Léon Rajaobelina est considéré comme l’un des pionniers africains des questions de patrimoine mondial naturel, non seulement à Madagascar, mais sur l’ensemble du continent.

Tout au long de sa vie, il s’est investi dans les actions de défense des aires protégées et de la biodiversité. En effet, Léon Rajaobelina a, pendant plus d’une vingtaine d’années, travaillé pour International Conservation, dont il devint Vice-Président régional. Durant cette période, il contribua à créer, en 2005, la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar, avant de devenir Président de son conseil d’administration jusqu’en 2011. Sa contribution fut également essentielle pour l’inscription du site des Forêts humides de l’Atsinanana sur la Liste du patrimoine mondial en 2007. Léon Rajaobelina s’était également personnellement investi dans la création, en 2006, du Fonds pour le patrimoine mondial africain, centre de catégorie 2 sous les auspices de l’UNESCO, dont il a été membre du Conseil d’administration de 2009 à 2013.

« Léon Rajaobelina était un professionnel très respecté, dont la longue carrière à Madagascar et à l’international, faisait de lui la parfaite référence pour sensibiliser les gouvernements à l’importance de protéger la biodiversité et le patrimoine mondial naturel, et à mettre en œuvre de nombreux projets de conservation des écosystèmes » a notamment déclaré la Directrice du Centre du patrimoine mondial. Léon Rajaobelina est décédé le 11 janvier à Antananarivo, à l’âge de 80 ans.