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Rencontre de Durban, Afrique du Sud, 8-17 septembre 2003

En Afrique, le patrimoine naturel doit bien souvent sa pérennité à son intégration dans les systèmes des croyances et des cultures. Par ailleurs, de nombreux biens culturels et naturels se révèlent transfrontaliers — soit qu’ils sont protégés par les mêmes croyances dans des pays différents, soit qu’ils relèvent de techniques de construction identiques dans divers pays, etc. D’où l’importance de considérer les biens africains dans leur double composante naturelle et culturelle, comme dans leur dimension transfrontalière. Ce sur quoi permettait d’insister la « Réunion interafricaine sur la désignation et la mise en œuvre de plans de gestion pour les biens culturels et naturels transfrontaliers désignés ou en cours de désignation au titre du Patrimoine mondial ».

L’atelier organisé en marge du Congrès mondial des parcs naturels a réuni 76 participants (dont 16, provenant majoritairement d’Afrique francophone, ont vu leur participation prise en charge dans le cadre de la Convention France-UNESCO) qui ont apporté une contribution à l’orientation globale et au développement futur en matière de conservation et de gestion des aires protégées, ainsi qu’au développement de réseaux de gestionnaires de sites.

Cet atelier a été un des jalons de la réflexion sur la notion de site transfrontalier ou transnational et en série. L’inscription de nouveaux sites en série comme les forêts humides de l’Atsinanana de Madagascar ou la préparation de nouvelles nominations transfrontalières comme le Sangha Tri-National, (un complexe forestier partagé entre le Congo, le Cameroun et la  RCA,  inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial en 2012),  sont la concrétisation des recommandations développés à Durban. Le travail sur les sites en séries ne se limite pas aux seuls biens naturels mais embrasse également des biens complexes culturels.