Lors de la septième Conférence des Parties à la Convention de Nairobi (décembre 2012, Maputo, Mozambique), ayant pour thème "Partenariat pour un Océan Indien occidental propre", d'importantes discussions sur la possibilité d’identifier de nouveaux sites marins du patrimoine mondial dans la région ont eu lieu. Sur la base de ces discussions, les Parties à la Convention de Nairobi ont encouragé son Secrétariat, le Centre du patrimoine mondial et les autres acteurs à travailler ensemble pour évaluer la faisabilité, et pour renforcer les capacités de la région à identifier et à proposer de nouveaux sites marins du patrimoine mondial.

Ces discussions ont été suivies d’une présentation des résultats d’une récente évaluation des sites dans l'Océan Indien occidental, entreprise par la Convention du patrimoine mondial et CORDIO East Africa, identifiant un certain nombre de sites susceptibles de satisfaire les quatre critères naturels de Valeur universelle exceptionnelle pour l’inscription comme bien du patrimoine mondial. Les sites potentiels incluent, entre autres, le Canal du Mozambique et le Plateau des Mascareignes qui sont tous les deux des sites transfrontaliers dans la zone de la Convention de Nairobi. L'évaluation fournit des indications préliminaires pour permettre aux Etats d’identifier des sites prioritaires pour désignation en vertu de la Convention du patrimoine mondial. Ce travail a été financé par le gouvernement des Flandres.

« Cette décision prise par les Parties à la Convention de Nairobi est un pas en avant encourageant », a déclaré David Obura, expert principal de l'étude régionale. « Les gouvernements sont parfaitement conscients des défis liés à l’inscription de nouveaux sites du patrimoine mondial, mais ont aussi des besoins importants de développer et d’exploiter les ressources telles que celles du Canal du Mozambique - les poissons dans la colonne d'eau, le pétrole et le gaz, entre autres. La priorité la plus importante pour les prochaines années sera de construire une base plus solide pour la gestion des grandes aires marines et de faire face aux menaces à grande échelle qui les affectent, ainsi qu’aux défis pour le soutien pluridisciplinaire au sein des pays sur les procédures du patrimoine mondial,  et les mécanismes transfrontaliers qui seront nécessaires pour rendre de nouveaux sites possibles ».

Le Centre du patrimoine mondial se félicite de cette décision et se réjouit de travailler plus étroitement avec la Convention de Nairobi sur la protection de ces lieux marins exceptionnels dans l'Océan Indien, en espérant l’ajout de nouveaux biens à ceux déjà présents dans la région : l’Atoll d'Aldabra (Seychelles) et le parc de la zone humide d’iSimangaliso (Afrique du Sud).

La Convention de Nairobi* fournit un mécanisme pour la coopération régionale, la coordination et des actions de collaboration dans la région d’Afrique orientale et australe qui permet aux Parties contractantes d’exploiter les ressources et l'expertise d'un large éventail de parties prenantes et groupes d'intérêt en vue de résoudre les problèmes interdépendants de l'environnement côtier et marin incluant des dossiers nationaux et transfrontières.

 


 

*La Convention de Nairobi pour la protection, la gestion et le développement de l’environnement marin et côtier de la région d’Afrique Orientale est une convention régionale environnementale, ratifiée par l’ensemble des pays d’afrique orientale et de la région de l’Océan indien occidentale. La zone d’application de la Convention de Nairobi s’étend du nord de l’Afrique, en Somalie à l’Afrique du Sud, couvrant 10 Etats africains. Les pays participants sont : Les Comores, la France, le Kenya, Madagascar, la Mauritanie, le Mozambique, les Seychelles,  la Somalie, la Tanzanie et la République sud-Africaine.