Les enjeux sont chaque jour plus élevés. Les crimes envers la nature sont en augmentation rapide depuis quelques années, alimentés par les conflits et le trafic de la faune et de ses produits. L'impact de ces pratiques est dévastateur pour toutes les espèces animales – des plus emblématiques au moins connues. Malgré toute une série de décisions et d'actions, les réserves de la biosphère de l'UNESCO et les sites du patrimoine mondial naturel n'ont pas été épargnés par ces crimes.

La situation impose un nouvel engagement collectif pour empêcher ces crimes et faire valoir la justice. Les jeunes femmes et hommes ont un rôle particulier à jouer. Ils sont les décideurs du changement maintenant et gardiens de notre planète à l’avenir. Nous devons écouter leurs voix et soutenir leur engagement, concevoir de nouvelles formes d'action et de solidarité pour sauvegarder la faune sauvage.

Tel est le sens de cette Journée mondiale de la nature 2017, sur le thème « Écoutez la voix des jeunes ». Nous devons aider les jeunes à associer les actions au niveau « locale » et à l’échelle « mondiale » pour une conservation plus efficace de la faune sauvage. Ce travail est particulièrement important au moment où les gouvernements s’engagent pour faire avancer Le Programme des Nations Unies pour le développement durable à l'horizon 2030 et l'Accord climatique de Paris, en vue de construire un monde plus résilient, plus inclusif et plus durable. La protection de la nature est la clé d’une harmonie plus forte entre le développement humain et notre planète.

Pour réussir, nous avons besoin de la voix des jeunes. Nous avons besoin que les jeunes s'expriment, s’entraident et travaillent ensemble à l'élaboration de nouveaux modes de développement durable afin de sauvegarder la faune et à protéger la biodiversité comme un patrimoine commun de l’humanité. C'est le message de l'UNESCO aujourd'hui.

 

Irina Bokova