging op een heuveltop ontsnapte het klooster aan opeenvolgende invasies en is het tot nu toe uitzonderlijk goed bewaard gebleven. In de nabijheid zijn de ruïnes van Sahr-i-Bahlol te vinden, een kleine versterkte stad die uit dezelfde periode dateert. In 1871 werden er veel sculpturen gevonden op Takht-i-Bahi. Sommige tonen het leven van de Boeddha.

Source : unesco.nl

  • Anglais
  • Français
  • Arabe
  • Chinois
  • Russe
  • Espagnol
  • Japonais
  • Néerlandais
site image
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Les Ruines bouddhiques de Takht-i-Bahi et les vestiges de Sahr-i-Bahlol sont l'un des restes les plus imposants du bouddhisme dans la région du Gandhara au Pakistan. Le bien inscrit est constitué de deux éléments distincts, qui datent tous deux de la même époque. Les Ruines bouddhiques de Takht-i-Bahi (trône de la source) sont un complexe monastique, fondé au début du Ier siècle après J.-C., positionnés de façon spectaculaire sur différentes collines de 36,6 mètres à 152,4 mètres de haut, typiques des sites bouddhistes. Le complexe s’étend sur une superficie d'environ 33 ha. Le monastère bouddhiste a été utilisé de façon continue jusqu'au VIIe siècle après J.-C. Il est composé d'un ensemble de bâtiments et constitue le monastère bouddhiste le plus complet du Pakistan. Les bâtiments ont été construits en pierre dans le style du Gandhara (style par couches alternées) en utilisant des blocs bruts ou semi-bruts de pierre locale dans un mortier de chaux et de boue. Aujourd'hui, les ruines comprennent la cour du stupa principal, la cour des stupas votifs, un groupe de trois stupas, un ensemble monastique en carré avec des cellules de méditation, une salle de réunion, des passages couverts en gradins et des bâtiments laïques. Le deuxième élément, les vestiges de Sahr-i-Bahlol, est situé à environ 5 km dans une plaine fertile. Les ruines de Sahr-i-Bahlol sont les vestiges d'une ancienne petite ville fortifiée de la période Kushan. La ville est située sur une butte allongée de 9 mètres de haut et entourée par des portions de murs défensifs en style par couches alternées caractéristique des premier ou second siècles après J.-C. La zone couverte est de 9,7 ha.

Critère (iv) : les Ruines bouddhiques de Takht-i-Bahi et vestiges de Sahr-i-Bahlol sont des exemples les caractéristiques du développement des communautés monastiques et urbaines dans la région du Gandhara entre le Ier et le VIIe siècles après J.-C., par leur plus, leur forme architecturale, leur conception et leurs techniques de construction.

Intégrité

Grâce à leur emplacement sur la crête d’une haute colline, les Ruines bouddhiques de Takht-i-Bahi ont échappé aux invasions successives et sont exceptionnellement bien conservées. Les limites de l'ancienne ville fortifiée de Sahr-i-Bahlol sont bien définies avec une partie des murs de fortification restante bien que détériorée. Le site est de plus en plus menacé par les empiétements, même si la croissance des établissements date déjà d’avant 1911, quand le site a été déclaré monument protégé en vertu de la Loi sur la conservation des monuments historiques. Des maisons ont été construites directement au-dessus des ruines antiques et seuls des vestiges du mur d'enceinte ont survécu. Les limites actuelles du bien sont jugées insuffisantes en raison de l'urbanisation croissante. Le bien inscrit est également menacé par un certain nombre d'autres facteurs, y compris la végétation incontrôlée qui est l’une des principales causes de dégradation, le drainage insuffisant et l’absence de surveillance pour éviter l’empiètement non autorisé par les animaux et les humains, ainsi que les fouilles illégales. La pollution par les usines locales et la circulation routière constituent également des menaces sérieuses risquant d’aggraver la détérioration du site.
Authenticité

Le cadre des Ruines bouddhiques de Takht-i-Bahi présente un haut degré d’authenticité élevée puisqu’elles se trouvent toujours sur leur emplacement d'origine sur une colline. L’authenticité de la forme et de la conception a été préservée et le plan du complexe monastique et des bâtiments est toujours visible. L’authenticité des matériaux ainsi que des traditions et des techniques de construction est maintenue dans la construction en pierre de style du Gandhara (style par couches alternées). Les sculptures de pierre ont été déplacées au Musée de Peshawar et l'inscription sur pierre de Gondopharès est conservée au Musée de Lahore. Les vestiges de l'ancienne ville voisine de Sahr-i-Bahlol sont menacés par l'expansion urbaine. Les sculptures originales ont été enlevées du site et sont présentées au Musée de Peshawar. Le plan de gestion note l'absence de documentation et le manque de main-d'œuvre qualifiée d’artisans formés aux techniques traditionnelles du style par couches alternées.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Les deux éléments des Ruines bouddhiques de Takht-i-Bahi et des vestiges de Sahr-i-Bahlol ont été répertoriés comme monuments protégés en vertu de la Loi sur la conservation des monuments historiques (1904), puis par la Loi sur les Antiquités (1975) du gouvernement fédéral du Pakistan. Des propositions sont à l'étude en vue de modifier et de renforcer la Loi sur les antiquités. Les ruines de Takht-i-Bahi sont la propriété du Département provinciale d'archéologie, et les vestiges de Sahr-i-Bahlol sont propriété privée et détenus par les Khans locaux. Le gouvernement a mis en place un Bureau sous régional doté du personnel professionnel, technique et de surveillance approprié et a alloué des ressources financières par le biais d'un budget annuel. En outre, un programme du secteur public est prévu pour maintenir et préserver le site grâce à des projets réguliers et rigoureux de conservation et de restauration. La responsabilité de la gestion incombe au ministère provincial d’archéologie (province de Khyber Pakhtunkhwa) situé à Peshawar. Un plan directeur pour les Ruines bouddhiques de Takht-i-Bahi et les vestiges de Sahr-i-Bahlol a été préparé en 2011. Conçu comme un document de travail pour les gardiens du site, il est également destiné à fournir un cadre global détaillé pour la conservation du bien inscrit et il définit les principes de gestion dans un plan d'action prioritaire couvrant un certain nombre de questions importantes allant de la conservation du site à la gestion des visiteurs. La menace d'urbanisation mentionnée ci-dessus montre que les limites du bien sont insuffisantes. En conséquence, une révision de ces limites est sérieusement considérée avec l'intention d'acquérir le terrain autour du site et de créer une large zone tampon. Dans un effort pour contrôler l'urbanisation, l'ensemble de la zone de montagne de 445 ha été récemment déclarée « Réserve archéologique» par le gouvernement provincial de Khyber Pakhtunkhwa. Il reste qu’il serait nécessaire de disposer de davantage de documentation adéquate sur les vestiges et de renforcer les capacités des artisans dans les techniques de construction traditionnelles.
Description longue
[Uniquement en anglais]

The Buddhist ruins of Takht-i-Bahi and the neighbouring city remains at Sahr-i-Bahlol are among the most characteristic of this type of structure.

The Buddhist monastic complex of Takht-i-Bahi (Throne of Origins) is situated on top of a 152 m high hill, about 80 km from Peshawar and 16 km north-west of the city of Mardan. It was founded in the early 1st century AD, and was successively occupied and expanded from that time until it fell into disuse through the discontinuation of charitable endowments in modern times. Owing to its location on the crest of a hill, it escaped the invasions of the Huns and other antagonistic peoples, leaving it today with much of its original character intact. The name Takht-i-Bahi derives from the spring on the hilltop and is literally translated as 'Spring Throne'.

The complex, the most impressive and complete Buddhist monastery in Pakistan, consists of four main groups:

  • the Court of Stupas with a cluster of stupas beside the main stupa in the middle courtyard, embellished with a series of tall niches to enshrine Buddhist statues;
  • the early monastic complex with residential cells around an open court, assembly hall and refectory;
  • the temple complex with a main stupa in the middle of a courtyard adorned with statues niches similar to the earlier stupa court;
  • the tantric monastic complex with an open courtyard in front of a series of dark cells with low openings for mystical meditation, in keeping with tantric practice.

In 1871, many sculptures were found at Takht-i-Bahi. Some depicted stories from the life of the Buddha while others, more devotional in nature, included the Buddha and Bodhisattava.

The Court of Stupas is surrounded on three sides by open alcoves or chapels. The excavators were of the view that originally they contained single plaster statues of the Buddha sitting or standing, dedicated in memory of holy men or donated by rich pilgrims. The monastery to the north was probably a two-storey structure consisting of an open court, ringed with cells, kitchens and a refectory.

Source : UNESCO/CLT/WHC