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Ecosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda

Ecosystem and Relict Cultural Landscape of Lopé-Okanda

The Ecosystem and Relict Cultural Landscape of Lopé-Okanda demonstrates an unusual interface between dense and well-conserved tropical rainforest and relict savannah environments with a great diversity of species, including endangered large mammals, and habitats. The site illustrates ecological and biological processes in terms of species and habitat adaptation to post-glacial climatic changes. It contains evidence of the successive passages of different peoples who have left extensive and comparatively well-preserved remains of habitation around hilltops, caves and shelters, evidence of iron-working and a remarkable collection of some 1,800 petroglyphs (rock carvings). The property’s collection of Neolithic and Iron Age sites, together with the rock art found there, reflects a major migration route of Bantu and other peoples from West Africa along the River Ogooué valley to the north of the dense evergreen Congo forests and to central east and southern Africa, that has shaped the development of the whole of sub-Saharan Africa.

Ecosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda

Le bien présente une interface inhabituelle entre une forêt tropicale ombrophile dense bien conservée et un milieu de savane relique abritant un large éventail d’habitats et d’espèces, parmi lesquelles de grands mammifères en voie de disparition. Il illustre des processus écologiques et biologiques d’adaptation des espèces et des habitats aux changements climatiques postglaciaires. Cet ensemble regroupant des sites datant du néolithique et de l’âge du fer et incluant des vestiges d’œuvres d’art rupestre est le reflet d’un axe migratoire majeur emprunté par les Bantous et par d’autres peuples originaires d’Afrique de l’Ouest qui longeaient la vallée de l’Ogooué pour se rendre vers le nord des forêts sempervirentes denses du Congo et vers le centre, l’est et le sud du continent africain. Ces flux migratoires ont façonné le développement de toute l’Afrique subsaharienne.

النظام البيئي والمناظر الطبيعية الثقافية في لوبي

يعرض هذا الموقع جانباً استثنائياً للغابات المدارية المطيرة المنتشرة بكثافة في المنطقة وبيئة المروج التي تتميز بتنوع غني، بما يشمل الثدييات الضخمة المهددة والمستوطنات الحيوانية والنباتية العديدة. يظهِر الموقع التكيف البيئي والبيولوجي مع التغيرات المناخية منذ نهاية العصر الجليدي. كما يحتوي على أدلة حول تعاقب الشعوب التي خلفت وراءها آثاراً سكنية في محيط التلال والهضاب والكهوف والملتجآت، وأدلة تشير إلى استخدام الأدوات الحديدية، ومجموعة لافتة من 800 1 نقش ونحت على الصخر. أدرج الموقع لأهمية مجموعته الأثرية التي ترقى إلى العصر الحجري الحديث وعصر الحديد، وآثار نقوشه الصخرية، وكلها تشير إلى طريق الهجرة الرئيسي لجماعة البانتو وشعوب أخرى من غرب أفريقيا على طول وادي نهر أوغويه شمالاً باتجاه غابات الكونغو الكثيفة والدائمة الخضرة ووسط وشرق وجنوب أفريقيا، مما أدى لاحقاً إلى تطور منطقة جنوب الصحراء الأفريقية. 

source: UNESCO/ERI

洛佩──奥坎德生态系统与文化遗迹景观

洛佩──奥坎德生态系统与文化遗迹景观展示了保护完好的茂密热带雨林与残余热带草原环境之间的奇妙接合,这里的物种丰富,包括濒危的大型哺乳动物,是多种生物的栖息地。该遗址展现了生物及其栖息地适应冰川后期气候变化的生态和生物进程。这里有不同民族相继生活的证据,他们在山岭、岩洞和庇护所周围留下了大量保存比较完好的居住遗迹,同时还有炼铁的遗迹,遗迹约1800幅杰出的岩石雕刻。该遗产包括新石器时代和铁器时代遗址,还有岩刻艺术,共同反映了班图人(Bantu)和西非其他民族沿奥果韦河谷(the River Ogooué valley)向茂密的常绿刚果森林北部,再到中东部和南部非洲的主要移徙路线,这一移徙书写了撒哈拉以南非洲的发展。这是加蓬列入世界遗产的第一处遗址。

source: UNESCO/ERI

Экосистема и реликтовый культурный пейзаж Лопе-Оканда

Экосистема и реликтовый культурный пейзаж Лопе-Оканда представляет собой необычное сочетание густого и хорошо сохранившегося влажного тропического леса и реликтовой окружающей среды саванного типа, которое служит местом обитания большого разнообразия видов, включая исчезающих крупных млекопитающих. На примере этого объекта можно наглядно проследить экологические и биологические процессы адаптации видов и мест обитания к климатическим условиям, сложившимся после ледникового периода. Этот ансамбль, объединяющий поселения, датируемые неолитом и железным веком, и включающий остатки наскального искусства, отражает историю важного миграционного пути народа Банту и других народов Западной Африки, проходившего по долине реки Огове в направлении к северу от вечнозеленых лесов Конго и к центру, востоку и югу африканского континента. Эти миграционные потоки предопределили развитие всей Африки к югу от Сахары.

source: UNESCO/ERI

Ecosistema y Paisaje Cultural Arcaico de Lopé-Okanda

Este sitio es un ejemplo de una interfaz poco común entre un bosque lluvioso tropical, denso y bien conservado, y una sabana arcaica con gran variedad de hábitats y especies animales, entre las que figuran grandes mamíferos en peligro de extinción. También es un exponente de procesos de evolución, tanto ecológicos como biológicos, desde el punto de vista de la adaptación de las especies y los hábitats a los cambios climáticos postglaciares. El sitio presenta además huellas palpables de asentamientos humanos de la Era Neolítica y la Edad del Hierro, así como vestigios de arte rupestre, que demuestran la existencia de una importante ruta migratoria utilizada por los bantúes y otras poblaciones del África Occidental. Esa ruta, que ha contribuido a la configuración del África Subsahariana en su conjunto, partía del África Occidental y pasaba por el valle del río Ogooué para dirigirse luego hacia el norte de los bosques de hoja perenne del Congo y hacia el este y el sur del continente.

source: UNESCO/ERI

ロペ‐オカンダの生態系と残存する文化的景観

source: NFUAJ

Ecosysteem en overgebleven cultuurlandschap van Lopé-Okanda

Het ecosysteem en overgebleven cultuurlandschap van Lopé-Okanda tonen een ongebruikelijk grensvlak tussen dicht en goed geconserveerd tropisch regenwoud en overgebleven savannegebieden. In deze gebieden uit de tijd van het neolithicum en de ijzertijd, zijn overblijfselen van bewoning gevonden en bewijs dat men met ijzer werkte. Er zijn ook 1.800 rotstekeningen aangetroffen. De overblijfselen en rotskunst laten zien dat er een belangrijke migratieroute was van Bantu en andere volken uit West Afrika naar het noorden van Congo en naar het centrale oosten en het zuidelijke Afrika. De route heeft de ontwikkeling van heel Afrika onder de Sahara bepaald.

Source : unesco.nl

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Ecosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda. Fleuve Ogooue. © UNESCO
Valeur universelle exceptionnelle

L'Écosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda représente une interface inhabituelle entre une forêt tropicale humide dense et bien conservée et des milieux de savane reliques. Les espèces menacées de grand mammifères trouvent davantage un dernier refuge à Lopé-Okanda que dans toute autre zone comparable de forêts pluviales de la Province biogéographique des forêts ombrophiles du Congo. Le bien préserve aussi des archives de l'évolution biologique - depuis 15 000 ans -  de la zone de transition forêts pluviales-savane qui subsiste encore.

 Le Parc national de Lopé-Okanda présente un témoignage remarquable de peuplement sur plus de 400 000 ans - depuis le Paléolithique, le Néolithique et l'Âge du Fer, jusqu'aux populations bantoues et pygmées actuelles. Le Parc national comprend la vallée du fleuve Ogooué, l'un des principaux itinéraires migratoires de  diffusion des populations et des langues - dont le bantou - vers l'Afrique centrale et australe, au Néolithique et à l'Âge de Fer, comme en témoigne le nombre extraordinaire d'importants sites de peuplement et un imposant ensemble de pétroglyphes rupestres.

Le Parc national de Lopé-Okanda abrite les plus anciens témoignages de l'extension de la culture tshitolienne vers l'Atlantique et il a révélé des traces de domestication de plantes et d'animaux et d'utilisation des ressources forestières.

Critère (iii) : Les riches ensembles archéologiques de la partie médiane de la vallée du fleuve Ogooué témoignent de 400 000 années d'une histoire quasiment ininterrompue. Les sites archéologiques témoignent de la plus ancienne date d'extension de la culture tshitolienne vers l'Atlantique, et attestent de manière détaillée d'une utilisation très ancienne de produits de la forêt, de pratiques culturales et de domestication d'animaux.

Critère (iv) : L'ensemble de sites du Néolithique et de l'Âge du Fer, ainsi que les vestiges d'art rupestre semblent attester d'un important itinéraire migratoire de  populations bantoues et autres le long de la vallée du fleuve Ogooué vers le nord des forêts denses persistantes du Congo, d'Afrique de l'Ouest en direction du centre de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique australe. Cette migration a forgé l'évolution de l'ensemble de l'Afrique subsaharienne. Les sites secondaires de l'Âge du Fer découverts en forêt témoignent de l'évolution de communautés forestières et de leurs relations avec les populations actuelles.

Critère (ix) : Le bien proposé présente une interface inhabituelle entre des milieux de savane et de forêt, ainsi qu'un témoignage très important de processus d'évolution sous forme d'adaptation des espèces et des habitats à des changements climatiques post-glaciaires. La diversité des espèces et des habitats que l'on y trouve est le résultat de processus naturels ainsi que de l'interaction à long terme entre l'homme  et la nature.

Critère (x) : La diversité des habitats et les relations complexes entre les écosystèmes de forêt et de savane ont donné une diversité biologique élevée, en particulier floristique, qui fait du bien l'une des zones les plus exceptionnelles du point de vue de la diversité et de la complexité de la flore dans la Province biogéographique des forêts ombrophiles du Congo. Plus de 1 550 espèces de plantes ont été décrites, parmi lesquelles 40 n'avaient jamais encore été recensées au Gabon et l'on pense que, lorsque les recensements et les travaux de recherche sur la flore seront terminés, le nombre de plantes pourrait atteindre 3 000.

Le bien est de taille suffisante pour maintenir la viabilité écologique à long terme des habitats et des écosystèmes. La conservation et la gestion du bien sont guidées par un plan d'aménagement couvrant la période 2006-2011 qui bénéficie de la coopération internationale et en particulier de l'appui de plusieurs ONG nationales et internationales. La conservation et la gestion du bien bénéficient en outre de plusieurs initiatives de coopération transfrontalière. Les problèmes de gestion clés sont, notamment, la nécessité de résoudre les conflits entre des intérêts concurrents, de sensibiliser la population locale à l'importance de la conservation de ce bien et de la faire participer à sa gestion. Il faut, en priorité, contrôler et réglementer le braconnage commercial et appliquer intégralement les règlements qui interdisent l'exploitation commerciale du bois dans le bien. Il faudra aussi obtenir des ressources financières, logistiques et humaines supplémentaires pour garantir une gestion efficace du bien et de sa zone tampon.

L'authenticité des sites archéologiques et du site d'art rupestre est intacte. Il conviendrait de consolider les sites fouillés pour veiller à empêcher leur érosion par des processus naturels ou humains.

L'intégrité des sites culturels réside essentiellement dans leurs relations mutuelles le long du couloir de la vallée de l'Ogooué, qui a facilité les vagues migratoires, et dans des sites archéologiques plus tardifs et secondaires répartis dans des vallées fluviales de moindre importance dans la forêt. Il serait souhaitable de pouvoir inclure ultérieurement cette partie de la vallée fluviale entre le coin nord-ouest du Parc national et l'ensemble historique vers le nord-ouest, de manière à pouvoir protéger l'intégrité de l'ensemble du couloir fluvial.

Les mesures juridiques de protection conviennent pour protéger les éléments culturels du paysage. En l'absence de mission sur les principaux sites archéologiques de la vallée du fleuve Ogooué, il n'est pas possible d'enregistrer en détail l'état de conservation du bien culturel. Actuellement, aucune mesure active de conservation n'est entreprise sur les sites archéologiques. Malgré l'isolement de nombre de ces sites - et cet isolement contribuera à assurer une bonne protection - il semblerait qu'il faille effectuer des travaux de consolidation et de redressement au cours du temps. Il faudrait, en toute première priorité, affecter sur le site une ou deux personnes correctement formées en matière de sites archéologiques et de paysages culturels.

Description historique

Le début de l'histoire du site a été amplement évoqué précédemment.

Les fouilles archéologiques de la zone ont commencé en 1987 et se poursuivent aujourd'hui.

Dans la ceinture de savane, qui a attiré des populations en grand nombre sur plusieurs millénaires, des gens vivent encore aujourd'hui. Les langues parlées dans la zone sont organisées en plusieurs groupes, parmi lesquels : Okandais, Simba et Pouvi, Makina, Akélé, Mbahouin, Saké et Massango.

Aux XIXe et XXe siècles, avec l'arrivée du régime colonial, les peuplements, alors formés de petits hameaux pour chaque famille, ont été regroupés en villages et villes plus grands. En 1967, la Route nationale 3 fut construite le long de la vallée pour faciliter l'exploitation des forêts. Les principaux villages se trouvent aujourd'hui le long de cette route.

En 1976, un chemin de fer a été construit par un consortium, Eurotrag, entre Libreville, sur la côte, et Franceville, dans la forêt. Ce chemin de fer devait faciliter l'exploitation du manganèse et du bois. Cela conduisit à la création de nouveaux villages autour des gares d'Ayem et de Lopé.

Aujourd'hui, environ 2 000 personnes vivent à l'intérieur des limites de la zone proposée pour inscription, dans six petits villages. Trois le long de la vallée de l'Ogooué : Boléko (Lopé), Kongoboumba et Kazamabika, et trois dans le sud, le long de l'Offoué : Makoghé, Badondé et Mikongo, auxquels on ajoutera les deux villages de Ramba et de Massenguelani, où vivent des populations bantoues et pygmées. Les six principaux villages sont désignés comme zones de développement, pour encourager l'essor des marchés de produits locaux et de l'écotourisme.

Dans la zone tampon se trouve Aschouka. Un campement touristique a été installé à Lopé, la station de Boleko.

Lopé-Okanda a été classé comme réserve en 1946, et, en 2002, est devenu parc national.

Source : évaluation des Organisations consultatives