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Site archéologique de Al-Hijr (Madain Salih)

Al-Hijr Archaeological Site (Madâin Sâlih)

The Archaeological Site of Al-Hijr (Madâin Sâlih) is the first World Heritage property to be inscribed in Saudi Arabia. Formerly known as Hegra it is the largest conserved site of the civilization of the Nabataeans south of Petra in Jordan. It features well-preserved monumental tombs with decorated facades dating from the 1st century BC to the 1st century AD. The site also features some 50 inscriptions of the pre-Nabataean period and some cave drawings. Al-Hijr bears a unique testimony to Nabataean civilization. With its 111 monumental tombs, 94 of which are decorated, and water wells, the site is an outstanding example of the Nabataeans’ architectural accomplishment and hydraulic expertise.

Site archéologique de Al-Hijr (Madain Salih)

Le Site archéologique de Al-Hijr (Madain Salih), est le premier site de ce pays inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Anciennement appelé Hegra, il s’agit du plus important site conservé de la civilisation des Nabatéens au sud de Pétra (Jordanie), il comporte notamment des tombes monumentales aux façades décorées, datant principalement du 1er siècle avant J.C. au 1er siècle après J.C. Le site compte aussi une cinquantaine d’inscriptions de la période pré-nabatéenne et des dessins rupestres. Al-Hijr est un témoignage unique de la civilisation nabatéenne. Avec ses 111 tombes monumentales, dont 94 avec des façades décorées, et ses puits, le site est un exemple exceptionnel de la qualité de l’architecture des Nabatéens et de leur maîtrise des techniques hydrauliques.

الحجر (مدائن صالح)

يشكل موقع الحجر الأثري (مدائن صالح) في المملكة العربية السعودية، أول موقع لها يدرج في قائمة التراث العالمي. كان يسمى في الماضي الحجرة، وهو أكبر موقع مُصان لحضارة الأنباط جنوب البتراء بالأردن. ويحوي مقابر ضخمة مُصانة جيداً، تعود واجهاتها المزخرفة إلى القرن الأول قبل الميلاد وصولاً إلى القرن الأول الميلادي. الموقع قائم على مسافة 500 كلم من جنوب شرق البتراء، ويشمل حوالي 50 نقشاً من الحقبة السابقة للأنباط، وعدداً من رسوم الكهوف. يحمل موقع الحجر شهادة فريدة عن حضارة الأنباط. وتعتبَر مقابره الضخمة البالغ عددها 111 مقبرة (وقد زُين 94 منها بالزخارف)، وآباره المائية، مثلاً استثنائياً عن الإنجازات المعمارية للأنباط وخبراتهم الهيدرولوجية.

source: UNESCO/ERI

Археологический объект Аль-Хиджр

Это первый объект всемирного наследия в Саудовской Аравии. Ранее известный как Хегра, объект является крупнейшим сохранившимся памятником набатейской цивилизации, расположенным к югу от города Петра в Иордании. Здесь хорошо сохранились монументальные надгробные памятники с богато украшенными фасадами, относящиеся к периоду с I века до н.э. по I век н.э. Кроме того, на территории объекта сохранились около 50 надписей эпохи, предшествовавшей набатейской, а также несколько пещерных рисунков. Аль-Хиджр – уникальное свидетельство набатейской цивилизации. 111 сохранившихся здесь монументальных надгробий, 94 из которых богато украшены, и система колодцев являются выдающимися примерами набатейской архитектуры и накопленного опыта гидростроительства.

source: UNESCO/ERI

El sitio arqueológico de Al Hijr – Madain Salih

Es el primer sitio del Patrimonio Mundial inscrito en este país. Conocido en la antigüedad con el nombre de Hegra en la Antigüedad, es el sitio de la civilización nabatea mejor conservado al sur de Petra (Jordania). Comprende una serie de tumbas monumentales con fachadas ornamentadas, que se hallan en buen estado de conservación y datan de los siglos I a.C. y I d.C. Posee además medio centenar de inscripciones del periodo prenabateo y algunas pinturas rupestres. Al Hijr constituye un testimonio excepcional de la civilización nabatea. Sus pozos y sus 111 sepulturas monumentales, entre las que figuran 94 ornamentadas, son una muestra excepcional de las realizaciones arquitectónicas de los nabateos y de su dominio de las técnicas hidráulicas.

source: UNESCO/ERI

アル-ヒジュル古代遺跡(マダイン・サーレハ)

source: NFUAJ

Archeologisch gebied Al-Hijr (Madâin Sâlih)

Het archeologisch gebied Al-Hijr (Madâin Sâlih) heette voorheen Hegra en is als eerste streek van Saoedi-Arabië toegevoegd aan de Werelderfgoedlijst. De plek is het grootst bewaard gebleven gebied van de beschaving van de Nabateeërs ten zuiden van Petra in Jordanië. De omgeving wordt gekenmerkt door 111 goed onderhouden graftombes – waarvan 94 met gedecoreerde voorgevels – daterend uit de 1e eeuw voor tot de 1e eeuw na Christus. Er zijn ook zo'n 50 inscripties uit de pre-Nabateeërs periode en enkele grottekeningen te vinden. Al-Hijer is met zijn monumentale graftombes en waterputten een voorbeeld van indrukwekkende architectuur en hydraulische expertise.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Il représente un site majeur de la civilisation nabatéenne, au sud de sa zone d’influence. Il est remarquablement intègre et bien conservé. Il comporte un ensemble important de tombes et de monuments, aux architectures et aux décorations directement taillées dans la roche de grès.

Il témoigne de la rencontre d’influences décoratives et architecturales variées (assyrienne, égyptienne, phénicienne, hellénistique), ainsi que de la présence épigraphique de plusieurs langues anciennes (lihyanite, talmudique, nabatéen, grec, latin).

Il témoigne d’un développement des techniques agricoles nabatéennes à partir de nombreux puits artificiels en sol rocheux. Ces puits sont encore utilisés.

L’ancienne cité d’Hegra/Al-Hijr témoigne du commerce caravanier international durant l’Antiquité tardive.

Critère (ii) : Le site de Al-Hijr est situé à un point de rencontre de différentes civilisations de l’Antiquité tardive, sur une route de commerce entre la Péninsule arabique, le monde méditerranéen et l’Asie. Il témoigne de manière exceptionnelle d’échanges culturels importants pour l’architecture, la décoration, l’usage des langues et le commerce caravanier. Bien que la cité nabatéenne ait été abandonnée à l’époque préislamique, la route a continué à jouer son rôle international pour les caravanes puis pour le pèlerinage de La Mecque, jusqu’à sa modernisation par la construction du chemin de fer au début du XXe siècle.

Critère (iii) : Le site de Al-Hijr offre un témoignage unique de la civilisation nabatéenne, entre les IIe - IIIe siècles av. J.-C. et la période préislamique, plus particulièrement au Ier siècle apr. J.-C. Il illustre de manière exceptionnelle le style architectural propre aux Nabatéens, fait de monuments directement creusés dans la roche et comportant des façades ornées de nombreux motifs décoratifs. Le site présente un ensemble de puits, creusés en grande partie dans la roche, qui atteste de la maîtrise hydraulique des Nabatéens, à des fins agricoles.

Le témoignage de la civilisation nabatéenne de Al-Hijr est d’une intégrité et d’une authenticité exceptionnelles, en raison de son abandon précoce et du bénéfice durable de conditions climatiques très favorables.

L’État partie a commencé à créer une Unité locale de gestion extrêmement complète et ce processus est en cours. Le plan de gestion annoncé devrait permettre une protection satisfaisante du bien. Compte tenu de cela, le plan devrait organiser un suivi systématique de la conservation du site et préparer un projet de mise en valeur de la valeur universelle exceptionnelle du bien, à l’intention des visiteurs et de la population de la région.

Description historique

La plupart des monuments et des inscriptions du site archéologique d'Al-Hijr datent du Ier siècle av. J.-C. et du Ier siècle apr. J.-C. Toutefois, les épigraphes en écriture Lihyanite ainsi que certains vestiges archéologiques découverts récemment tendent à prouver une implantation humaine dès les IIIe et IIe siècles av. J.-C.

Un tiers des tombes, parmi les plus importantes, est clairement daté entre 0 et 75 apr. J.-C.

À son apogée et pendant près de deux siècles, le royaume nabatéen s'étend sur le sud de la Syrie, au Néguev et au Hedjaz. À l'ouest, il se confronte aux ambitions du monde romain et il reste essentiellement une puissance continentale. Il contrôle de vastes espaces désertiques et semi désertiques et tire ses richesses du développement de l'agriculture d'oasis et du commerce caravanier.

Les Nabatéens sont bien connus pour leur rôle dans le commerce de l'encens, des épices et des plantes aromatiques durant l'Antiquité tardive et la période préislamique. Ils contrôlent alors les routes terrestres reliant l'Océan indien à la Mer Rouge et à la Méditerranée. Celles-ci sont importantes car la navigation reste difficile, en Mer Rouge notamment.

Hegra est une étape majeure de la principale route des caravanes reliant le nord et le sud. Une route secondaire la reliait au port d'Egra Kome, selon une source en langue grecque. Deux sites nabatéens récemment retrouvés sur le rivage de la Mer Rouge pourraient correspondre à cette mention.

La région du Hedjaz a été intégrée à la province romaine d'Arabie en 106 apr. J.-C. Une épigraphe romaine monumentale de 175-177 apr. J.-C. a été récemment découverte à Al-Hijr. La région s'inscrit alors dans l'histoire romaine puis byzantine jusqu'au VIIe siècle.

En 356, la cité d'Hegra est encore mentionnée, dirigée par un maire d'origine locale, mais elle semble alors de bien modeste importance.

Le voyageur arabe Al-Maqdasi indique, au Xe siècle, que Al-Hijr est une petite oasis active grâce à ses puits et à ses nombreux paysans. Toutefois, il n'y a pas d'autre témoignage d'une occupation durable du site entre le IVe siècle et le XIXe siècle. Il est permis de penser qu'il n'a été occupé que de manière sporadique et peu fréquente durant cette longue période, ce qui est conforté par l'absence de dégradation des tombes jusqu'à une période récente. Des usages saisonniers par des bergers, des commerçants ou des pèlerins ont probablement eu lieu, mais sans conduire à la transformation des tombes en abris comme à Pétra.

Au XIVe siècle, le célèbre voyageur Ibn Battuta décrit avec admiration les tombes nabatéennes d'Al-Hijr, taillées dans la pierre rouge. Il ne mentionne pas d'activité humaine contemporaine.

Charles Doughty rapporte, en 1876-1877, dans son ouvrage, Travels in Arabia Deserta, que des paysans venus de Tayma ont remis en exploitation les puits et les anciennes terres agricoles de l'oasis. Des traces de plantation et de réutilisation des puits sont également présentes pour le XXe siècle.

Source : évaluation des Organisations consultatives