20-22 juin : La ville de Teramo, dans les Abruzzes, a été le point de rencontre d’universitaires africains et d’experts du patrimoine pour présenter le concept de « prévention » et la façon dont il peut être utilisé pour aider au développement durable. Cette réunion a souligné l’importance de mettre les jeunes au cœur du projet, et pour ce faire, de le leur rendre plus concret.

Organisée autour du thème « La protection du patrimoine culturel et naturel et des ressources par la prévention: professions actuelles et nouvelles », la rencontre, intitulée Conférence des Directeurs des Universités africaines, a attiré des recteurs et des présidents d’universités africaines ainsi que des experts du patrimoine culturel.

« La jeunesse forme désormais plus de la moitié de la population en Afrique ; c’est notre rôle, en tant que lieux de savoir, de donner aux étudiants les outils dont ils ont besoin pour s’occuper adéquatement de leur environnement naturel et culturel, et s’en servir pour vivre le plus durablement possible », a déclaré Webber Ndoro, Directeur-Général du Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM). « C’est pourquoi il nous faut repenser les métiers de la prévention et de la préservation, et rechercher de nouvelles opportunités. L’Afrique peut ouvrir la voie. »

Cet événement, qui s’est étalé sur une journée, s’est déroulé pendant le « II International Forum of Gran Sasso » (20-22 juin 2019), organisé par l’ICCROM en partenariat avec l’Université de Teramo et le diocèse de Teramo-Atri.

Le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO était représenté par le chef de l’unité Afrique, Edmond Moukala, qui a exposé les actions en cours du Centre pour la sauvegarde du patrimoine, avec l'appui d'universités et d’institutions académiques à travers l’Afrique.

« Il est essentiel de lier l’éducation, le renforcement de capacités, la diffusion d’information et la recherche, ainsi que d’impliquer les communautés dans tous ces aspects, pour gérer et conserver efficacement les sites du patrimoine mondial. Cela fait partie intégrante de la mission de l’UNESCO, qui est d’éduquer et de promouvoir des valeurs telles que la paix, le respect et la compréhension mutuelle entre les peuples et cultures » a affirmé M. Moukala.

Poursuivant sur la lancée de la Déclaration de Ngorongoro (2016), le Centre du patrimoine mondial a collaboré étroitement avec le Fonds pour le patrimoine mondial africain et les bureaux régionaux de l’UNESCO pour se mettre en première ligne afin de prôner plus d’engagement de la part des institutions éducatives dans la mise en place de la Convention du patrimoine mondial et du développement durable. Le Centre avait préalablement organisé des ateliers par région, appelés « Patrimoine mondial et institutions d'enseignement supérieur en Afrique » dans les universités du Grand Zimbabwe (Zimbabwe) et de Saint-Louis (Sénégal). Ces ateliers étaient la première pierre d’une série d’activités organisées par l’UNESCO pour faire face à l’urgent besoin de renforcer les capacités en Afrique, en s’appuyant sur le vaste bassin d’expertise disponible dans les institutions éducatives africaines.

Premier lieu de formation de la nouvelle génération d’experts, les universités sont certainement en position privilégiée pour promouvoir la protection des ressources patrimoniales, mais aussi la création d’emplois, d’opportunités, et le bien-être des communautés qui en découleraient.