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Grottes préhistoriques de Yagul et Mitla au centre de la vallée de Oaxaca

Prehistoric Caves of Yagul and Mitla in the Central Valley of Oaxaca

This property lies on the northern slopes of the Tlacolula valley in subtropical central Oaxaca and consists of two pre-Hispanic archaeological complexes and a series of pre-historic caves and rock shelters. Some of these shelters provide archaeological and rock-art evidence for the progress of nomadic hunter-gathers to incipient farmers. Ten thousand-year-old Cucurbitaceae seeds in one cave, Guilá Naquitz, are considered to be the earliest known evidence of domesticated plants in the continent, while corn cob fragments from the same cave are said to be the earliest documented evidence for the domestication of maize. The cultural landscape of the Prehistoric Caves of Yagul and Mitla demonstrates the link between man and nature that gave origin to the domestication of plants in North America, thus allowing the rise of Mesoamerican civilizations.

Grottes préhistoriques de Yagul et Mitla au centre de la vallée de Oaxaca

Situé dans la vallée de Tlacolula, dans l'Etat subtropical d'Oaxaca, ce bien se compose de deux ensembles archéologiques préhispaniques et une série de grottes préhistoriques et d'abris sous roche. Certains de ces abris ont livré des traces archéologiques et d'art rupestre qui sont un témoignage des premiers agriculteurs sédentarisés. Des graines de cucurbitacée vieilles de 10 000 ans découvertes dans la grotte Guilá Naquitz sont considérées comme les premiers témoignages de plantes domestiquées sur le continent tandis que des fragments d'épis de maïs trouvés dans la même grotte apparaissent comme les témoignages des plus anciens de domestication du maïs. Le paysage culturel des grottes de Yagul et Mitla démontre le lien entre l'homme et la nature qui est à l'origine de la domestication des plantes en Amérique du Nord, permettant ainsi le développement des civilisations mésoaméricaines.

مغاور ما قبل التاريخ في ياغول وميتلا في وسط وادي أواكساكا

يتألف هذا الممتلك، الذي يقع في وادي تلاكولولا، في ولاية أواكساكا شبه المدارية، من مجموعتين أثريتين تعودان إلى ما قبل الحِقبة الإسبانية، وسلسلة من مغاور ما قبل التاريخ، وملاجئ صخرية. ويضم بعض من هذه الملاجئ رسوماً أثرية وفنوناً صخرية تشهد على توطن مزارعين لأول مرة هناك. وتُعتبر حبوب القرعيات البالغ عمرها 10000 سنة، والتي اُكتشفت في مغارة غويلا ناكويتز، بمثابة الدلائل الأولى على استخدام الزراعات في القارة، بينما تمثل شذرات سنابل الذرة الموجودة في هذه المغارة ذاتها أقدم الدلائل على استخدام الذرة. ويُبيِّن المنظر الثقافي لمغاور ياغول وميتلا الصلة القائمة بين الإنسان والطبيعة، وهي الصلة التي أفضت إلى استخدام الزراعات في أمريكا الشمالي، مما أتاح بزوغ حضارات أمريكا الوسطى.

source: UNESCO/ERI

瓦哈卡州中央谷地的亚古尔与米特拉史前洞穴

坐落在亚热带气候的瓦哈卡州特拉科卢拉山谷中,此一遗产由两处西班牙统治前的考古遗址,以及一系列史前洞穴和人类居住的岩石庇护所组成。在一些庇护所中发现的考古证据与岩刻艺术,见证了史前人类从游牧式的打猎采集者向定居农业人口的转变进程。在吉拉纳蒂兹洞穴中发现的一万年前的葫芦种子,被认为是美洲大陆上最早进行植物栽培的证据,而同一洞穴发现的玉米穗残粒则被看作是最早的人工栽培玉米的证据。亚古尔与米特拉洞穴的文化景观展现了人与自然之间的纽带,这一纽带不仅导致了北美洲人工种植的产生,并且推动了中美洲文明的发展。

source: UNESCO/ERI

Доисторические гроты Ягула и Митлы в Центральной долине Оаксака

Расположенный в долине Тлаколула, в штате с субтропическим климатом Оахака, этот памятник состоит из двух археологических ансамблей, относящихся к доколониальной эпохе, доисторических пещер и скальных укрытий. В некоторых из них сохранились археологические находки и наскальные изображения, являющиеся свидетельством самых первых этапов седентеризации бывших кочевых охотников и собирателей. Семена тыквы 10000-летней давности, обнаруженные в пещере Гуила Накуитц, считаются первыми свидетельствами одомашнивания растений на континенте. Найденные там же фрагменты початков кукурузы считаются самыми ранними свидетельствами одомашнивания кукурузы. Культурная среда пещер Ягил и Митла указывает на наличие связи между человеком и природой, способствовавшей одомашниванию растительного мира в Северной Америке. А оно, в свою очередь, содействовало дальнейшему развитию цивилизаций Центральной Америки.

source: UNESCO/ERI

Cuevas prehistóricas de Yagul y Mitla en los Valles Centrales de Oaxaca

Situado en el Valle de Tlacolula, en el Estado de Oaxaca, este sitio comprende dos conjuntos de vestigios arqueológicos prehispánicos y una serie de cuevas prehistóricas y refugios rocosos. En algunos de estos refugios se han encontrado restos arqueológicos y vestigios de arte rupestre que son testimonios de la vida de los primeros agricultores sedentarizados. En la cueva de Guilá Naquitz se han hallado semillas de cucurbitáceas de 10.000 años de antigüedad, que constituyen los restos más tempranos de plantas domesticadas descubiertos hasta la fecha en el continente americano, así como fragmentos de espigas de maíz que son uno de los más antiguos testimonios de la domesticación de esta planta. El paisaje cultural de las cuevas de Yagul y Mitla pone de manifiesto el vínculo entre el hombre y la naturaleza que dio lugar a la domesticación de las plantas en la América Septentrional y abrió paso al desarrollo de las civilizaciones mesoamericanas.

source: UNESCO/ERI

Prehistorische grotten van Yagul en Mitla in de centrale vallei van Oaxaca

Dit gebied ligt op de noordelijke hellingen van de vallei Tlacolula in het subtropische centraal Oaxaca. Het bestaat uit twee pre-Spaanse archeologische complexen en een reeks prehistorische grotten en rotsschuilplaatsen. De tienduizend jaar oude Cucurbitaceae zaden in de grot Guila Naquitz worden beschouwd als het vroegst bekende bewijs van gedomesticeerde planten in het continent. De maïskolfrestanten uit dezelfde grot gelden als het vroegst gedocumenteerde bewijs voor de domesticatie van maïs. Het cultuurlandschap van de prehistorische grotten toont de relatie aan tussen mens en natuur. Dit verband vormde de oorsprong van de domesticatie van planten in Noord-Amerika en maakte vervolgens het ontstaan van Meso-Amerikaanse beschavingen mogelijk.

Source : unesco.nl

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© UNESCO
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Les grottes préhistoriques de Yagul et Mitla au centre de la vallée de Oaxaca est un vaste paysage culturel qui comprend des grottes et des abris sous-roche, dont l’un, la grotte de Guilá Naquitz a livré des restes botaniques extraordinairement bien préservés de cucurbitacées, de haricots et de courges et les premiers épis de maïs jamais trouvés, et deux autres grottes, les sites de Cueva Blanca et Gheo Shih, ont livré des restes d’animaux et des outils de pierre du Pleistocène, et révélé l’utilisation saisonnière des ressources abondantes en fruits d’été et petits mammifères.

Le passage progressif de groupes sociaux vivant essentiellement de la chasse à l’Etat de groupes sédentarisés vivant de l’agriculture s’est produit dans de nombreux endroits en même temps en Mésoamérique. Le bien témoigne, de manière exceptionnelle, de l’évolution du chasseur-cueillir vers une communauté sédentarisée dans la région de la vallée de Oaxaca.

Critère (iii) : Les restes botaniques de la grotte de Guilá Naquitz liées à la domestication d’autres plantes - courges, calebasses et haricots – associées aux vestiges archéologiques de Cueva Blanca et Gheo Shih, peuvent être considérés comme un témoignage exceptionnel de l’évolution des cueilleurs-chasseurs vers une société plus sédentarisée dans cette région d’Amérique centrale.

Intégrité

Les sites de Guilá Naquitz, Cueva Blanca et Gheo Shih comportent tous les éléments nécessaires à soutenir la valeur universelle exceptionnelle du site ; ceux-ci ne sont pas menacés bien qu’ils puissent être vulnérables au surpâturage en raison des changements climatiques.

Authenticité

La grotte de Guilá Naquitz ainsi que Cueva Blanca et de Gheo Shih peuvent s’envisger comme des sites où les premiers hommes ont domestiqué certaines plantes sauvages et progressé vers une semi-sédentarité. Pour ces site, l’authenticité peut être considérée comme intacte, même si les témoignages sur lesquels se fondent nos connaissance ne sont plus physiquement dans les grottes ni dans les sites.

Mesures de gestion et de protection requises

Même si Yagul bénéficie d’une protection par décret présidentiel, le reste des zones archéologiques et paysagères ne bénéficient pas actuellement de protection nationale ou municipale. Il existe des projets en cours pour la protection de ces parties du bien. Toutes les découvertes archéologiques visibles sont enregistrées sur des fiches pour chaque site, accompagnées de cartes et de photographies.

Les principales autorités responsables de la gestion du bien sont l’INAH, en charge de tous les sites culturels et archéologiques, et la Commission nationale pour les zones naturelles protégées (CONANP) ; les deux entités disposent d’agences ou de représentations locales. La CONANP est responsable de la conservation des espèces naturelles et des panoramas de la région de Yagul. Conjointement avec l’INAH, elle passe des accords avec les communautés, favorisant les pratiques traditionnelles d’occupation des sols. En 1999, un plan de gestion a été approuvé pour le corridor archéologique de la vallée de Oaxaca (CAVO), joint au plan de gestion existant de la Zone archéologique de Monte Alban. Le système de gestion du bien est globalement adapté, bien que son application soit récente et par conséquent encore dans une phase d’essai.

Il est nécessaire de mettre en place une protection juridique pour la totalité de la zone proposée pour inscription ; une politique de conservation active afin de garantir le contrôle de l’accès et du pacage et des mesures de préparation aux risques ; une stratégie d’accès basée sur la capacité d’accueil de la zone proposée pour inscription ; promouvoir un programme de recherche afin d’étudier si, avec le temps, des preuves plus convaincantes pourront être découvertes qui permettraient au paysage de l’Oaxaca d’être considéré comme ayant été le centre de la domestication des plantes et le lieu où s’effectua le passage vers une agriculture sédentaires qui soit exceptionnel dans le contexte de sa région géoculturelle.

Description historique

Les chasseurs-cueilleurs menèrent une vie nomade dans la région jusqu'à la fin de la période glaciaire, il y a environ 10 000 ans puis, avec le changement de climat, ils se tournèrent peu à peu vers un mode de vie plus sédentaire. Des traces de cette évolution graduelle, avec la domestication progressive et l'amélioration des espèces de plantes conduisant à la naissance d'une société basée sur l'agriculture, ont été préservées dans deux des grottes perpétuellement sèches et un site ouvert.

Soixante grottes et abris sous roche ont été repérés dans les années 1960 par Kevin V. Flannery. Ce dernier fouilla quatre sites : les grottes de Guilá Naquitz et Cueva Blanca, l'abri sous roche de Martinez ainsi que le site ouvert de Gheo Shih (en dehors de la zone proposée pour inscription). Ces travaux ont été considérés avoir livré le témoignage de la transition du mode de vie nomade à celui semi-sédentaire. Seuls trois sites sur les 147 grottes et sites ont fourni des traces botaniques : Guilá Naquitz, Cueva Blanca et Gheo Shih. Certaines des découvertes de Flannery sont déposées au musée des cultures de Oaxaca dans la ville de Oaxaca. D'autres ont fait l'objet d'essais destructifs et n'existent donc plus.

En 1996, des explorations supplémentaires ont produit un inventaire de plantes présentes dans le bien et, en 2001, des recherches ont permis d'identifier des grottes qui n'avaient pas été inventoriées dans les années 1960.

Des recherches ont été entreprises par l'université du Michigan entre 1970 et 1980 sur l'écologie culturelle de la vallée. Les grottes et abris sous roche ont été étudiés de nouveau en 1995 par Victoria Arriola. À partir de 1996, d'importantes recherches ont été conduites, en particulier grâce aux efforts de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH). Les découvertes effectuée dans la grotte de Naquitz ont également été réévaluées par l'Institut Smithsonian par datation radiocarbone par spectrométrie de masse par accélérateur (SMA), de même que les découvertes d'un ensemble de plantes domestiquées trouvées dans les années 1950 et 1960 dans quatre grottes au Mexique : Tamaulipas (grottes de Romero et de Valenzuela), et Tehuacán (grottes de Coxcatlan et de San Marcos).

À Oaxaca, les traces des débuts de la domestication des plantes et de l'agriculture sédentaire au cours de la période comprise entre 8900 et 2000 av. J.-C. ont été réparties en quatre phases : Naquitz, Jicaras, Blanca et Martinez, d'après trois des quatre sites qui ont fourni des témoignages.

Pendant la phase Naquitz (8900 - 6700 av. J.-C.) dans la période paléo-indienne, des traces ont été trouvées dans la grotte de Guilá Naquitz de la domestication de plantes locales, notamment les coloquintes, les courges, les haricots et le maïs.

La phase Jicaras (5000 - 4000 av. J.-C.) se rapporte aux traces découvertes sur le site de Gheo Shih, campement ouvert qui semble avoir été utilisé de manière temporaire et saisonnière.

La phase Blanca (3300 - 2800 av. J.-C.) se rapporte aux découvertes de projectiles de Cueva Blanca liés à des installations plus permanentes.

Le passage progressif des groupes sociaux au mode de vie basé essentiellement sur la chasse à ceux dont le mode de vie est basé essentiellement sur l'agriculture s'est produit en plusieurs endroits en même temps dans la région mésoaméricaine.

Le bien proposé pour inscription, à l'époque où il a été fouillé, a produit certains des exemples les plus anciens de plantes domestiquées. Bien que le témoignage soit reconnu être fragmentaire, il souligne ce processus complexe.

Depuis 40 ans que certaines des grottes ont été fouillées, d'autres recherches dans les basses terres du rio Balsas au sud-ouest du Mexique ont révélé des traces importantes d'une séquence, de la collecte par les chasseurs-cueilleurs d'une variété de téosinte, l'ancêtre sauvage du maïs (7000 av. J.-C.) jusqu'à sa domestication et sa dispersion dans les hautes terres de Oaxaca et d'autres zones. Une différence matérielle entre les deux zones réside dans le fait que les traces trouvées à rio Balsas de la domestication du maïs étaient basées sur des graines tandis que ce que l'on a trouvé à Oaxaca était un épi de maïs. Quoi qu'il en soit, la graine trouvée est bien plus ancienne que l'épi de maïs.

Le site de Yagul reflète l'une des petites cités-État qui sont apparues à la suite du déclin de l'État urbain de Monte Alban (vestiges inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 1987) avec ses sociétés satellites plus petites réparties dans la vallée, telles que l'établissement à Caballito Blanco, constituant un réseau de sites espacés par des intervalles d'environ 5 km.

Le site de Yagul a été exploré entre 1954 et 1961.

Source : évaluation des Organisations consultatives
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