Le séminaire « Changement climatique, patrimoine mondial et tourisme » a été présenté au Siège de l'UNESCO le 16 décembre 2019 par l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial, ICOMOS France et l'Association des biens français du patrimoine mondial.

A l'échelle mondiale, le tourisme est un facteur contribuant au changement climatique, en particulier lorsque les émissions sont mesurées au niveau de l'individu. Les émissions de carbone provenant du tourisme, y compris du transport aérien, devraient doubler au cours des 25 prochaines années. Le changement climatique présente un risque pour l'intégrité et la préservation des biens du patrimoine mondial, mettant en danger ce qui les rend attrayants pour les touristes.

Les gestionnaires de sites du patrimoine mondial mettent en place de nouvelles mesures pour atténuer ces phénomènes et s'y adapter. Il s'agit notamment de projets visant à évaluer les risques, à minimiser les impacts du changement climatique en augmentant la résilience des sites et à lancer des initiatives pour s'adapter aux conditions changeantes.

Le séminaire « Changement climatique, patrimoine mondial et tourisme » a abordé ces questions de manière globale et aux niveaux mondial, régional et local. Inaugurée par Mechtild Rössler, Directrice du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, la Réunion avait pour conférencier principal Adam Markham, Directeur adjoint du programme Climat et énergie de l’Union of Concerned Scientists et a été l’occasion de discuter des impacts et des réponses à apporter aux problématiques du patrimoine mondial, du changement climatique et du tourisme. Helena Rey de Assis, de l'Unité de consommation et de production du Programme des Nations Unies pour l’environnement, a présenté les projets mis en œuvre pour transférer les chaînes de valeur du tourisme en République dominicaine, aux Philippines, à Sainte-Lucie et à Maurice.

Les sessions ont illustré comment le changement climatique affecte déjà la valeur universelle exceptionnelle des sites du patrimoine mondial de différentes manières dans divers environnements, de Venise (Italie) à la Forêt impénétrable de Bwindi (Ouganda). Les intervenants ont en outre souligné la nécessité de comprendre les risques, de maintenir un suivi efficace et de prendre des mesures tant au niveau local qu’international.

Le séminaire a également fourni des études de cas sur la manière dont l'Indice de vulnérabilité climatique (CVI) est mis en œuvre dans le monde. Cet outil d'évaluation rapide a été spécialement conçu pour être appliqué aux biens du patrimoine mondial, en s'appuyant sur l'approche du cadre de vulnérabilité décrite dans le quatrième rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

L'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne est titulaire d’une chaire UNESCO en tourisme, culture et développement.

Télécharger le rapport (en anglais) « World Heritage and Tourism in a Changing Climate » https://whc.unesco.org/document/139944