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Riga, Lettonie : plan de gestion, de conservation et de développement de la ville.

© UNESCO / Véronique Dauge
From Jan 1, 2003 Until Dec 31, 2008
Categories Cities Conservation of Cultural Sites Restoration Site Management Urban Context
This page is not fully available in English, it is available in French.

Le centre historique de Riga a été inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial en 1997 pour ses qualités urbaines et architecturales. La morphologie de la ville reflète de manière exemplaire les phases de développement et d’évolution d’une ville européenne du Nord de l’Europe. Le tissu urbain de son centre médiéval reflète la prospérité de la ville entre le XIIIe et le XVe siècle lorsqu’elle était un grand centre de la Ligue Hanséatique, puissante association des villes marchandes d’Europe du nord. Le centre comporte également un grand nombre d’éléments d’architecture Art Nouveau. Au cœur du centre-ville aussi bien que dans les zones périphériques, la Ville de Riga est caractérisée par un remarquable patrimoine bâti en bois. Or, ce patrimoine en bois est très fragile. Il convient de pouvoir le protéger et le faire connaître.

À l’instar de Vilnius en Lituanie (1994), Tallin en Estonie (1994), Riga est inscrite dans les années 90, après la chute du mur, et participe de la tendance des nouveaux états indépendants de l’ex union soviétique à ratifier la Convention du patrimoine mondial pour rentrer dans le concert des Nations Unies et affirmer leur identité retrouvée en proposant comme premier bien leur ville capitale. Les autorités lettones ont mis en place de nouveaux outils législatifs spécifiques pour assurer la protection et la gestion du site. Les principales difficultés résident dans le suivi et l’application de la législation et la mise en place d’un processus de conseil auprès des investisseurs privés. La protection du patrimoine est considérée pour beaucoup comme une entrave au développement et non pas comme un axe directeur permettant de développer des projets en concertation avec la puissance publique. L’initiative privée et la coordination des projets de développement est une des causes principales de tension. La mise en place d’une culture patrimoniale dans le cadre du développement de la ville est le défi majeur. La gestion des projets relève particulièrement du secteur privé, or il existe peu de mécanismes d’aides publics pour le patrimoine privé qui permettrait de développer des interventions à petite échelle.

La Lettonie a demandé une assistance technique en matière de conservation du site urbain et en matière de conservation du patrimoine en bois.

En avril 2005, une mission d'expertise technique a pu examiner, à la demande de la Ville de Riga, le projet de plan de sauvegarde et de développement mis au point par cette dernière. La mission réalisée dans le cadre de la Convention France-UNESCO, a estimé que le projet de plan manquait de précision et de fermeté, mais aussi d’harmonisation avec les outils existants. En 2007, les autorités lettones ont organisé un séminaire technique, du 15 au 17 avril, sur le thème de la conservation urbaine. La mission a souligné l’importance de revoir les projets prévus aux abords du site du Patrimoine Mondial et s’assurer de leur compatibilité avec le respect des valeurs du site. Inquiet des projets en cours dans la zone tampon de la ville relevés lors de plusieurs missions d’expertise, le comité du Patrimoine Mondial a demandé qu’une mission officielle de suivi réactif soit accueillie en mars 2008 afin d’examiner la compatibilité des projets prévus sur la rive gauche du fleuve Daugava dans la zone tampon. La ville de Riga et la ville de Lyon, également inscrite sur la Liste du Patrimoine Mondial, ont développé depuis plusieurs années des échanges culturels et économiques. Dans le prolongement de ces échanges elles ont souhaité mettre en place une coopération décentralisée centrée notamment sur la question de la gestion et de la conservation du patrimoine urbain. En 2008, une mission conjointe Centre du Patrimoine Mondial/ville de Bordeaux et ville de Lyon a été effectuée à Riga, elle a permis aux trois villes de signer un accord de coopération. Un voyage retour à Lyon a permis d’associer représentant de l’Etat et de la ville pour étudier quelques exemples d’intervention en matière d’inventaire, mais aussi de réhabilitation de quartier ancien et de planification de l’agglomération.

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