jump to the content

Papahānaumokuākea

Brève description

Papahānaumokuākea est le nom d'un vaste groupe linéaire et isolé de petites îles et atolls à faible altitude (océan autour compris) situées à près de 250 km au nord-ouest du principal archipel hawaiien et qui s'étendent sur environ 1931 km. Le site possède une signification cosmologique pour les natifs hawaiiens, en tant qu'environnement ancestral, incarnation du concept de parenté entre les hommes et le monde naturel, berceau de la vie et terre d'accueil des esprits après la mort. Sur deux des îles, Nihoa et Makumanamana, on trouve des vestiges archéologiques relatifs au peuplement et à l'occupation des sols à l'époque pré-européenne. C'est aussi une zone d'habitats pélagiques et d'eaux profondes avec des caractéristiques remarquables telles que des monts sous-marins et des bancs submergés, de vastes récifs coralliens et des lagons. Il s'agit de l'une des aires marines protégées les plus vastes du monde.

Monument marin national Papahanaumokuakea, Hawa © Sue Watt

Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Papahanaumokuakea est le nouveau nom d’un grand groupe linéaire et isolé de petites îles et atolls à faible altitude (océan autour compris), qui s’étendent à environ 1 931 kilomètres au nord-ouest du principal archipel hawaiien. Situé dans l’océan Pacifique centre nord, le Monument national marin Papahānaumokuākea s’étend sur près de 2000 km du sud est au nord ouest.

Il correspond à un secteur important du point chaud de la chaîne Hawaï-Empereur, constituant un exemple exceptionnel de la progression d’un point chaud insulaire. Une bonne partie du monument est composée d’habitats pélagiques et d’eaux profondes, avec des caractéristiques remarquables telles que des monts sous-marins et des bancs submergés, de vastes récifs coralliens, des lagons et 14 km2 de terres émergentes distribuées entre plusieurs îles hautes et érodées, pinacles, atolls et guyots. Avec une superficie totale d’environ 362 075 km2, c’est une des aires marines protégées (AMP) les plus vastes du monde. L’histoire géomorphologique et l’isolement de l’archipel ont permis le développement d’une gamme extraordinaire d’habitats et de caractéristiques, y compris un endémisme extrêmement élevé. C’est essentiellement grâce à l’isolement que les écosystèmes marins et les processus écologiques sont restés pratiquement intacts, ce qui explique la biomasse accumulée exceptionnelle de grands prédateurs du sommet de la chaîne trophique. Les milieux insulaires ont cependant été modifiés par des activités anthropiques mais, bien que certains changements soient irréversibles, on note aussi des exemples de restauration réussie. La zone abrite de nombreuses espèces terrestres et marines, en danger ou menacées, dont certaines dépendent uniquement du Papahānaumokuākea pour leur survie.

Le patrimoine naturel préservé de la zone possède une profonde signification cosmologique et traditionnelle pour la culture vivante des natifs hawaïens, en tant qu’environnement ancestral, incarnation du concept hawaïen de parenté entre les hommes et le monde naturel, berceau de la vie et terre d’accueil des esprits après la mort.

Sur deux des îles, Nihoa et Makumanamana, on trouve des vestiges archéologiques relatifs au peuplement et à l’occupation des sols à l’époque pré-européenne, avec un vaste ensemble de sanctuaires d’un type propre à Papahanaumokuakea mais qui ressemble à ceux de l’intérieur des terres de Tahiti. Ceux-ci et les sites où on a retrouvé des figures de pierre, qui montrent une relation forte avec des sculptures similaires dans les Marquises, peuvent être considérés contribuer à la compréhension d’une étroite affiliation culturelle hawaïenne avec Tahiti et les Marquises.

Critère (iii) : Les sanctuaires heiau bien préservés sur Nihoa et Mokumanamana et leurs traditions vivantes associées sont tous propres à Hawaï mais, positionnés dans le contexte d’un continuum culturel marae-ahu Pacifique/Polynésie plus vaste, vieux de 3 000 ans, ils peuvent être vus comme un témoignage exceptionnel de l’étroite affiliation culturelle entre Hawaï, Tahiti et les Marquises, résultant de longues périodes de migration.

Critère (vi) : Les croyances vibrantes et persistantes associées à Papahanaumokuakea sont d’une importance exceptionnelle en tant qu’éléments clés des formes d’évolution socioculturelle des croyances du Pacifique, et apportent une profonde compréhension des rôles fondamentaux que les anciens marae-ahu, tels que ceux que l’on trouvait à Raiatea, le « centre » de la Polynésie, remplissaient jadis. Ces traditions vivantes des Hawaïens qui célèbrent l’abondance naturelle de Papahanaumokuakea et son association avec les royaumes sacrés de la vie et de la mort, sont directement et matériellement associés aux sanctuaires heiau de Nihoa et de Mokumanamana et aux îles intouchées au-delà du nord-ouest.

Critère (viii) : Le bien offre un excellent exemple de la progression d’un point chaud insulaire résultant d’un point chaud relativement stationnaire et du mouvement stable de la plaque tectonique. Papahanaumokuakea comprend une grande partie de la chaîne volcanique la plus longue et la plus ancienne de la planète, de sorte que l’échelle, la particularité et la linéarité de la manifestation de ces processus géologiques dans Papahanaumokuakea n’ont pas d’équivalent et nous ont permis de comprendre les plaques tectoniques et les points chauds. Les valeurs géologiques du bien sont directement liées aux valeurs que l’on trouve dans le Parc national et Bien du patrimoine mondial des volcans d’Hawaï qui offre, conjointement avec Papahanaumokuakea, un témoignage extrêmement important du volcanisme de point chaud.

Critère (ix) : Dans sa vaste superficie, le bien contient une multitude d’habitats allant de 4600 m au-dessous du niveau de la mer à 275 m au-dessus du niveau de la mer, y compris des abysses, des monts sous-marins et des bancs submergés, des récifs coralliens, des lagons peu profonds, des littoraux, des dunes, des prairies sèches et des broussailles ainsi qu’un lac sursalé. Les dimensions de l’archipel, son isolement biogéographique ainsi que la distance qui sépare les îles et les atolls ont permis la formation de types d’habitats et d’assemblages d’espèces distincts et variés. Papahanaumokuakea constitue un exemple remarquable des processus biogéographiques et d’évolution en cours comme l’illustrent ses écosystèmes extraordinaires, la spéciation à partir d’espèces ancestrales, les assemblages d’espèces et le degré très élevé d’endémisme marin et terrestre. Ainsi, un quart des quelque 7000 espèces marines actuellement connues dans la région est endémique. Plus d’un cinquième des espèces de poissons n’existe que dans cet archipel tandis que l’endémisme des espèces coralliennes dépasse 40%. Comme il reste beaucoup d’espèces et d’habitats à étudier en détail, il est probable que ces chiffres augmenteront. En raison de son isolement, de son échelle et de la protection extrêmement stricte, le bien offre un exemple sans pareil de système récifal encore dominé par de grands prédateurs tels que les requins, une caractéristique ayant disparu de la plupart des milieux insulaires par suite des activités anthropiques.

Critère (x) : Les habitats terrestres et marins du Papahanaumokuakea sont cruciaux pour la survie de nombreuses espèces en danger ou vulnérables dont la distribution est soit entièrement, soit fortement limitée à la région. On peut citer le phoque moine d’Hawaï en danger critique d’extinction, quatre espèces endémiques d’oiseaux (le canard de Laysan, le psyttirostre de Laysan, le psyttirostre de Nihoa et la rousserolle de Nihoa) et six espèces de plantes en danger comme le palmier Pritchardia remota. Papahanaumokuakea comprend des habitats de nourrissage, de reproduction et de nurserie pour beaucoup d’autres espèces, y compris des oiseaux marins, des tortues marines et des cétacés. Avec 5,5 millions d’oiseaux marins qui nichent chaque année dans le monument et 14 millions qui y résident de façon saisonnière, il s’agit, collectivement, de la plus grande colonie d’oiseaux marins tropicaux du monde. L’on y trouve 99% des albatros de Laysan (vulnérables) de la planète et 98% des albatros à pieds noirs (en danger) du monde. Bien que la diversité des espèces soit relativement faible en comparaison avec beaucoup d’autres milieux de récifs coralliens, le bien a une très grande valeur pour la conservation in situ de la biodiversité.

Intégrité

Les limites du bien se trouvent toutes dans l‘océan mais ont, néanmoins, été clairement définies, marquées sur des cartes de navigation et largement communiquées. L’immensité du bien explique que l’on y trouve une grande variété de types d’habitats, notamment une zone très importante de milieu récifal marginal ainsi que des bancs submergés et des habitats d’eaux profondes. Elle garantit aussi un degré élevé de reproduction des types d’habitat. Bien que l’utilisation passée ait modifié certains milieux terrestres, le bien est encore essentiellement dans un Etat naturel et l’Etat de conservation de la nature y est exceptionnel. Cela s’explique surtout par son isolement mais aussi par un ensemble d’efforts de gestion et de protection qui datent, dans certains cas, de plus de 100 ans, notamment une législation nationale de protection des ressources naturelles et des restrictions adoptées au plan international. L’intégrité du bien et de ses processus écologiques dépasse celle de la plupart des autres archipels et de la plupart des autres milieux marins tropicaux du monde.

Tous les attributs culturels reflétant une valeur universelle exceptionnelle se trouvent dans les délimitations du bien. Les sites archéologiques demeurent relativement peu perturbés par des facteurs culturels. Bien qu’aucun des attributs ne soit soumis à une grave menace, certains des sites archéologiques nécessitent une attention accrue en termes de conservation et de protection contre les dégâts provenant de sources naturelles.

Authenticité

La disposition unique des collections de sanctuaires des îles Mokumanamana et Nihoa doit être lue en détail pour ses associations sacrées et religieuses, en rapport avec d’autres sites similaires dans le Pacifique. Les fortes associations spirituelles et religieuses de l’île Mokumanamana sont vivantes et pertinentes. Certains facteurs naturels, susceptibles de perturber leur disposition et la lisibilité de leur signification, font peser sur eux une certaine menace.

Mesures de protection et de gestion requises

Papahanaumokuakea est une zone très protégée établie en 2009 par Déclaration présidentielle. Celle-ci vient s’ajouter à des législations internationales, fédérales et d’Etat préexistantes. De multiples niveaux de législation et de réglementation fédérale et d’Etat protègent le patrimoine culturel de Papahanaumokuakea, tant les monuments que le paysage. Le bien a été déclaré Monument national marin aux termes de la Loi sur les antiquités, et est en outre protégé par d’autres lois nationales, notamment la Loi de protection historique nationale, la Loi sur les sites historiques et la Loi de protection des ressources archéologiques. Il existe également des protocoles traditionnels des natifs hawaïens protégeant le patrimoine culturel physique et immatériel du bien.

Les juridictions multiples ont créé un milieu institutionnel complexe pour la gestion du bien mais les plans de gestion et les pratiques d’intervention sont adéquats. Les trois agences de gestion sont l’US Fish and Wildlife Service, l’Administration océanique et atmosphérique nationale et le Département des terres et ressources naturelles de l’Etat de Hawaï. La gestion du bien nécessite l’établissement et l’entretien de compétences efficaces relatives au patrimoine archéologique et culturel. Il existe aussi un besoin de nommer un archéologue/spécialiste du patrimoine culturel pour le bien afin de compléter la gestion de ses valeurs naturelles. Les juridictions multiples ont créé un milieu institutionnel complexe pour la gestion du bien mais les plans de gestion et les pratiques d’intervention sont bien conçus. Compte tenu des menaces auxquelles le bien fait face, et qui proviennent presque toutes de l’extérieur de ses limites, la participation multi agences, si elle est bien gérée, est un atout, à condition que la complexité n’entrave pas les capacités opérationnelles et l’aptitude à réagir rapidement aux problèmes qui se posent.

Un plan de protection du Monument national marin a été élaboré par les principales parties prenantes, qui fera office de document directeur pour le bien dans les quinze prochaines années. Celui-ci comprend des objectifs stratégiques et des plans d’action thématiques détaillés traitant les besoins prioritaires. Il importe que ces efforts soient maintenus dans le but de mieux rationaliser la simplification, notamment des mécanismes qui soutiennent les activités dans le monument, la participation des acteurs et la communication. Il est nécessaire d’assurer que le système de gestion parvienne à un équilibre équitable entre la protection des attributs culturels et naturels qui constituent le fondement de la Valeur universelle exceptionnelle du bien.

Les menaces à la valeur naturelle émanant de l’extérieur des limites du bien comprennent les déchets marins, le transport de marchandises dangereuses, les futures activités de prospection et d’exploitation minière, les opérations militaires, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche IUU), la pêche commerciale, les dommages causés par les ancres, les échouages et les espèces exotiques envahissantes.

Une question clé concernant les menaces relatives aux attributs culturels est d’assurer la mise en place de mesures de dissuasion pour éviter que les sites archéologiques ne soient perturbés par les animaux fouisseurs ou les plantes, et que des indicateurs de suivi portent sur l’impact des processus naturels sur les ressources archéologiques. Il est aussi nécessaire que la gestion soit sous-tendue par une documentation claire des éléments culturels physiques, en se basant sur les résultats des fouilles archéologiques actuelles.

Description historique

Les voyageurs polynésiens arrivèrent dans l'archipel isolé d'Hawaï aux alentours de 300 apr. J.-C., dans le cadre de la grande migration dans le Pacifique qui débuta peut-être il y a quelque 3 000 ans depuis l'Asie du Sud-est, atteignit la Polynésie aux environs de 200 av. J.-C. et de là se diffusa dans le reste du Pacifique au cours des deux millénaires suivants. Les voyageurs s'aperçurent que les grandes îles de ce qui est aujourd'hui Hawaï avaient des sols fertiles, des eaux abondantes et des récifs riches en vie marine.

Les colons s'installèrent surtout dans les îles principales au sud-est de l'archipel, mais on trouve des traces d'utilisation humaine dans deux îles de Papahanaumokuakea : Mokumanamana et Nihoa.

Les sites des deux îles n'ont fait l'objet que de fouilles archéologiques limitées et les connaissances sur le sujet présentent toujours des lacunes majeures.

Les premières études, entreprises par l'expédition Tanager en 1923-24, ont complètement mis au jour quelques petites grottes / abris rupestres, ont partiellement mis au jour quelques sites en plein air et extrait des ossements humains découverts dans de petites niches dans les falaises de Nihoa, ainsi que deux fémurs humains et un tibia révélés par des fouilles dans un abri rupestre de Mokumanamana. Tous les ossements humains ainsi que les matériels culturels prélevés lors des fouilles et dans les sites de surface ont été remis au Bishop Museum d'Honolulu. Les ossements humains ont récemment été rapatriés dans les îles par des natifs hawaïens professionnels de la culture. En plus d'avoir totalement dépouillé les grottes / sites rupestres rocheux des sédiments observés, les fouilles Tanager ont contribué à la déstabilisation de sections de murs en pierre sèche sur les îles. Cette expédition, ainsi que plusieurs expéditions non scientifiques antérieures sur les îles ont aussi fait disparaître plusieurs petites statues en pierre très particulières, et divers autres artefacts de la surface de Mokumanamana. Certaines des représentations se trouvent au Bishop Museum, mais d'autres semblent avoir disparu.

Les incursions humaines répertoriées sur les deux îles depuis l'expédition Tanager ont été minimes, les îles faisant partie de la Réserve des îles hawaïennes déclarée en 1909. L'accès a effectivement été limité à des études biologiques à court terme, des études archéologiques intermittentes à faible impact et des visites occasionnelles de la part de natifs hawaïens professionnels de la culture.

Deux archéologues, un doctorant natif hawaïen et l'archéologue du US Fish and Wildlife Service en charge du bien, sont restés à Mokumanamana durant la mission de l'ICOMOS pour y poursuivre le projet de thèse du premier. Il est probable que ces recherches feront beaucoup pour combler les grandes lacunes qui subsistent concernant Nihoa et Mokumanamana.

Bien que peu de recherches archéologiques aient été faites ailleurs à Papahanaumokuakea, (la somme totale des travaux archéologiques dans l'ensemble des zones pendant 80 ans représente apparemment seulement 18 jours), la mission de l'ICOMOS a confirmé que des professionnels qualifiés auraient aisément détecté tout signe évident d'utilisation pré-européenne. De surcroît, les fouilles paléo-environnementales conduites sur Laysan Atoll par des archéologues, parmi d'autres spécialistes, ont échoué à révéler des signes d'activité humaine pré-européenne dans un noyau de sédiments datant d'il y a 7 000 ans, soit plus de deux fois plus longtemps que toute présence humaine dans la lointaine Océanie, et plus de quatre fois la durée de l'occupation humaine connue dans les principales îles hawaïennes. Les rats polynésiens (Rattus exulans) étaient présents sur Kure jusqu'à il y a peu, mais ils ont été exterminés pour protéger les oiseaux nichant à terre, dont les oeufs sont très vulnérables à la prédation des rats. Ces rats sont une espèce commensale introduite dans le Pacifique lointain par les premiers colons humains il y a des millénaires, qui sont aujourd'hui transportés par les navires aux côtés de rats européens (excepté au Monument national marin, tous les bateaux en visite faisant l'objet de strictes mesures de contrôle des rats). On ne sait pas si R. exulans fut introduit à Kure à l'époque européenne ou pré-européenne, mais l'espèce est absente du reste des îles hawaïennes du nord-ouest, et il n'y a pas de signe qu'elle ait vécu quelque part à Papahanaumokuakea à l'époque du contact européen. Toutefois, l'absence de rats commensaux ne signifie pas que les premiers Polynésiens n'ont pas visité les lointaines îles nord-occidentales, car rien ne montre qu'ils aient jamais été présents sur Nihoa ou Mokumanamana, où l'occupation humaine préeuropéenne est incontestable.

Quand les Européens arrivèrent à Hawaï à la fin du XVIIIe siècle, ils trouvèrent une société prospère, avec des systèmes sociaux et religieux complexes et particuliers. En 1898, Hawaï fut acheté par les États- Unis aux termes de la Newlands Resolution.

Les années 1960 et 1970 marquèrent le début d'un mouvement de résistance à l'assimilation occidentale, qui conduisit à la renaissance de la culture hawaïenne et au renforcement des liens avec les lieux sacrés.

Un grand corpus d'informations sur l'histoire orale a été publié sur une centaine d'années dans les journaux locaux (ex. : Kaunamano 1862 dans Hōkǖ o ka Pakipika, Manu 1899 dans Ka Loea Kalai‘āina, Wise 1924 dans Nūpepa Kuoko‘a). Les plus récentes études ethnologiques (2003) mettent en lumière la continuité des pratiques et histoires traditionnelles hawaïennes dans les îles hawaïennes nord-occidentales. Seule une fraction de celles-ci ont été consignées, et il en existe quantité d'autres dans les mémoires et les histoires de vie de Kupuna.

Source : évaluation des Organisations consultatives