English Français
Aidez maintenant !

Décisions du Comité

37 COM 7B.1

Réserve de faune du Dja (Cameroun) (N 407)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B.Add,

2.  Rappelant la décision 36 COM 7B.1 , adoptée lors de sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.  Prend note avec satisfaction que l’Etat partie s’est engagé dans un plan d’urgence de sauvegarde des aires protégées du Cameroun et que cela s’est matérialisé par l’affectation d’agents et de budgets supplémentaires pour le bien, et engage l’Etat partie à poursuivre et renforcer cet appui ;

4.  Accueille avec satisfaction l’initiative de l’Etat partie de révision du plan d’aménagement du bien et de mise en place d’un cadre de concertation multi-partenarial sur toute l’étendue du bien et sa périphérie, ainsi que le financement mobilisé par l’Etat partie auprès de la Fondation Franz Weber pour contribuer à la conservation durable du bien sur une période de 5 ans, et accueille également avec satisfaction que l’Etat partie s’engage dès cette année à réaliser un ensemble d’activités visant à atténuer les menaces dues aux impacts des projets de développement autour du bien, à renforcer les capacités techniques et opérationnelles de l’organe de gestion du bien et à favoriser l’implication des communautés locales dans la gestion du bien et l’amélioration de leurs conditions de vie ;

5.  Accueille en outre avec satisfaction la décision de l’Etat partie de réduire de 20% la superficie de la zone d’exploitation de la société Venture Capital, afin de lever l’empiètement observé par le Comité sur le bien, mais considère que sa proximité au bien pourrait engendrer des impacts négatifs sur sa Valeur universelle exceptionnelle (VUE) et demande à l’État partie d’entreprendre une Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) de cette exploitation et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial en accord avec le paragraphe 172 des Orientations  ;

6.  Note que l’Etat partie envisage un moratoire des permis d’exploration ou d’exploitation minière dans les aires protégées et engage également l’Etat partie à valider cette volonté par un texte de lois adéquat ;

7.  Note également que, bien qu’aucune activité d’exploitation n’ait démarré, les activités d’exploration continuent sur le site minier de GEOVIC, et réitère sa demande à l’Etat partie de suspendre les travaux miniers de GEOVIC jusqu’à ce qu’une nouvelle EIES répondant aux standards internationaux, soit réalisée sur la base des termes de références qui seront réalisés avec le soutien de la Fondation Franz Weber, et soumise au Centre du patrimoine mondial ;

8.  Exprime sa préoccupation concernant les impacts potentiels du barrage de Mekin, dont les conséquences pourraient affecter  la valeur universelle exceptionnelle du bien et en particulier son intégrité ;

9.  Demande également à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, les mesures explicites, prises pour prévenir, réduire et compenser les effets négatifs du projet de plantation industrielle de Sud Hévéa, sur la VUE du bien, suite au mémorandum d’entente ;

10.  Note en outre que les moyens d’actions de l’autorité en charge de la gestion du bien restent trop faibles au regard des enjeux, en particulier en termes de matériel et moyens logistiques, et qu’un dispositif de suivi écologique performant du bien tarde à être mis en place ;

11.  Demande en outre à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014 ,un rapport détaillé sur l’état de conservation du bien, et plus particulièrement sur les progrès réalisés en vue de poursuivre l’atténuation des menaces sur la valeur universelle exceptionnelle du bien, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 38e session en 2014.

Documents
PDF Document original de la décision
Contexte de la décision
PDF WHC-13/37.COM/7B.Add
Thèmes : Conservation, Valeur universelle exceptionnelle
Etats Parties : Cameroun
Session : 37COM