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Système d’information sur l’état de conservation

Du 11 juin 2012 Au 2012 -
Catégories Conservation culturelle Conservation naturelle Gestion de site

L'article 4 de la Convention du patrimoine mondial se réfère à la conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial et indique «Chacun des Etats parties à la présente Convention reconnaît que l'obligation d'assurer l'identification, la protection, la conservation, la mise en valeur et la transmission aux générations futures du patrimoine culturel et naturel visé aux articles 1 et 2 et situé sur son territoire, lui incombe en premier chef. Il s'efforce d'agir à cet effet tant par son propre effort au maximum de ses ressources disponibles que, le cas échéant, au moyen de l'assistance et de la coopération internationales dont il pourra bénéficier, notamment aux plans financier, artistique, scientifique et technique. »

Conformément au paragraphe 24 des Orientations pour la mise en œuvre de la Convention, certaines des principales fonctions du Comité du patrimoine mondial sont les suivants:

  • Examiner l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial à travers des processus de suivi réactif et de rapports périodiques,
  • Décider quels biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial sont à inscrire ou à retirer de la Liste du patrimoine mondial en péril, et
  • Décider si un bien doit être supprimé de la Liste du patrimoine mondial.

Paragraphe 169 des Orientations donne une définition détaillée des processus de suivi réactif comme étant la déclaration « par le Secrétariat, d'autres secteurs de l'UNESCO et les Organisations consultatives au Comité sur l'état de conservation de certains biens du patrimoine mondial qui sont menacés. À cette fin, les États parties présentent avant le 1er Février au Comité par l'intermédiaire du Secrétariat, des rapports spécifiques et des études d'impact chaque fois que des circonstances exceptionnelles se produisent ou que des travaux qui peuvent avoir un effet sur l'état de conservation du bien. Le suivi réactif est aussi prévu concernant des biens inscrits, ou devant être inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril comme stipulé dans les paragraphes 177-191. Le suivi réactif est prévu dans les procédures pour la radiation éventuelle de biens de la Liste du patrimoine mondial comme stipulé aux paragraphes 192-198.  »

Processus de suivi

Dans le cadre du processus de suivi réactif pour les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives préparent des rapports sur l'état de conservation de certains biens sélectionnés pour être examinés par le Comité du patrimoine mondial chaque année. 

Depuis 1994, plus de 2 000 rapports sur l'état de conservation des biens du patrimoine mondial ont été préparés et examinés. Outre la compilation des informations générales sur le bien et l'examen des informations provenant de différentes sources, ces rapports mettent en évidence les facteurs affectant le bien e Dans les 40 années d'existence de la Convention, des milliers de rapports ont été préparés par le Secrétariat de l'UNESCO et les Organisations consultatives au Comité du patrimoine mondial, ce qui représente une documentation exceptionnelle et approfondie sur des questions de conservation différentes, mais qui est très difficile à exploiter du fait du mode d'enregistrement de données. Il est l'un des systèmes les plus exhaustifs de toutes les conventions internationales, et représente un réseau mondial de près de 1.000 sites.

Par ailleurs, à sa 35e session (UNESCO, 2011), le Comité du patrimoine mondial a poursuivi sa réflexion sur les tendances de l'état de conservation des biens du patrimoine mondial et, compte tenu de la nécessité d'un suivi plus systématique des menaces, a appelé les Etats parties à la Convention à soutenir l'établissement d'un système d'information global de l’état de conservation visant à soutenir des études analytiques et à aider tous les intervenants dans la gestion des biens, avec l'objectif de rendre ce système opérationnel, sur le site du Centre du patrimoine mondial, pour la 37e session du Comité du patrimoine mondial en 2013 (décision 35 COM 7C - paragraphe 5). Pour renforcer le besoin d’une telle base de données, dans sa décision 35 COM 12E - paragraphe 13, le Comité du patrimoine mondial a demandé au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives de fournir, dans les rapports sur l'état de conservation des biens individuels, un lien vers une base de données intégrée en ligne compilant toutes les informations pertinentes relatives aux biens (rapports précédents sur l’état de conservation, décisions du Comité, état de conservation souhaité, mesures correctives, demandes d'assistance internationale, etc) nécessaires pour une prise de décision éclairée, et hébergée sur le site Internet du Centre du patrimoine mondial.

Enfin, dans sa décision 35 COM 12E - paragraphe 9, le Comité du patrimoine mondial a également demandé au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives d’élaborer des propositions pour renforcer et améliorer l'état de conservation, en particulier pour accroître le dialogue avec les États parties au sujet des biens du patrimoine mondial face aux défis. La mise en place du système d'information proposé permettra certainement d’accroître le partage de ces informations et améliorer la communication entre tous les partenaires impliqués dans le processus de la conservation.

A l'ouverture de la 18e session de l'Assemblée générale des Etats parties à la Convention du patrimoine mondial (UNESCO, 2011), la Directrice générale de l'UNESCO a officiellement lancé le 40e anniversaire de la Convention, et a rappelé à toutes les parties que la conservation de notre patrimoine commun est au cœur même de cette convention quasi-universellement ratifiée et programme phare de l'UNESCO. Elle a appelé les États parties à la Convention à «s'assurer que l'intérêt du patrimoine mondial l'emporte sur les considérations autres» et de faire «des efforts particuliers (...) durant l'année anniversaire pour obtenir plus d'investissements dans la conservation de notre patrimoine inestimable de l'humanité». C’est également dans la dynamique de cette année du 40e anniversaire que le Centre du patrimoine mondial a choisi de se lancer dans un projet aussi ambitieux et de mettre ces précieuses données à la disposition du monde entier, pour une conservation toujours améliorée de son patrimoine culturel et naturel.

L'Assemblée générale en outre discuté de l'évaluation par l’Auditeur externe de l'UNESCO de la Stratégie globale et de l'Initiative du PACT, en particulier le recentrement des activités sur la conservation (voir le document WHC-11/18.GA/8 - Recommandations 15-25: "Restaurer la conservation comme une priorité»).

Objectifs du projet

Le projet se propose de développer un système d'information informatisé complet et intégré (base de données) sur l'état de conservation des biens du patrimoine mondial depuis les premiers rapports en 1979 et les facteurs affectant leur valeur universelle exceptionnelle: cette base de données sur l’état de conservation sera hébergée sur le site Internet du Centre du patrimoine mondial et intégrée à ses bases de données actuelles (Propositions d’inscription, Assistance internationale, Listes indicatives, documentation statutaire, décisions du Comité du patrimoine mondial, etc..).

Ce système sera disponible pour toutes les parties prenantes de la Convention . La base de données sera accompagnée d'un formulaire de recherche multicritère (par année, par bien, par Etat partie, par région, par type de menace, etc ...) afin d'en extraire toutes les données requises par les utilisateurs et de produire les graphiques pertinents. En plus de son intérêt évident en termes de suivi de l'état de conservation des biens, ce système d'information contribuera grandement à la mémoire institutionnelle de la Convention du patrimoine mondial et facilitera la prise de décision bien informée et cohérente.

Cette base de données permettra également à toutes les personnes concernées d'effectuer des analyses complètes des menaces affectant les biens et de leur évolution au fil du temps. Ces analyses permettront d'identifier les menaces génériques qui sous-tendent les questions clés et les tendances possibles au fil du temps. Elles aideront les Etats parties à améliorer les mesures d'atténuation visant à mieux protéger leurs biens.

Ce projet n’aurait pas été possible sans le généreux concours du Gouvernement flamand. Son soutien continu dans la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial est très apprécié.

En complément (1)
Objectifs stratégiques
  • Conservation
  • Communication