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Activités visant à protéger les biens culturels d’Afghanistan

L'UNESCO assiste les autorités afghanes dans la lutte contre le trafic illicite des biens culturels. 

La politique de l'UNESCO en matière de sauvegarde des biens culturels est claire. Lorsqu'il y a un danger sérieux menaçant la pérennité du patrimoine, l'Organisation organisera, avec les ONG et sur demande officielle du gouvernement reconnu de l'Etat concerné, la garde des biens culturels, ainsi que leur retour dès que la situation locale le permet.

L'UNESCO apporte son soutien aux organisations à but non lucratif travaillant à la sauvegarde des biens culturels, et n'entreprendra pas elle-même d'achat ou d'acquisition d'objets ayant fait l'objet d'un trafic illicite.

Dans le cas de l'Afghanistan, et suite à la destruction de son patrimoine culturel par les Taliban, l'UNESCO a initié un programme spécial visant à assurer dans l'urgence la sauvegarde du patrimoine culturel d'origine afghane.

L'UNESCO, en partenariat avec la Fondation pour le Patrimoine Culturel au Japon, la Société pour la Préservation du Patrimoine Culturel d'Afghanistan (SPACH) basée à Kabul, ainsi qu'avec le Musée suisse d'Afghanistan de Budendorf et le Musée archeologique Henri Prades de Lattes s'efforce de placer les objets d'art afghan trouvés sur le marché international d'art en sécurité, et particulièrement les pièces dérobées des musées ou découverts lors d'excavations illicites.

Ces objets, une fois trouvés, classés par catégorie et conservés si nécessaire, seront restitués à l'Afghanistan lorsque la situation du pays sera stabilisée et le Musée National de Kaboul doté d'un système de sécurité adéquat.

Depuis la chute du régime des Taliban, les autorités afghanes ont pris d'importantes mesures pour prévenir la contrebande d'objets culturels mobiliers illégalement acquis. La loi sur la protection des biens historiques et culturels a été révisée avec le concours de l'UNESCO et approuvée par Hamid Karzai, président de l'État islamique de transition d'Afghanistan. Elle a ensuite été publiée au Journal officiel et est entrée en vigueur le 21 mai 2004.

En avril 2004, le Ministère de l'intérieur de l'Afghanistan a constitué une force de police spéciale pour protéger les sites historiques du pays et affecté 84 agents à la protection de sites importants dans les provinces de Logar et Kapisa, aux environs de Kaboul.

L'UNESCO et le Ministère de l'information et de la culture ont réalisé un court métrage sur les valeurs du patrimoine culturel et l'importance de sa protection en vue de sensibiliser la population afghane à la nécessité de lutter contre les fouilles, le pillage et le trafic illicites. Ce film, financé par des fonds de la Fédération nationale des associations pour l'UNESCO au Japon, a été présenté à partir de l'été 2004 dans des villes importantes et des zones rurales victimes de fouilles archéologiques illicites. Avec le concours de l'ICOM, l'UNESCO a par ailleurs imprimé et diffusé en novembre 2004 des brochures et des affiches en anglais, dari et pachto pour sensibiliser la population afghane à l'importance de la prévention du trafic illicite de biens culturels.

Voir le site de la section des normes internationales, Biens culturels : leur trafic illicite et leur restitution.

Voir le site de Interpol présentant des informations sur des biens culturels volés du Musée National de Kaboul.



Organisation / Secteur / Bureau leaderUNESCO Division du patrimoine culturel, Bureau UNESCO de Kaboul
Organisations connexesICOM, SPACH, Swiss Afghanistan Museum, Fondation pour le patrimoine culturel au Japon, Musée archéologique d'Henri Prades à Lattes.

Objectifs stratégiques
  • Crédibilité
  • Conservation
  • Développement des capacités