Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a ouvert aujourd’hui la première réunion du Comité international d’experts sur le plan d’action pour la sauvegarde de la Vieille ville de Jérusalem, un site inscrit en 1981 sur la Liste du patrimoine mondial en péril, compte tenu de son exceptionnelle valeur culturelle. La séance d’ouverture s’est tenue en présence des Délégués permanents des Etats membres de l’UNESCO et du ministre norvégien de la Culture, Valgerd Svarstad Haugland. Le Président de la Conférence générale de l’Organisation, Michael Abiola Omolewa, et le Président du Conseil exécutif, Hans-Heinrich Wrede, ont également pris la parole lors de cette séance.

Dans son discours, le Directeur général a salué le fait qu’il soit désormais possible pour l’Organisation de commencer à préparer une « proposition d’ensemble, dans un esprit de coopération avec toutes les parties concernées » en vue de la sauvegarde du patrimoine culturel de la Vieille ville de Jérusalem, une question qui figure à l’ordre du jour des organes directeurs de l’UNESCO depuis 1967.

Le Comité international d’experts réunit 12 architectes, archéologues, conservateurs, restaurateurs, historiens de l’architecture et ingénieurs du génie civil de renommée mondiale ayant une expérience professionnelle de la Vieille ville de Jérusalem, dont Koïchiro Matsuura a déclaré qu’elle « combinait de façon exceptionnelle des valeurs historiques, artistiques et spirituelles ».

Koïchiro Matsuura a déclaré : « Plus que tout autre endroit au monde, Jérusalem incarne l’espoir et le rêve d’un dialogue entre les cultures, les civilisations et les traditions spirituelles, un dialogue à travers lequel peut s’épanouir la compréhension mutuelle entre les peuples. Au cœur même de la mission de l’UNESCO, il y a l’engagement de créer les conditions d’un dialogue véritable basé sur le respect de valeurs partagées et sur la dignité propre à chaque civilisation et culture ».

Conformément à la résolution adoptée en 2003 par la Conférence générale de l’UNESCO, les experts réunis aujourd’hui devraient proposer au Directeur général les lignes directrices d’un plan d’action global pour la sauvegarde du patrimoine culturel de la Vieille ville de Jérusalem et lui fournir des suggestions pour sa mise en œuvre.

L’UNESCO a envoyé en mars 2004 à Jérusalem une mission de haut niveau en vue d’évaluer l’état de conservation de la Vieille ville. Le processus actuel marque un nouveau tournant pour l’UNESCO qui devait jusqu’ici limiter ses interventions à des initiatives sélectionnées sur des monuments et missions de surveillance spécifiques.

L’UNESCO est l’organisation normative des Nations Unies en matière de sauvegarde du patrimoine. Elle a en charge la mise en œuvre de la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de 1954, connue également sous le nom de « Convention de la Haye », et de la Convention sur la protection du patrimoine culturel et naturel mondial de 1972 (Convention sur le patrimoine mondial).

« Les enjeux sont considérables » a conclu le Directeur général, « non seulement pour le patrimoine culturel de la Vieille ville mais aussi pour faire avancer la cause du dialogue entre les peuples et les civilisations. J’espère sincèrement que l’UNESCO sera en mesure de confirmer que le patrimoine culturel de la vieille ville de Jérusalem représente réellement une valeur commune et que sa sauvegarde est une cause à laquelle les parties concernées sont prêtes à s’allier, avec le plein soutien de la communauté internationale. »