Le DAES des N.U., le PNUD et l'UNESCO mènent une discussion en ligne sur le thème de la session de l'ECOSOC "Construire le futur que nous voulons avec la science, la technologie et l'innovation (STI) et la culture". La partie dévolue à la culture aura lieu du 5 au 19 mars 2013, conjointement modérée par le Fonds pour les objectifs du millénaire et l'UNESCO, en tant que partie prenante au processus du Rapport ministériel annuel 2013.

Cette discussion en ligne tend à réunir des experts, des chercheurs et des praticiens du monde entier afin de formuler des messages importants de politique et des éléments de plan d'action pour le Rapport ministériel annuel 2013 du Conseil économique et social des N.U. sur les rôles des STI et de la culture dans la réalisation des objectifs du millénaire et le développement durable.

Les discussions électroniques seront divisées en deux phases:

Phase I (18 fév.-4 mars) sur les STI, modérée par Lydia Brito, Division des politiques scientifiques et du développement durable, UNESCO et Selim Jahan, Directeur du Bureau pour la lutte contre la pauvreté, PNUD 

Phase II (5 - 19 mars) sur la culture, modérée par Giovanni Boccardi, Centre du patrimoine mondial et Guiomar Alonso Cano, Spécialiste du programme, Bureau de l'UNESCO à Dakar; et Sara Ferrer Olivella, Directrice adjointe et Conseillère Programme, Fonds pour la réalisation des Objectifs du millénaire.

Vous pouvez vous enregistrer grâce au lien ci-dessous et à participer aux discussions en ligne, ainsi qu'à inviter les partenaires et réseaux travaillant dans vos domaines d'expertise qui pourraient être intéressés à prendre part aux discussions.

https://one.unteamworks.org/login?destination=node%2F302315

Veuillez contacter Nao Hayashi (n.hayashi@unesco.org) pour de plus amples informations sur ces discussions et le processus ECOSOC.

  

Introduction à la discussion en ligne par G. Boccardi, co-modérateur pour la partie Culture

La communauté internationale a convenu que l'approche du développement suivie jusqu'à présent, malgré les progrès accomplis, a montré ses limites. Comme l'a récemment déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki Moon: "nous ne pouvons continuer de brûler et consumer notre avenir" alors que la pauvreté et les inégalités continuent de croître. Il est devenu clair que "faire comme d'habitude" n'est plus une option et qu'un changement est nécessaire, impliquant une plus grande accentuation sur la dimension humaine du développement et sur une notion plus large de bien-être au-delà du PIB.

Nombreux sont ceux qui suggèrent que prendre d'avantage en compte la culture et le contexte local dans les politiques et les programmes de développement pourrait être un élément clef du "futur que nous voulons pour tous". La culture est comprise ici tant comme secteur comprenant les arts, le patrimoine matériel et immatériel et les industries créatives au sens large, que comme notion anthropologique de la "vision du monde".

En effet, l'expérience a démontré que les activités associées au secteur de la culture peuvent offrir une vaste gamme de bénéfices aux communautés, en termes sociaux, économiques et environnementaux, conduisant ainsi à un développement durable. Parallèlement, l'échec d'un bon nombre de projets pourtant bien intentionnés, a montré combien une approche contextuelle et culturelle pour le développement d'initiatives est un élément essentiel au développement durable. Comme l'a dit le Prix Nobel Amartya Sen: "les questions culturelles sont parties intégrantes de nos vies. Si le développement doit être vu comme l'amélioration de nos standards de vie, alors les efforts menés pour le développement peuvent difficilement ignorer le monde de la culture".

Pour diverses raisons, telles que le manque de cadre clair soutenu par des statistiques, une croyance persistance que la diversité culturelle pouvait être un obstacle au respect des droits fondamentaux de l'homme et un renforcement de la gouvernance, la culture n'a pas été incluse dans les Objectifs du millénaire en 2000. Résultat, il manque toujours une reconnaissance globale et partagée que toutes les stratégies et les programmes de développement tant au niveau mondial, régional et local, devraient intégrer la culture dans leurs objectifs, indicateurs et cibles. Cela signifie que le potentiel de la culture en matière de contribution au développement durable demeure largement sous-exploité dans de nombreuses régions du monde, particulièrement dans les pays en voie de développement, où cela pourrait faire une différence sensible.

Les débats sur l'agenda pour le développement post-2015, qui incluent cette discussion en ligne, fournissent une opportunité unique de combler ce vide et d'articuler les façons dont la contribution de la culture au développement durable pourraient être définies et mesurées dans les décennies à venir. Les résultats de cette discussion seront résumés et portés à l'attention des Etats membres de l'ECOSOC ainsi qu'à une plus large audience à travers divers forums menant à 2015.