« La mission d'experts que j'avais envoyée du 27 février au 2 mars 2007 sur le site de la vieille ville de Jérusalem, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et du patrimoine mondial en péril, a achevé son évaluation technique des travaux menés autour de la rampe d'accès à la porte Mughrabi menant au Haram el-Sharif. La mission m'a remis son rapport (ci-dessous) accompagné de ses recommandations que je soutiens », a déclaré le Directeur général de l'UNESCO, le 14 mars 2007.

« Ces recommandations sont au nombre de cinq », a-t-il ajouté :

  • Le Gouvernement israélien devrait être invité à se conformer à ses obligations concernant les fouilles archéologiques et la conservation du patrimoine sur les sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial tels que la Vieille Ville de Jérusalem, et en particulier à la décision 30 COM 7A.34 adoptée à ce sujet par le Comité du patrimoine mondial à Vilnius en juillet 2006.
  • Le Gouvernement israélien devrait être invité à mettre immédiatement un terme aux fouilles archéologiques, étant donné que les fouilles entreprises ont été jugées suffisantes pour permettre d'évaluer l'état des structures de la rampe d'accès.
  • Le Gouvernement israélien devrait ensuite définir clairement la conception finale de la structure d'accès, qui devrait viser essentiellement à restaurer la rampe d'accès à la Porte des Maghrébins sans en modifier de façon majeure la structure et la forme, afin de préserver l'authenticité et l'intégrité du site. Un plan d'opérations précis devrait donc être communiqué au Comité du patrimoine mondial dans les plus brefs délais.
  • Le Gouvernement israélien devrait être invité à engager immédiatement des consultations avec toutes les parties concernées, en particulier les responsables du Waqf et les autorités jordaniennes, ces dernières ayant signé un accord de paix le 26 octobre 1994, et de convenir d'un plan d'opérations avant de prendre toute nouvelle mesure ou décision à ce sujet.
  • Ce processus devrait être supervisé par une équipe internationale d'experts coordonnée par l'UNESCO et à laquelle participeraient des ingénieurs du génie civil spécialisés dans les travaux de consolidation de sites archéologiques, de façon à garantir la solution la plus appropriée pour la restauration de la rampe d'accès à la Porte des Maghrébins. 

M. Matsuura a décidé de porter ce rapport et ses conclusions à la connaissance des Présidents des organes directeurs de l'Organisation, du Président du Comité du patrimoine mondial et des Délégués permanents des Etats membres auprès de l'UNESCO.

Le Directeur général a également fait part de sa décision de tenir une réunion d'information avec tous les représentants des Etats membres de l'UNESCO, le lundi 19 mars 2007, en présence des membres de la mission.