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Décisions du Comité

CONF 209 X.A.2

SOC : Réserve naturelle de Srébarna (Bulgarie)

X.2 Réserve naturelle de Srébarna (Bulgarie)

Le Comité a été informé que l'Etat partie a présenté un rapport détaillé sur le projet de suivi de l'état de conservation de Srébarna et que, conformément à la demande de la vingtdeuxième session du Comité (Kyoto, Japon, 1998), le ministère bulgare de l'Environnement et des Eaux a présenté un rapport national « concernant les progrès en matière de restauration de la situation écologique de la Réserve de Srébarna en vertu de son retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril ». L'UICN et le Centre ont présenté un récapitulatif des informations contenues dans ces rapports et le Comité a noté les points suivants :

Le gouvernement bulgare a voté la Loi sur les Aires Protégées (novembre 1998), puis en 1999, il a conçu et adopté un Plan d'action national pour la conservation de la biodiversité. La Loi, qui s'inspire de directives et de réglementations européennes, a permis de prendre un grand nombre de mesures d'urgence en faveur d'aires protégées, comme Srébarna, avec l'adoption de décrets, de dispositions relatives à l'élaboration de plans de gestion ou concernant la structure et les actions des autorités régionales et les activités autorisées à l'intérieur des aires protégées appartenant à l'Etat. Le plan d'action renforce la capacité du ministère de l'Environnement et des Eaux à coordonner les activités des autres agences du secteur économique dans des zones situées en dehors des aires protégées, ce qui lui donne d'autant plus d'autorité pour coordonner les initiatives de développement dans la région de Srébarna.

Le ministère de l'Environnement et des Eaux a étendu la collaboration à la Roumanie et aux autres pays du bas Danube pour étudier la faisabilité d'une extension du réseau des zones humides de la vallée du Danube. Lors d'une réunion avec les autorités roumaines, il a été suggéré de créer un groupe de travail pour coordonner les mesures de conservation de la biodiversité sur les bords du Danube et de la mer Noire. L'UICN a souligné que cette coopération transfrontalière était essentielle pour la conservation d'espèces clés comme le pélican dalmate.

Le ministère a intensifié ses efforts pour intéresser le public à la gestion de Srébarna et des zones environnantes. La participation de plusieurs écoles et d'ONG aux programmes de suivi de la qualité de l'eau et de la situation de populations sélectionnées de flore et de faune a été encouragée. La population locale et les médias ont beaucoup apprécié les efforts du gouvernement visant à restaurer le patrimoine mondial de Srébarna et les valeurs des aires protégées. Le nouveau site Web consacré à la Réserve : http://www.ecolab.bas.bg/srebarna/ fournit des données sur les mesures prises par le gouvernement pour protéger le site.

Le Comité a noté les tendances suivantes qui viennent confirmer la réussite du processus de restauration :

  • Les concentrations de nutriments dans le lac de Srébarna ont sensiblement baissé et les taux actuels paraissent normaux pour un milieu eutrophique comme celui de Srébarna.
  • On a relevé en 1999 des concentrations d'azote et de phosphate cinq fois moins importantes.
  • La concentration de chlorophylle A dans l'eau se maintient, ce qui est un signe favorable de la réduction de l'eutrophisation des eaux du lac.
  • Le taux de reproduction des pélicans dalmates, particulièrement élevé en 1998 (99 naissances enregistrées pour 80 couples reproducteurs) s'est maintenu en 1999 puisque 74 petits sont nés dans les 65 sites de nidification suivis.

Le Comité a décidé de maintenir le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il a cependant noté avec satisfaction le succès des mesures de restauration du site et il a félicité et incité l'Etat partie à prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir les tendances actuelles des paramètres relatifs à l'écologie et aux populations qui font l'objet d'un suivi. Le Comité a engagé l'Etat partie à poursuivre le développement de sa coopération avec la Roumanie et les autres pays du bas Danube pour étudier la possibilité de créer, conformément à la recommandation du Comité formulée en 1998, un « site du patrimoine mondial des zones humides du Danube » composite et transfrontalier. Le Comité a invité l'Etat partie à soumettre à sa vingt-quatrième session en l'an 2000 un rapport actualisé sur l'état de conservation de Srébarna. Après examen de ce document, l'UICN et le Centre pourraient proposer à la vingt-quatrième session du Comité une méthodologie et un calendrier pour dresser un bilan définitif de la restauration de Srébarna et son éventuel retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril en 2001.

 

Documents
PDF Document original de la décision
Contexte de la décision
PDF WHC-99/CONF.209/13
Thèmes : Conservation, Liste du patrimoine mondial en péril
Etats Parties : Bulgarie
Session : 23COM