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Palais royal des expositions et jardins Carlton

Royal Exhibition Building and Carlton Gardens

The Royal Exhibition Building and its surrounding Carlton Gardens were designed for the great international exhibitions of 1880 and 1888 in Melbourne. The building and grounds were designed by Joseph Reed. The building is constructed of brick and timber, steel and slate. It combines elements from the Byzantine, Romanesque, Lombardic and Italian Renaissance styles. The property is typical of the international exhibition movement which saw over 50 exhibitions staged between 1851 and 1915 in venues including Paris, New York, Vienna, Calcutta, Kingston (Jamaica) and Santiago (Chile). All shared a common theme and aims: to chart material and moral progress through displays of industry from all nations.

Palais royal des expositions et jardins Carlton

Le Palais royal des expositions et les jardins Carlton qui l’entourent ont été conçus pour les grandes expositions internationales de 1880 et 1888 à Melbourne. Le bâtiment et le terrain ont été dessinés par Joseph Reed. Le bâtiment, construit en brique, bois, acier et ardoise, amalgame des traits byzantins, romans, lombards et de la Renaissance italienne. Cet ensemble est représentatif du mouvement des expositions internationales. Entre 1851 et 1915, plus de 50 d’entre elles furent organisées dans des villes comme Paris, New York, Vienne, Calcutta, Kingston (Jamaïque) et Santiago du Chili, sur la base d’un principe et d’un objectif commun : dresser un état des lieux du progrès en exposant les réalisations de tous les pays.

مبنى المعرض الملكي وحدائق كارلتون

تم تصميم مبنى المعرض الملكي وحدائق كارلتون المحيطة لإحتواء المعارض الدولية الكبيرة بين 1880 و 1888 في ملبورن. رسم المبنى والأراضي المحيطة جوزف ريد. وتمّ تشييد المبنى بالقرميد والخشب والمعدن والأردواز (حجر صفائحي ناعم) وخليط من السمات البيزنطية والرومانية واللومباردية ومن النهضة الإيطالية. تمثّل المجموعة حركة المعارض الدولية، فبين 1851 و 1915، تمّ تنظيم أكثر من 50 منها في مدن مثل باريس ونيويورك وفيينا وكالكوتا وكينغستون (جامايكا) وسانتياغو (شيلي) على أساس مبدأ وهدف مشترك: تحديد وضعية التقدّم بعرض إنجازات كل البلدان.

source: UNESCO/ERI

皇家展览馆和卡尔顿园林

澳大利亚皇家展览馆及其周边的卡尔顿园林,是为1880和1888年墨尔本的盛大国际展览而特别设计的。展览馆由约瑟夫·里德(Joseph Reed)设计。整个展馆和园林由砖、木头、钢和石板等材料建成,风格则融合了拜占庭式、罗马式、伦巴第式以及意大利文艺复兴风格。展览馆专门用于举办国际展览活动,从1851年至1915年,有50余场来自巴黎、纽约、维也纳、加尔各答、牙买加金斯敦、智利圣地亚哥等地的展览在此处举办。所有活动有一个共同的主题和目的:通过对各国工业的展示,记录物质和精神进步。

source: UNESCO/ERI

Здание Королевской выставки и сады Карлтон (Мельбурн)

Здание Королевской выставки и окружающие его сады Карлтон были спроектированы Джозефом Ридом для проведения больших международных выставок 1880 и 1888 гг. в Мельбурне. Здание выставки было сооружено из кирпича, деревянных и стальных конструкций, покрыто шифером, и объединило архитектурные элементы разных стилей – византийского, романского, ломбардского и итальянского Возрождения. Объект типичен для международных выставок, более 50 из которых были проведены во всем мире между 1851 и 1915 гг.

source: UNESCO/ERI

Palacio Real de Exposiciones y Jardines Carlton

Proyectados para albergar las dos grandes exposiciones internacionales celebradas en Melbourne en 1880 y 1888, el Palacio Real de Exposiciones y los Jardines Carlton que lo rodean fueron diseñados por el arquitecto Joseph Reed. El palacio, construido con ladrillo, madera, hierro y pizarra, integra diversos estilos arquitectónicos: románico-bizantino, lombardo y renacentista italiano. El edificio es representativo del movimiento de promoción de las exposiciones internacionales, que alcanzó su apogeo entre 1851 y 1915, con la celebración de más de 50 en ciudades de todo el mundo, como París, Nueva York, Viena, Calcuta, Kingston (Jamaica) y Santiago de Chile. Todas esas exposiciones tuvieron el mismo denominador común y un idéntico objetivo: mostrar el progreso material y moral de la humanidad, presentando los productos industriales de todas las naciones del planeta.

source: UNESCO/ERI

王立展示館とカールトン庭園

source: NFUAJ

Koninklijke tentoonstellingsgebouw en tuinen van Carlton

Het Koninklijke tentoonstellingsgebouw en de tuinen van Carlton zijn door Joseph Reed ontworpen voor de grote internationale tentoonstellingen van 1880 en 1888 in Melbourne. Het gebouw is opgebouwd uit baksteen, hout, staal en leisteen en combineert elementen uit de Byzantijnse, Romaanse, Lombardische en Italiaanse renaissancestijl. Het pand is typerend voor de wereldtentoonstellingsbeweging die meer dan 50 tentoonstellingen organiseerde tussen 1851 en 1915 in Parijs, New York, Wenen, Calcutta, Kingston (Jamaica) en Santiago (Chili). Alle tentoonstellingen hadden een gemeenschappelijk thema en doel: de materiële en morele vooruitgang in kaart brengen door de industrie van alle naties te etaleren.

Source : unesco.nl

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Palais royal des expositions et jardins Carlton © Silvan Rehfeld
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le Palais royal des expositions et jardins Carlton sont un vestige du Mouvement des expositions internationales qui s'épanouit à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Le  bâtiment d'exposition a été construit comme un grand hall, un bâtiment permanent initialement destiné à abriter l'Exposition internationale de Melbourne de 1880 et celle du centenaire de 1888. Elles furent les principaux événements de l’Australie coloniale et contribuèrent à faire connaître au monde l'industrie et la technologie australiennes.

Le site comprend trois parcelles de terres de la Couronne de la ville de Melbourne ; dont deux sont des jardins d’agrément pour le public (les jardins Carlton) et la troisième est dédiée au centre d'exposition et au musée récemment construit (Réserve d’exposition). Le bien inscrit se compose d'un bloc rectangulaire de 26 hectares délimité par quatre rues de la ville s’y ajoute une zone tampon environnante de 55,26 hectares.

Le Grand Hall est situé dans la Réserve d’exposition, avec les jardins Carlton au nord et au sud. Ce bâtiment est de plan cruciforme et intègre les caractéristiques architecturales des bâtiments d’expositions antérieurs : une coupole, des portes d’entrée géantes, des aires de panorama, et des vasistas. Les jardins ornementaux Carlton, avec leurs sentiers bordés d’arbres, leurs fontaines et leurs lacs, font partie intégrante de la conception globale du site et sont caractéristiques des bâtiments d'exposition de cette époque.

Critère (ii): Le Palais royal des expositions et les jardins Carlton environnants, en tant que principaux vestiges d’un Palais de l’Industrie et de son cadre, reflètent ensemble l’influence mondiale du Mouvement des expositions internationales du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Ce mouvement mettait en exergue l’innovation technologique et le changement, qui ont contribué à favoriser un développement rapide de l’industrialisation et du commerce international par l’échange des connaissances et des idées.

Intégrité

L'intégralité du bien inscrit a été conservée avec les limites définies en 1879. Le musée de Melbourne a été construit en 1998-2000 au nord du Palais royal des expositions.

L'état actuel de conservation du Grand Hall est très bon. Des travaux de conservation ont été récemment entrepris sur la coupole et la structure du bâtiment, les menuiseries extérieures, les façades en pierre et les planchers en bois. En outre, les services du bâtiment ont été améliorés. Les ornements et les parterres du jardin sur le côté sud du bâtiment d'exposition, qui faisaient partie de l’exposition internationale de Melbourne de 1880, ont été restaurés. Dans le cadre de la restauration du jardin allemand de 1880, un vaste système de collecte et de stockage de l'eau a été installé ce qui a impliqué l'installation de réservoirs d'eau souterraine dans l’avant cour ouest pour capturer les eaux de ruissellement du toit et les eaux de surface. Le jardin ornemental du palais, la partie sud des jardins Carlton, servait de contexte au Palais de l'Industrie et est resté pratiquement intact, y compris ses avenues bordées d’arbres. Ces travaux contribuent à maintenir l'intégrité du Palais royal des expositions et jardins Carlton.

Authenticité

Le site du Palais royal des expositions et les jardins Carlton ont conservé une grande authenticité, en maintienant leur forme originale sur le site de l'exposition internationale telle que définie en 1879. Le site est encore entouré par les rues de la ville et bordé par une plinthe en pierre bleue, des grilles palissades en fer forgé qui ceinturaient le parc des expositions en 1880.

Le Grand Hall de 1880 est resté intact dans sa disposition et sa conception, intérieurement et extérieurement. Son authenticité se manifeste dans sa subsistance en tant que le seul grand hall d'une exposition industrielle majeure de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Les ailes Est et Ouest, qui ne faisaient pas partie de la conception d’origine et étaient destinées uniquement à une utilisation temporaire, ont été démolies au milieu du XXe siècle. Certaines interventions modernes ont été annulées, dont deux structures ajoutées à l'élévation Nord dans les années 1960 et 1970, qui ont été retirées, et la structure d'origine a été restaurée. Des récents travaux de restauration ont porté notamment sur le rétablissement de l'ornementation disparue autour du parapet.

Les espaces intérieurs ont été largement conservés et sont encore utilisés pour des expositions de grande envergure, assurant un niveau relativement élevé d’authenticité de fonction du Grand Hall. Pour des raisons de sécurité incendie, la plupart des escaliers en bois d'origine ont été remplacés par du béton au début du XXe siècle, ce qui constitue une réduction au risque acceptable en matière d’authenticité des matériaux. En 1994, d'importants travaux de restauration ont porté sur la restitution du décor intérieur tel qu’il était en 1901 selon les documents d’époque. Les peintures intérieures de fleurs ont été en grande partie remplacées par le troisième décor de 1901 cependant, une partie des peintres murales de 1880 sont restées intactes.

La construction du musée a réduit partiellement le jardin nord, mais la partie qui subsiste a conservé son tracé de la fin du XIXe siècle.  Le plan axial originel du jardin sud subsiste avec ses allées linéaires, ses massifs d’arbustes, ses avenues centrales, ses parterres, deux lacs (bien que de taille réduite) et des fontaines. L’une des fontaines, la fontaine de Westgarth de  1888, a été déplacée. Un grand nombre d’arbres existants sur le site datent du plan des années 1880 et 1890. La restauration des allées et des plantations du jardin se fait sur la base de recherches.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le bien bénéficie d’une protection juridique efficace et d’un cadre de planification solide. Le système de gestion prend en compte un large éventail de mesures prévues dans la planification et la législation sur le patrimoine et les politiques à la fois du gouvernement australien et du gouvernement de Victoria. Le plan de gestion et de conservation du Palais royal des expositions et jardins Carlton et le plan stratégique de la zone du patrimoine mondial s’appuient sur les principes de la Charte de Burra. Ensemble, ces documents fournissent le cadre de la politique de conservation et de gestion. Le bien est maintenu et préservé grâce à des programmes de conservation rigoureux et réguliers entrepris à tous les niveaux de gouvernement.

Le Palais royal des expositions est géré comme partie intégrante du musée Victoria, musée d’état. Les jardins Carlton sont gérés par la municipalité de Melbourne.

Le Palais royal des expositions et jardins Carlton ont été inscrits sur la Liste nationale du patrimoine en 2004 en vertu de la Loi sur la Conservation de la Biodiversité de 1999 (Loi EPBC)  et sur le Registre du patrimoine de l’Etat de Victoria en 1998 en vertu de la Loi sur le patrimoine de 1995. L’inscription sur la Liste du patrimoine national implique que toute mesure envisagée à l'intérieur ou à l'extérieur des limites d'un site du patrimoine national ou d'un bien du patrimoine mondial, susceptible d’avoir un impact significatif sur ses valeurs patrimoniales, est interdite sans l'approbation du ministre fédéral. L’inscription sur le Registre du patrimoine de Victoria implique que les travaux à l’intérieur du site sont interdits sans approbation préalable en vertu de la Loi sur le patrimoine de 1995.

Un plan de gestion et de conservation pour l'ensemble du site a été finalisé en 2009. Une zone tampon, la zone environnante du patrimoine mondial, couvrant 55,26 hectares, a été établie en 2010 et complétée par le plan stratégique de la zone environnante du patrimoine mondial. Des modifications ont été apportées aux compétences superposées des administrations locales en matière de patrimoine pour donner effet à ce plan. Tous les développements futurs à l’extérieur immédiat de la zone environnante du patrimoine mondial, susceptibles d'avoir un impact significatif sur les valeurs de patrimoine mondial du Palais royal des expositions et jardins Carlton, sont soumis aux dispositions de la Loi EPBC.

Description longue

Le Palais royal des expositions et les jardins Carlton qui l'entourent sont les principaux témoignages subsistant d'un Palais de l'industrie et de son site, et reflètent l'influence du grand mouvement d'expositions internationales du XIXe et du début du XXe  siècle. Ce mouvement présentait les innovations et les changements technologiques, afin de promouvoir un développement rapide de l'industrialisation et du commerce international au travers de l'échange des connaissances et des idées.

Ce complexe avait été dessiné pour les grandes expositions internationales qui se sont tenues à Melbourne en 1880 et 1888. L'édifice, dessiné par Joseph Reed, est construit en brique, en bois, en acier et en ardoise, et amalgame des traits stylistiques byzantins, romans, lombards et de la Renaissance italienne. Cet ensemble est représentatif du mouvement des expositions internationales. Entre 1851 et 1915, plus de cinquante d'entre elles furent organisées dans des villes comme Paris, New York, Vienne, Calcutta, Kingston (Jamaïque) et Santiago du Chili, sur la base d'un principe commun : dresser un état des lieux du progrès en exposant les réalisations de tous les pays.

L'échelle et le caractère imposant de l'édifice reflètent les valeurs et les aspirations liées à l'industrialisation et à sa dimension internationale. Ce palais présente la plupart des caractéristiques qui ont rendu ces expositions si impressionnantes et si efficaces, notamment une coupole, un grand hall, des portes d'entrée géantes, des salles d'exposition polyvalentes, une planimétrie axiale, des jardins annexes et des aires de panorama. À la différence de nombreuses expositions internationales, l'édifice a été conçu ici comme une structure permanente, destinée à jouer un rôle dans la vie culturelle future de la ville de Melbourne, qui était alors en plein développement.

En dépit de l'impact mondial du mouvement d'expositions internationales, et du caractère frappant de nombreux édifices dessinés et construits pour les présenter, nous en avons conservé peu de traces. Plus rares encore sont les constructions qui ont conservé leur physionomie et leur emplacement d'origine. Le Palais royal des expositions, qui occupe encore sa position dans les jardins Carlton, est l'une de ces rares exceptions. Il est d'autant plus remarquable qu'il est le seul exemple bien conservé au monde d'un grand hall conçu pour une exposition internationale majeure.

Les jardins Carlton se composent de deux parties : un jardin de plan axial au sud, et un jardin aménagé au nord après la fermeture des deux grandes expositions du XIXe  siècle. Délimité par les rues Victoria, Rathdowne, Carlton et Nicholson, à la marge du centre-ville de Melbourne, l'îlot entier est préservé tel qu'il fut dessiné, à l'origine, par le parlement victorien, en 1878. Au cours des expositions internationales de 1880 et 1888, la partie sud du jardin a été transformée en un jardin d'agrément, qui renferme de nombreuses attractions. Les jardins Carlton Sud, comme on les appelle aujourd'hui, ont continué à être utilisés comme parc d'attractions ou pour des expositions. L'entrée sud de l'édifice, côté ville, représente le point d'orgue du projet. Une promenade a été créée le long de l'édifice, avec un espace semi-circulaire dont le centre est occupé par une fontaine décorée. Une avenue large de 24 m constitue l'accès d'honneur au complexe, et deux sentiers dessinent un axe rayonnant à partir de la fontaine. Une autre fontaine, la fontaine Westgarth, a été construite en 1888.

L'intérêt esthétique des jardins Carlton vient de ce qu'ils offrent une image frappante de la conception du jardin au XIXe  siècle. Ils comportaient des parterres, des voies importantes incluant la route sud et la grande allée, tout un réseau de sentiers, différents spécimens et échantillons d'arbres, deux petits lacs et trois fontaines. Le jardin ornemental du palais, dans lequel s'élevait le grand hall du Palais de l'industrie, est demeuré substantiellement intact.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

L’histoire des bâtiments et des jardins est étroitement liée à l’histoire et au développement du mouvement des expositions internationales – un phénomène qui s’est répandu dans tous les continents. Quoique la première grande exposition ait eu lieu en 1851, au Crystal Palace de Londres, l’idée de célébrer les produits industriels était dans l’air depuis presque un siècle, avec des expositions nationales en Angleterre puis en France et ailleurs en Europe.  

La différence entre ces célébrations de moindre envergure et les grandes expositions qui suivirent résidait dans leur échelle et dans des questions de classification. Le mouvement des grandes expositions, comme on l’appela ensuite, épousait la passion du XIXe siècle pour la découverte et la création, mais avant tout pour la classification. La classification – comme l’illustraient les musées et les collections botaniques – démontraient le contrôle de l’homme sur son environnement. Les grandes expositions étaient une forme d’ode à l’industrie naissante, au sortir de la Révolution industrielle, mais aussi un témoignage de la domination de l’homme sur celle-ci, dans un contexte international.  

Plus de 50 expositions se sont tenues entre 1851 et 1915, chacune différente et partageant pourtant toutes des thèmes et des buts communs – cartographier les progrès matériels et moraux dans un contexte mondial, en présentant l’industrie de toutes les nations. Parmi les lieux d’exposition : Paris, New York, Vienne, Calcutta, Kingston en Jamaïque et Santiago du Chili. La plupart des villes firent construire spécialement des « palais » des expositions, souvent à partir de composants métalliques poussant la technologie de l’époque dans ses derniers retranchements.  

Dans les années 1870, la disposition générale était établie avec ses ensembles de dômes, de pavillons nationaux et de plates-formes panoramiques entourant un « palais de l’Industrie », tous installés dans des jardins paysagers. Et un réseau de contacts a été instauré avec des « commissaires » observant et suggérant des améliorations pour l’événement suivant.  

Vers les années 1900, le ralentissement des économies nationales, alors même que, les peuples réalisaient que l’industrie n’améliorait pas forcément la qualité de la vie, a conduit à une désaffection pour les expositions universelles en dehors des États-Unis.  

Le palais royal des expositions de Melbourne est donc un exemple du mouvement à son apogée. Il n’est pas né de nulle part : un premier petit bâtiment d’exposition avait été construit en 1854, et d’autres avaient suivi, à plus grande échelle, habituellement des précurseurs des expositions internationales ailleurs. Les deux expositions internationales de 1880 et de 1888 ont eu lieu à un moment où Melbourne était en plein essor.  

Contrairement à bon nombre de bâtiments d’expositions, le bâtiment de Melbourne a toujours survécu sur sa parcelle d’origine et entouré de jardins. Toutefois, le complexe et les jardins ont subi des changements non négligeables. Les annexes est et ouest du bâtiment d’exposition ont été démolies dans les années 1960 et 1970 (l’une des salles étant reconstruite hors site comme musée du tramway). Le dernier changement majeur concerne le bâtiment du nouveau musée de Melbourne, dans le jardin nord.  

Depuis sa construction, le bâtiment a été utilisé à divers escients : pour les expositions jusqu’en 1901, comme aile du Parlement jusqu’en 1919, époque à laquelle il a été utilisé comme hôpital pendant la Première Guerre mondiale. Entre cette date et 1975, il a servi d’entrepôts, de bureaux, de logements pour les troupes et de salle de bal. Le bâtiment a pris sa nouvelle orientation en 1975, lorsqu’il a été officiellement classé au registre du Patrimoine national.  

L’adjectif Royal a été adjoint au bâtiment en 1980.  

Source : évaluation des Organisations consultatives