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Sarazm

Proto-urban Site of Sarazm

Sarazm, which means “where the land begins”, is an archaeological site bearing testimony to the development of human settlements in Central Asia, from the 4th millennium BCE to the end of the 3rd millennium BCE. The ruins demonstrate the early development of proto-urbanization in this region. This centre of settlement, one of the oldest in Central Asia, is situated between a mountainous region suitable for cattle rearing by nomadic pastoralists, and a large valley conducive to the development of agriculture and irrigation by the first settled populations in the region. Sarazm also demonstrates the existence of commercial and cultural exchanges and trade relations with peoples over an extensive geographical area, extending from the steppes of Central Asia and Turkmenistan, to the Iranian plateau, the Indus valley and as far as the Indian Ocean.

Sarazm

Sarazm, qui signifie « le commencement de la terre », est un site archéologique qui témoigne de peuplements humains sédentaires en Asie centrale, du IVe millénaire avant J.-C. à la fin du 3e millénaire avant J.-C. Les vestiges montrent l'essor d'un proto-urbanisme précoce dans cette région. Ce centre de peuplement, parmi les plus anciens d'Asie centrale, est situé entre une zone montagneuse propice à l'élevage du bétail par des bergers nomades et une grande vallée favorable au développement de l'agriculture et de l'irrigation par les premières populations sédentarisées de la région. Sarazm démontre aussi l'existence d'échanges matériels et culturels et des liaisons marchandes entre les steppes de l'Asie centrale, le Turkménistan, le plateau iranien, la vallée de l'Indus et jusqu'à l'océan Indien.

سَرازم

إن سَرازم، التي تعني "بداية الأرض"، هي موقع أثري يشهد على وجود إعمار بشري استقر في آسيا الوسطى من الألف الرابع وحتى نهاية الألف الثالث قبل الميلاد. وتبين الآثار هناك تطور طراز حضري بدائي سابق لأوانه في هذه المنطقة. ويقع المركز العمراني البشري هذا، الذي يُعتبر من أقدم المراكز العمرانية في آسيا الوسطى، بين منطقة جبلية ملائمة لتربية الماشية، من قِبَل الرعاة الرُّحَّل، ووادٍ فسيح مناسب لتطوير الزراعة والريّ من جانب المجموعات السكانية التي توطنت في هذه المنطقة. وإضافة إلى ذلك، تشهد سَرازم على وجود مبادلات مادية وثقافية وصلات تجارية بين سهوب آسيا الوسطى، وتركمانستان، والهضبة الإيرانية ووادي الهندوس وحتى المحيط الهندي.

source: UNESCO/ERI

萨拉子目古城的原型城市遗址

萨拉子目,意指“大地开始的地方”,是一处考古遗址,它的出现证明早在公元前4000至公元前3000年,中亚地区就已经出现了定居人口。各种遗迹表明,这一地区很早以前就出现的初始城市化曾得到过迅速发展。作为古中亚地区的定居中心之一,它的地理位置为其发展提供了便利条件,一面是适于游牧民族发展畜牧业的平缓山区,另一面是广袤的山谷,为这一地区最初的定居者提供了发展农业特别是发展灌溉的优势。萨拉子目古城还是中亚草原与土库曼斯坦、伊朗高原、印度河谷直至印度洋这些地区之间商贸往来与文化交流的见证。

source: UNESCO/ERI

Саразм

Саразм, что означает "начало земли", - это древнейшее поселение оседлых народов Центральной Азии, живших с четвертого тысячелетия до конца третьего тысячелетия до нашей эры. Здесь ведутся археологические раскопки. Древние развалины свидетельствуют о развитии зачатков урбанизации в этом регионе. Это поселение, одно из старейших в Центральной Азии, расположено между горной местностью, благоприятствующей разведению скота кочевниками, и обширной долиной, где первые оседлые жители занимались сельским хозяйством с использованием ирригации. Саразм также сохранил свидетельства существования торговых и культурных обменов и связей между жителями обширной территории, простирающейся от степей Центральной Азии, Туркменистана, Иранского нагорья и долины Инда, вплоть до Индийского океана.

source: UNESCO/ERI

Sarazm

Sarazm significa “el comienzo de la tierra” y es un sitio arqueológico que atestigua la presencia de asentamientos humanos sedentarios en el Asia Central, desde el cuarto milenio hasta finales del tercer milenio antes de la era cristiana. Sus vestigios muestran la existencia de un protourbanismo temprano en la región. Este núcleo de asentamientos, que es uno de los más antiguos de todo el Asia Central, está situado entre una zona montañosa apta para la cría de ganado por parte de pastores nómadas y un gran valle propicio para el desarrollo de la agricultura y el regadío por parte de las primeras poblaciones sedentarias de la región. El sitio de Sarazm es también un exponente de la existencia de intercambios materiales y culturales, así como de nexos mercantiles, entre las estepas del Asia Central, el Turkmenistán, la meseta del Irán, el Valle del Indo y el litoral del Océano Índico.

source: UNESCO/ERI

Proto-stedelijke plaats Sarazm

Sarazm betekent letterlijk ‘waar het land begint’. Het is een archeologische plaats die getuigt van de ontwikkeling van menselijke nederzettingen in Centraal-Azië van het 4e tot het einde van het 3e millennium voor Christus. Sarazm ligt in een bergachtig gebied dat geschikt is voor veeteelt door nomadische herders. De grote vallei was een gunstige plaats voor de ontwikkeling van landbouw en irrigatie door de eerste gevestigde volkeren in de regio. De ruïnes laten de vroege ontwikkeling van proto-urbanisatie in deze regio zien en tonen aan dat er in Sarazm commerciële en culturele uitwisselingen en handelsbetrekkingen plaatsvonden.

Source : unesco.nl

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Sarazm © CRATerre-ENSAG
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le site proto-urbain de Sarazm est un site archéologique témoignant du développement de peuplements humains sédentaires en Asie centrale, du IVe millénaire avant J.-C. à la fin du IIIe millénaire avant J.-C. Sarazm, montre l’essor précoce d’un proto-urbanisme dans cette région, illustré par la sophistication des habitations, des infrastructures et du mobilier archéologique. Sa raison d’être initiale est basée sur la complémentarité du pastoralisme et de l’agriculture naissante, puis de l’exploitation des ressources minérales à l’âge du bronze et du développement de l’artisanat. Sarazm démontre l’existence d’échanges matériels et culturels interrégionaux à grande distance, à l’échelle de l’Asie centrale. Ce fut une métropole proto-urbaine durable et prospère, à l’extrémité nord-est d’un vaste ensemble allant de la Mésopotamie à l’Indus et au plateau iranien.

Critère (ii) : Le site proto-urbain de Sarazm témoigne, à partir du IVe millénaire avant J.-C., d’échanges matériels et culturels entre les bergers nomades des montagnes de l’Asie centrale et les populations agricoles de Transoxiane. Ensuite, notamment à l’âge du bronze, le site proto-urbain de Sarazm a complété et étendu ses activités par la métallurgie et l’artisanat, montrant l’existence de réseaux d’échanges diversifiés à des échelles considérables. Le site proto-urbain de Sarazm était en relation d’une part avec les steppes de l’Asie centrale, d’autre part avec les mondes turkmènes, pré-élamite, mésopotamien et de l’Indus.

Critère (iii) : Le site proto-urbain de Sarazm constitue un établissement humain remarquable et exceptionnel par sa situation géographique, en Asie centrale, aux IVe et IIIe millénaires avant J.-C., dont témoignent ses vestiges proto-urbains et architecturaux, son mobilier archéologique. La cité joua un rôle régional durable et à grande échelle dans l’exploitation des métaux, de l’étain et du cuivre notamment, et le développement associé d’un artisanat producteur d’outils, de poteries et de bijoux. Le site proto-urbain de Sarazm est l’un des lieux de naissance et de développement des grandes voies d’échanges tans-eurasiennes.

Intégrité et authenticité

L’intégrité du bien est acceptable et sous contrôle, par les travaux et programmes actuels de conservation, mais elle est encore mal définie en raison de la méconnaissance des limites exactes du site proto-urbain. L’authenticité est indiscutable. Tous les éléments d’origine se trouvent à l’emplacement initial, où ils ont été laissés à l’époque de l’abandon du site, et ils ne présentent que des détériorations naturelles.

Mesures de protection et de gestion requises

Le site proto-urbain de Sarazm a le statut juridique d’une Réserve historique et archéologique, définie par les résolutions du gouvernement de la République du Tadjikistan n° 391 du 21 septembre 2000 et n° 198 du 19 avril 2001. Elle est gérée par le Centre archéologique de Pendjikent sous la supervision de l’Institut d’histoire, d’archéologie et d’ethnographie de l’Académie des sciences. La protection du bien est de niveau satisfaisant. Le système de gestion du bien est en place. Il a commencé à se développer et à fonctionner de manière satisfaisante. Il garde toutefois une certaine fragilité car il est insuffisamment présent sur le lieu même du bien. L’autorité de gestion doit veiller à produire un bilan des actions effectuées et à renforcer les ressources humaines de la Réserve archéologique de Sarazm, à la fois en effectifs et en niveau de formation. La coopération internationale pour la recherche scientifique et pour la conservation du bien reste indispensable. Elle doit participer de manière active à la formation des personnels locaux.

Description historique

L'occupation proto-urbaine de Sarazm s'est faite à partir de la première moitié du IVe millénaire ; elle a peut-être fait suite à un village d'agriculteurs du Néolithique. Dans son niveau le plus ancien, un cercle funéraire particulièrement riche atteste d'une occupation importante vers 3500 avant J.-C.

D'un point de vue géographique, Sarazm est situé à un emplacement de contact entre une zone montagneuse et une large plaine. Durant le IVe millénaire, les contacts entre les nomades éleveurs de moutons des zones montagneuses et les populations agraires de Transoxiane se développent, sur la base de complémentarités économiques. Les montagnes qui encadrent la vallée principale, au nord et au sud de Sarazm, sont riches de matières premières minérales et de minerais assez divers. Elles peuvent être franchies par de hautes vallées et des cols accessibles en été, notamment en direction du sud.

Outre ses propres productions agricoles, Sarazm semble établir particulièrement tôt, dès les débuts du Ive millénaire, sa vocation de centre d'échanges à grandes distances, notamment avec les plaines du Turkménistan et les steppes du Nord-Est. Les indices archéologiques, notamment l'étude des poteries, montrent ensuite la grande variété des contacts de Sarazm au cours de son histoire. Les vestiges montrent des influences tant pré-élamites que du Baloutchistan ; d'échanges matériels et culturels avec la vallée de l'Indus.

Durant le IIIe millénaire, Sarazm fut un centre important pour l'étain et le bronze en Asie centrale, également pour le cuivre et le plomb. En complément, elle développa la production de biens manufacturés : des ornements, des poteries et des outils. Elle tire également sa prospérité de l'exploitation d'autres ressources régionales : les pierres semi-précieuses comme la turquoise, l'agate, le lapis-lazuli, mais aussi la laine et le cuir. Sarazm a été le premier centre en Asie centrale, probablement depuis le début du IIIe millénaire avant J.- C., à établir des relations commerciales et un réseau d'échanges culturels sur une telle échelle géographique. La cité est en relation à l'ouest avec le Turkménistan, jusqu'à la mer d'Aral ; au nord-est avec la steppe eurasienne, jusqu'à la Sibérie ; au sud-ouest avec le plateau perse, jusqu'à la Mésopotamie et peut-être audelà ; au sud avec la Bactriane, jusqu'au Baloutchistan et la vallée de l'Indus, jusqu'à l'océan Indien (coquillages). Les vestiges de Sarazm confirment en particulier la permanence des échanges au-delà des montagnes de l'Hindou-Kouch.

À l'âge du bronze, Sarazm devint un riche peuplement proto-urbain. La cité avait une culture sophistiquée impliquant une organisation complexe et des capacités pour ériger des maisons aux pièces diversifiées, des bâtiments monumentaux décorés. C'était un centre où l'on développait bon nombre d'activités complémentaires au sein d'une économie fondée sur l'agriculture et l'élevage d'une part, sur le traitement des ressources minérales locales et l'artisanat de l'autre. Cette situation conduisit à une situation exemplaire des débuts de l'urbanisation, avec un peuplement socialement diversifié, des spécialités professionnelles et comprenant des réalisations architecturales et techniques évoluées.

Sarazm semble avoir décliné entre le milieu et la fin du IIIe millénaire av. J.-C. On n'a trouvé sur le site aucune preuve d'occupation pour les périodes qui ont suivi, et il semble probable que des bergers nomades habitèrent à nouveau la région. Les raisons de l'abandon de Sarazm par ses habitants n'ont pas encore été identifiées. Parmi les différentes hypothèses, ont été avancées : une migration de la population, une épidémie ou encore des attaques militaires sur ce peuplement prospère mais au sein d'un ensemble urbain non fortifié.

Découvert fortuitement par un agriculteur en 1976, le site a été fouillé à compter de 1979. Depuis, les recherches archéologiques ont été menées en treize endroits différents, couvrant une surface d'environ 2,5 hectares pour un espace urbain archéologique estimé à environ 47 hectares. Les zones fouillées ont été remblayées dans leurs parties les plus profondes afin de les préserver de la destruction. Cette solution, cependant, ne s'est pas révélée pleinement satisfaisante, les structures mises au jour présentant une dégradation naturelle visible. C'est pourquoi cinq des zones de fouille ont été couvertes par des toitures sur charpentes métalliques.

L'ICOMOS considère que dans le nouveau dossier et dans la documentation complémentaire des 14 et 26 février 2010, l'État partie à pris en considération de manière satisfaisante la recommandation a) de la décision 31 COM 8B.29 du Comité.

Source : évaluation des Organisations consultatives