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Centre historique de Saint-Marin et mont Titano

San Marino Historic Centre and Mount Titano

San Marino Historic Centre and Mount Titano covers 55 ha, including Mount Titano and the historic centre of the city which dates back to the foundation of the republic as a city-state in the 13th century. San Marino is inscribed as a testimony to the continuity of a free republic since the Middle Ages. The inscribed city centre includes fortification towers, walls, gates and bastions, as well as a neo-classical basilica of the 19th century, 14th and 16th century convents, and the Palazzo Publico of the 19th century, as well as the 18th century Titano Theatre. The property represents an historical centre still inhabited and preserving all its institutional functions. Thanks to its position on top of Mount Titano, it was not affected by the urban transformations that have occurred from the advent of the industrial era to today.

Centre historique de Saint-Marin et mont Titano

Le centre historique de Saint-Marin et mont Titano couvre 55 hectares et comprend le mont Titano et le centre historique de la cité de Saint-Marin qui remonte à la fondation de la république en tant que cité-État au XIIIème siècle. Saint-Marin est inscrite en tant que témoignage de la continuité d’une république indépendante depuis la période médiévale. Le site inscrit comprend des tours de fortification, des murs d’enceinte, portes et bastions, ainsi que la basilique néo-classique du XIXème siècle, des couvents du XIV et XVIème siècles, le Palazzo Pubblico du XIXème siècle et le théâtre Titano du XVIIIème siècle. Le bien constitue un exemple de centre historique encore habité et conservant toutes ses fonctions institutionnelles. Grâce à sa position au sommet du mont Titano, la cité n’a pas été affectée par les transformations urbaines intervenues depuis l’avènement de l’ère industrielle jusqu’à nos jours.

المركز التاريخي لسانت ماران وجبل تيتانو

يغطي الموقع 55 هكتاراً ويشمل جبل تيتانو والمركز التاريخي لمدينة سانت ماران العائد إلى فترة تأسيس الجمهورية كمدينة دولة في القرن الثالث عشر. أدرجت سانت ماران كشهادة على استمرارية جمهورية مستقلة منذ فترة القرون الوسطى. ويشمل الموقع المسجَّل أبراجاً محصنة، ومجموعة من الأسوار والأبواب والمواقع المحصَّنة، علاوة على كاتدرائية مشيَّدة وفقاً للأسلوب الكلاسيكي الحديث للقرن التاسع عشر، وأديرة ترقى إلى القرنين الرابع عشر والسادس عشر، وقصر "بوبليكو" العائد إلى القرن التاسع عشر، ومسرح تيتانو العائد إلى القرن الثامن عشر. يوفر الموقع خير مثال عن مركز تاريخي ما زال مأهولاً ومحافظاً على كافة وظائفه المؤسسية. وبفضل موقعها القائم في أعلى جبل تيتانو، لم تتأثر هذه المدينة بالتحولات الحضرية الطارئة على المنطقة عموماً منذ بداية العصر الصناعي حتى اليوم.

source: UNESCO/ERI

Исторический центр Сан-Марино и гора Титано

Этот объект занимает площадь в 55 га, в которую входит гора Титано и исторический центр города Ман-Марино, относящийся к эпохе провозглашения республики в городе-государстве в XIII веке. Сан-Марино - свидетельство стойкости независимого республиканского режима, существующего со времен средневековья. В его центральной части сохранились оборонительные башни, крепостные стены, ворота и бастионы, а также неоклассическая базилика, возведенная в XIX веке, монастыри XIV и XVI веков, Палаццо Пубблико XIX века и театр Титано XVIII века. Объект представляет собой исторический населенный центр, где продолжают действовать все городские учреждения. Благодаря месторасположению города - на самой вершине горы Титано, его не коснулись городские перестройки, развернувшиеся с наступлением индустриальной эпохи и продолжающиеся в наши дни.

source: UNESCO/ERI

Centro Histórico de San Marino y Monte Titano

El sitio cubre 55 hectáreas e incluye el monte Titano y el centro histórico de la ciudad, que data de la fundación de la república como ciudad-estado, en el siglo XIII. San Marino se inscribe en la Lista del Patrimonio Mundial como testimonio de la continuidad de una república libre desde la Edad Media. La zona inscrita incluye fortificaciones, torres, murallas, puertas y bastiones, así como una basílica neoclásica del siglo XIX, conventos de los siglos XIV y XVI, el Palazzo Publico del siglo XIX y el Teatro Titano, del siglo XVIII. El bien representa una centro histórico todavía habitado que preserva todas sus funciones institucionales. Gracias a su emplazamiento en la cima del monte Titano, la zona no se vio afectada por las transformaciones urbanas ocurridas desde el princpio de la era industrial hasta la actualidad.

source: UNESCO/ERI

サンマリノ歴史地区とティターノ山

source: NFUAJ

Historisch centrum van San Marino en de berg Titano

Het historisch centrum van San Marino en de berg Titano beslaan 55 hectare. Het historische gedeelte van de stad dateert uit de 13e eeuw, de tijd waarin de republiek werd gesticht als een stadsstaat. Het centrum van San Marino herbergt versterkte torens, muren, poorten en bastions. Maar ook een neoklassieke basiliek uit de 19e eeuw, kloosters uit de 14e en 16e eeuw, het Palazzo Publico uit de 19e eeuw en het 18e-eeuwse Titano Theater. Het historisch centrum wordt nog steeds bewoond en heeft alle institutionele functies behouden. Omdat San Marino op de top van de berg Titano ligt, werd het niet beïnvloed door stedelijke transformaties.

Source : unesco.nl

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Centre historique de Saint-Marin et mont Titano © Aeroclub
Valeur universelle exceptionnelle

Saint-Marin est l’une des plus anciennes républiques du monde et la seule cité-État italienne qui subsiste, représentant une étape importante du développement des modèles démocratiques en Europe et dans le monde entier. Les expressions tangibles de la continuité de sa longue existence en tant que capitale de la république, son contexte géopolitique inchangé et ses fonctions juridiques et institutionnelles sont transcrites dans sa position stratégique au sommet du mont Titano, son schéma urbain historique, ses espaces urbains et ses nombreux monuments publics. Saint-Marin a un statut emblématique largement reconnu en tant que symbole de la cité-État libre, illustré dans le débat politique, la littérature et les arts à travers les siècles. Les murs défensifs et le centre historique ont subi des modifications au fil du temps qui incluent une restauration intensive et une reconstruction entre la fin du XIXe siècle et les premières décennies du XXe siècle – processus qui peut être considéré comme partie intégrante de l’histoire du bien et qui reflète les approches changeantes de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine au fil du temps.

Critère (iii) : Saint-Marin et le mont Titano constituent un témoignage exceptionnel de l’établissement d’une démocratie représentative fondée sur l’autonomie civique et l’autogouvernement, ayant exercé avec une continuité unique et sans faille le rôle de capitale d’une république indépendante depuis le XIIIe siècle. Saint-Marin est un témoignage exceptionnel d’une tradition culturelle vivante qui perdure depuis sept cents ans.

Le centre historique de Saint-Marin sur le mont Titano comprend tous les éléments qui constituaient son identité à l'époque de sa fondation et durant la période médiévale des cités-États italiennes. De nombreux éléments du centre historique ont été conservés ou, s’ils ont été rénovés, s'inscrivent dans une longue tradition. Les interventions du XXe siècle pourraient être qualifiées d'éléments portant atteinte à l'intégrité, mais ils font également partie de l'histoire du bien. L’emplacement et le cadre de la cité de Saint-Marin présentent un haut degré d'authenticité. En ce qui concerne les fonctions et les usages, il existe une continuité en lien avec le rôle de la cité historique en tant que capitale du petit État. Les travaux de restauration et de reconstruction réalisés sous la direction de Gino Zani peuvent être considérés comme faisant partie intégrante de l'histoire du bien et évalués en tant qu'application des principes théoriques émanant du mouvement romantique de restauration. Dans le cas présent, l'idée de la « médiévalisation » du centre historique peut être considérée comme une expression de l'identité nationale recherchée au travers d'une image idéalisée du centre historique.

La protection du bien est appropriée mais il faudrait introduire un grand nombre d’instruments de protection juridique et instruments juridiques plus spécifiques pour la protection du patrimoine construit et du paysage environnant. Le centre historique n'a pas subi d'interventions majeures depuis les années 1930 et les monuments publics et les espaces ouverts sont dans un bon état de conservation.

Description historique

La légende raconte que la première communauté fut fondée ici à la fin de l'Empire romain par saint Marin. Le premier document mentionnant la cité date du début du VIe siècle et est consacré à un petit monastère en haut du mont Titano. En 885 y vivait une communauté laïque, et vers 951 la première paroisse y fut créée. Il ne reste aucun vestige visible de cette époque.

Au milieu du XIIIe siècle, Saint-Marin avait sa propre autorité juridique, et un premier document attestant son indépendance est daté de 1296. Les statuts de 1295-1302 font mention d'organismes et d'institutions existant encore dans le système politique actuel. À cette époque, la structure élémentaire du noyau de la cité était déjà en place : aux extrémités sud-ouest, la première tour (Rocca ou Guaita) au sommet de la montagne, ensuite une petite zone entourée par le premier rempart de la cité et, plus loin au nord, l'église ainsi qu'une zone construite à l'ouest de celle-ci. La zone distincte de Borgo Maggiore au pied du mont Titano avait également commencé à se développer.

Plus tard, aux XIIIe et XIVe siècles, le deuxième rempart fut construit autour d'une aire beaucoup plus étendue, englobant l'église et le quartier déjà bâti au nord. Certaines parties de ce rempart existent encore, mais elles ont été massivement restaurées. Cette période a vu aussi la construction de deux autres tours défensives, plus au sud, en bordure du mont Titano - la deuxième tour (Cesta ou Fratta) et la troisième (Montale) - et celle des murs rejoignant la tour Fratta. À l'extérieur des remparts, l'important ensemble du couvent Saint-François fut bâti dans les années 1360, avec la plus ancienne église subsistante de la république.

Vers le milieu du XVe siècle, le troisième anneau de murailles défensives fut construit avec trois nouvelles portes. Il permit un net élargissement vers l'ouest et forme aujourd'hui la limite du centre historique. Ces murailles furent renforcées au XVIe siècle, et deux bastions furent construits en 1549 et 1559. En 1463, Saint-Marin obtint plusieurs territoires précédemment sous la domination de Rimini. Depuis lors, les frontières de la république n'ont plus été modifiées.

Au XVIe siècle, le couvent des frères capucins fut édifié à l'extérieur des remparts côté sud, tandis que le couvent Santa Chiara et la plupart des palais des plus grandes familles patriciennes furent élevés le long de la rue de la contrada Omerelli, témoignant ainsi de l'importance et de la richesse croissantes de la noblesse à cette époque.

Une gravure de 1663 et un plan cadastral de 1884 montrent la structure élémentaire des rues et quelques bâtiments isolés le long de celles-ci dans la zone à l'ouest des remparts. Toutefois, cette dernière zone a été principalement construite au XXe siècle et étendue ensuite vers le sud.

Les deux ajouts majeurs du XIXe siècle sont la basilique néoclassique (commencée en 1825) remplaçant l'ancienne église et le nouveau Palazzo Pubblico (1884-1894) dans un style néogothique. Ils illustrent la réorganisation et la modernisation de l'État, mais reposant toujours sur ses traditions médiévales, qui suivit la reconnaissance de sa souveraineté et de sa liberté par le royaume d'Italie en 1862. Un premier recensement a été mené en 1865.

Une commission parlementaire pour la conservation des antiquités et objets d'art fut créée en 1916 et une loi sur la protection des monuments fut votée en 1919. La même année, la tour Cesta s'écroula. Suite à cet événement, l'ingénieur saint-marinais Gino Zani publia un volumineux rapport sur la restauration des fortifications, fit une étude sur la base de documents d'archives et publia un livre montrant la forme originale supposée des constructions.

En 1925-1940, Zani restaura les trois tours, les murailles et de nombreux bâtiments, dont la façade de l'église Saint-François, le théâtre Titano et un certain nombre de palais. Il réalisa également la piazza Sant'Agata, une extension de l'hôpital de la Misericordia et la nouvelle via Donna Felicissima. En 1935, il élabora un projet de plan pour l'ensemble du centre historique, dont une partie seulement fut mise en œuvre. La banque Cassa de Risparmio est un bâtiment de style moderne.

En 1935, Zani ébaucha aussi un plan d'urbanisme pour l'extension des zones sud-est à l'extérieur du mur d'enceinte (dans la zone tampon), avec la création d'une nouvelle entrée vers le centre historique. Dans la seconde moitié du XXe siècle, le nombre de touristes augmenta très fortement, entraînant la construction de nouvelles structures d'accueil, comme le téléphérique reliant Borgo Maggiore à Saint-Marin et des emplacements de parking autour de la cité. La cité a pris un caractère résolument commercial et s'est couverte de vitrines. De nouvelles routes d'accès ont été construites sur de hauts murs de soutènement. Dans les zones extérieures au centre historique, des architectes de renom ont créé un certain nombre de bâtiments nouveaux.

L'histoire de la conservation a donc commencé avec l'établissement de la Commission pour la conservation des monuments, des antiquités et des objets d'art en 1916 et la législation adoptée en 1919. Elle se caractérise par les restaurations historiques poursuivies jusqu'à la Seconde Guerre mondiale et par la ferme volonté de renforcer le caractère médiéval de la cité. De nos jours, le centre historique fait continuellement l'objet de travaux de restauration.

Source : évaluation des Organisations consultatives