Lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés
France
Date d'inscription : 2008
Critères : (vii)(ix)(x) Bien : 1574300 ha Zone tampon : 1287100 ha S20 24 43 E164 33 59 Ref: 1115 |
Brève description
Les lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés. Il s’agit de six groupes marins représentant la diversité principale des récifs coralliens et des écosystèmes associés de l’archipel français de Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique, un des trois systèmes récifaux les plus étendus du monde. On y trouve une diversité exceptionnelle d’espèces de coraux et de poissons et un continuum d’habitats allant des mangroves aux herbiers marins avec la concentration de structures récifales la plus diversifiée de la planète. Les lagons et récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie abritent des écosystèmes intacts avec des populations nombreuses et diversifiées de grands prédateurs et de grands poissons. Ils offrent un habitat pour nombre de poissons, tortues et mammifères marins en danger dont la troisième plus large population de dugongs du monde. Ces sites sont d’une beauté exceptionnelle et contiennent des récifs d’âge varié, allant de structures vivantes à d’anciens récifs fossiles, qui offrent une source importante d’information sur l’histoire de l’Océanie.
Valeur universelle exceptionnelle
Valeurs
Les lagons et les récifs coralliens tropicaux de Nouvelle-Calédonie sont un exemple exceptionnel d’écosystèmes de récifs coralliens extrêmement divers et forment un des trois systèmes récifaux les plus étendus du monde. On y trouve la concentration la plus diverse du monde de structures récifales avec une variété exceptionnelle d’espèces de coraux et de poissons et un continuum d’habitats allant des mangroves aux herbiers marins avec une vaste gamme de formes récifales qui s’étendent sur d’importants gradients océaniques. On y trouve encore des écosystèmes intacts avec des populations saines de grands prédateurs ainsi qu’une grande diversité de grands poissons en grand nombre. La beauté naturelle des lagons est exceptionnelle. Ils contiennent des récifs variés d’âges divers – des récifs vivants aux récifs fossiles anciens – constituant une source d’information importante sur l’histoire naturelle de l’Océanie.
Critère (vii) : Phénomènes naturels remarquables ou beauté naturelle exceptionnelle : On considère que les lagons et récifs coralliens tropicaux de Nouvelle-Calédonie sont parmi les systèmes récifaux les plus beaux du monde en raison de la grande diversité des formes et formations présentes sur une zone relativement restreinte. Ca va de la présence de deux vastes récifs barrière consécutifs, de récifs de pleine eau et d’îlots coralliens ou encore de formations récifales réticulées à proximité du rivage, sur la côte occidentale. La richesse et la diversité des paysages et de l’arrière-plan côtier apportent une touche esthétique particulière de qualité exceptionnelle. La beauté ne s’arrête pas à la surface car on y trouve une diversité spectaculaire de coraux, des structures coralliennes massives avec des arches, des grottes et d’importantes fissures dans les récifs.
Critère (ix) : Processus biologiques et écologiques en cours : Le complexe récifal de ce bien en série est unique au monde en ce qu’il est « autostable » dans l’océan et encercle l’île de Nouvelle-Calédonie offrant une variété de formes diverses d’exposition océanique, notamment des courants chauds et des courants froids. Le complexe récifal présente une grande diversité de formes, comprenant les principaux types de récifs, des récifs frangeants aux atolls, ainsi que les écosystèmes associés à la fois en situation côtière et océanique. S’étendant sur d’importants gradients océaniques, c’est l’un des meilleurs exemples de la planète de processus écologiques et biologiques sous-tendant des lagons et des écosystèmes de récifs coralliens tropicaux qui sont eux-mêmes parmi les types d’écosystèmes les plus anciens et les plus complexes.
Critère (x): Diversité biologique et espèces menacées : Le bien est un site marin de diversité exceptionnelle présentant un continuum d’habitats : des mangroves aux herbiers marins avec une vaste gamme de formes récifales. Les récifs barrière et les atolls de Nouvelle-Calédonie forment l’un des trois plus grands systèmes récifaux du monde et, avec les récifs de Fidji, sont les récifs coralliens les plus importants d’Océanie. On y trouve la concentration la plus diverse au monde de structures récifales avec 146 types basés sur le système de classification mondial et ils égalent, voire surpassent, en diversité des coraux et des poissons le récif de la Grande Barrière qui est beaucoup plus vaste. Ils sont l’habitat de nombreux poissons, tortues et mammifères marins menacés, y compris la troisième plus grande population mondiale de dugongs.
Intégrité
Le bien en série comprend six groupes marins qui sont aussi protégés par des zones tampons marines et terrestres ne faisant pas partie du bien inscrit. Il contient toutes les zones clés essentielles pour le maintien de sa beauté naturelle et pour la conservation à long terme de sa diversité récifale remarquable et il est de dimensions suffisantes pour maintenir les processus biologiques et écologiques associés. Le bien contient encore des écosystèmes intacts avec de grands prédateurs et une grande diversité de grands poissons en populations très nombreuses.
Mesures de protection et de gestion
Actuellement, le bien est protégé par la législation sur la pêche qui est en train d’être améliorée et des dispositions de cogestion avec les communautés Kanak sont en voie d’établissement pour tous les groupes. Des plans de gestion sont en préparation pour tous les groupes avec la participation pleine et entière de tous les acteurs. Des efforts permanents de protection et de gestion du bien et de ses environs sont nécessaires pour maintenir le caractère intact actuel des écosystèmes de récifs coralliens. La protection et la gestion de vastes superficies, dans le cadre de zones où la pêche est interdite, et la gestion proactive de la qualité de l’eau ainsi que les règlements sur la pêche aideront à maintenir la résilience des récifs face aux changements climatiques. Il faudra améliorer la surveillance et le suivi pour faire face aux impacts potentiels de la pêche et de l’exploitation minière et, dans une moindre mesure, de l’agriculture et de l’aquaculture. Il est probable qu’à l’avenir le tourisme connaisse une expansion et il doit être bien planifié et bien géré. Des stratégies de financement durables sont nécessaires pour garantir l’équipement, les ressources humaines et financières indispensables pour la gestion à long terme du bien.



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