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Ancienne cité maya de Calakmul, Campeche

Ancient Maya City of Calakmul, Campeche

Calakmul, an important Maya site set deep in the tropical forest of the Tierras Bajas of southern Mexico, played a key role in the history of this region for more than twelve centuries. Its imposing structures and its characteristic overall layout are remarkably well preserved and give a vivid picture of life in an ancient Maya capital.

Ancienne cité maya de Calakmul, Campeche

Calakmul, site maya important, dans la profondeur de la forêt tropicale des Tierras Bajas au sud du Mexique, a joué un rôle clé dans l'histoire de la région pendant plus de douze siècles. Ses structures imposantes et sa disposition globale caractéristique sont admirablement conservées et offrent une image parlante de la vie dans une ancienne capitale maya.

مدينة المايا القديمة كالاكمول في كامبيش

يُعتبر موقع المايا كالاكمول الذي يقع في عمق الغابة الاستوائية تييراس باياسفي جنوب المكسيك، مهمًا جدًا فقد لعب دورًا حاسمًا في تاريخ المنطقة لأكثر من 12 قرنًا. وتتمّ المحافظة بشكلٍ لافتٍ على بنيته البارزة وتقسيمه الإجمالي المُميَّز اللَّذيْن يقدّمان صورةً واضحةً عن الحياة في عاصمة المايا القديمة.  

source: UNESCO/ERI

坎佩切卡拉科姆鲁古老的玛雅城

卡拉科姆鲁玛雅古城坐落在墨西哥南部的铁拉斯巴扎斯热带森林深处,它在这个地区超过1200多年的历史中一直扮演着关键角色。其雄伟的建筑及独特的整体布局保存得非常完好,给世人展现了一幅生动的古玛雅首都的生活画面。

source: UNESCO/ERI

Древний город майя Калакмуль, штат Кампече

Калакмуль, значительный город индейцев майя, окружен тропическим лесом Тьеррас-Бахас на юге Мексики. Он играл ключевую роль в истории этого региона в течение более 12 столетий. Его внушительные сооружения и характерная общая планировка удивительно хорошо сохранились, давая наглядную картину жизни в древней столице майя.

source: UNESCO/ERI

Antigua ciudad maya de Calakmul (Campeche)

Situado en lo más hondo de la selva tropical de las Tierras Bajas del sur de México, Calakmul es un importante sitio maya que desempeñó un papel de primer plano en la historia de la región durante más de doce siglos. Sus imponentes estructuras y su trazado global característico se hallan en un estado de conservación admirable y ofrecen una vívida imagen de lo que era la vida en una antigua capital maya.

source: UNESCO/ERI

カンペチェ州、カラクムールの古代マヤ都市

source: NFUAJ

Oude Maya stad Calakmul, Campeche

Calakmul is een oude Maya stad die diep in het tropisch regenwoud van de Tierras Bajas in het zuiden van Mexico ligt. De oude Maya stad heeft meer dan twaalf eeuwen een belangrijke rol gespeeld in de geschiedenis van de regio. De imposante structuren en het karakteristieke ontwerp van Calakmul zijn opmerkelijk goed bewaard gebleven. Ze geven een goed beeld van het leven in een oude Maya hoofdstad. De overblijfselen tonen een belangrijke fase in het ontstaan van menselijke nederzettingen en de ontwikkeling van de architectuur. Ze weerspiegelen de politieke en spirituele manier van leven in de Maya steden van de regio Tierras Bajas.

Source : unesco.nl

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Calakmul © Community Tours Sian Ka'an
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Calakmul est un important site archéologique maya situé sur le territoire de la réserve de biosphère de Calakmul, sur la péninsule du Yucatan, au Mexique. La réserve écologique, créée en 1989, est la plus grande du pays en son genre. En 1993, la réserve a été inscrite au programme Homme et biosphère (Man and Biosphere - MAB).

On estime que l’apogée du rayonnement culturel de Calakmul date de la fin de la période classique (entre 542 et 695 de notre ère). Ensuite, le centre du pouvoir maya s’est déplacé au fur et à mesure vers le nord, dans le Yucatan, à Palenque, Uxmal et finalement à Chichen Itza. Aux environs de l’année 900 de notre ère, Calakmul était devenue une ville sans plus aucune influence. On a découvert qu’elle a été abandonnée dans les années 1530 lorsque le conquistador espagnol Alonso de Ávila a mené une mission d’exploration dans cette partie de la péninsule qui n’était plus, à l’époque, occupée que par un peuple appelé cehaches qui étaient probablement les descendants des habitants de Calakmul et d’autres cités de la région autrefois puissantes.

À ce jour, la partie explorée de ce très vaste établissement ancien est constituée de trois grands groupes de structures architecturales. À l’ouest, on trouve un grand groupe de plates-formes avec des bâtiments disposés autour d’espaces publics, sur une surface d’environ 350 mètres de large sur 450 mètres de long. Un groupe semblable, de taille légèrement plus petite, se trouve à l’est. Entre ces deux groupes, se situe la zone centrale sur une surface carrée d’environ 400 mètres de coté. Dans cette zone, les principaux éléments sont de grands espaces publics ouverts et l’imposante structure II qui domine l’ensemble de la zone.

Il convient de souligner que les différentes structures de la zone centrale remontent à toutes les périodes d’occupation du site, preuve d’une présence ininterrompue pendant douze siècles. Au cœur de la structure II, on a trouvé le plus ancien bâtiment connu à ce jour à Calakmul qui a été recouvert par des éléments de reconstructions successives. Dans ce bâtiment, répertorié sous le nom de structure II, sub C, on trouve une chambre avec une voute en berceau d’une superficie de 22 mètres carrés. L’analyse et l’interprétation de l’iconographie complexe de sa frise décorée de grands masques en stuc démontrent que la structure est antérieure aux structures en pierre que l’on trouve à Uaxactún et à El Mirador (deux sites du Guatemala) dont on pensait jusqu’ici qu’elles étaient les plus anciennes de la région.

La grande cité de Calakmul est un extraordinaire témoignage de l’échange d’influences dans la région depuis le 4e siècle av. JC et pendant plus de douze siècles. En effet, dans les domaines de l’organisation politique et du développement culturel, le site a rayonné sur une grande zone de la région maya tout en subissant des influences en provenance de cette même zone. Cet échange s’est intensifié à l’occasion des relations nouées par Calakmul avec les autres sites, en particulier dans le cadre de sa rivalité avec Tikal.

Calakmul est, à ce jour, le site qui renferme le plus grand nombre de stèles in situ et une impressionnante série de tombes, dont certaines sont considérées comme étant des tombes royales. Une très grande variété d’ornements, de vaisselle rituelle en céramique et un grand nombre de masques en jade ont également été découverts sur le site. L’ensemble de ces éléments constitue un témoignage unique d’une riche civilisation disparue.

Critère (i) : Les nombreuses stèles commémoratives de Calakmul sont d’extraordinaires exemples de l’art maya qui mettent en évidence le développement politique et spirituel de la cité.

Critère (ii) : Sur un site unique, Calakmul présente toute une série de monuments et d’espaces publics, exceptionnellement bien conservés, représentatifs du développement architectural, artistique et urbain de la civilisation maya sur une période de douze siècles.

Critère (iii) : Les impressionnantes ruines de Calakmul témoignent de manière admirable de la vie politique et spirituelle des cités mayas de la région de Tierras Bajas.

 

Critère (iv) : Calakmul est un extraordinaire exemple d’une phase significative de l’établissement humain et du développement de l’architecture.

Intégrité

L’ancienne cité maya de Calakmul, Campeche a une zone protégée d’une superficie de 3.000 hectares, sur le territoire de la réserve de biosphère de Calakmul qui couvre elle-même une superficie de 723.185 hectares. Cela permet la protection de tous les aspects physiques du bien culturel qui transmettent la valeur universelle exceptionnelle, y compris du paysage environnant du site archéologique avec lequel il compose une unité indivisible et bâtit une relation harmonieuse.

Jusqu’au lancement du projet spécial pour Calakmul en 1993, il n’y a eu aucune intervention humaine d’importance sur le site pendant cinq siècles.

Il s’agit là d’un élément très important car, contrairement à d’autres grands sites préhispaniques présents au Mexique tels que Chichen Itza et Teotihuacan où des travaux sont en cours par intermittence depuis plus d’un siècle, Calakmul est exploré, conservé et restauré dans le cadre d’une politique homogène et intégrée.

Lors de l’inscription, l’ICOMOS a fait état d’une considérable perte de qualité visuelle et d’authenticité causée par le maintien d’arbres sur les places centrales et autres espaces publics entre les structures. L’ICOMOS a par ailleurs fait remarquer que la présence de grands arbres semblait dangereuse pour la stabilité des structures archéologiques et que le maintien de leur enracinement dans le tissu des bâtiments n’était pas très approprié.

Authenticité

Étant donné que le site n’a été découvert qu’en 1931 et qu’il n’y a eu que peu d’interventions jusqu’en 1993, le niveau d’authenticité est très élevé. L’observation méticuleuse des techniques et des principes contemporains de conservation et de restauration conforte cette situation.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

La réserve de biosphère de Calakmul a été créée par décret présidentiel en mai 1989. Depuis 1993, elle est une réserve MAB, dans le cadre du programme de l’UNESCO Homme et biosphère. Le site archéologique est protégé au titre de la Loi fédérale de 1972 sur les monuments et sur les zones archéologiques, artistiques et historiques.

La propriété foncière de la réserve est détenue à 48,4% par l’état fédéral et à 49,6% par la commune. Seuls 2% du territoire de la réserve sont aux mains de propriétaires privés. Selon les dispositions de la loi de 1972, le site archéologique relève de l’autorité fédérale. La gestion de la réserve est placée sous la responsabilité du Ministère de l’environnement et des ressources naturelles (Secretaría de medio ambiente y recursos naturales – SEMARNAT), avec l’aide de l’Institut national de l’écologie (INE) pour les questions de faune et flore sauvages, et en collaboration avec le Gouvernement de l’état de Campeche, la Municipalité de Calakmul et le Ministère du développement social (Secretaría de desarrollo social – SEDESOL).

L’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH) qui est une agence du Conseil national pour la culture et les arts (Consejo nacional para la cultura y las artes – CONACULTA) et du Ministère de l’éducation publique (Secretaría de educación pública – SEP) est en charge de la gestion du site archéologique par l’entremise de son Bureau régional de Campeche.

La collaboration entre le Bureau régional de l’INAH de Campeche et l’administration de la réserve de biosphère de Calakmul est étroite et constructive. L’équipe de l’INAH en charge de la gestion du site a également établi des relations étroites et cordiales avec les petites communautés indigènes présentes sur le territoire de la réserve, de nombreux représentants de ces communautés travaillent sur les projets de conservation et de restauration du site et sont actuellement formés aux techniques appropriées.

L’équipe de gestion est dirigée par un archéologue en chef du Bureau de l’INAH de Campeche. Il est assisté d’un certain nombre de professionnels (archéologues, architectes, etc.) et d’un personnel présent en permanence sur le site composé de quatorze gardes, d’employés en charge de l’entretien, etc. En outre, à l’occasion de projets spécifiques de conservation et de restauration, des employés résidant sur des petites zones d’habitation présentes sur le territoire de la réserve sont recrutés pour des contrats de courte durée. 

Description longue
[Uniquement en anglais]

The political and spiritual way of the Maya cities of the Tierras Bajas region is admirably demonstrated by the impressive remains of Calakmul. This site contains more stelae in situ , a series of tombs, some of them royal, with a rich variety of ornaments, ritual ceramic vessels, and a large number of jade masks. All these elements provide unique evidence of their kind about a rich vanished civilization. Within a single site, Calakmul displays an exceptionally well-preserved series of monuments and open spaces representative of Maya architectural, artistic and urban development over 12 centuries. It also testifies to the exchange of influences over more than 12 centuries, beginning in the 4th century BCE, in the fields of political organization and cultural development over a vast area of the Mayan region.

The archaeological site is located within the Calakmul Biosphere Reserve, which was created in 1989 and is the largest in Mexico. The portion of what is recognized to have been a very extensive ancient settlement that has so far been explored consists of three large groups of structures. On the west there is a large group of platforms with buildings on them around open spaces. A similar, slightly smaller, group lies to the east. In between these is the central zone, covering a roughly square area, in which very large public open spaces and the dominant Structure II are the main elements. Between the central and eastern groups but seemingly distinct from them is the large pyramidal Structure I. This is slightly smaller than Structure II, but having been built on a natural eminence it is more or less the same height. The central zone owes its configuration to two overlapping public open spaces. One of these is defined by the structures of the eastern western groups and Structure II. Within this open space, and also facing Structure II, is a group of buildings that form an open space known as the Plaza Grande. This configuration of buildings disposed geometrically around a double open space can be linked to the layouts at other Mayan sites such as Tikal and, in particular, Uaxactún. It should be stressed that the structures in the central zone date from all the periods of occupation of the site, indicating continuity of occupation over some 12 centuries. At the heart of Structure II is to be found the earliest building known from Calakmul, now covered by successive reconstructions of this dominant building, within which is a barrel-vaulted chamber.

By virtue of the size of its main structures and its extent, this town is comparable with other, better-known sites of the Mayan culture, such as Palenque, Uxmal and Chichen Itza in Mexico and Tikal or Copán in Central America. However, it contains structures that are older than those to be found in these sites. In Calakmul the layout of certain groups of buildings and the general organization of the urban centre present characteristics that also apply to the other sites in the Petén region such as Uaxactún and Tikal.

Analysis and interpretation of the complex iconography of its frieze decorated with large stucco masks show that this structure antedates stone structures from Uaxactún and El Mirador, which were hitherto believed to be the oldest in the region. The buildings of the central zone, with ceremonial and ritual functions, are flanked by the eastern and western groups containing buildings of palace type. Beyond them, to all the cardinal points, there are four groups, each with distinct characteristics. Calakmul is especially noteworthy for the large number (120 to date) of stelae that have been found on the site. Not only are these of immense importance in establishing the history of the ancient city and in throwing light on the ancient Maya culture, they are also key elements in its layout. The 'structure-open space' element is common to all Maya sites, but at Calakmul this is further enriched with stelae carefully sited in regular lines or groups in front of the stairways and main facades of the pyramidal structures. The decorative sculpture and reliefs are artistically of a high order. Two exceptional massive circular carved stones are especially noteworthy for their quality and rarity in the Mayan context.

Source : UNESCO/CLT/WHC
Description historique

Dans la région très densément boisée des Tierras Bajas, actuellement divisée entre le Mexique et le Guatemala, cet établissement maya date de la fin de la période pré-classique moyenne (900-300 avant notre ère). On l'avait d'abord considéré comme le centre d'une société agricole essentiellement égalitaire, basée sur de petits établissements répartis dans toute la région, mais de récentes découvertes ont montré que des structures cérémonielles monumentales y ont été construites, indiquant une forme de société plus avancée et plus complexe, capable de créer de telles structures gigantesques.

De récentes fouilles de la Structure II à Calakmul ont montré qu'entre 400 et 200 avant notre ère, un monument d'environ 12 m de haut fut érigé à cet endroit. Cette découverte remet en question l'idée que Nakbé (Guatemala) avait été le centre principal pendant la dernière partie de la période préclassique moyenne. Pendant la transition, à la dernière période pré-classique, Calakmul était devenue une des deux villes dominantes de la région, le coeur du monde maya, l'autre étant Tikal. Des fouilles ont montré que ces deux cités ont prospéré dans un état de guerre presque continu entre elles jusque vers 900 de notre ère. Les nombreuses stèles trouvées sur les deux sites, et en particulier à Calakmul, ont jeté de nouvelles lumières sur cette période troublée de l'histoire.

On considère que Calakmul a connu son apogée durant la dernière période classique (542-695 de notre ère). Le centre du pouvoir maya se déplaça progressivement vers le nord, au Yucatán, à Palenque, Uxmal et enfin à Chichén Itzá. Vers 900 de notre ère, la ville de Calakmul avait déjà perdu de son importance. Elle était complètement abandonnée dans les années 1530 lorsque Alonso de Ávila conduisit une mission d'exploration dans cette partie de la péninsule qui, à l'époque, n'était occupée que par les cehaches, probablement des descendants des habitants de Calakmul et des autres villes autrefois puissantes de la région.

Ce n'est qu'en 1931 que l'existence de ce site est signalée par Cyrus L. Lundell qui le découvre au cours d'une expédition botanique. C'est d'ailleurs lui qui lui donna son nom actuel, forgé d'après ca (deux), lak (près) et mul (montagne = pyramide) - c'est-à-dire les « deux pyramides proches. »

Source : évaluation des Organisations consultatives