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Oasis du sud du Maroc

A l’initiative de la Délégation permanente et de L’Agence pour la promotion et le développement économique culturel et social des provinces du Sud du Royaume du Maroc, le Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO a été invité à participer à une mission de terrain dans la région des Oasis du Sud, pour apporter une assistance technique en matière d’évaluation et de conseils sur la possibilité d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial d’une série d'Oasis ou d’un ksour, voire envisager l'inscription sous la catégorie paysage culturel, et pour définir une stratégie du tourisme écologique et culturel.

Cette mission devait permettre d’identifier les projets potentiels afin de contribuer à la mise en valeur et au développement culturel et touristique des Oasis du Sud du Maroc. Il s’agissait plus particulièrement d’une part de procéder à un état des lieux permettant de déterminer les potentialités et les orientations susceptibles d’être retenues pour une demande d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Il s’agissait d’autre part d’effectuer un diagnostic du plan de développement du tourisme dans les oasis du sud à partir d’observations de terrain et de rencontres avec des experts marocains et des élus locaux.

Cette mission a permis de noter la haute importance accordée par les responsables et les autorités marocaines à la sauvegarde et à la mise en valeur du riche patrimoine culturel des Oasis du Sud.

La mission a été prise en charge par l’Agence du Sud pour les fonctionnaires de l’UNESCO et par la Convention France-UNESCO pour la Société Grahal.

La richesse patrimoniale des douars (Icht, Igred, Ou Zrou, Agadir Ouzrou, commune d’Akka) est intéressante si l’on considère à la fois leur typologie urbaine (indissociablement liée aux palmeraies, au thème de l’eau et de sa gestion collective), la diversité des paysages et la densité du patrimoine bâti vernaculaire (architecture domestique en pisé). Les deux minarets historiques d’Akka attestent de la qualité architecturale du patrimoine monumental. Plusieurs sites de gravures rupestres (territoires de Foum Al Hisn ou d’Akka), représentant des antilopes, des éléphants, des bovidés, témoignent également du passage d’un monde de chasseurs à un monde de pasteurs (vers 3000 av.J‑C). La thématique des greniers collectifs associée au thème de la nourriture et de sa gestion collective, est également porteuse d’une réelle valeur patrimoniale tant dans la dimension exceptionnelle des sites difficilement accessibles occupés par l’homme que dans la dimension sacrée qu’ils renferment.

Le patrimoine immatériel est également très présent, lié à la culture nomade, notamment reconnu par l’inscription du Moussem de Tan-Tan au titre de la Convention de 2003 pour la protection du Patrimoine intangible, lors de la Proclamation de 2005.

La mobilisation favorable à la démarche de tous les acteurs rencontrés et le dynamisme du réseau institutionnel ou associatif derrière un leader clairement identifié et véritable porteur du projet : l’Agence du Sud.

Outre la reconnaissance internationale d’un patrimoine, cette démarche de candidature s’intègre dans une stratégie plus large de développement local porté, dans tous ses aspects économiques, sociaux et culturels, par le Programme de Sauvegarde et de Développement des Oasis du Sud du Royaume.

 

Etats parties (1)
Objectifs stratégiques
  • Communautés
  • Conservation
  • Communication