Comment le Centre du patrimoine mondial contribue au programme de Protection globale de la biodiversité

La Convention du patrimoine mondial ayant été identifiée comme thème trans-sectoriel lors du 5è Congrès mondial des parcs à Durban, Afrique du Sud (2003), elle sert d'outil concret pour la protection des plus remarquables ressources naturelles et biens culturels du monde. Le travail de la Convention est directement lié à la Convention sur la biodiversité culturelle et fournit une intéressante opportunité de galvaniser l'attention nationale et internationale quant aux priorités de conservation de la biodiversité, contribuant ainsi à atteindre les objectifs de la biodiversité pour 2010

Sur les 812 sites du patrimoine mondial, 160 ont été inscrits comme biens du patrimoine naturel (24 sont mixtes : naturels et culturels) et 115 d'entre eux ont été inscrits plus particulièrement pour l'importance de leur « conservation in-situ de la diversité biologique ». Ainsi la Convention du patrimoine mondial protège actuellement certains des écosystèmes et des zones de grande biodiversité les plus importants à travers le monde. Le thème de la Journée mondiale de la biodiversité en 2006 est les zones arides. L'augmentation de la représentation des zones arides clefs ayant été identifiée comme une priorité parmi les objectifs de la stratégie globale de la Convention du patrimoine mondial en 1999, le Comité du patrimoine mondial s'emploie à inscrire d'avantage de ces sites à travers le monde. Plusieurs exemples de sites du patrimoine mondial comprennent une composante zone aride : notamment : le Parc national de Purnululu (Australie), les Parcs nationaux du Lac Turkana (Kenya), le Sanctuaire de l'Oryx arabe (Oman) et le Parc national du Grand Canyon (USA).

Suite à la reconnaissance de la Convention du patrimoine mondial comme outil de choix pour la conduction du mandat de conservation globale de la biodiversité, la Fondation des Nations-Unies (UNF) a joué un rôle fondamental dans la promotion du programme de la Convention du patrimoine naturel. Dans la recherche d'une conservation à long terme de la biodiversité et d'un développement durable, et en concordance avec les priorités de la Convention sur la Diversité biologique, le Centre du patrimoine mondial privilégie une conservation environnementale à travers une approche d'écosystème. Grâce à l'élan insufflé par l'UNF et l'aide apportée par d'autres organisations partenaires, le Centre poursuit activement les nominations transfrontalières et de série ainsi que les extensions de sites afin d'améliorer la conservation des qualités de biodiversité des sites listés.

De plus la collaboration entre le Centre du patrimoine mondial et d'autres programmes des Nations Unies ou de l'UNESCO, ainsi que d'autres organisations internationales, a grandement bénéficié aux activités du Centre du patrimoine mondial et aux besoins/exigences/nécessités de la biodiversité dans leur ensemble. La récente création d'un groupe de liaison interne sur la biodiversité qui regroupe les représentants de tous les services de l'UNESCO ayant un intérêt ou un mandat pour la préservation de la biodiversité, a posé les fondations pour une coopération plus systématique entre les différents Secteurs de l'UNESCO. Il est particulièrement important de noter que quelques 74 réserves de la biosphère sont également sites du patrimoine mondial, ce qui induit finalement une meilleure gestion des sites et une promotion de moyens de subsistance durables liés à la science et au développement.

En résumé, avec son approche globale, intégrante et interactive, la Convention du patrimoine mondial occupe une position stratégique pour faire face aux défis de la conservation de la biodiversité et pour encourager une coopération collective internationale que requiert une action de protection efficace.