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Paysage culturel de Mapungubwe

Mapungubwe Cultural Landscape

Mapungubwe is set hard against the northern border of South Africa, joining Zimbabwe and Botswana. It is an open, expansive savannah landscape at the confluence of the Limpopo and Shashe rivers. Mapungubwe developed into the largest kingdom in the sub-continent before it was abandoned in the 14th century. What survives are the almost untouched remains of the palace sites and also the entire settlement area dependent upon them, as well as two earlier capital sites, the whole presenting an unrivalled picture of the development of social and political structures over some 400 years.

Paysage culturel de Mapungubwe

Mapungubwe est adossé à la frontière nord qui sépare l’Afrique du Sud du Zimbabwe et du Botswana. C’est un vaste paysage de savane parsemé d’arbres, de quelques épineux, de baobabs colossaux, autour de terrasses de grès s’élevant au-dessus de la plaine. Au confluent du Limpopo et de la Shashe et enjambant les routes nord/sud et est/ouest dans le sud de Afrique, Mapungubwe fut le plus grand royaume du sous-continent avant son abandon au XIVe siècle. Il en survit des vestiges quasi intacts des sites des palais, avec toute la zone de peuplement qui en dépend, et deux capitales antérieures. L’ensemble offre un panorama inégalé du développement de structures sociales et politiques sur quelque 400 ans.

منظر مابونغوبوي الثقافي

تقع مابونغوبوي عند الحدود الشمالية التي تفصل بين جنوب إفريقيا والزيمبابوي وبوتسوانا. إنها مساحة كبيرة من السافانا تنتشر فيها الأشجار والنبات الشوكي وأشجار الباوباب العملاقة من حول مسطّحات الصلصال الرملي التي ترتفع فوق السهل. وعند ملتقى نهري الليمبوبو والشاش الذي يتجاوز طرقات الشمال/ الجنوب والغرب/الشرق في جنوب أفريقيا، كانت مابونغوبوي أكبر مملكة في شبه القارة قبل هجرها في القرن السادس عشر. وقد بقي منها بعض آثار مواقع القصور التي لا تزال بحالة ممتازة، تضاف إليها المناطق السكنية التابعة لها وعاصمتان سابقتان. يشكّل المجموع منظراً عاماً لا مثيل له من تطوّر الهيكليّات الاجتماعية والسياسية على مدى حوالى 400 عام.

source: UNESCO/ERI

马蓬古布韦文化景观

马蓬古布韦坐落于南非的北部边境,连结着津巴布韦与博茨瓦纳。它是位于林波波河和沙舍河汇流处的一处开放广阔的热带大草原风光。14世纪后它被人遗忘,在此之前它是非洲次大陆最大的王国。现在幸存的是几乎完整无损的宫殿遗址和依此而建的居留地以及两处早期的首都遗址。而这一切都为我们提供了约400年中那里的社会与政治结构发展的一幅无与伦比的图画。

source: UNESCO/ERI

Культурный ландшафт Мапунгубве

Мапунгубве располагается на крайнем севере ЮАР на границе с Зимбабве и Ботсваной. Ландшафт представлен открытыми обширными саваннами у слияния рек Лимпопо и Шаше. Мапунгубве превратилось в крупнейшее на юге континента королевство, существовавшее вплоть до XIV в. Здесь сохранились в почти неизменном виде остатки дворцов и всей связанной с ними жилой зоны, также можно увидеть руины двух более ранних столиц. В целом это дает представление о социальном и политическом развитии данного района в течение более чем 400 лет.

source: UNESCO/ERI

Paisaje cultural de Mapungubwe

Este sitio se halla en el confín septentrional de Sudáfrica, en la zona fronteriza con Zimbabwe y Botswana. Es un vasto paisaje de sabana jalonado de árboles, especies vegetales espinosas y baobabs colosales, con terrazas de arenisca que se alzan en medio de la llanura. Situada en la confluencia de los ríos Limpopo y Shashe, en una encrucijada de las rutas norte-sur y este-oeste del África Meridional, Mapungubwe fue la capital del reino más importante del subcontinente austral africano, antes de que fuese abandonada en el siglo XIV. Actualmente subsisten vestigios casi intactos de los emplazamientos de sus palacios y de las zonas pobladas, así como restos de otras dos capitales anteriores. El conjunto ofrece una panorámica excepcional de la evolución de las estructuras sociales y políticas a lo largo de unos cuatro siglos.

source: UNESCO/ERI

マプングブエの文化的景観 

source: NFUAJ

Cultuurlandschap Mapungubwe

Mapungubwe ligt tegen de noordelijke grens aan van Zuid-Afrika, tegen Zimbabwe en Botswana. Het is een open, uitgestrekt savannelandschap dat bij de samenvloeiing van de Limpopo en Shashe rivieren ligt. Mapungubwe groeide uit tot het grootste koninkrijk in het subcontinent, voordat het in de 14e eeuw verlaten werd. Overgebleven zijn de bijna onaangetaste overblijfselen van paleizen en van hen afhankelijke nederzettingsgebieden, maar ook twee vroegere hoofdsteden. Het geheel geeft een ongeëvenaard beeld van de ontwikkeling van de sociale en politieke structuren gedurende meer dan 400 jaar.

Source : unesco.nl

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Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le paysage culturel de Mapungubwe témoigne de l’ascension et de la chute du premier royaume indigène du sud de l'Afrique entre 900 et 1300 après J.-C. La zone centrale couvre environ 30 000 hectares qu’entoure une zone tampon d’environ 100 000 hectares. Parmi les sites collectivement connus sous le nom de sites de Zhizo se trouvent les vestiges de trois capitales, Schroda, Leopard’s Kopje et la dernière située autour de la colline de Mapungubwe, leurs  peuplements satellites et les terres au confluent du Limpopo et de la Shashe, dont la fertilité permettait de subvenir aux besoins de la population dense qu’abritait le royaume.

La position de Mapungubwe, au carrefour des routes nord/sud et est/ouest dans le sud de l’Afrique, lui a également permis de contrôler le commerce via les ports d’Afrique de l’Est vers l’Inde et la Chine et dans le sud de l’Afrique. Il extrayait l’or et l’ivoire depuis son arrière-pays –des denrées rares ailleurs– ce qui lui a apporté une grande richesse, comme en témoignent les importations de porcelaine de Chine et de perles de verre perses.

Ce commerce international créa aussi une société dont la richesse était étroitement liée aux ajustements idéologiques et aux changements de l’architecture et de l’urbanisme. Jusqu’à sa chute à la fin du XIIIe siècle après J.-C., Mapungubwe était le plus important peuplement à l’intérieur des terres du sous-continentafricain et son paysage culturel recèle des quantités d’informations dans des sites archéologiques qui illustrent son développement. Les preuves révèlent comment le commerce a cru et a été développé, influencé par une élite sacrée, où le roi se tenait isolé des populations implantés dans les peuplements alentour.

La chute de Mapungubwe fut entraînée par un changement climatique. Sur les deux derniers millénaires, dans la vallée du Limpopo et de la Shashe, des périodes de chaleur et d’humidité parfaites pour l’agriculture alternèrent avec des périodes plus froides et plus sèches. Avec la baisse des précipitations après l’an 1300 après J.-C., la terrene put continuer à subvenir aux besoins d’une population importante au moyen des méthodes de l’agriculture traditionnelle, et les habitants furent contraints de se disperser. La position de Mapugubwe en tant que siège du pouvoir se déplaça au nord vers le Grand Zimbabwe et, ensuite, vers Khami.

Les vestiges de ce fameux royaume, lorsqu’ils sont observés par rapport à la faune et la flore contemporaines et aux formations géomorphologiques de la confluence du Limpopo et de la Shashe, créent un impressionnant paysage culturel d’une grande importance universelle.

Critère (ii) : Le paysage culturel de Mapungubwe abrite des preuves d’importants échanges de valeurs humaines qui ont conduit à des changements culturels et sociaux aux influences énormes dans le sud de l’Afrique entre 900 et 1300 après J.-C.

Critère (iii) : Les vestiges du paysage culturel de Mapungubwe offrent un témoignage remarquablement complet de l’essor puis du déclin de l’État de Mapungubwe qui fut, à son apogée, le plus grand royaume du sous-continent africain.

Critère (iv) : La fondation du royaume de Mapungubwe, qui devait sa puissance au commerce des ports d’Afrique de l’Est avec l’Arabie et l’Inde, fut une période marquante de l’Histoire du sous-continent africain. 

Critère (v) : Les vestiges du paysage culturel de Mapungubwe illustrent de manière vivante l’impact du changement climatique et témoignent de l’essor, puis du déclin du royaume de Mapungubwe, illustrant clairement l’histoire d’une culture devenue vulnérable au changement irréversible.

Intégrité

Tous les vestiges des principaux peuplements sont dans le bien proposé, à l’instar de toutes les phases principales de l’ascension et de la chute du royaume de Mapungubwe. Le bien contient de vastes parcelles de paysage culturel quasiment intactes et de très haute qualité mais, elles sont séparées par des zones de plantations d’agrumes et des champs à irrigation circulaire sous propriété privée, qui sont en attente de leur déclassement.

L’énorme entreprise agricole de la phase finale de Mapungubwe a disparu. Bien qu’une grande partie du paysage soit maintenant revenue à son état d’origine, servant de pâturage aux animaux sauvages, la récente ouverture du bien au gros gibier, et notamment aux éléphants, doit être prise en compte et est placée sous surveillance.

Messina est une riche région minière et les opérations des mines de diamants de Riedel (petite exploitation) et Venetia (grande exploitation) pourraient avoir un impact potentiel sur le bien. La découverte d’autres dépôts de minerais précieux n’est pas impossible non plus. Les droits miniers ayant été rendus depuis peu à l’État, on s’attendait à avoir un meilleur contrôle à l’avenir, mais l’octroi d’une concession d’exploitation du charbon à 5 km de la limite du bien, dans une zone extrêmement sensible adjacente au fleuve Limpopo et dans la zone tampon proposée qui a été soumise au moment de l’inscription, est une menace considérable.

L’intégrité du site a été affectée par la qualité médiocre des fouilles menées dans les années 1930, dont on peut dire qu’elles ont entraîné la perte de traces précieuses et qu’elles ont donc compromis l’intégrité du site, tant en termes physiques qu’intellectuels.

Authenticité

Le bien proposé pour inscription et la zone tampon n’ont pratiquement subi aucune forme destructive d’intervention humaine depuis l’abandon des vestiges et les activités agricoles contemporaines n’ont pas eu d’impact majeur sur le paysage culturel pour ce qui est de sa capacité à transmettre sa valeur. Toutefois, il convient de s’assurer que les anciennes fouilles n’ont pas été érodées par les forces climatiques ni par le flux incontrôlé de visiteurs.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le site et la zone tampon de Mapungubwe sont protégés du point de vue juridique par la loi sur les ressources du patrimoine national (loi N° 25 de 1999), la loi sur la Convention du patrimoine mondial (loi N° 43 de 1999) et la loi nationale sur la gestion de l’environnement (loi N° 73 de 1989).

Le bien est aussi reconnu comme une aire protégée en application de la loi nationale sur la gestion de l’environnement : Aires protégées, 2003 (loi N°57 de 2003). Cette législation implique que la prospection ou l’exploitation minière est formellement interdite à l’intérieur du bien et de la zone tampon. D’autre part, tout projet de développement  ayant un impact potentiel sur le bien doit être soumis à une évaluation d’impact environnemental. 

SANParks est l’autorité de gestion du bien et assure l’ensemble de la gestion, ce qui implique de coordonner les efforts du gouvernement et de la communauté locale pour conserver le site. SANParks poursuit actuellement la mise à jour du plan de gestion intégrée. Des réunions consultatives avec les acteurs et les communautés locales ont lieu régulièrement sur le site à travers le forum du parc et d’autres formes d’engagement.

Un mémorandum d’accord trilatéral a été rédigé en vue de créer la Limpopo-Shashe Transfrontier Conservation Area (TFCA – zone de conservation transfrontalière Limpopo-Shashe). Une fois établie, cette très vaste étendue de 5 040 km2 constituera une zone tampon efficace. Il est prévu que chaque pays participant se concentre sur une facette de la protection : le patrimoine culturel en Afrique du Sud, la faune au Botswana et les cultures vivantes au Zimbabwe.

Pour aider à garantir la protection à long terme du bien, il est nécessaire d’achever le plan de gestion intégrée et de soumettre la zone tampon à l’approbation du Comité du patrimoine mondial.

Il convient aussi de s’assurer que tout projet d’exploitation du sous-sol est conforme aux recommandations de l’Atelier technique sur le patrimoine mondial et l’exploitation minière adoptées à la 24e session du Comité du patrimoine mondial, pour être sûr que l’extraction minière ne constitue pas une menace pour le bien, sa zone tampon ou son cadre plus général.

Description longue
[Uniquement en anglais]

The Mapungubwe landscape contains evidence for an important interchange of human values that led to far-reaching cultural and social changes in Southern Africa between AD 900 and 1300. The establishment of Mapungubwe as a powerful state trading through the East African ports with Arabia and India was a significant stage in the history of the African subcontinent. The remains in the Mapungubwe area are a remarkably complete testimony to the growth and its subsequent decline of a state of which at its height was the largest kingdom in the southern African subcontinent. They also graphically illustrate the impact of climate change and record the growth and the decline of the kingdom of Mapungubwe: a record of a culture that became vulnerable to irreversible change.

The Mapungubwe kingdom had largely faded out of history by the mid-16th century. At the height of its powers, the centralized and hierarchical society encompassed at least 9,000 people and had huge wealth and influence gained from harvesting rich natural resource and trading these, via Indian Ocean ports, with Arabia, India and China. Sited at the confluence of the Limpopo and Shashe rivers, which flooded to provide fertile alluvial soils, and with almost ideal climatic conditions, Mapungubwe had attracted Iron Age agriculturalists from the mid-1st millennium AD, and before that there is much evidence of hunter-gatherers. What transformed Mapungubwe from a small-scale, rural society into an influential city-state was the development of a social structure that encouraged population growth through comparatively intensive agriculture, and of a hierarchical system that produced specialization and a trading economy (ivory and gold). Mapungubwe's wealth and social structures are evident in the three palaces built during the three phases of its growth between 900 and its demise, brought on by a rapid change in the climate, a sort of mini Ice Age. The southern African power base shifted north to Great Zimbabwe. The overall site thus illustrates successive stages in the creation of the first indigenous kingdom in Southern Africa and its ultimate decline. The Mapungubwe is magnificent in landscape terms, with superb views in all directions, but the excavated remains are not very impressive. Specifically the site contains:

  • Remains of palaces, 1220-90 (Mapungubwe period): these reflect not only Mapungubwe's great wealth but also the social, religious and political hierarchy that developed as a result of population expansion based on successful intensive agriculture and international trade through East African coastal ports with India and China of gold and ivory in return for ceramics, glass beads and other luxury goods
  • Archaeological remains testifying to Mapungubwe's growth, 900-1200: Zhizo sites represent the first pioneer farmers to settle near the rivers. The largest is Schroda on a plateau overlooking the Limpopo valley. A degree of hierarchy was emerging, but the settlements still reflected a very typical southern African pattern - houses encircling a large cattle enclosure. Large quantities of clay figurines of people and animals (domesticated sheep, goats, cattle and dogs) suggest some sort of centralised ritual ceremonies. After a century Schroda was abandoned and a new capital established by incoming people: Leopard's Kopje. There is also evidence of iron and copper working. After another century came the final phase of Mapungubwe with, it seems, the population moving to the bottom of the hill below the newly built palace.
  • Remains of early settlement: Stone Age and Iron Age, and rock art: the combination of a riverine environment and sandstone hills seems to have provided a focus for human settlement whenever climatic conditions have been favourable. Ancestors of the San Bushmen lived in the area for many millennia; Stone Age occupation is evident from 26 sites. Between AD 250 and 900, these hunter-gathers were gradually replaced or absorbed by Iron Age agriculturalists who, after 900, begun to form the foundations of the Mapungubwe state.
  • 'Natural' landscape surrounding the built remains: this extensive landscape is today a backdrop for the site. The huge agricultural enterprise of the final phase at Mapungubwe has vanished and much of the core of the landscape has now been returned largely to its unimproved state with wild grazing game animals. Some farms still remain, growing citrus in irrigated fields. In the valley irrigation allows large-scale commercial farming and game ranching but some of this has been cleared and it is planned more will follow.
Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Mapungubwe était le plus grand peuplement du souscontinent au XIIIe siècle après J.-C. jusqu'à son abandon. Diverses communautés s'installèrent dans le voisinage sur les 600 ans qui suivirent. Les légendes et rumeurs concernant le lieu se transmettaient d'une génération à l'autre. Karel Moerschell, un fermier allemand de la région, entendit parler de l'or en 1911, mais ce n'est que dans les années 30 que la valeur de Mapungubwe devint plus largement connue.

Le 31 décembre 1932, un informateur local, Mowena, conduisit E.S.J. van Graan et quatre compagnons à la ferme Greefswald, sur la colline de Mapungubwe, où ils découvrirent des murs de pierre et des objets recouverts d'or et de fer, de la poterie et des perles de verre. Leurs trouvailles, qui firent l'objet d'une vaste couverture médiatique, furent signalées au directeur du département d'histoire de l'université de Pretoria, le professeur Leo Fouché. Suite à cette intervention, l'université négocia avec E.E. Collins, propriétaire du bien.

Par contrat légal, l'université devint propriétaire des objets en or et autres, et prit une option et un contrat sur les droits de fouilles. L'université demanda et obtint également que soient différées la prospection, l'extraction minière et autres activités associées à Greefswald. En juin 1933, le gouvernement racheta Greefswald et les droits de fouilles furent accordés à l'université de Pretoria.

L'université mit en place un comité archéologique qui supervisa de 1933 à 1947 les recherches et les fouilles. Le révérend Neville Jones du Zimbabwe et J.F. Schofield furent nommés pour entreprendre les premiers travaux sur le terrain en 1934 et 1935, sur les conseils du professeur C. van Riet Lowe, directeur du bureau d'archéologie. Ils axèrent leur travail sur la colline de Mapungubwe, la terrasse méridionale et le tertre, avant d'étudier brièvement d'autres sites dans le voisinage.

De 1935 à 1940, Guy À. Gardner dirigea six saisons de fouilles à K2 et à la colline de Mapungubwe. Les résultats de son travail furent publiés presque 25 ans plus tard.

Meyer (1998) décrit les fouilles à Greefswald entre 1933 et 1940 comme des « fouilles rapides, à grande échelle, aboutissant à la récupération d'objets précieux ». Les recherches furent entravées par « le manque d'archéologues professionnels en Afrique du Sud, l'absence de supervision des fouilles à plein temps par un personnel compétent et qualifié, le fait que les méthodes scientifiques adéquates en matière de recherche sur l'âge du fer n'avaient pas encore été mises au point et que l'âge du fer en Afrique du Sud était quasiment inconnu des archéologues. Par conséquent, nombre des dépôts des sites ont été mis au jour sans les fouilles et enregistrements méticuleux requis. Des problèmes qui ont inévitablement entraîné la perte de dépôts irremplaçables, et, au final, de certains des matériels mis au jour, [et] un manque de données scientifiques ».

La phase suivante des investigations archéologiques, en 1953-1954 et en 1968-1970, sous la direction tout d'abord du département d'anthropologie, puis du Professeur J.F. Eloff, nommé directeur du nouveau département d'archéologie de l'université de Pretoria en 1970, était plus systématique et se concentrait essentiellement sur la terrasse du sud.

Sur les 25 années suivantes, de 1970 à 1995, le département d'archéologie de l'université de Pretoria reconnut que la priorité première était d'établir une solide base de données en testant, corrigeant, complétant les recherches antérieures, et en se concentrant sur la reconstitution du mode de vie des habitants du site. Entre 1979 et 2002, des rapports furent publiés sur les restes humains et animaux, la porcelaine de Chine, les objets en or, les perles de verre et la datation au carbone 14. En outre, des étudiants de l'université de Pretoria étudièrent les sites situés sur les fermes voisines dans les années 1970 et 1980.

Greefswald est demeuré propriété de l'État depuis les années 1930. La gestion de la ferme a été reprise par le département provincial de conservation de la nature en 1992, et le contrôle transféré à SANParks en 1999. Les limites proposées pour le site du patrimoine mondial coïncident avec celles du parc national de Vhembe- Dongola envisagé, encore en cours d'élaboration. Il est inscrit de façon séquentielle - trois zones de propriétés ayant déjà été publiées au journal officiel. Il s'agit de Den Staat, Greefswald et Reidel, qui sont des zones de paysage « naturel » où se trouvent bon nombre des principaux sites archéologiques.

L'objectif final est l'acquisition par SANParks de toutes les terres comprises dans le parc envisagé, ou la conclusion d'un accord contractuel avec les propriétaires, ce qui permettra de récupérer les terres sur l'agriculture et de revenir à un paysage « naturel ». Le diagramme des progrès actuels concernant les négociations de terres accompagne le dossier de proposition d'inscription. Actuellement, 11 des 29 unités restantes ont fait l'objet d'accords de principe, mais le calendrier n'est pas fourni. Celles-ci sont actuellement utilisées à différentes fins : certaines sont cultivées au moyen de techniques agricoles d'irrigation fondées sur l'extraction d'eau du Limpopo, d'autres sont administrées en qualité de réserves de chasse et d'autres appartiennent à la De Beers Corporation et servent à assurer l'extraction, le stockage et l'approvisionnement en eau des activités d'extraction de diamants de cette société, activités dont la durée de vie maximum est estimée à vingt ans.

Source : évaluation des Organisations consultatives
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